La Rencontre du loup (French Edition)
Chapitre 3
OceanofPDF.com
CHAPITRE 3
ABRUTI ! ULRIC SORTIT DE CHEZ LA VÉTÉRINAIRE, LE CHATON BLOTTI DANS sa poche, perdu et hésitant pour la première fois de sa vie.
Il avait trouvé la bonne. Il en aurait juré. Et pourtant, elle portait une alliance. Peut-être pour éviter de se faire draguer. C’était une technique utilisée par les femmes dans les bars.
J’aurais dû lui demander. Mais ça aurait été flippant, non ? Hé, vous êtes vraiment mariée ou l’alliance c’est juste pour faire style ? Ça lui aurait sans doute valu une gifle. Mais comment était-il censé découvrir si elle était mariée et si oui, si elle était heureuse ?
Enfin, un non n’aurait pas fait de différence. Elle portait une alliance, ce qui la rendait inatteignable. Peu importe ce qu’il avait pensé en la voyant, elle ne pouvait pas être la bonne.
Arrivé chez lui, il retira le chaton tout groggy de sa poche et le déposa doucement par terre. Il regarda le petit sacripant s’éloigner.
Sa démarche aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Princesse Froufrou, son premier amour, avait toujours été si gracieuse et délicate. À moins que vous tardiez à lui donner à manger, auquel cas, elle sortait les griffes.
— Comment je vais t’appeler ?
— Miaou.
Ça n’aidait pas.
À cette heure de la soirée, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire que regarder la télé ou jouer à un truc. Au lieu de quoi, il enfila un sweat à capuche sombre, ferma son appartement, et retourna près de la clinique où il attendit. Les lumières étaient toujours allumées à l’intérieur. D’après sa montre, il était juste après huit heures. Elle devrait…
La voilà. Le Dr Honey Iris sortit de la clinique vêtue d’une grosse veste avec une doublure en polaire. Elle ne donna pas un seul coup d’œil alentour pour voir s’il n’y avait pas quelqu’un qui traînait par là. Elle ferma à clé et partit, son sac à la main, marchant à bonne allure.
Il la suivit. Et non, ce n’était pas du harcèlement. Il voulait juste s’assurer qu’elle rentre chez elle sans souci. Pas une seule fois, elle ne regarda par-dessus son épaule. Elle ne remarqua pas les clochards dans les ruelles qui se tournaient pour la voir passer. Ni les voitures qui ralentissaient à son approche.
Personne ne l’accosta, mais le danger était clair. Et où était donc son mari ? Visiblement pas chez elle : la maison en briques d’un étage vers laquelle elle tourna n’avait aucune lumière. Elle ouvrit et entra, et seulement alors s’illuminèrent les fenêtres. Les pièces à vivre étaient sûrement au rez-de-chaussée, et les chambres à l’étage.
Enfin, on se fichait du plan de la maison. Alors pourquoi Ulric fit-il le tour pour voir le jardin ? Chaque minuscule jardinet était enceint par une clôture. Il en sauta plusieurs à la suite jusqu’à ce qu’il atteigne le sien.
Du gravier. Pas d’herbe. Une seule chaise sur les dalles. Le barbecue était à peine assez grand pour cuire deux steaks. Ce n’était pas franchement la terrasse d’un couple marié.
Ulric aurait vraiment dû rentrer chez lui. La curiosité du chaton déteignait sur lui et lui donnait envie d’en voir davantage. Qui était l’homme qui s’était pointé avant lui pour ravir la femme qui lui était destinée ?
Le derrière de la maison — généralement là où l’on trouvait la cuisine — resta dans le noir, il n’y avait qu’une faible lumière qui venait de devant. Ulric monta les marches et se cacha derrière le barbecue pour regarder à l’intérieur. Là, ça devenait franchement du harcèlement.
La cuisine n’avait rien de remarquable. Des placards en bois basiques peints en blanc, un plan de travail en pierre noir, un sol en carrelage gris. Trois tabourets autour de l’îlot. Ni tables ni chaises. En se levant, il aperçut la pièce derrière la cuisine, une salle à manger, apparemment, et encore plus loin un canapé sur lequel était blottie une femme, un bol sur les genoux, en train de grignoter.
Comme si elle avait senti son regard, elle se tourna et il plongea si vite qu’il se donna presque un torticolis. Il bondit de la terrasse et sauta la clôture. Juste à temps : la porte s’ouvrit et elle jeta un regard à l’extérieur.
Il bloqua sa respiration jusqu’à ce qu’elle referme la porte.
Qu’est-ce que je fous ?
Il était dingue. Complètement dingue. Mais ça ne l’empêcha pas de passer un coup de fil à son pote Dorian quand il fut rentré chez lui.
— Eh, j’ai besoin que tu fasses des recherches sur quelqu’un pour moi, demanda-t-il.
Il ne s’inquiétait pas que leur conversation soit surveillée. Dorian était le technicien informatique de la Meute de la Vallée d’Ottawa. Super intelligent, et toujours prêt à donner un coup de main tant que c’était une affaire de clavier et pas de muscles.
— Qu’est-ce qui se passe ? On joue les justiciers de nouveau ?
Ulric n’aimait pas les criminels. Si Billy et ses amis flics n’en faisaient pas assez, lui et Quinn s’en chargeaient.
— À vrai dire, j’ai besoin d’infos sur une femme ?
— Est-ce que j’ai envie de savoir pourquoi ?
— Tu te moqueras ?
— Le rire, c’est bon pour la santé.
Ulric soupira.
— T’es chiant. Très bien, je crois que j’ai rencontré la bonne.
— C’est super, mais ça n’a pas l’air de te faire plaisir. Qu’est-ce qui ne va pas chez elle ?
— Rien. Elle est belle et intelligente. Mariée…
— Attends, elle a un mari ?
Dorian se mit à ricaner comme un abruti jusqu’à ce qu’Ulric grogne.
— C’est pas drôle. Je suis traumatisé à l’idée que ma seule chance d’avoir une compagne me passe sous le nez.
— Peut-être qu’elle n’est pas heureuse en ménage.
— Peu importe. Je ne peux pas séduire une femme mariée. Ça ne se fait pas.
— Désolé, mon vieux. Si elle est intouchable, pourquoi tu veux que je fasse des recherches ?
— Je suis maso. Je veux savoir avec qui elle est maquée.
Ulric lui envoya son nom et l’adresse de la clinique vétérinaire par texto. Dorian opéra sa magie et commenta à voix haute pendant qu’il sortait tout ce qu’il y avait à savoir sur la jeune femme.
— Ta copine est une Canadienne de seconde génération. Ses parents ont émigré de Norvège. Elle a trente-cinq ans, elle est donc un peu plus vieille que toi.
Ulric venait de fêter ses trente-trois ans.
— Dis-moi ce que je veux entendre.
— Chaque chose en son temps. Elle a eu son bac et son diplôme universitaire avec mention. Elle rembourse toujours son prêt étudiant, mais elle aurait eu fini si elle n’avait pas ouvert sa clinique juste au moment où la pandémie de COVID a éclaté. Le confinement a été un coup dur pour ses finances.
— Je suppose qu’on a de la chance que la boutique de Griffin s’en sorte si bien.
Lanark Leaf vendait du cannabis, c’était un business prospère qui n’avait jamais failli.
— Bon, on peut passer à son mari ?
— J’ai un certificat de mariage qui me dit qu’elle a épousé Rocko Dieter juste après le lycée.
— Son premier amour ?
Et ils étaient toujours ensemble. Ça partait mal.
— Attends, ils n’ont pas été mariés longtemps. Il est mort.
— Hein, quoi ?
Ulric se redressa, ce qui réveilla le chaton en sursaut. Il grimpa le long de sa jambe et s’accrocha au tissu du jean au niveau de son entrejambe. Son membre se rétracta en guise de protection.
— Dieter est mort peu après qu’elle a obtenu son diplôme de vétérinaire. Un horrible accident du travail. Il est tombé dans une cuve. D’après les journaux, son corps n’a jamais été récupéré : il s’est dissout.
— Beurk. C’est affreux.
Mais ça datait de plus de dix ans
— Donc elle est veuve. Est-ce qu’elle a l’air d’avoir quelqu’un dans sa vie d’après les réseaux sociaux ? Elle a un profil sur les sites de rencontre ?
— J’en vois quelques-uns, mais désactivés. Elle a l’air célibataire en ce moment. Elle n’a pas d’animal de compagnie non plus.
— C’est génial, se réjouit Ulric.
La véto était disponible, elle était à nouveau candidate à être la femme de sa vie. Maintenant, il fallait juste qu’il la revoie. Mais sans avoir l’air désespéré ou flippant. Après tout, il n’était pas censé être au courant que son mari était mort. Le prochain rendez-vous pour le chaton qui était en train de ronronner contre son cou n’aurait lieu que dans quatre semaines.
C’est là que son regard tomba sur le récipient en plastique pour les fèces. Celles du chat, pas les siennes, une gaffe dont il se sentait toujours embarrassé. Vachement suave, bravo. Elle devait le prendre pour un idiot.
Bon, il n’y avait plus qu’à attendre que son trésor lâche une pêche. Comme si la petite boule de poils était au courant qu’il surveillait son transit intestinal, il évita sa caisse toute la soirée. Ulric alla se coucher et se réveilla le matin pour trouver du caca tout sec et couvert de gravier. Ce ne fut qu’après midi — parce que Ulric prit une journée de congé pour obtenir des fèces fraîches — après une matinée à courir et escalader (notamment sa jambe) que le chaton partit dans sa litière et y fit des immondices.
C’était à s’étouffer. Il versa même une larme tellement l’odeur prenait à la gorge. Mais le caca de la taille de son petit doigt — ce qui était énorme vu la taille du chaton — se retrouva enfin dans le récipient.
Le chat ne sembla pas impressionné par cet exploit et partit dormir dans la basket gauche d’Ulric. Vu que ses bottes avaient un trou et qu’il pleuvait dehors, cela ne lui laissait que ses tongs qu’il n’utilisait normalement qu’à la salle de sport.
Il s’assit sur le canapé et attendit.
Et attendit.
Ce ne fut que quand il eut faim et qu’il passa dans la cuisine que le chat déboula et se jeta sur sa jambe en poussant un miaou féroce.
— Du calme, terreur. Je vais te donner. Une seconde, d’accord ?
— Miaou, fut la réponse pas super patiente.
Il plongea la tête dans le paquet avant qu’Ulric puisse le verser. Les bords n’étaient pas coupants, alors il le laissa faire. Et puis, comme sa chaussure n’était plus retenue en otage, il l’enfila. Il attendit que le petit glouton finisse et titube de fatigue après s’être goinfré, pour le porter jusqu’au coussin qu’il avait placé à côté de la fenêtre et sur lequel un rayon de soleil tomberait bientôt.
Ce n’est qu’alors qu’il partit avec son caca. Il le mit dans un sac en papier, conscient qu’il transportait des fèces. Il le sentait, et il était surpris de ne pas se faire regarder de travers. La puanteur passait à travers le couvercle.
Se concentrer sur des choses agréables. Comme Honey. Il n’aurait pu rêver d’une partenaire plus parfaite. Elle faisait quelques centimètres de moins que lui si bien qu’il ne se casserait pas le dos en se penchant pour l’embrasser. Elle accepterait peut-être même un peu de rudesse. Il s’était branlé la veille en imaginant ses lèvres autour de son sexe.
Sucer. Creuser ses joues. Ses mains sur ses fesses tandis qu’elle…
Quelqu’un cogna le bras avec lequel il tenait le caca. Le sac en papier qui se balançait le ramena à la réalité. Ce n’était pas vraiment le lieu ni le moment de penser à ça, et puis il s’était peut-être assez masturbé comme ça depuis hier. Il l’avait déjà fait trois fois rien que ce matin.
Et puisqu’on en parlait…
Alors qu’il arrivait à la clinique vétérinaire, le réceptionniste en sortit. Francis tenait son sac déjeuner d’une main et un livre de l’autre. Il comptait sans doute partir vers un parc avec des bancs. L’automne touchait à sa fin, l’hiver arrivait, il fallait profiter des derniers jours où l’on pouvait manger dehors. On voyait des trucs de Noël depuis août.
C’était obscène. Surtout qu’Ulric n’avait personne pour qui décorer à part lui. Mais cette année… tout ça changerait. Il avait un chat, et s’il jouait bien ses cartes, peut-être la femme de ses rêves.
Son réceptionniste était sorti déjeuner, c’était le moment parfait. Une clochette retentit quand il ouvrit la porte, signalant que quelqu’un était arrivé.
— Bonjour, juste une seconde j’arrive.
Il se rapprocha du comptoir en entendant sa voix et regarda par-dessus. La jolie vétérinaire était en train de taper sur le clavier.
Elle leva la tête, ouvrit la bouche, la referma, et puis dit :
— Bonjour, monsieur Bradbury. Vous vous êtes rasé.
En effet. Ce qui voulait dire qu’elle vit sa fossette quand il répondit :
— Appelez-moi Ulric. Je vous ai apporté l’échantillon.
Il déposa le sac en papier sur le comptoir.
— Merci.
Elle se remit à taper. Il fallait qu’il dise quelque chose.
— C’est le caca du chat. Pas le mien.
— Tant mieux.
Ça ne se passait pas bien. Il fallait qu’il se reprenne.
— Comment ça va ? demanda-t-il d’une voix traînante.
Oh non. Il n’avait pas fait ça.
Si. Il avait pris la voix de Joey.
Elle leva la tête. Elle portait des lunettes aujourd’hui, avec une grande monture en plastique, qui tombait sur son nez. Il avait terriblement envie d’en embrasser le bout.
— Je vais bien. Autre chose, monsieur Bradbury ?
Il était en train de la perdre. Qu’est-ce qu’il pouvait dire ? Avouer qu’il avait fait des recherches sur elle sur Internet ? Non, elle le prendrait pour un pervers. Mais il ne pouvait pas partir comme ça.
— Je vois que vous portez une alliance. Ça fait longtemps que vous êtes mariée ?
— Depuis mes dix-huit ans.
— Le petit veinard.
— Qui a dit que c’était un homme ?
Il resta bouche bée. Les recherches n’avaient pas indiqué qu’elle puisse être lesbienne.
— Heu, désolé. C’était une supposition peu polie.
Elle recourba les lèvres.
— Ce n’est rien. Je vous taquine. Cette bague vient de mon chéri du lycée. Il a économisé tout un été pour la payer.
Elle tendit la main.
— Oh ?
Il essaya de ne pas avoir l’air trop content parce qu’elle était sur le point de tout lui dire.
— Vous êtes marié ? demanda-t-elle au lieu de lui dire qu’elle était super dispo.
— Non. Mais j’aimerais bien.
Il tenta un sourire ravageur.
— J’espère que vous trouverez la femme ou l’homme qui fera votre bonheur, déclara-t-elle avec sérieux alors qu’elle se tenait juste devant lui.
Ne se rendait-elle pas compte qu’ils étaient faits l’un pour l’autre ? Cette certitude vibrait en lui.
— Vous êtes heureuse ?
Une fois de plus, il avait parlé sans réfléchir. Elle fit la moue.
— Je crains que ça ne vous regarde pas, monsieur Bradbury.
— Appelez-moi Ulric.
— Ça ne serait pas approprié.
Parce qu’elle continuait à lui faire croire qu’elle était mariée. Il ne put se retenir. Ça sortit tout seul :
— Je sais que vous êtes veuve !
— Et ?
Elle haussa un sourcil.
— Je ne vois pas en quoi ça vous regarde.
Elle n’avait pas tort.
— En effet. C’est juste que vous êtes ravissante et j’aimerais vous connaître davantage. Avec un peu de chance, je vais arrêter de raconter n’importe quoi à chaque fois que j’ouvre la bouche. Je vous jure, je ne suis pas aussi con d’habitude.
— Je suis sûre que vous êtes quelqu’un de charmant. Mais ce que vous suggérez n’est pas possible.
— Vous voyez quelqu’un, conclut-il en faisant de son mieux pour masquer sa déception.
— Je dis non parce que vous êtes un client. En tant que tel, je ne peux avoir de relation avec vous. Mon père m’a toujours dit de ne pas mélanger les affaires et le plaisir.
Mince, pourquoi fallait-il qu’elle ait une éthique professionnelle ? La solution la plus rapide le poussa à dire :
— Je ne suis plus votre client. Je vais apporter mon caca ailleurs.
Il tendit la main vers le flacon, mais elle en fit de même. Leurs mains se touchèrent et renversèrent le sac. Le récipient s’en échappa. Ils le regardèrent tous les deux voler vers le plafond avant de redescendre.
Il plongea. Elle sauta au-dessus du bureau et le saisit la première, mais ne put contrôler sa descente.
Il amortit sa chute et elle atterrit sur lui, sans laisser toucher terre au flacon de caca.
— Bon réflexe, murmura-t-il alors qu’elle s’agitait au-dessus de lui.
Il dut faire appel à tout son self-contrôle pour calmer son érection.
— Mon père avait toujours voulu un garçon. Il m’a eu moi à la place.
— Les garçons c’est pas si bien que ça. Je parle d’expérience.
Il aurait voulu avoir moins stressé sa mère quand il était gamin. Chaque fois qu’il rentrait avec des bleus, une fracture ou des points de suture, ça mettait un coup à son cœur fragile. Elle n’avait même pas cinquante ans quand elle était morte.
Honey roula jusqu’à atteindre le sol et s’agenouilla.
— Que d’émotions ! Ce n’était pas très professionnel de ma part. Je suis désolée. Voilà votre caca. Emmenez-le où vous voudrez.
Il ne prit pas le récipient, préférant lui dire :
— Ce que je voudrais, c’est que vous soyez ma vétérinaire, mais aussi que vous dîniez avec moi.
— Pourquoi insister autant ? demanda-t-elle en se levant.
— Parce que vous êtes la femme de mes rêves.
Cette fois, sa langue trop bien pendue parvint à sortir quelque chose qui la fit rougir.
— Vous dites ça comme ça.
— Je suis sérieux. Acceptez de dîner avec moi.
— Juste dîner ?
— Oui.
Le reste viendrait ensuite, une fois qu’ils auraient savouré ce temps passé ensemble qui leur donnerait envie de davantage.
— Disons, hypothétiquement, que je dise oui. Vous êtes d’accord pour qu’on vienne chacun avec notre voiture ?
— Tout à fait.
— Un dîner ne signifie pas que vous pouvez exiger des faveurs sexuelles.
— Jamais de la vie.
Il ne put retenir l’indignation dans sa voix.
— Et si le dîner ne fonctionne pas, vous irez voir ailleurs.
— Ça marche.
Il aurait dit oui à n’importe quoi pour obtenir une chance.
— Très bien. On dîne ensemble. Sept heures demain soir. Je vous enverrai l’adresse par email.
Une femme qui prenait les choses en main. Y avait-il moyen qu’elle soit encore plus sexy ?
OceanofPDF.com