La vague d'ovnis
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ICI & MAINTENANT! 95.2 - « LA VAGUE D’OVNIS »
GUY-CLAUDE MOUNY– 21 DÉCEMBRE 2004
DIDIER DE PLAIGE - Ici & Maintenant! 95.2, La Vague d’Ovnis, présentée et produite par Didier de Plaige, notre invité aujourd'hui est Guy-Claude Mouny, il est membre de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, l’I.H.E.D.N., il est Colonel de réserve honoraire et un des rares spécialistes, nous dit-on, des 2ème et 5ème Bureau, l’Action Psychologique – nous verrons ça plus en détails tout à l’heure.
Notre invité est l’auteur de nombreux livres sur des recherches qu’il a menées en Égypte, particulièrement sur le plateau de Gizeh, sur Mexico également où il y a une pyramide aplatie assez intéressante dont il nous parlera tout à l’heure, et également spécialiste des manifestations d’Ovnis, qui coïncident étrangement avec ses précédentes observations. Il est également intéressé, passionné par les carrés magiques auxquels il a consacré un important ouvrage.
C’est sa première participation à l’antenne d’ Ici & Maintenant! , il est particulièrement documenté dans les questions de fouilles et de décodage archéologiques concernant l’Égypte. L’Égypte est incontournable pour aborder notre sujet ce soir, aussi on ne va pas se priver d’aller y puiser les éléments essentiels qui ont conduit Guy-Claude Mouny à cet abord des Ovnis.
Et puis il y a aussi une partie historique importante, car l’ouvrage sur lequel nous nous sommes appuyé, l’un des nombreux ouvrages de Guy-Claude Mouny, les Engins de l’espace et ceux qui les occupent, commence avec comme point d’appui la date du lancement des V1-V2 basés à Peenemünde, et ça c’est un point qu’il a choisi comme, historiquement, le départ de son observation contemporaine.
Nous sommes pour plusieurs heures ensemble, je salue donc notre invité, Guy-Claude Mouny.
GUY-CLAUDE MOUNY – Bonjour Didier.
D. DE PLAIGE – Merci d’avoir fait le déplacement jusqu’ici, parce que vous n’êtes pas parisien.
G.-C. MOUNY – Du tout. Je suis de Reims, c’est-à-dire à l’ombre de la Cathédrale des Sacres, c’est peut-être quelque chose de prédestiné… On verra.
D. DE PLAIGE – Alors commençons tout de suite par l’Action Psychologique dont vous avez été professionnellement spécialiste. Est-ce que ça veut dire amener les gens à penser ce que les autorités voudraient les voir penser ?
G.-C. MOUNY – Ah ! tout juste. En fait vous avez, si on veut prendre les grands couloirs, vous avez la
« Propaganda Staffel » du Dr Goebbels qui a été l’application allemande pour une espèce, une sorte de bourrage de crâne ; vous avez le « lavage de cerveau » des Viets ; et la France a eu cette pudeur de ne pas vouloir mentir mais essayer quand même de présenter les choses sous leur meilleur aspect.
Autrement dit on ne ment pas, on ne triche pas, mais on évite de parler de ce qui dérange. Donc ça veut dire qu’il faut bien conduire la relation des choses, et c’est là à l’honneur de la France, d’ailleurs.
Et pour articuler cette discipline, il faut évidemment des officiers ou des spécialistes, des personnels formés, d’une certaine souplesse, honnêtes. Voilà ce qu’est l’Action Psychologique, qui d’ailleurs est supprimée parce que si on gratte un petit peu l’histoire, elle avait, contrairement à ses devoirs, les services de l’Action Psychologique avaient alimenté un petit peu l’O.A.S. Ce n’était pas leur rôle, mais c’est comme ça, et ça a entraîné une réaction du Général, qui a fort naturellement mis un petit peu de l’ombre sur l’Action Psychologique. Mais il n’en reste pas moins qu’à plusieurs reprises, depuis, des personnages importants comme le général Delaunay, etc., ont souligné l’importance qu’il y aurait à rétablir l’Action Psychologique, et dans une société qui se dévoie en permanence, il est certain que, bien conduite, bien pensée, une « action psychologique », aussi bien militaire que civile, ne serait peut-être pas inappropriée. En tout cas, ce serait loin de l’indifférence et ça serait un pas sur une conduite mesurée des réflexions, des réactions du grand public.
D. DE PLAIGE – Oui mais ça peut se traduire aussi par « cellules de désinformation », selon les besoins…
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LA VAGUE D’OVNIS : GUY-CLAUDE MOUNY– ICI & MAINTENANT 95.2, 21 DÉCEMBRE 2004
G.-C. MOUNY – Oh ! oui éventuellement. C’est là où il faut être extrêmement prudent. À l’heure actuelle, on n’en parle pas trop, je pense que c’est plutôt du laxisme. Mais simplement, au niveau de la prudence, il est évident que ça doit être très contrôlé, très bien pris, et quand vous parlez désinformation – je connaissais le mot, parce qu’il vient du comte de Marenche, qui était le patron de SDECE à une certaine époque et qui avait pour moi quelques bontés. Le mot « désinformation », effectivement, est grave, mais dans quelle mesure, dans quelle mesure – j’avoue ne pas être capable de répondre – ne doit-on pas quand même un petit peu « orienter » les réflexions. Mais ça, c’est un autre type de débat ; je ne veux ni couvrir la désinformation, ni la balayer d’un revers de main, c’est quelque chose de beaucoup plus délicat.
En tout cas, le problème de l’Action Psychologique n’est malheureusement pas à l’ordre du jour et c’est sans doute dommage, parce que dans une certaine mesure c’est le moyen également de respecter une certaine éthique, mais ça doit être conduit avec beaucoup de prudence, comme dans la vie beaucoup de choses, d’ailleurs.
D. DE PLAIGE – Huhum. Oui, mais à deux reprises dans votre ouvrage, vous citez, par exemple, pour l’un des deux cas Platon sur le mode de gouvernement, laissant entendre qu’il vaut mieux faire croire des choses inexactes à un peuple et lui laisser ignorer la vérité.
G.-C. MOUNY – Alors c’est exact, je l’écris mais pas forcément pour approuver. C’est un constat. Et…
la question reste latente : est-ce qu’on doit tout dire ? Moi, pour ma part, personnellement je ne connais pas la langue de bois et mon langage est toujours direct, net, franc. Mon approche est mesurée, dans la mesure où j’essaie de ne relater que des choses contrôlées, et je précise d’ailleurs quand je ne sais pas exactement. Alors la phrase de Platon, oui, elle existe ; je ne l’approuve pas forcément, c’est un problème, là encore, de réflexion, d’éthique. Il y a des grosses responsabilités, je ne sais pas si c’est bien compris par nos dirigeants – ceux de maintenant ou d’avant ou de plus tard : est-ce qu’on peut vraiment bien conduire un peuple en lui donnant sur un plateau tous les problèmes ?
Si des gens ont été élus, précisément, c’est pour les prendre en compte au nom du peuple. Alors est-ce qu’il y a des pieux mensonges, de pieux oublis ? La question reste posée, je n’irai pas plus loin dans l’analyse.
D. DE PLAIGE – Hum. Bon, on a remarqué déjà votre franc parler, nous allons le tester un peu plus loin dans le cours de l’émission. Nous avons déjà réalisé un programme qui s’appelait, qui avait été titré
« Ce que savent les états-majors », on espère grâce à vous en savoir un peu plus tout à l’heure sur, disons, le message Ovni, tel qu’il passe dans les sphères et qu’il ne passe pas dans le public.
Mais avant tous, les Ovnis, le phénomène est que ceux qui disent ne pas y croire souvent n’ont pas étudié, d’autres en deviennent fans jusqu’au dérèglement – est-ce qu’il y a une troisième voie ? Je crois que c’est ça que vous avez choisi…
G.-C. MOUNY – Eh bien, c’est exact, mon cher Didier. Les deux courants, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, ne seront jamais modifiés par telle ou telle découverte, qui sera prise immédiatement comme bonne et comme argument supplémentaire par ceux qui croient, et à l’inverse qui sera absolument démentie par ceux qui ne croient pas. Tant qu’il n’y a pas un petit homme qui vient déféquer près d’un arbre et qu’on puisse analyser et interviewer, ne serait-ce que sur votre poste (ce serait un scoop), un de ces petits hommes verts ou autres, on est obligé de rester dans une certaine expectative, et c’est là où il y a ce que j’appelle la troisième voie : ce qui est possible, ce qui ne l’est pas, comment on peut envisager les choses et surtout prendre de la distance.
Je crois, très honnêtement, qu’il faut être d’une ambition absolue dans la recherche, et d’une modestie totale dans la restitution et dans la conclusion. Il y a tellement de choses qui nous échappent. L’ homo erectus se promenait, je crois, avec 500 cm3 de cerveau ; nous, nous nous baladons avec 1400 – enfin vous, mon cher ami, 1401 –, et il faut peut-être attendre qu’on arrive à 2500 cm3 pour être en mesure de concevoir certaines choses. Alors on commet l’erreur de vivre à notre époque, de la projeter d’un air audacieux sur quelque chose qui paraîtra vraiment enfantin dans dix ans, cinquante, cent ans.
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LA VAGUE D’OVNIS : GUY-CLAUDE MOUNY– ICI & MAINTENANT 95.2, 21 DÉCEMBRE 2004
Alors donc cette troisième voie, moi, elle est ni pour ni contre : une juste mesure, un juste milieu, et à partir duquel alors là il y a mission de travailler et une obligation de résultat en suivant cette procédure.
D. DE PLAIGE – Certains vous diront que ce n’est pas tellement la taille de l’organe mais la façon de s’en servir. Mais on se croirait sur une autre station ! Le dimanche… Je me comprends…
Donc restons polis, restons « select », le phénomène chez vous est particulier en cela que vous touchez un peu à tout, et c’est à se demander par quel bout l’aborder. Chronologiquement, penchons-nous d’abord sur l’Égypte.
G.-C. MOUNY – Oui, vous avez raison, car c’est par l’Égypte que cette affaire a commencé. Disons, pour reprendre le début de votre propos, qu’effectivement j’ai touché beaucoup de choses, et c’est dangereux. On a déjà dit de Cocteau que c’était un touche-à-tout, et Dieu sait qu’il y a beaucoup de choses derrière lui que j’ai traitées d’ailleurs. Alors à première vue touche-à-tout c’est dangereux. Par contre, c’est la rançon de la découverte car en fait, je le reconnais, je le dis toujours, je ne suis spécialiste de rien, tout au moins au sens « honnête » des choses, au sens profond, je ne suis pas un grand spécialiste. Mais par contre, j’ai été amené à travailler sérieusement sur tout, ce qui fait que j’ai une vue différente des choses, et en l’occurrence c’est cette approche que vous citiez, par l’Égypte, qui m’a amené à développer un certain nombre d’observations, à découvrir ce qui avait échappé à tout le monde – parce que là, à l’inverse, les spécialistes qui, eux, sont plus compétents que moi sur le fond, sont bloqués dans leur couloir et ne risquent pas de trouver grand-chose. D’autres auteurs, d’ailleurs, ont bien écrit là-dessus…
Alors en fait, cette polyvalence est démarrée de l’Égypte, qui m’a amené à passer sur d’autres domaines : sur la France avec Rennes-le-Château, sur Cuicuilco, la pyramide plate en forme de galette près de Mexico, sur Nazca et des tas d’autres choses… Donc j’ai trouvé une liberté de recherche et des résultats. Si je m’étais planté, il est évident que j’aurais stoppé net. Je n’aurais pas insisté, je n’aurais pas « fabriqué » de l’histoire. Par contre, ça a été tellement riche, et ça a tellement bien répondu, que les choses vont pratiquement plus vite que je ne le voudrais, et comme malheureusement je suis mortel, j’ai 74 ans, je suis obligé de faire vite pour sortir mes dernières choses, mais je regrette que, d’en haut, on ne m’ait pas envoyé une garantie sur 25 ou 30 années de plus, j’aurais su quoi en faire.
D. DE PLAIGE – Hum hum. Alors vous avez collaboré beaucoup avec un autre personnage nommé Guy Gruet.
G.-C. MOUNY – Voilà.
D. DE PLAIGE – Et vous avez pondu plusieurs ouvrages ensemble, vous avez cherché, en particulier, des pistes autour de la croix ansée, la croix de vie, l’ ankh. Est-ce que vous pouvez nous résumer –
puisque ce n’est pas tout à fait le sujet ce soir –, nous résumer vos découvertes ?
G.-C. MOUNY – Oui, parce qu’effectivement c’est le point de départ. Alors Guy Gruet, je ne le connaissais pas et j’avais levé, je dois le dire modestement, en baissant la tête, je suis certainement le seul visiteur du plateau de Gizeh à avoir isolé cette croix égyptienne. Elle est tellement banalisée que personne n’y fait attention, elle est prise comme ça, en porte-bonheur ou autre, alors qu’il y a mille choses derrière. Or mon étude, mes études, mes observations ont été conduites comme personne ne le fait, et pour cause, puisque personne ne s’occupe de la croix égyptienne sinon pour en fabriquer et les vendre dans les souks et autres. Donc mes travaux m’ont amené à développer comme ça n’a jamais été fait ce problème de la croix ansée, du ankh, que d’autres appellent la croix du Nil, la croix de vie, etc. Et cette recherche ne débouchait pas, et pour cause : je sentais qu’il y avait un manque.
Alors là c’est ce que je disais tout à l’heure, je ne suis spécialiste en fait de rien mais très au courant de beaucoup de choses, mais il me manquait un point, et c’est d’ailleurs mon épouse (que j’ai d’ailleurs perdue il y a un mois) qui m’avait lancé un peu sur la piste en disant : « Et si ça avait un lien avec une antenne télé ? ». Ça ne me paraissait pas évident, mais ça germait dans ma tête, et je cherchais quelqu'un qui puisse éventuellement analyser la croix égyptienne, le ankh, l’analyser par exemple en cliché Kirlian.
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