La vague d'ovnis
La Vague D’ovnis : Guy-Claude Mouny– Ici…
LA VAGUE D’OVNIS : GUY-CLAUDE MOUNY– ICI & MAINTENANT 95.2, 21 DÉCEMBRE 2004
est ce pape27 quand même assez malin, subtil, pour arriver à sortir une grille à des gens qui ne sont pas capables, en principe, de la comprendre, en leur dissimulant ce qui pourrait les aider.
Maintenant pour moi c’est facile, mais à l’époque, je reconnais, si j’avais vécu il y a 100, 200, 300
ans, je n’aurais pas pensé à additionner horizontalement et verticalement. Donc on voit que tout est organisé, et le nombre, les grilles numériques, les carrés magiques, ce n’est pas innocent, ça va très loin.
Je pourrais vous dire encore un tas de chose là-dessus. On retrouve Dürer… Quand on parle de carrés magiques, on cite souvent Dürer.
Dans un tableau qui s’appelle Melencolia, Dürer a fait figurer un carré magique, et en bas au centre, c’est 15-14,
alors comme le tableau, par recoupements, a
été fait en 1514, oh, les quelques-uns qui ont
vu, il n’y en a pas beaucoup, les quelques-uns
qui ont vu se sont empressés de dire : Ah !
Dürer a fait preuve d’humour en mettant un
carré magique pour indiquer la date du
tableau ! Ben non, complètement faux. Je me suis retapé une relecture de tous les tableaux de Dürer, toutes les planches, tous les clichés : c’est toujours signé, quelquefois même à gauche, à droite, et toujours en bas à droite. J’ai repris le fameux tableau Melencolia de Dürer et il y a une contremarque, très obscure, très sombre, et dedans y a 1514. Donc Dürer a bien daté son tableau normalement, personne n’a vu. C’est contrôlable. Et en plus, il y a le carré magique, ça c’est la prime ! Alors il faut essayer de décrypter Dürer, et on s’aperçoit que le tableau Melencolia est un tableau hautement symbolique qui va très loin, puis on n’en finit plus… Voilà.
D. DE PLAIGE – Riche en polygones également, en formes géométriques…
G.-C. MOUNY – Oui.
D. DE PLAIGE – Effectivement, on peut aussi spatialiser un carré magique, on peut, par exemple, suivant des rayons de bicyclette – ce n’est qu’un exemple, la roue de bicyclette –, mais donner une longueur au rayon proportionnelle à la valeur du nombre et s’apercevoir qu’en suspendant un poids semblable à chaque extrémité, on réalise un équilibre total.
G.-C. MOUNY – Oui… d’une manière précise, j’avais pas ce détail, mais il ne me surprend pas, car j’en ai cité de nombreux. Et il est évident qu’il y a eu un premier livre sur les carrés magiques, ensuite le deuxième, Nouvelles découvertes sur les carrés magiques, et qu’en puissance il y en a un troisième qui est en train de naître. C’est évident que cette affaire va loin, elle ne s’arrête pas. Et là encore, je dis que mon coup de chance, parce que je ne me considère pas comme un personnage exceptionnel, mon coup de chance ça a été de démarrer avec l’ ankh, en Égypte, et après tout s’est enchaîné très logiquement. C’était ça le petit clin d’œil, le coup de chance.
Alors également, une erreur, souvent, que commettent les exégètes, c’est de dire : eh bien, c’est ou ça, on ça. Eh bien non ! Pas du tout. Il faut dire : c’est et ça, et ça.
Je m’explique. « Ou… ou », ça veut dire faire un choix entre deux hypothèses. Dans toute cette affaire née en Égypte, il s’avère que c’est « et… et », c’est complémentaire. Il peut y avoir telle réponse et en même temps une autre, elles sont additionnelles. Ça correspond un peu à cette conception du monde et du temps – qui dépasse un peu même Einstein, là –, quand on dit que plusieurs scènes peuvent avoir lieu en même temps au même endroit : oui, c’est pas si absurde que ça, ça tient bien la route, mais enfin, là encore, c’est un nouveau livre ou encore un très gros chapitre d’un nouveau livre. On ne peut pas tout faire.
27 Il doit s’agir de Gerbert d’Aurillac (938-1003), pape sous le nom de Sylvestre II (999-1003), à ma connaissance seul pape mathématicien. On lui doit parait-il l’introduction en Occident des chiffres indo-arabes (qu’il avait rapportés d’Espagne) avant même Fibonacci (1170-1250) et son liber abbaci (1202).
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Mais ce qu’il faut retenir, c’est de ne pas tomber dans le piège du « ou… ou », mais bien d’opter (pour) la règle du « et… et ». Donc complémentaire, ne pas éliminer trop vite, il y a pas forcément des choix à faire, mais à trouver le mode d’assemblage pour que ça se complète. Voilà, mon cher Didier.
D. DE PLAIGE – Un auditeur, tout à l’heure, hors antenne, nous reprochait un peu que, sous l’intitulé
« La Vague d’Ovnis », il n’avait pas été suffisamment question d’Ovnis et que nous étions partis dans le thème, quelquefois repris d’ailleurs dans cette même émission au fil des semaines, des civilisations disparues.
Alors je crois que la réponse est simple : c’est qu’on ne peut pas considérer les Ovnis comme un phénomène uniquement contemporain, et qu’il faut nécessairement s’intéresser aux Ovnis des temps passés et aux manifestations des visiteurs au long des millénaires.
G.-C. MOUNY – Alors là, vous avez cent fois raison, Didier. Si je prends par exemple les dessins de Nazca, il va de soi que les dessins de Nazca ne sont connus que depuis 1914, avec l’aviation. S’il n’y avait pas eu l’aviation, on ne les connaissait pas. Et je ne vois pas comment quelqu'un au sol pouvait tracer de telles choses, ce n’est pas possible, il fallait une vue d’en haut. Donc cette vue d’en haut, et qui se confirme en bien d’autres endroits, cette vue d’en haut, eh bien on peut la retrouver dans le passé par des présomptions d’Ovnis. Et je ne vois pas d’ailleurs pourquoi les Ovnis voudraient uniquement se manifester aujourd’hui28. On pourrait peut-être dire qu’aujourd’hui, bien sûr, les temps sont plus propices, c’est peut-être l’heure, l’heure arrive, Charroux l’a dit, etc. Pourquoi pas. Mais il est évident qu’il y aura eu au moins, venant d’intelligences de l’espace, des reconnaissances anciennes, des mises en place.
D’ailleurs, moi je suis partisan d’une théorie, que j’ai expliquée dans un des livres : que le peuplement de la Terre ne s’est pas fait au hasard, il s’est fait sur un certain nombre de règles. Donc un certain nombre de cités, et j’en ai fait l’approche et je l’ai expliqué, un certain nombre de cités semblent avoir été imposées – et ensuite la population est venue s’installer dessus, en s’adaptant. Si je prends Lutèce, par exemple, eh bien, il y avait une île avec de l’eau à côté, bon les gens se sont installés là, et puis après ça a débordé ; ils ont pris les collines, et ainsi de suite. Mais il y a une sorte de logique d’implantation de personnes vivantes sur des sites déterminés à l’avance. Pourquoi ?
Comment ? Et y a-t-il un lien avec Terrasse… Et là encore, s’il y a des lieux indiqués à l’avance, ils n’ont pu être indiqués que par des engins volants. Je ne vois pas comment on aurait pu poser sur Terre des sites, des inscriptions, des positionnements, si ça ne venait pas d’un élément ( ?).
Et alors là, je rajoute encore quelque chose en matière d’Ovnis, c’est que – j’ai expliqué qu’il y avait des géométries sur le plateau de Gizeh – la troisième géométrie qu’on a fait apparaître, et elle est flagrante, incontestable, elle fait apparaître, si vous voulez, à une sorte de double cercle (une couronne, on pourrait dire), dont le centre est justifié, les angles, et tout, les rapports avec le reste, et là-dessus, c’est là où il y a la pyramide de Khentkaouès, qui se promène, elle est comme une trotteuse sur un cadran… Et, par honnêteté, je n’ai pas voulu aller plus loin, parce que je n’ai pas d’éléments.
Mais j’ai dit : on sent manifestement quelque chose qui fait penser à une satellisation de quelque chose mis en orbite… ou à un visiteur se plaçant en orbite.
Ça, c’est un sentiment que j’ai depuis le départ ; je ne suis pas allé plus loin dans l’affirmation, ç’aurait été malhonnête, mais c’est de plus en plus flagrant. Voilà où on rejoint cette acceptation d’Ovnis. Donc « Vague d’Ovnis », on en parle un peu plus maintenant parce que les médias sont plus bavards, les gens ont évolué, ils sont un peu plus intéressés par l’exceptionnel. Mais dans le passé ça existait, simplement éventuellement on ne savait pas traduire.
Les Crop circles dont on parlait tout à l’heure peuvent être une manifestation d’Ovnis, un coup de rayon, etc. Il y a bien un éditeur qui a sorti un bouquin, en disant que c’était un ballon américano-britannique qui envoyait une sorte de rayon. Comme je leur ai dit : c’est possible, mais c’est une version parmi une vingtaine d’autres. Ce qu’on peut admettre, c’est une sorte d’Ovni, pour prendre le nom, qui balaie et laisse des signes pour expliquer, et il doit d’ailleurs s’étonner qu’on soit assez bête pour ne pas comprendre.
28 Et pourquoi ne nous auraient-ils pas découvert seulement maintenant ? Les deux hypothèses en tant qu’hypothèses sont de valeur égale. Rien ne nous permet non plus d’asseoir cette hypothèse qu’il pourrait exister dans l’Univers des civilisations beaucoup plus avancées que la nôtre sur des bases réelles – nous n’avons pas l’expérience d’autres système planétaires et d’observation d’autres formes de vie, de leur état d’évolution.
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Ça n’a rien de drôle, mais ça, au Moyen Âge ça devait exister. Quand un paysan rentrait dans un champ puis s’apercevait qu’au milieu il y avait des signes qu’il ne savait pas décrypter, puisqu’il manquait d’altitude, le paysan, voyant qu’il n’y avait pas d’entrée ni rien, devait se dire : c’est un coup de vent, un coup de tornade. Et on peut continuer à remonter comme ça assez loin.
Prenez même les dinosaures, il ne faut quand même pas perdre de vue que ces bêtes-là, dont j’ai parlé tout à l’heure, étaient sur le plan fonctionnel, matériel, etc., encore relativement supérieures à la technique de l’homme. La technique de l’homme est dépassée par la technique du dinosaure.
Heureusement, ils avaient des petits cerveaux. Mais on en dira peut-être autant des nôtres plus tard, et on fera partie de ceux qui avaient un petit cerveau, qui ont quand même fait de bonnes chose, dont cette émission, dont je vous remercie mon cher Didier et mon cher Alex.
D. DE PLAIGE – Oui, on peut penser aussi qu’une civilisation disposée à établir le contact ait patienté jusqu’à notre époque, au moment où l’information via le satellite et l’Internet est devenue globale, pour un peu moins perdre son temps, plutôt que de communiquer pas à pas, pièce par pièce, civilisation par civilisation. Mais si elle doit établir un contact rapide et qu’on soit enthousiastes, eh bien, que tout le monde en soit informé globalement !
G.-C. MOUNY – Oui, votre remarque tient tout à fait la route et je la partage. D’ailleurs, il faut bien réaliser que toutes les choses dont on a parlé tout à l’heure, que ce soit la radio… on aurait parlé de ça il y a deux cents ans, personne n’aurait compris. Il faut bien voir que Champollion a eu ce coup de génie – parce que, pareil, Champollion n’a pas été aidé dès le départ… Comme Carter et autres, ce sont des gens qu’on a entravé tout le temps, et même entravé des fois pour avoir osé penser au départ autre chose que ce que voulaient les règles conventionnelles. Bon, donc tous ces gens-là ont travaillé, ont fait évoluer les choses. Et Champollion à son époque ne pouvait pas connaître évidemment l’électronique, la radio et tout ça, mais il avait compris que l’enjeu dépassait la mise. Et il le dit à plusieurs reprises : les hiéroglyphes veulent dire autre chose. Il l’a écrit, ça. Les hiéroglyphes veulent dire autre chose, eh bien autre chose que quoi puisqu’on dit qu’il a traduit ? Ils peuvent dire autre chose sur ce message ancien repris par les hiéroglyphes. Et le pauvre Champollion, je vous dis, il ne pouvait pas parler ni de radio ni de tout ça, il ne savait pas. Or maintenant, tout ça est en place ; selon moi ça s’explique, c’est net, c’est clair, et comme vous le disiez tout à l’heure, l’heure est arrivée un peu où on peut mettre les pendules à l’heure, les compteurs à l’heure et les exploiter.
D. DE PLAIGE – Effectivement, un message peut être laissé à des générations à venir, qui ne sera décodé qu’au moment où ces civilisations auront suffisamment progressé pour disposer des outils pour l’interpréter, le lire et le comprendre.
G.-C. MOUNY – Absolument.
D. DE PLAIGE – Merci de votre information !
G.-C. MOUNY – Ha ! Ha ! Ha !
D. DE PLAIGE – Vous étiez en compagnie de Guy-Claude Mouny, colonel de réserve de l’Armée Française, membre également de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, l’IHEDN.
Transciption et notes personnelles de Gérard Le Neyrrant.
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