La vague d'ovnis
La Vague D’ovnis : Guy-Claude Mouny– Ici…
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 4 parties.
LA VAGUE D’OVNIS : GUY-CLAUDE MOUNY– ICI & MAINTENANT 95.2, 21 DÉCEMBRE 2004
Et c’est comme ça que je suis tombé sur Gruet qui, lui, était un des seuls fabricants d’appareils à effet Kirlian en France, mais qui… alors on ne l’avait pas branché du tout sur le ankh, ce qui me conforte dans mon idée d’avoir été un précurseur, mais par contre après on s’est bien compris, là.
Gruet l’a passée au cliché Kirlian, est arrivé un certain nombre de découvertes qui débouchaient sur ce phénomène, la diode. Or la diode, moi je ne suis pas spécialiste radio ; Gruet lui l’était – 13 ans chef du service photo d’IBM Europe, c’était l’homme de la situation.
Qui est-ce qui me l’a envoyé ? Est-ce que c’est d’en haut, est-ce que c’est le Bon Dieu ? Ça sera qui voudra, en tout cas j’ai pris. Et avec Gruet, on a monté cette opération de recherche, où j’ai assuré évidemment vous vous en doutez, une grosse part, mais Gruet a une part non négligeable en tant que professionnel, et très vite on a débouché sur la suite, une suite impensable : la communication égyptienne par l’électromagnétisme, et on en parlera peut-être tout à l’heure, la manifestation une fois qu’on est alerté qu’un bon nombre de hiéroglyphes sont les éléments qu’on peut retrouver dans un catalogue d’électronique. Alors ça, faut le faire ! Mais on en reparlera peut-être plus longuement.
D. DE PLAIGE – Alors la croix de vie, chacun s’en fait une représentation, c’est la croix ansée, vous savez, certains la portent en pendentif, c’est un anneau, en somme, surmontant un début de croix.
Enfin… je peux difficilement représenter ça en radio, mais ça me semble quand même assez bien connu.
G.-C. MOUNY – Oui. Alors pour vous aider, comme je l’ai écrit pas mal de fois, c’est un « ellipsoïde sur croix de tau », c’est-à-dire un ovale sur un T.
Or ce que personne n’avait remarqué, c’est
qu’en général c’est en trois éléments distincts, et
c’est ça qui est important quand on fait la
comparaison avec l’élément électronique qui a pu
servir de base. Parce que ce qu’il faut savoir, c’est qu’entre 800 et 2000 hiéroglyphes,
idéogrammes, pictogrammes pour exprimer la
communication en Égypte, tous partent de
l’environnement. Que ce soit le triangle, une
femme accroupie, un poulet, une chouette, un carré, tous ces éléments sont puisés dans
l’environnement. Or la question que j’avais posée
à ma guide, au Caire, et qui écrit d’ailleurs des
ouvrages pour le musée du Caire, mais très
conventionnels, personne ne cherche malice, je
lui avais dit : Eh bien, cette croix de vie, quel est
l’élément qui a pu inspirer l’Égyptien pour la
dessiner ? Elle m’a regardé absolument ahurie en
disant : Ben, rien. Simplement pour exprimer la
vie ils ont créé le signe. Je dis : Madame – et c’est là où on rejoint un peu l’action
psychologique –, ma formation fait que je
n’accepte pas ce type de réponse. Je présume –
je présume – que si les Égyptiens ont 1999 signes
Moyen Empire, XIIe dynastie, Colosse
venant de l’environnement, je ne vois pas
osiriaque à l’effigie du pharaon
pourquoi ils fabriqueraient le 2000ème. Donc il y
Sésostris 1er (1974-1929 avant J.C.),
a quelque chose, quelque chose de concret, de
OceanofPDF.com
provenant de Karnak. Calcaire
matériel qu’ils ont vu. Je lui ai dit : Dites-moi
polychrome, Musée de Louxor
par exemple : « C’est un insecte de l’époque qu’on ne trouve plus maintenant », si vous
voulez. Mais ils ont vu quelque chose de matériel et ils l’ont repris. Voilà cette course au déchiffrage du ankh.
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D. DE PLAIGE – Alors vos travaux se sont trouvés confortés une fois en particulier, tout particulièrement, en lisant Time Magazine, en 1988, vous avez appris qu’un jeune homme s’était livré à une expérimentation de radiesthésie en tenant en main le fameux ankh sur le site de Stonehenge.
G.-C. MOUNY – Oui. Et qu’il avait été frappé par une décharge électrique, ce qui correspondait à la capacité vraisemblable de l’ ankh d’intervenir dans ces phénomènes-là. Et au passage, pour casser quelques mauvaises interprétations, vous avez le même signe qui existe en Égypte, mais un peu tarabiscoté, qui s’appelle la croix copte, mais elle date des chrétiens, et elle est contemporaine donc d’une époque plus récente. Elle s’inspire de l’instrument de supplice du Christ et n’a rien à voir, en fait, avec l’ ankh, qui est antérieure. Et puis il y a également chez les Bantous, façade atlantique de l’Afrique, il y a un signe à peu près semblable, très simplifié, qui exprime la vie.
Alors tenez-vous bien mon cher Didier, ce qui est amusant c’est que la croix égyptienne s’appelle le ankh (A-N-K-H), la croix copte s’appelle le onkh (O-N-K-H) et ce signe chez les Bantous s’appelle le ONG (O-N-G). Alors il y a tout de même une similitude en phonétique qui est à remarquer.
Et après ça n’arrête plus, tout concorde pour déboucher sur d’autres choses.
D. DE PLAIGE – Bien, en effet. Le – comment dire – le cartouche, les cartouches égyptiens, vous les comparez à des bandes dessinées qui nous racontent l’usage de l’électromagnétisme, et c’est ça que vous vous êtes plu à déchiffrer, c’est l’idée qu’il y a un message délivré à la postérité.
G.-C. MOUNY – C’est exact. A partir du moment où Gruet avait interprété l’ ankh comme étant un schéma d’une diode (et la diode, on le sait, c’est ce qui permet – on appelle ça aussi une valve – aux premiers temps de la radio, c’est Branly, en 1901, sauf erreur, qui a découvert la diode – et ce qui permettait la démodulation, donc la radio. Radio dont il faut dire qu’elle aurait pu exister avant si on avait eu les matériel et les connaissances, car les ondes, elles, elles existaient. Elles existent de tout temps, simplement on a pu les maîtriser grâce à Branly, puis d’autres, Marconi, etc.
En l’occurrence, donc, dès lors qu’on est sur cette piste radio, électromagnétisme, on s’aperçoit qu’un certain nombre de hiéroglyphes également se comportent comme l’ ankh, c’est-à-dire n’ont pas d’explications a priori. Et la seule explication technique contemporaine concrète qu’on peut trouver, eh bien, on la retrouve dans des matériels radio, tels que le musée de la radio en a, en coupe, ou dans des ouvrages d’électronique.
Alors parmi ceux-là, par exemple, vous parlez du cartouche, d’ailleurs c’est ce qu’on appelle…
Vous l’avez en petit avec donc un rond et puis une barre en dessous, et puis une sorte de lien. Alors les égyptologues les plus sérieux n’hésitent pas à dire : un jonc d’osier, avec son lien d’osier –
aimable traduction, et vous avez le… ça s’appelle le chen. Et vous avez le même, mais cette fois-ci ovalisé, c’est-à-dire au lieu d’avoir un rond qui surmonte une sorte de solénoïde vous avez un ovale, et c’est ça qu’on appelle le cartouche. Mais ce sont les deux mêmes signes : un, rond, l’autre – plus grand – cartouche, et qui sont sur une barre horizontale, et ça correspond à des bobines, etc., enfin le temps manque pour expliquer ça sur le plan technique surtout en radio, mais c’est un matériel d’électroniqueuenitête. Ça permet aussi d’avoir la boucle qui permet de faire la différence dans grandes ondes, petites ondes, etc. Enfin, c’est vérifié, contrôlé, y a pas de problème. Simplement, personne n’y penserait.
Alors au passage, puisque vous parlez du cartouche, il est intéressant de remarquer que dans le cartouche égyptien – qu’est-ce que vous avez ? Les noms de Rois, enfin de Pharaons, éventuellement de Reines, donc la tête. Et vous avez, comme par hasard, dans l’expression picturale française médiévale, ou même encore un peu avant, je crois, ce qu’on appelle la mandorle. Alors la mandorle, c’est un ovale dans lequel vous mettez le visage du Plus Haut, en l’occurrence le visage du Christ ou de Dieu. C’est amusant, cette démarche à peu près similaire.
Voilà ce qu’on peut dire si on ne veut pas être trop long sur ce sujet.
D. DE PLAIGE – Vous vous amusez aussi à donner du relief aux signes. Par exemple, pour vous, un triangle, en réalité vous le faites parler, s’exprimer, sous le concept d’un cône.
G.-C. MOUNY – Alors je dois dire que je l’ai fait, et je sais pourquoi, parce que – Cocteau avait dit, d’ailleurs, « l’Égypte voit de profil », etc. – la souplesse qui était nécessaire dans l’interprétation obligeait à considérer que, tout étant travaillé à plat, on pouvait passer de la surface au volume, donc 5
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le triangle pouvait devenir cône, et on s’apercevra de cet esprit plus tard dans les travaux de Maier1 –
qui a écrit l’Atalante fugitive, enfin c’est encore une autre histoire –, mais il fait passer du cercle, ou de la circonférence, à la sphère. C’est la même démarche : quitter la surface pour passer à une autre dimension. C’est également un peu dans la ligne d’Einstein, qui avait dit : il y a trois dimensions de l’univers, j’en ajoute une quatrième, le temps. Et puis après il l’avait repris autrement, en disant : y a même pas que ça, il y a le temps, et l’espace ou la distance.
Donc on s’aperçoit qu’il y avait chez quelques-uns, pour des motifs très divers, un besoin, un désir de faire évoluer la forme. Ça se confirmerait également avec ceux qui étudient les ondes de formes et tout ça, affaire qui tient très bien la route.
Donc j’en reviens à ce cône. J’ai donc pensé que ça pouvait être un cône, et Gruet qui, lui, parmi nous deux était le spécialiste, il a fait des dessins avec le cône et des mesures, et on arrive à quelque chose de complètement étourdissant, qui donne les dimensions, simplement en travaillant avec un crayon – un crayon, une règle –, et en partant du cône auquel on donne, évidemment, une dimension précise (c’est la coudée, la coudée royale de Memphis, elle fait 0,5236 cm. Si vous donnez à un papier cette dimension, vous travaillez après au crayon et à la règle, vous obtenez la vitesse de la lumière, la pesanteur, vous obtenez tout ce qu’on veut, ça n’en finit plus.
Alors donc il était évident que pour quelque chose qui était aussi riche, il y avait d’autres choses encore à en espérer, et en l’occurrence, ce signe qui s’appelle d’ailleurs le dy (d-y), il est d’ailleurs comme par hasard toujours avec le ankh, quand on sait que le ankh est un élément technique d’électronique, il était fatal que le dy soit du même ressort. Et en l’occurrence ils marchent pratiquement de pair, le ankh c’est la diode, et le dy c’est un élément qu’on ne sait pas trop définir mais qui comporte tout, et il comprend même dans sa forme conique, par le petit cône qui est à la base, il comporte la possibilité de double rotation – un dans un sens, l’autre dans l’autre –, et tout ça s’enchaîne. D’ailleurs, je crois savoir que la NASA finance depuis 2-3 ans avec des budgets énormes une recherche sur le moyen de casser la pesanteur avec cette rotation inversée des cônes. Donc on peut gratter là-dessus, il y a de la réponse, et en l’occurrence, vous avez quelqu'un d’éminent qui a bien voulu partager cet avis, c’est le professeur Leclant, le secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, certainement un des plus grands égyptologues du monde, qui dans un courrier – parce qu’il est pratiquement… je lui ai envoyé tous mes livres, on a eu des correspondances intéressantes, et je ne dis pas qu’il va me soutenir, certainement pas, en tout cas il ne me contredit pas
– et il a aussi évoqué, il m’a mis d’ailleurs des copies de textes venant de lui où il donne pour le dy la possibilité d’être conique. Donc en parlant de conne, je ne suis pas ridicule puisque les plus grandes autorités l’ont envisagé aussi, mais très très peu. Le nombre d’égyptologues qui pont pensé aux connes, à part le professeur Leclant, moi qui ne suis qu’un piètre égyptologue, je ne vois pas grand monde. Mais ça c’est un élément clé dans la recherche de la vérité, et cette vérité électromagnétique et cette vérité de la communication par la voie sonore.
D. DE PLAIGE – Vous voulez dire que les égyptiens ont voulu en somme nous transmettre le message de l’antigravitation par la figuration de ces cônes inversés en rotation inverse.
G.-C. MOUNY – Alors, très juste, mon cher ami, mais ça va même un peu plus loin. Quand on s’aperçoit de tout ce qu’il y a – parce qu’il y a tout le schéma descriptif du matériel radio, et même de transmission d’image, et ça d’une manière… enfin, il suffit d’ouvrir mes livres, c’est expliqué, 1 Michael MAIER (1566-1622) Médecin et alchimiste, né à Rindsberg, près de Kiel, Michael Maier obtint le doctorat de médecine à Rostock, où il vécut avant de s’installer à Prague à la cour de Rodolphe II, dont il devint le médecin personnel et le secrétaire particulier. Maier fait donc partie de ces nombreux alchimistes et hermétistes qui trouvèrent en cet empereur un prince protecteur et un mécène partageant leur intérêt pour les sciences secrètes. À la mort de Rodolphe II (1612), il s’attacha comme médecin au landgrave Maurice de Hesse, lui aussi préoccupé d’alchimie; ces fonctions ne l’empêchèrent pas de se rendre en Angleterre dès 1612, où il connut probablement Robert Fludd et se lia avec le disciple de Paracelse, Francis Anthony. Il semble que la venue de Maier en Angleterre ait eu pour but d’inciter le roi Jacques Ier à soutenir son gendre Frédéric, l’électeur palatin, dans ses prétentions à conserver le trône de Bohême; en effet, Frédéric s’apprêtait à suivre les traces de Rodolphe II, aussi bien en politique qu’en «philosophie».
Maier finit ses jours à Magdebourg, après avoir publié environ vingt ouvrages de caractère hermétique. Quelques-uns ( Silentium post clamores, 1617; Themis aurea, 1617-1618) font partie de la littérature apologétique ou polémique suscitée par les manifestes rosicruciens de Tübingen; mais Maier reste l’un des plus grands écrivains ésotérisants d’Occident grâce à des livres hautement symboliques, d’une grande poésie, agrémentés de superbes gravures hermétiques : ainsi, Atalanta fugiens (Oppenheim, 1618), Cantilenae intellectuales de Phoenice redivivo (Rome, 1622). L’Atalante fugitive surtout, plusieurs fois rééditée et traduite, apparaît comme l’une des plus sûres introductions à l’ésotérisme alchimique occidental.
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schémas à l’appui – c’est même étonnant que personne n’y ait pensé. Je reconnais que si on n’a pas été mis sur la piste de l’électromagnétisme on est à cent lieues d’aller supposer ça, mais la recherche ça consiste à lancer plusieurs hypothèses, même absurdes, et de travailler un peu dessus pour s’arrêter une fois qu’on constate le côté négatif et pour poursuivre s’il y a quelque chose de positif.
Donc il est évident qu’il y a une masse de choses que l’Égyptien, on peut dire, a recueilli d’ailleurs, d’avant. Cette masse de choses, ne pouvant pas l’utiliser sur le plan matériel, car sa technique à lui, de travail, ne lui permettait pas de fabriquer une diode ou d’autres choses, l’Égyptien l’a repris en message symbolique et religieux, le message pariétal, le long des murs, et puis après évidemment sur les papyrus, etc. Donc l’Égyptien a conservé l’essentiel du message en ne le traduisant pas, mais une fois qu’on est alerté on sent quand même beaucoup d’insinuations, et ça explique alors cette facilité d’admettre un au-delà d’une manière assez étonnante. Il faut qu’il ait eu des bases, et ces bases on les constate par une vingtaine, une trentaine de hiéroglyphes où on trouve les explications de beaucoup de choses.
Alors pour revenir à votre question d’une manière plus précise, ils n’ont pas voulu nous expliquer spécialement – à mon avis –, ils n’ont pas voulu expliquer spécialement la double rotation pour casser la gravitation, mais ils ont présenté ça avec bien d’autres choses qui expliquent aussi beaucoup de choses. C’est un tout. C’est un tout, donc le dy, le fameux triangle, là, le triangle avec son petit triangle à la base, n’est qu’un exemple dans cette série.
D. DE PLAIGE – Alors, Guy-Claude Mouny, vous n’hésitez pas à franchir le pas et laisser entendre que ces êtres, les êtres de cette époque, les Égyptiens de l’ancienne Égypte, ont été inspirés par une civilisation dite extérieure, et que sous les sables entre le Sphinx et la pyramide de Gizeh pourrait se trouver comme une « salle de contrôle »…
G.-C. MOUNY – J’allais dire, votre question qui pourrait paraître innocente est en réalité très complexe.
Pour moi, je pense que les Égyptiens sont tombés – par hasard, ou d’autres raisons, on peut tout imaginer – sur des locaux souterrains, dont on donne, Gruet et moi, les plans. Tout simplement –
brève précision – vous prenez la coupe de Khéops et vous prenez les galeries, vous replaquez ça au sol, etc., et vous agrandissez cinq fois. Qu’est-ce que vous trouvez ? Exactement le triangle de Gizeh avec ses pyramides, soi-disant pas alignées, elles sont exposées au hasard, version complètement fantaisiste de gens qui ont oublié d’observer, car les trois pyramides sont bien alignées si on sait en éliminer une, celle du milieu, quitte à la retrouver plus tard. Et vous retombez sur le triangle pyramidal, avec 51°51’, ce qui est ininventable. Alors donc on a le plan ; il a pas été fait sur papyrus, il a pas été fait sur des tablettes d’argile, ce plan du sous-sol de Gizeh est incroyable. Alors il débouche sur le constat pratiquement évident de salles qu’on peut repérer, contrôler, reporter, etc. Et il est amusant de voir, d’ailleurs, que les fameux conduits dits d’aération – parce que c’est une grosse plaisanterie, conduits d’aération pour une éventuelle momie, ça peut faire sourire –, ces conduits ramenés au sol, agrandis cinq fois, représentent des canaux souterrains qui trouvent leur logique par rapport au Nil, par rapport aux hauteurs, dédoublements, les angles… C’est écrasant de précision. Et ce qui est surprenant, c’est que ça rejoint des textes d’Hérodote – Hérodote2 ayant vécu à mi-chemin entre la construction des pyramides et nous : Hérodote a dit « le roi Khéops n’est pas enterré dans la pyramide, il est enterré sous le plateau dans une île souterraine », entourée d’eau, naturellement, venant du nil. Or nos travaux démontrent, plans à l’appui, qu’il y a des jeux de conduits souterrains au niveau du Nil, et que ce n’est pas fait, d’après le concept qu’on met en évidence, pour amener l’eau du Nil, c’est l’inverse, c’est pour envoyer de l’eau au Nil, des effluents.
Alors tout ça n’est pas bien grave dans un premier temps, tant que personne voudra aller fouiller un peu plus, mais ce qui est amusant, c’est que les propos d’Hérodote et les nôtres coïncident, avec une interprétation un petit peu différente, mais ce sont, à 2000 ans d’intervalle, des constats semblables.
Et là, pareil, personne n’avait relevé ça. Nous, ça n’arrête pas de se développer et ça s’enchaîne avec même les travaux actuels où – je voudrais pas anticiper peut-être sur la suite des questions que vous aurez à me poser, mais quand on parle de la salle de la Reine, avec en dessous possibilité de trouver le tombeau de Khéops, je réponds à cela : trouver quelque chose en dessous, c’est vraisemblable, par contre trouver Khéops, certainement pas, car j’ai… je donne une priorité aux arguments qui me font penser qu’il est sous le plateau. D’ailleurs, vous avez des gens – alors cette fois-ci dans un autre 2 Hérodote, « le père de l’histoire », ~484 env. ~425 av. J.C.
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domaine, moins géométrique, vous avez Carquès ( ?), etc., qui ont donné des versions qui confortent un petit peu les hypothèses que j’ai avancées.
D. DE PLAIGE – Là, vous venez de faire allusion à ces revendications des deux chercheurs franco-suisses de septembre 2004 – c’est assez récent –, qui demandent au service des Antiquités égyptiennes l’autorisation, la permission de faire un nouveau forage pour introduire un mini-robot. C’est donc de l’actualité très récente. Également, je note que la NASA sponsorise, vous l’avez dit, mais pas seulement : il y a aussi, pour la partie française, l’EDF. Je note que l’EDF, ce n’est pas la Caisse d’Épargne ou je ne sais quelle autre institution – il est question d’énergie ; l’EDF à financé des forages dans les pyramides, et d’autres recherches alentour.
G.-C. MOUNY – Oui. Alors vous avez raison de toucher à ce sujet, qui est énorme, on pourrait en refaire encore un bouquin rien que là-dessus. Si on parle de forage, il y a déjà eu des forages qui ont été faits, et les chercheurs ont eu droit à trois forages, et il était entendu qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur.
Alors ils ont fait des forages, mais la largeur des galeries, c’est un peu comme pour les derricks de pétrole : vous vissez des éléments bout à bout, et y a pas beaucoup de place dans une galerie. Alors les forages n’ont pas été tellement profonds, et ils ont laissé sortir du sable. Alors moi je dis que c’est relativement un succès, parce que la pyramide n’est pas faite que de sable, loin de là, et que au pire ça peut même donner l’indication de systèmes, grâce au sable, pour maintenir des pierres et les laisser passer, etc. Enfin, à mon avis, il y a beaucoup à décrypter. Enfin là-dedans j’ai aucun mérite, c’est pas mon problème, mais je dis que la découverte de ces deux-là à l’époque était quelque chose d’intéressant, alors que c’était considéré comme un échec et qu’ils ont été après interdits de forage.
Alors dans l’opération qui se présente maintenant, vous avez un obstacle, qui est Monsieur Zahi Hawas, si je ne me trompe pas, qui est le directeur des Antiquités égyptiennes, qui est systématiquement contre tout. Alors ça, il faut le déplorer, mais il faut également le constater. Ce qui ne l’a pas empêché un jour dans une revue (du type Match, je crois) de dire qu’il avait découvert le tombeau d’Osiris. Alors de la part de quelqu'un qui rit des autres, c’est assez bizarre d’entendre parler qu’il a trouvé le tombeau d’Osiris !
Alors l’erreur, par contre, c’est qu’il ne dit pas à quel endroit – c’est sous la chaussée de Khéphren, à un endroit où moi-même j’ai envoyé des touristes femmes pour aller visiter et qui ont tendu… une s’est amusée à séduire le garde, parce que là il y avait des gardes, l’autre était descendue et puis elle a eu peur parce qu’il y avait des bruits d’eau… Donc je crois savoir où est ce puits dont Hawas ne donne pas l’emplacement.
Et par contre, Hawas s’est arrêté à 25 ou 26 m, or faut aller à 36 m. Donc il ne pouvait pas avoir le tombeau d’Osiris, en supposant que ce soit le tombeau d’Osiris, il ne pouvait pas l’avoir à 25-26 m.
C’est méconnaître complètement nos travaux, ou vouloir partir sur d’autres pistes. Alors on rentre dans ce que vous appeliez en début de notre conversation, ce que vous appeliez de la désinformation.
Alors là on envoie promener tout le monde sur de fausses pistes, et je regrette de m’en prendre encore à Monsieur Hawas, mais il est très coutumier du fait, alors on n’est pas près d’avoir des conclusions honnêtes à la suite de ça, dans un tel contexte.
D. DE PLAIGE – Vous faites allusion au directeur des Antiquités Égyptiennes actuel…
G.-C. MOUNY – Oui. Oui, oui.
D. DE PLAIGE – C’est bien ça. Bien, fin de la première partie en quelque sorte. Alors j’espère que ceux qui nous écoutent ont de quoi noter – je vais annoncer deux ouvrages, deux des ouvrages parmi les nombreux ouvrages de notre invité : l’un, le premier, s’appelle l’Ankh, c’est sous-titré l’incroyable technologie cachée des Égyptiens, publié en 2002 aux éditions Les Trois Spirales ; et chez le même éditeur, donc toujours concernant cette partie, précisément, Lorsque Khéops se met à réfléchir – c’est donc le titre : Lorsque Khéops se met à réfléchir –, Guy-Claude MOUNY, Les Trois Spirales. Voilà, ça c’est les références pour vous permettre de poursuivre et d’étudier, vous lancer dans l’étude, à la suite donc de Guy-Claude Mouny.
Nous allons changer de sujet, mais tout au long de la trame que représente Guy-Claude Mouny avec nous aujourd'hui.
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Ici & Maintenant, 95.2. Abordons maintenant, tout en restant dans le domaine des pyramides, abordons le phénomène de Cuicuilco. Ça se situe – ça se situait dans les faubourgs de Mexico City, c’est maintenant englobé dites-vous par la banlieue, c’es difficile à discerner. Et vous vous êtes intéressé aux particularités de cette pyramide, à ses dimensions, que vous avez rapprochée d’ailleurs d’une apparition d’Ovni, manifestation à Marliens près de Dijon. Donc je vous laisse le soin de faire la transition entre l’observation, d’une part, de Cuicuilco, et ce qui vous a frappé en étudiant Marliens.
G.-C. MOUNY – Oui. Là encore, vaste problème. En l’occurrence, comme je l’ai dit tout à l’heure, l’Égypte était trop riche dans ce qu’elle apportait pour que ça reste purement égyptien. Qu’il y ait une civilisation antérieure, probablement extérieure, oui. Mais alors à ce moment-là, ça a dû déborder plus loin. Et c’est comme ça qu’on s’est intéressés à la pyramide de Cuicuilco, qui est une pyramide ronde sous forme de galettes, c’est-à-dire elle va se rétrécissant, ce qui est insolite.
Alors première interprétation, on reste encore dans « l’action psy » : pourquoi ? comment ? Il est évident que si vous voulez indiquer à quelqu'un quelque chose, par exemple un champ avec des piquets rouge, tout à coup s’il y a un bleu, vous allez vous demander pourquoi. Donc dans ce contexte pourquoi une pyramide ronde, dégressive ? Ça interpellait.
En posant sur papier, sur calque, on s’aperçoit comme par hasard que la plupart de ce qui a été découvert en Égypte dans la géométrie vient s’inscrire dans ces tracés-là. Oh, ça devenait vraiment une surprise, une surprise… Et il n’y avait encore pas de raison pour que ça n’aille pas plus loin, et on a pensé à Marliens…
D. DE PLAIGE – Mais des coudées… pardon, décodé en coudées. C’est ce que vous écrivez : ce n’est parlant qu’en coudées, pas en mètres.
G.-C. MOUNY – Oui. Non, pas en mètres, en coudées. Autrement dit, on sent que l’unité de mesure qui était imposée à l’époque par ces visiteurs d’avant ou d’ailleurs, cette unité c’est donc la coudée – qui d’ailleurs est très facile à calculer, un gosse de 10 ans, quand on lui a expliqué, sait faire avec le carré, la diagonale, le rond, etc., ça marche tout seul. Et ça donne d’ailleurs le nombre d’or, ça donne la coudée, ce qui explique que les compagnons bâtisseurs des cathédrales travaillaient comme les Égyptiens, avec une ficelle et une pointe, et ils avaient une géométrie bien en avance sur tout.
Alors pour en revenir donc à Marliens, à Marliens y a eu un poser d’Ovni, qui n’est pas trop contesté, personne n’insiste dessus mais Marliens il y a un ovni qui est présumé s’être posé dans la nuit. Le lendemain matin, le paysan du coin qui ne veut pas être taxé d’avoir bricolé ça a appelé les gendarmes. Il y a comme des « forages », et au fond de ces trous des petits forages. Il faut donc un matériel assez spécialisé pour faire ça, et ce n’est pas le paysan du coin qui l’a fait.
De fil en aiguille, on a été amené à penser que ça pouvait être les pieds d’un ovni, et les contrôles radar et diverses autres choses amènent à penser, sauf éléments contraires et il n’y en a pas tellement, qu’un Ovni, qu’un engin non identifié s’est posé et a laissé des marques.
Alors dans notre cas, disposant de cet atout de la piste égyptienne, on a pu rapprocher ça de Cuicuilco et évidemment, là encore, les mesures… je suis obligé de faire une petite allusion : les gendarmes, et Dieu sait que j’aime les gendarmes pour avoir beaucoup travaillé avec eux, les gendarmes, eux, n’avaient aucune raison de chercher malice et ont mis dans leur rapport d’enquête, qui est facile à contrôler : « une étoile de mer ». Pour eux les trous formaient une « étoile de mer », donc c’était trompeur, mais dès qu’on a cette piste égyptienne et géométrique, etc., comme je l’ai dit, on s’aperçoit que ça correspond en fait à un double polygone, qui vient s’inscrire dans le schéma de la pyramide de Cuicuilco, et ça nous renforce (dans) cette idée d’une même technique, de même méthode, donc d’un point commun de départ. Et il est évident que la réponse la plus… facile, c’est de dire : des êtres venus d’ailleurs, et manifestement d’en haut, pour travailler à ce niveau-là et avec une telle précision.
Je vous fais grâce de ce qu’a pu en dire le SEPRA, qui est l’organisme dépendant du CNES dont on reparlera sans doute tout à l’heure, mais il n’y a pas d’avis vraiment contraire ou opposé. Quant à Cuicuilco, c’est facile, personne ne s’en occupait jamais, alors il n’y a pas de contradiction. Et depuis qu’on a, ou que j’ai écrit ça, il n’y a pas eu de réactions contraires – parce qu’il y a quand même des gens qui l’ont lu, etc. – il n’y a pas de réactions contraires. Alors ça interpelle, c’est grave, et… je me 9
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suis amusé à appeler ça entre-temps « le monument à l’Ovni inconnu », c’est un peu d’humour mais en même temps la réalité qui montre l’ampleur de notre interrogation.
D. DE PLAIGE – Alors Marliens, donc, cette forme d’étoile voudrait dire qu’il ne s’agissait pas d’une empreinte de tripode, il s’agissait d’un poser à cinq br(anches)… cinq pieds.
G.-C. MOUNY – Alors j’ai plus tout à fait le nombre en tête, mais c’était cinq pieds au centre et cinq pieds autour – une double couronne, en fait un double polygone, et ce double polygone, si on s’amuse à le décrypter, à le reposer, il donne même les angles des pyramides, etc., ainsi de suite, ce qui est vraiment ininventable. Et là encore, faut-il être conduit sur cette piste, sinon on ne risque pas de la trouver.
D. DE PLAIGE – Et alors vous observez, vous remarquez, vous nous faites remarquer qu’au fond du trou, le trou se prolonge par une forme de carottage comme à l’opposé de Valensole.
G.-C. MOUNY – Vous avez raison…
D. DE PLAIGE – Non, c’est vous qui l’avez dit !
G.-C. MOUNY – Ah bon ? Ha ! Ha ! Alors j’ai doublement raison, vous me réconfortez ! Donc ce double carottage, et le mot est précis, oui, effectivement, on peut penser qu’il y a des prélèvements, des études, etc. On peut aller très loin dans… d’ailleurs je l’ai dit au début, il faut être ambitieux dans la recherche, quitte à s’arrêter respectueusement. On sent quand même se mettre en place une politique d’ensemble et, une fois encore, qu’on n’aurait pas eue si on n’avait pas démarré par ce fait égyptien. Quand je parlais tout à l’heure d’un champ bordé de piquets bleus et puis qu’il y en a un rouge, ou rouges bordé avec un bleu, vous avez le même cas en Égypte où, sur le plateau de Gizeh, tout est carré ou d’équerre. Tout – tout est carré ou d’équerre, sauf le monument – sauf un. Une petite pyramide, qui s’appelle celle de Khentkaouès3, donc automatiquement c’est ce que j’avais dit dès mes premiers travaux : il n’est pas possible que cette pyramide soit de travers sans raison. Mon collègue avait dit : Ben, ils se sont peut-être trompé ? J’ai dit : Oh non ! vous rigolez, ils peuvent pas se tromper. Il y a une raison.
Mais la raison, je ne l’ai trouvée que trois livres plus tard, par l’introduction d’une nouvelle géométrie qui découlait de la seconde, etc., et cette pyramide entraîne… elle est bien en orbite, si on peut dire, sur un cercle tout à fait justifié. Donc il n’y avait rien sans raison. Même chose pour le Sphinx. Alors que tout est carré, monumental, de pierre, etc., le Sphinx, lui, c’est une forme animale.
Si on voulait attirer l’attention dessus, c’était le meilleur moyen. Voilà mon sentiment là-dessus, mon cher ami.
D. DE PLAIGE – Alors en vous lisant je constate que vous baptisez Cuicuilco de l’expression « terminal abandonné ». On vient d’évoquer une « salle de contrôle » en relation avec l’espace sous les sables de Gizeh… Ça donne une idée du monde tel que vous le décrivez, qui n’est pas celui qu’on nous enseigne.
G.-C. MOUNY – Alors, bien sûr, il y a le côté figé, frileux, des scientifiques, et là sans être méchant je rappellerai quand même l’affaire Galilée où il est réhabilité 400 ans après par l’encyclique Idacet ratio – encore heureux, ça remonte, j’sais pas, moi, à 10-15 ans maximum –, 400 ans après pour réhabiliter. Et c’était une erreur, alors là encore psychologique, comme je l’expliquais à d’éminents jésuites du Vatican : il est évident que Galilée était un savant mais pas un héros, il serait pas mort au cirque comme les premiers chrétiens, il ne serait pas mort aux galères comme les Protestants, ni dans les flammes comme les Cathares, et si le Vatican avait dit à l’époque à Galilée – c’est ce que j’expliquais à mes jésuites interlocuteurs –, si le Vatican avait dit à l’époque : « Monsieur Galilée, 3 Khentkaouès ou Khentkaous, épouse du pharaon Chepseskaf (Shepseskaf), fils de Mykérinos (IVe dynastie, env. 2470 av.
J.-C.). Fondatrice de la Ve dynastie, et mère des deux premiers pharaons de celle-ci : Ouserkaf et Sahourê D’après J. Leclant, elle serait plus probablement la fille de Mykérinos.
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vous êtes gentil (il y a d’ailleurs deux papes qui sont allés un petit peu dans ce sens), mais si vous le présentez comme ça, Monsieur Galilée, vous allez créer une négation de Dieu dans le petit peuple.
Alors soyez gentil, Monsieur Galilée, reprenez vot’ affaire mais en disant que vous voyez à travers ça la toute-puissance de Dieu ».
Alors là, mon jésuite interlocuteur a souri, il m’a dit : Mais, mon Colonel, a l’époque, on vous avait pas au Vatican ! C’est dommage pour eux, et tant pis pour moi.
D. DE PLAIGE – Oui, puis vous dénoncez aussi la secte rationaliste actuellement au pouvoir, son évangile qui s’appelait, qui s’appelle toujours Science & Vie, ce sont des gens qui ne sont pas tout à fait disposés à accepter le monde tel que vous le décrivez.
G.-C. MOUNY – Alors, du tout. Science & Vie, même, on pourrait dire ne manque pas de culot en ayant sorti un numéro sur lequel ils indiquent : enfin… je n'ai plus le titre exact en tête, mais quelque chose du genre « Enfin, on s’intéresse aux Ovnis ». Alors je leur ai écrit, d’ailleurs, en disant qu’ils ne manquaient pas de toupet, alors que c’est eux qui avaient occulté – pour leur part – cette affaire-là depuis le début, de venir se réjouir tout d’un coup d’une mise en évidence.
Mais ce n’est pas le seul petit fait que je pourrais reprocher à ce magazine. J’ai connu, et extrêmement bien, leur rédacteur en chef adjoint, Messadier, qui est un homme remarquable et qui ne m’a pas caché – attention, je ne suis pas habilité à parler en son nom, mais je peux rapporter sans gêne qu’il m’a dit effectivement avoir été plus d’une fois gêné dans l’expression qu’il avait envie de communiquer. Bon, ce n’est donc pas une surprise. Et je vais même encore plus loin, ce magazine et un autre magazine qui dépend de lui, a même sorti des trucs, des phrases ahurissantes, avec un rédacteur en chef qui s’appelait Lopez, ou avec un nom comme ça. Là encore, je leur ai écrit. C’est pas sérieux ; la jeunesse de France qui lit ça et qui trouve de tels propos dans une revue qui se dit scientifique (et ça je lui reconnais qu’elle a une certaine taille dans sa représentation), mais enfin une certaine déviation dans la transmission. Alors j’ai même… j’ai même alerté l’Académie, etc., en disant que c’était inconcevable de laisser dans une revue (il y en a même une qui est destinée aux jeunes), de laisser de tels propos dedans, c’est vraiment fausser notre jeunesse, et on ne l’encourage pas à découvrir, on ne fabriquera pas de nouveaux Champollion avec cette méthode. Voilà mon sentiment.
D. DE PLAIGE – Très bien. Alors on va aborder une autre pièce du puzzle, après l’Égypte, après le Mexique, et en se tournant vers l’ouvrage qui nous a servi d’étude, disons, pour la préparation de cette émission-ci, les Engins, l’espace et ceux qui l’occupent, vous vous intéressez à une page d’histoire tout à fait récente, la montée du nazisme, la montée d’Hitler, et vous relevez comme tout à fait intéressant le fait, la croyance d’Hitler en son irrésistibilité-invincibilité, vous laissez entendre au fil des pages qu’il dérivait cette confiance en lui d’un concept de peuple frère, allié, aryen, de l’espace.
G.-C. MOUNY – Alors oui, en fait c’est très complexe. Je serai obligé de raccourcir, parce que rien que sur cet aspect on pourrait écrire un livre.
Il faut remonter vers 1935 où des travaux ont été fait, et je n’ai plus tout à fait tous les noms en tête (mais enfin ils sont dans mes livres, bien sûr), où une équipe, si vous voulez, de savants a travaillé beaucoup sur un problème de fusée, et l’objectif – Wernher von Braun le dira plus tard –, l’objectif c’était la Lune. En fait, il y a eu beaucoup d’incidents et après, les essais ont eu lieu à Peenemünde.
Alors à Peenemünde, c’est d’ailleurs la fameuse aviatrice Hanna Reitsch4 qui a elle-même, alors que les V1 à l’essai se cassaient la figure en mer, tombaient en mer, c’est cette aviatrice qui a fait équiper
– alors que c’étaient des engins automatiques –, a fait équiper un V1 du matériel de pilotage, et elle a trouvé ce qui ne collait pas. C’était une fille qui avait du caractère, d’ailleurs c’est elle qui a été une 4 En 1944, l'aviatrice Hanna Reitsch tenta de convaincre Hitler de constituer des unités de kamikazes pour la défense du Reich.
Elle avait déjà recruté 70 volontaires, hommes et femmes dans une unité S.O. "Selbstopfer" ("offrande de soi"). Elle participa même aux essais d'un appareil destiné à cet usage, le Messerschmitt Me-328.
La mentalité allemande, même à la fin de la guerre, n'était pas tout à fait la même que celle qui régnait au Japon. En dépit du fanatisme ambiant, il eût été impossible de lever en masse quantité de volontaires. De toute manière, la chute de Berlin intervint avant que ce projet ne fût vraiment envisagé
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des dernières aviatrices à se poser dans Berlin attaqué par les Russes pour proposer à Hitler de l’emmener, ce qu’il n’a pas voulu. Et on rejoint ce que vous disiez tout à l’heure, Didier : Hitler a cru, à mon avis, jusque au bout à un espèce de miracle – le mot « miracle » n’est pas le mot opportun, mais j’en ai pas d’autre qui me vienne à l’esprit…
D. DE PLAIGE – Une intervention ?
G.-C. MOUNY – Oui, voilà, une intervention. Et alors là on est obligé de revenir à nouveau en arrière, avec Himmler, Haushofer5, etc., un tas de gens qui étaient des mystiques, qui – je vous dis, rien que là-dessus on pourrait faire un livre – mais il y a un noyau occulte qui est flagrant. Est-ce que ce milieu a bien inspiré Hitler ? C’est vraisemblable, sinon il aurait pas gardé cet aréopage autour de lui.
Ensuite, il y a des choses telles que la poursuite des Juifs qui n’est pas très claire. Quand on pense qu’aux derniers moments de la Wehrmacht, alors que la Wehrmacht avait besoin de trains pour ses blessés et ses combattants, éviter qu’ils se fassent faire prisonniers, elle utilise ces trains-là, à 20 km de l’avance américaine, pour expédier des Juifs sur l’Allemagne. C’est complètement absurde sur le plan – permettez, c’est le Colonel qui cause – complètement absurde sur le plan militaire. Il faut qu’il y ait d’autres intérêts en jeu.
Ensuite, il y a l’affaire – je ne sais pas si vous comptez m’interroger dessus – l’affaire de von Papen. Habitant Reims, j’étais écolier dans cette fameuse école rouge qu’on cite dans tous les manuels où la reddition allemande a été signée et reprise le lendemain à Berlin à la suite de la réclamation des Russes, qui voulaient que ça ait lieu à Berlin. Alors que ça avait été signé la veille à Reims. Donc Eisenhower – j’étais dans cette école partagée en deux où Eisenhower avait installé son PC (je suis d’ailleurs passé dans une émission de télé pour raconter les événements à l’époque, comment les jeeps montaient sur le perron, etc., etc.), et Eisenhower avait son PC qui était là – il venait donc de Fontainebleau, Paris ou je ne sais plus où et il l’avait installé là, et un de mes amis habitait dans une rue, à Reims, pour ceux qui connaissent, qui s’appelle Gambetta, et, de la fenêtre de mon ami, je vois dans la cour voisine un bonhomme qui se promenait dans le jardin, les mains dans les dos, et deux MP qui étaient à environ 1 m-1,50 m derrière. Qui était-ce ? J’ai su que c’était von Papen. Or von Papen a été un bref temps chancelier du Reich6, il avait financé les opérations d’Hitler ; après il était un petit peu disgracié après s’être compromis avec pas mal de personnages en Autriche et ailleurs. Enfin, disons qu’il y a toute une partie mystérieuse, mais ce qui est étonnant, alors que les armées Alliées n’avaient pas encore occupé l’Allemagne, qu’est-ce que pouvait fiche von Papen à Reims ? Alors ça quand j’en parle, évidemment tout le monde tombe des nues. J’en ai même parlé à la presse qui, faute d’éléments, n’a pas remonté plus loin, mais la question reste posée. Que faisait von Papen alors que les Alliés étaient si lointains de l’Allemagne, qu’est-ce qu’il faisait à Reims ? Et je me suis senti autorisé à lancer une hypothèse : peut-être pour discuter avec 5 « Karl HAUSHOFER (1869-1946), géopoliticien. Tandis que la géographie politique se contente d’identifier les lois générales de l’évolution des États, la géopolitique, quant à elle, intègre l’histoire, s’intéressant aux processus politiques du passé et du présent; la géopolitique est un «stock permanent de savoir politique qu’on peut enseigner et apprendre», «un pont nécessaire au saut dans l’action politique». Haushofer, militaire de carrière, marqué par sa mission diplomatique en Asie, puis professeur et créateur de la revue de géopolitique Zeitschrift für Geopolitik, a une vie qui se confond avec les tragédies de l’Allemagne. De 1919 à 1939, c’est une autorité intellectuelle, qui forme notamment l’un des proches de Hitler, Rudolf Hess. Pour Haushofer, traumatisé (comme tant d’Allemands) par la défaite de 1918, hanté par la petitesse, l’enclavement de son pays, l’avenir est aux grands ensembles. Tout comme les États-Unis sont portés par les idées panaméricaine et panpacifique et l’U.R.S.S. par les idées panasiatique et eurasiatique, l’Allemagne doit constituer une Paneurope. Entre 1940
et 1944, Walter Funk, ministre de l’économie du IIIe Reich et président de la Reichsbank, ou Hunke, porte-parole de l’industrie allemande, lancent le projet... d’une Communauté économique européenne. La géopolitique haushoférienne réunit tous les éléments pour être une science nazie.
En fait, si cette géopolitique est typique de l’entre-deux-guerres, de ses peurs et de ses délires (faire de la politique une science, construire de vastes empires autosuffisants), elle intéresse peu Hitler. Celui-ci est persuadé d’avoir une mission : faire de l’Allemagne la première puissance de la planète, assurer le triomphe de la race aryenne, anéantir les bolcheviks et les juifs. Peu soucieux d’une approche rationalisatrice de l’espace, Hitler ne retient de la géopolitique que ce qui va dans son sens. Alors qu’il rencontre, semble-t-il, Haushofer une dizaine de fois entre 1922 et 1938, celui-ci ne sera jamais son conseiller. Haushofer, nationaliste conservateur et, la guerre éclatant, témoin de plus en plus désemparé (il se suicidera en 1946), ne cesse d’être en porte-à-faux avec le cynisme hitlérien : en 1939, il écrit un livre, Les Frontières, soulevant la question du Tyrol du Sud – peuplé d’Allemands, et rattaché à l’Italie en 1919 ; l’ouvrage est interdit, il est exclu de troubler l’alliance entre l’Allemagne hitlérienne et l’Italie mussolinienne. » Extr. Article « Géopolitique », in Encyclopædia Universalis, 1998.
6 Du 1er juin au 17 novembre 1932, date de sa démission. Il est remplacé par Kurt von Schleicher.
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Eisenhower7. Pourquoi pas ? D’autant plus que Churchill est venu bizarrement deux fois de suite à Reims voir Eisenhower. Sans rentrer dans le détail, c’était quand même pas un petit voyage d’agrément, c’était pas simple, on sent qu’il y a eu une discussion, certainement, au haut niveau.
Est-ce qu’elle incluait von Papen ? Je n’en serais pas surpris.
Donc je reste, comme je l’ai dit, ambitieux dans la recherche et prudent dans la conclusion. Mais il est certain que, là, ça mériterait d’être gratté.
Alors d’autant plus que si vous reprenez Wernher von Braun, qui a failli être pris par les Russes, en réalité ce sont les Américains qui l’ont pris, et il a aidé un peu les Américains à se faire prendre.
Wernher von Braun, après une carrière brillante aux États-Unis – c’est lui qui a quand même lancé toutes les grandes fusées américaines – a été quand même un petit peu disgracié (peu importe les raisons, il y en a mille possibles), mais surtout s’est amusé à aller à un congrès à Santorin. Or Santorin, cette île volcanique dont je pourrais parler longuement – elle aussi elle mériterait un livre à elle toute seule –, cette île de Santorin, j’y suis allé, du coup, pour aller la « flairer », voir si, inspiré par les dieux, je trouve une réponse. Je n’ai pas trouvé de réponse, sinon la confirmation d’un étonnant – d’un étonnant amoncellement de coïncidences d’événements qui ne peuvent qu’interpeller un enquêteur honnête. Parce que j’ai beaucoup d’amis dans la police, alors je peux dire d’une manière affectueuse : si j’ai raisonné en flic, il n’y a pas de problème, il y a un coupable, il y a un crime au bout, il y a quelque chose dans l’armoire, c’est évident.
D. DE PLAIGE – Mais alors von Braun lui-même s’était fait remonter les bretelles par Hitler parce qu’il s’intéressait trop visiblement à la Lune plutôt qu’à l’exécution du projet V1-V2…
G.-C. MOUNY – Alors là vous avez cent fois raison.
D. DE PLAIGE – Non, je l’ai lu chez vous !...
G.-C. MOUNY – Ah ! encore ! Au moins j’ai servi à quelque chose ! Ha ! Ha ! Ha ! Bon, donc W. von Braun, effectivement, c’est à son honneur, n’avait pas publié son projet initial de la Lune, et là encore lui n’était pas un mystique, mais on peut se demander s’il n’y avait pas diverses choses qui concourraient à lui donner l’impression que c’était plus intéressant qu’il y paraissait d’aller découvrir un peu la Lune. Bon, bref. Son objectif : la Lune. Hitler le détourne de son objectif pour avoir ce qu’on appelait « les engins de représailles » pour envoyer sur Londres, et puis ensuite la France, les fameux V1-V2, et puis il y avait encore d’autres matériels qui étaient prêts derrière pour s’enchaîner.
Alors W. von Braun n’a jamais été tellement apprécié ni encouragé par Hitler, et même Goering, qui avait mis un peu son nez là-dedans, avait reproché que, avant tout ça, on n’ait pas appelé un autre savant qui, lui, avait atterri aux États-Unis, mais bien avant la guerre. On sent qu’il y a autour de ces engins, avant l’heure, une multitude d’interventions, d’interrogations – c’est pas clair, ce n’est pas clair du tout.
D. DE PLAIGE – En tout cas, la technologie V1-V2 est arrivée trop tard – trop tard de leur point de vue, stratégiquement parlant. Et s’il est vrai, s’il est confirmé – je le tiens d’autres sources – que les Nazis avaient mis la main dès 36 sur un objet extraterrestre, et ils n’ont pas pu, ils n’ont pas eu le temps de faire la reverse technologique – je ne sais comment le dire en français, reverse ingeniering
[rétro-ingénierie], technologie inverse, pour le domestiquer et pour le multiplier. Donc le temps leur était trop court pour, heureusement, les empêchaient de mettre la main sur l’Europe.
G.-C. MOUNY – Alors c’est exact, vous avez raison. Par d’autres sources également j’ai quelques informations là-dessus, mais elles sont quand même trop light pour pouvoir être retenues. Mais il est évident qu’il y a des choses qui ont été trouvées. Mais vous m’obligez à revenir un petit peu en Égypte.
En Égypte, des choses ont été trouvées, des choses anormales. Elles ont été squizées par telle ou telle autorité, et évidemment on n’a pas tellement de conclusions, là-dessus. Mais on sait, par des jalousies, par des rapports de secrétaires et autres, qu’un certain nombre de choses ont été trouvées.
7 Rappelons que Eisenhower a reçu à Reims, le 7 mai 1945, la capitulation du général Alfred Jodl (condamné à mort à Nuremberg et pendu). Peut-être est-ce lui que G.C. Mouny a pu confondre avec von Papen…
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Tout comme d’ailleurs aux États-Unis dans les fameuses affaires de « Petits Gris » ou de gens venus de l’extérieur, il y a des morceaux du puzzle qui ont été comme ça ramassés. Mais si on n’a pas la philosophie globale de l’affaire – et c’est ce que je reprocherai aux éminents chercheurs, soit ésotéristes soit scientifiques, je leur reprocherai d’être bloqués par leur couloir. Alors ils ne peuvent pas explorer comme il faudrait. Il faut être absolument vierge et libre ; alors on s’aperçoit qu’il y a un certain nombre de choses comme ça qui, faute d’une vue globale et haute des choses, ne sont pas exploitées. Mais il est évident qu’il y a à droite et à gauche des éléments du genre de ce que vous évoquez. Et en l’occurrence, les Allemands peut-être plus que d’autres, à l’époque, parce qu’ils ont été pris comme vous le dites par le temps et ils n’ont pas pu exploiter tout ça.
De même que dans le domaine nucléaire ; il est évident qu’ils ont quand même été à deux doigts d’avoir la bombe avant les Américains, etc., enfin il y a plein de choses de ce genre, ce serait trop long à évoquer ici, on n’en a pas le temps.
Mais il est évident que des éléments épars existent qui pourraient remettre sur la piste si ou les autorités ou les milieux scientifiques ou les quelques chercheurs de droite et de gauche se rassemblaient pour mettre en commun ce pot. Et je l’ai proposé d’ailleurs, avec un thème un petit peu large, en demandant à Indo-Suez, qui avait quand même un passé égyptien important, de présider une espèce de réunion de scientifiques, de chercheurs de tout bord pour mettre un peu en commun un certain nombre de choses, et je ne vous cache pas qu’on m’en a empêché.