La vie nomade et les routes d'Angleterre au 14e siècle

Notes:

 

[1] o Yearbooks of Edward I , édition Horwood, Londres, 1863, etc., 8

(collection du er Master of the rolls ), années 30-31 d'Édouard I.

 

[2] Lorsque Henri VIII donna à la cathédrale de Cantorbéry les terres

du monastère dissous de Christ-church, il déclara faire cette

donation «pour que les aumônes aux pauvres, la réparation des

routes et des ponts et autres offices pieux de toute sorte se

multipliassent et se répandissent au loin». Et sa concession était

faite «in liberam, puram et perpetuam eleemosynam». (Elton,

Tenures of Kent o , Londres, 1867, 8)

 

[3] Thorold Rogers, History of agriculture and prices in England,

Oxford (Clarendon press), 1866-1882, 4 vol. 8 o, t. I.

 

[4] Voy. Recherches historiques sur les congrégations hospitalières

des frères pontifes, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris,

1818, 8o.

 

[5] o Registrum Palatinum Dunelmense , édition Hardy, 1873, 8; t. I, pp.

615 et 641 (A. D. 1314), texte latin.

[6] Registrum Palatinum Dunelmense, t. I, p. 507.

 

[7] «Allso theare be mainteigned ..... and kept in good reparaciouns

two greate stone bridges, and diuers ffoule and daungerous high

wayes, the charge whereof the towne of hitsellfe ys not hable to

mainteign. So that the lacke thereof wilbe a greate noysaunce to the

kinges maties subiectes passing to and ffrom the marches of wales

and an vtter ruyne to the same towne, being one of the fayrest and

moste proffittable townes to the kinges highnesse in all the shyre.»

( th English Gilds; the original ordinances... from mss. of the 14 and

15th cent., ed. by Toulmin Smith.—Early English text Society,

Londres, 1870, 8o, p. 249.)

 

[8] Archæologia, t. XXVII, p. 77, et t. XXIX, p. 380.

 

[9] Ms. Reg. 16, F. 2, au British Museum (Poésies de Charles

d'Orléans, époque de Henri VII).

 

[10] Stow, The survey of London, Londres, 1633, fol., pp. 27 et suiv.

Stow, qui examina les comptes des gardiens du pont pour une année

(22 Henri VII), trouva que les revenus de la construction s'étaient

élevés à 815 livres 17 shillings 2 pence. Le pont actuel date de notre

siècle; il a été ouvert en 1831 à la circulation; la dépense

occasionnée par sa construction a été de 1 458 311 livres sterling

(trente-six millions et demi de francs).

 

[11] Stow, op. cit., p. 29; Chronicles of London Bridge, by an antiquary

(James Thompson), Londres, 1827, 8o, p. 187.

 

[12] Moyennant le payement d'une taxe, dont un acte de 1334, inséré

dans le Liber albus (éd. Riley), avait fixé très minutieusement le tarif.]

 

[13] Archæologia, t. XIX, p. 308. On voit assez souvent des

représentations de ponts dans les manuscrits du quatorzième siècle;

voy. notamment au British Museum les manuscrits Addition, 12 228,

fol. 267, et 10 E. IV, fol. 192, etc. Ces ponts ont des arches rondes

fortement maçonnées, des piles trapues et quelquefois d'assez jolies

corniches. Il ne reste pas aujourd'hui en Angleterre de ponts du

moyen âge aussi bien conservés que ceux que nous avons en

France; nos voisins n'ont rien qui puisse soutenir la comparaison, par

exemple avec le magnifique pont de la e Calendre à Cahors ( XIII

siècle), ni avec les autres ponts mentionnés plus haut. Ils peuvent

toutefois montrer comme curiosité (car il n'a plus d'utilité pratique) le

vieux pont à trois branches de Crowland, qui paraît remonter, dans

son état actuel, au quatorzième siècle.

 

[14] Yarm sur la Tees, à 44 milles N.-N.-O. d'York. Le «reale chymyn»

dont il est question est la grand'route d'Écosse qui se dirigeait vers le

midi en passant par York et Londres. Le pont fut reconstruit en 1400

par Skirlaw, évêque de Durham.

 

[15] Rotuli parliamentorum, t. I, p. 468. Le droit de pontagium est

fréquemment mentionné dans le Liber custumarum, publié par Riley

(collect. du Maître des Rôles); voir aussi les Fœdera (1816-1830), t.

V, p. 520.

 

[16] Quelquefois, sans doute après avoir éprouvé lui-même ou par

quelqu'un des siens le danger du passage, le roi fait une offrande

assez considérable pour permettre à elle seule de grosses

réparations. Ainsi, la quarante-quatrième année de son règne,

Édouard III donne 15 livres sterling pour les réparations du pont de

Newcastle-on-Tyne. (Issue Roll of Thomas de Brantingham, edited

by F. Devon, 1835-1840, p. 392.)

 

[17] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 100 (année 1338).

 

[18] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 91 (9 Édouard III, 1335).

 

[19] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 350.

 

[20] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 111.

 

[21] Édition Luce, t. I, p. 257.

 

[22] Meaux près Beverley (Chronica monasterii de Melsa, édition E.

A. Bond; collection du o Maître des Rôles , Londres, 1868, 3 vol. 8, t. I,

p. XV).

 

[23] Voir les documents publiés par Riley, Memorials of London,

Londres, 1868, 8o, p. 291.

 

[24] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 107.

 

[25] Voir des représentations de ces charrettes dans les manuscrits

du quatorzième siècle, et notamment dans le manuscrit 10 E. IV au

British Museum, fol. 63, 94, 110, etc.

[26] Thorold Rogers, History of agriculture and prices, t. I, pp. 650-

661.

 

[27] Statutes of the realm, 4 Édouard III, ch. III. Un quarter égale huit

bushels, soit plus de deux hectolitres.

 

[28] Statutes of the realm, 36 Édouard III, ch. II et suiv.

 

[29] Il suffira de rappeler que les représentations de voitures de cette

espèce sont fréquentes dans les manuscrits. On en trouvera

plusieurs, à deux roues et très ornées, dans le roman du roi Meliadus

(ms. du quatorzième siècle au British Museum, Addition, 12 228, fol.

198 et 243). La célèbre voiture à quatre roues du Luttrell psalter

(aussi du quatorzième siècle) a été fréquemment reproduite,

notamment par Turner et Parker dans leur Domestic architecture of

England from Edward I to Richard II o , Oxford, 1852, 4 vol. 8, t. I, p.

141. On trouve aussi dans les manuscrits de curieuses

représentations de litières posées sur des brancards et portées par

deux chevaux, un par devant, un autre par derrière (ms. 118 français,

roman de Lancelot, à la Bibliothèque nationale, fol. 285; deux

personnes sont dans la litière; une dame et un chevalier blessé;

quatorzième siècle).

 

[30] Histoire que raconte La Tour-Landry d'un saint ermite qui vit en

rêve la femme de son neveu en purgatoire. Les démons lui

enfonçaient des aiguilles ardentes dans les sourcils. Un ange lui dit

que «c'estoit pour ce qu'elle avoit affaitié ses sourciz et ses temples,

et son front creu, et arrachié son poil pour soy cuidier embellir et

pour plaire au monde». (Le livre du chevalier de La Tour-Landry,

édition Montaiglon, Paris, 1854, 12o.)

 

[31] Fille de Gilbert de Clare, comte de Gloucester et de Hereford, et

de Jeanne d'Acres, fille d'Édouard Ier. Elle mourut le 4 novembre

1360. (A collection of all the wills.... of the kings and queens of

England o , etc.; publiée par J. Nichols, Londres, 1780, 4, p. 22.)

 

[32] Sœur du roi (Issues of the exchequer, édition Devon, Londres,

1837, p. 142.)

 

[33] Thorold Rogers, History of agriculture and prices, t. I. p. 361.

 

[34] The Paston Letters (1422-1509), a new édition... by James

Gairdner, Londres, 1872, 3 vol. 8o.

 

[35] Patent rolls and itinerary of King John, edited by T. D. Hardy,

Londres, 1835.

[36] Liber quotidianus garderobæ, Londres, 1787, p. LXVII.

 

[37] «Archers.—And xxiiij archers on foote for garde of the kinges

body, who shal goe before the kinge as he travaleth thorough the

cuntry.» King Edward II's.. ordinances, 1323, éd. Furnivall, p. 46.

 

[38] Fleta seu commentarius juris anglicani, editio secunda, Londres,

1685, 4o er II , liv. II, chap. . Ce traité fut composé sous Édouard I, dans

la prison de la Flotte, par un juriste demeuré inconnu. Il est

postérieur à 1292, car mention y est faite de la soumission de

l'Écosse.

 

[39] Liv. II, chap. V. Une ordonnance d'Édouard II parle seulement de

la marque au fer rouge sur le front. (King Edward II's household and

wardrobe ordinances, A. D. 1323, Chaucer society, édition Furnivall,

1876.)

 

[40] Il lui envoyait à cet effet un mandatum, qu'il retirait lorsque le roi

changeait d'avis sur le lieu où il devait aller, ce qui arrivait assez

fréquemment. «Debet autem senescallus nomine capitalis justitiarii

cujus vices gerit mandare vicecomiti loci ubi dominus rex fuerit

declinaturus quod venire faciat ad certum diem, ubicumque tunc rex

fuerit in ballivia sua, omnes assisas comitatus sui, et omnes prisones

cum suis atachiamentis.» (Fleta.)

 

[41] «Habet etiam ex virtute officii sui potestatem procedenti ad

utlagationes et duella jungendi et singula faciendi quæ ad justitiarios

itinerantes, prout supra dictum est pertinent faciendi.»

 

[42] Fleta, liv. II, chap. III.

 

[43] Original authority of the King's council, p. 115.

 

[44] King Edward II's household and wardrobe ordinances, A. D.

1323, édition Furnivall, 1876, § 94.

 

[45] Ce droit seigneurial était attaché à certains manoirs et se

transmettait avec eux. Voir la pétition d'une abbesse de l'île de Wight

qui réclame (à cause des amendes dont elle devait bénéficier) la Vue

de francpledge attachée au manoir de Shorwalle, qui lui a été donné.

La dame Isabelle de Forte lui dispute ce droit. (Rotuli

parliamentorum, t. II. p. 182, année 1347.)

 

[46] Notamment, comme dans la Vue de francpledge, si les ponts et

les chaussées étaient bien tenus et à qui incombait le devoir de les

réparer (Yearbooks of the reign of K. Edward I, édition Horwood,

1863, etc., t. I, p. 75).

 

[47] Les duels de Thomas de Bruges n'étaient pas ceux des cas de

félonie et de crime où il allait de la mort du vaincu; c'était seulement

le duel cum fuste et scuto, qui nécessitait beaucoup moins souvent,

comme on le pense, le remplacement du champion. La vingt-

neuvième année d'Édouard III, un duel eut lieu par champions entre

l'évêque de Salisbury et le comte de Salisbury. Quand les juges en

vinrent, conformément aux lois, à examiner les vêtements des

combattants, ils trouvèrent que le champion de l'évêque avait

plusieurs feuilles de prières et d'incantations cousues à ses habits

(Yearbooks of Edward I, années 32-33, p. 16). La visite des

vêtements se faisait toujours et avait précisément pour but de

découvrir ces fraudes, qui étaient considérées comme les plus

dangereuses et les plus déloyales.

 

[48] Voir la représentation de seigneurs et de dames dictant leurs

lettres à des scribes, et de messagers les remettant aux

destinataires dans le manuscrit 10 E. IV, au British Museum

(commencement du e XIV siècle), fol. 305 et suiv., et dans le

manuscrit Addit. 12228, fol. 238 et suiv.

 

[49] King Edward II's household and wardrobe ordinances, 1323,

édition Furnivall, Londres, 1876, p. 46.

 

[50] Issue roll of Thomas de Brantingham, édition Fr. Devon, Londres,

1835, 4o, pp. XXI, XXXII, XXXVII, XLIV, 408; Issues of the exchequer,

1837, pp. 220, 255. Des pages entières du rôle de Thomas de

Brantingham (ex. pp. 154-155) sont remplies par des payements

reçus par des messagers, ce qui montre l'usage fréquent qu'on

devait faire de leurs services.

 

[51] Issues of the exchequer, p. 202.

 

[52] Langland, The vision of William concerning Piers the Plowman,

édition Skeat, texte C, passus XIV, vers 44 et suiv.

 

[53] Rotuli parliamentorum, t. I, p. 48, 18 Éd. I.

 

[54] Wardrobe accounts of Edward II.—Archæologia, t. XXVI, pp. 321,

336 et suiv.

 

[55] Il suffit de parcourir Froissart pour se rendre compte de l'extrême

fréquence de cet usage: Jean de Hainaut arrive à Denain: «Là se

hébergea en l'abbaye cette nuit» (liv. I, part. I, chap. XIV); la reine

débarque en Angleterre avec le même Jean de Hainaut: «.... et puis

trouvèrent une grand'abbaye de noirs moines que on clame saint

Aymon, et s'y herbergèrent et rafraîchirent par trois jours» (chap.

XVIII); «là s'arrêta le roi et se logea en une abbaye» (chap. CCXCII);

«le roi Philippe... vint en la bonne ville d'Amiens, et là se logea en

l'abbaye du Gard» (chap. CCXCVI), etc.

 

[56] Publiés par Larking et Kemble, The Knights Hospitallers in

England o , Camden Society, 1857, 4. C'est le texte d'un manuscrit

retrouvé à Malte et intitulé: «Extenta terrarum et tenementorum

Hospitalis Sancti Johannis Jerusalem in Anglia. A. D. 1338».

 

[57] «... Una cum supervenientibus, quia dux Cornubiæ juxta

moratur» (pages 99, 101 et suiv.).

 

[58] Statutes of the realm, 3 Éd. I, chap. I.

 

[59] Statutes of the realm, années 1309 et 1315-1316 (Articuli cleri, 9

Éd. II, chap. XI).

 

[60] Fleta, liv. I, chap. XX.

 

[61] Rotuli parliamentorum, t. III, p. 501, année 1402.

 

[62] Rotuli parliamentorum, t. III, p. 46, ann. 1378. Le clergé, d'autre

part, se plaint de ce que les shériffs viennent quelquefois «ove lour

femmes et autre excessif nombre de gentz» s'installer dans les

monastères sous prétexte de tournées pour le compte du roi. (1

Rich. II, 1377.)

 

[63] «Mensæ de medio remouentur.» Description d'un dîner en

Angleterre, par Barthélemy de Glanville ( e XIV siècle), Bartholomi

Anglici de rerum proprietatibus o , Francfort, 1601, 8, liv. VI, chap.

XXXII. Smollett, au dix-huitième siècle, note l'existence d'usages tout

semblables en Ecosse: on dîne puis on dort dans le hall, où l'on a

étendu des couchettes à la place des tables. (Humphrey Clinker.)

 

[64] Turner et Parker, Domestic architecture in England from Edward I

to Richard II o , Oxford, 1853, 8, p. 75. Voir aussi dans l'Archæologia,

VI, p. 36, la description avec dessins du hall royal d'Eltham.

 

[65] Eglogue III, dans l'édition publiée par la Percy society du Cytezen

and Vplondyshman o LI , 1847, 8 , p. .

 

[66] Le texte latin de leur compte de dépense a été publié par Thorold

Rogers dans son History of agriculture and prices, t. II, p. 635.

[67] Liber albus, édition Riley, p. LVIII.

 

[68] Ce manuel a été publié par M. Paul Meyer dans la Revue

critique, t. X, p. 373.

 

[69] Ms. 10 E. IV, fol. 114.

 

[70] Statut de 1285; 13 Éd. I (Statutes of the realm).

 

[71] Statutes of the realm, Londres, 1810, fol., t. I, p. 246.

[72]

 

«An haywarde and an heremyte, the hangeman of tyborne, Dauwe the dykere with a dosen harlotes

Of portours and of pyke-porses, and pylede toth-drawers. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ther was lauhyng and lakeryng, and 'let go the coppe!» Bargeynes and beuereges by-gunne to aryse,

And setyn so til evesong rang.»

 

The vision of William concerning Piers the Plowman, édition Skeat,

Londres (Early english text society), 1873, 8o; texte C, passus VII,

vers 361 et suivants.

 

[73] Le Livre de la mutacion de fortune, liv. III (ms. 603 à la

Bibliothèque nationale).

 

[74] Voir un exemple d'ermite installé au coin d'un pont dans un acte

royal qui maintient formellement les privilèges de l'«Heremyte of the

brigge of Loyne and his successours» (4 Éd. IV, Rotuli

parliamentorum, t. V, p. 546).

 

[75] Voir supra le rôle des clercs dans la collecte des offrandes, la

garde et l'entretien des ponts (chap. I).

 

[76] 12 Rich. II, chap. VII (Statutes of the realm).

 

[77] The vision of William concerning Piers the Plowman, édition

Skeat, texte C, passus I, vers 27, et passus X, vers 195.

[78]

 

Ac eremiten that en-habiten by the heye weyes,

And in borwes a-mong brewesters and beggen in churches.

Ibidem, passus X, vers 189.)

 

[79] Passus X, vers 140. Le matin il se lève quand bon lui semble et il

se demande tout de suite où il pourra aller prendre son repas, ou

bien qui lui donnera du lard, du pain, du fromage; il rapporte tout cela

en sa maison et vit dans la paresse:

 

And when hym lyketh and lust hus leue ys to aryse; When he ys rysen, rometh out and ryght wel aspieth Whar he may rathest haue a repast other a ronnde of

bacon,

Suluer other sode mete and som tyme bothe,

A loof other half a loof other a lompe of chese;

And carieth it hom to hus Cote and cast hym to lyue In ydelnesse and in ese.

 

[80] Passus X, vers 208.

 

[81] Passus X, vers 251:

 

Ac while he wrought in thys worlde and wan hus met He sat atte sydbenche and secounde table; [with treuthe,] Cam no wyn in hus wombe thorw the weke longe,

Nother blankett in hus bed ne white bred by-fore hym. The cause of al thys caitifte cometh of meny bisshopes That suffren suche sottes.

 

[82] Le Dit de frère Denise. (Œuvres complètes de Rutebeuf, édition

Jubinal, Paris, 1874, 3 vol. 12o, t. II, p. 63.)

 

[83] Ce texte a été publié dans l'Archæological journal, t. IV, p. 69.

 

[84] Richard II eut plusieurs fois à les renouveler et confirmer, mais

sans effet. Dans son premier statut sur ce sujet, il constate le luxe de

partisans dans lequel se complaisaient des gens assez pauvres:

«pur ceo qe plusours gentz de petit garison de terre, rent ou d'autres

possessions font grantz retenuz des gentz sibien d'esquiers come

d'autres en plusours parties del roialme...» (1 Rich. II, chap. VII). Le

troisième statut de la treizième année de Richard, celui de la

seizième année (chap. IV), celui de la vingtième année (chap. I et II),

sont également dirigés contre l'abus des livrées et le nombre des

partisans des «seigneurs espirituels et temporels». (Statutes of the

realm.) Henri VI renouvela inutilement ces statuts.

 

[85] 2 Rich. II, statut I, chap. VI. (Statutes of the realm.)

 

[86] Le tableau que présente ce statut est assez complet pour qu'il ne

soit pas nécessaire de citer d'autres textes. Dans les pétitions

adressées au parlement on trouvera de très nombreuses plaintes de

particuliers pour des actes de violence dont ils ont été victimes, pour

des emprisonnements du fait de leurs ennemis, des vols, des cas

d'incendie, de destruction du gibier ou du poisson des parcs.

Exemples: pétition d'Agnès d'Aldenby, qui est rançonnée par des

malfaiteurs (Rotuli parliamentorum, t. I, p. 375); d'Agnès Atte Wode,

battue ainsi que son fils et rançonnée (I, p. 372); des habitants de

plusieurs villes du comté d'Hereford qui ont été emprisonnés et

rançonnés par le chevalier Jean de Patmer (I, p. 389); de Jean de

Grey, qui est attaqué par quinze malfaiteurs assez déterminés pour

mettre le feu à une ville et donner l'assaut à un château (I, p. 397);

de Robert Power, qui est rançonné et a son château saccagé, ses

gens battus par des hommes «tut armez come gent de guerre» (I, p.

410); de Rauf le Botiller, qui a vu piller et brûler son château par 80

hommes venus pour cela avec armes et bagages, amenant des

cordes et des haches sur des charrettes (II, p. 88), etc. En France,

bien entendu, les méfaits de ce genre étaient encore plus nombreux,

mais l'état de guerre y était alors continuel.

 

[87] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 351.

 

[88] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 201 (22 Éd. III, 1348).

 

[89] Ibid., t. II, p. 165.

 

[90] Les pénitences de cette sorte n'étaient pas appliquées seulement

aux hommes. Les femmes de toutes les conditions devaient s'y

soumettre. On peut voir dans ce même registre palatin de Durham le

cas d'Isabelle de Murley, condamnée pour adultère avec Jean

d'Amundeville, mari de sa sœur, à recevoir publiquement «sex

fustigationes circa forum Dunelmense» (t. II, p. 695). Autre exemple

dans les Constitutiones.... Walteri de Cantilupo, Wigornensis

episcopi A. D. 1240; Wilkins, Concilia Magnæ Britanniæ et Hiberniæ,

Londres, 1737, 4 vol. fol., t. I, p. 668.

 

[91] o Edition Aungier, Camden society, 1844, 4, p. 42 (écrites par un

contemporain des événements).

[92] Articuli cleri, 9 Éd. II, chap. X (Statutes of the realm).

 

[93] Il défend que les gardiens se tiennent dans le cimetière, à moins

qu'il n'y ait un danger de fuite imminent. Le félon peut avoir dans

l'église «necessaria vite» et il peut en sortir librement «pro obsceno

pondere deponendo».

 

[94] Statutes of the realm, t. I, p. 250, texte de date incertaine, mais

se rapportant probablement au règne d'Édouard II. D'après le Fleta

(liv. I, ch. XXIX), au bout de 40 jours d'asile, si les malfaiteurs n'ont

pas forjuré le royaume, on doit leur refuser la nourriture et il ne leur

sera plus permis d'émigrer. Pour gagner le port, d'après la même

autorité, le félon porte un costume qui le fait reconnaître; il est

«discinctus, discalceatus, capite discooperto, in pura tunica, tanquam

in patibulo suspendendus, accepta cruce in manibus».

 

[95] Statutes of the realm, 2 Rich. II, chap. III. On s'était déjà plaint de

ces fraudes sous Édouard III. Une pétition des communes au

parlement de 1376-1377 (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 369)

constate que certaines gens, après avoir reçu en prêt de l'argent ou

des marchandises et avoir fait une prétendue donation de tous leurs

biens à des amis, «s'enfuent à Westmonster, Seint Martyn ou autres

tils places privilegeez, et illeoqs vivent long temps... tan qe lesdites

creaunsours serront moult leez de prendre une petit parcelle de lour

dette, et relesser le remenant». Alors les débiteurs rentrent chez eux

et leurs amis leur rendent tous leurs biens.

 

[96] o Croniques de London , 1844, 4, Camden society, p. 42.

 

[97] Ibidem, p. 52.

 

[98] History of the reign of king Henry the seventh.

 

[99] Rotuli parliamentorum, 21 Éd. III, t. II, p. 178. Voir aussi la pétition

des communes en 1330-1331, 25 Éd. III, t. II, p. 229.

 

[100] «Pur ceo qe nostre seigneur le roi, par suggestions meyns

véritables, ad plusours foitz granté sa charte de pardon as larons

notairs, et as communes murdrers, fesantz à lui entendre q'ils sont

demorantz en ses guerres de outre meer, là où ils sont sodeinement

retournez en lour pays à perseverer en lour mesfaitz....» Le roi

ordonne qu'on inscrira dans les chartes «le noun de lui qi fist la

suggestion au roi». Et les juges devant qui cette charte sera

présentée par les félons pour avoir leur liberté auront le pouvoir de

faire enquête, et s'ils trouvent que la suggestion n'est pas fondée, ils

tiendront la charte pour non avenue (Rotuli parliamentorum, t. II, p.

253, année 1353).

 

[101] Règlement de 1313 (Munimenta academica, or documents

illustrative of academical life and studies at Oxford, éd. II. Anstey,

Londres, 1868, 2 vol. 8 o. Collection du Maître des Rôles, t. I, p. 91).

La peine était la prison et la perte des armes.

 

[102] 5 Éd. III, ch. XIV.

 

[103] er L'aïeul du roi actuel, lequel aïeul était Édouard I.

 

[104] Statut de Winchester; 13 Éd. I, ch. IV. Statutes of the realm.

 

[105] Cette faculté de faire courir sus à la première personne venue

était, comme une foule de droits de ce temps, à la fois une garantie

pour la sécurité publique et une arme dangereuse aux mains des

félons. Des voleurs s'en servaient et il leur arrivait de faire

emprisonner par ce moyen leur propre victime. Alisot, femme de

Henri de Upatherle, expose au roi que son mari a été fait prisonnier

par les Écossais à la bataille de Sterling, est resté plus d'un an leur

captif, puis est revenu après avoir payé quarante livres de rançon.

En son absence, Thomas de Upatherle et Robert de Prestbury

s'emparèrent des terres qu'il possédait à Upatherle, se les

partagèrent, abattirent les maisons et en tout agirent en propriétaires,

emportant chez eux tout le bien qu'ils purent. Le retour du prisonnier

vint les surprendre; dès qu'ils surent qu'il avait reparu sur ses terres,

«le dit Thomas, par faus compassement entre luy et le dit Robert

s'en leva hiewe et crie sur le dit Henry, et lui surmist qe il lui avoit

robbé de ses chateux à la value de CLI». Ils furent crus: «le dit Henri

fut pris et emprisoné en chastle de Glocestre longe temps,» en

attendant la venue des justices, exactement comme le disait le

statut. Henri finit par recouvrer sa liberté et obtint un bref contre ses

ennemis; mais ceux-ci, informés à temps, vinrent trouver leur victime

«et baterunt le dit Henri en la ville de Gloucestre, c'est asaver

debrescerunt ses deux braaz, ses deux quises et ses deux jaunbes,

et sa teste de chescun parte, et son corps tut naufré et vilement

treté, qe a graunt peine eschapa la mort». La réponse du roi n'est

guère satisfaisante: «Si le baron (mari) seit en vie, la pleinte est seon

(sienne), et s'il seit mort, la pleinte de la femme est nulle» (Rotuli

parliamentorum, t. II, p. 35, année 1330).

 

[106] Diz de l'erberie. Œuvres, édition Jubinal, 1839, t. I, p. 250;

l'orthographe de la citation est modernisée.

[107] Recueil d'Isambert, t. III, p. 16, et t. IV, p. 676.

 

[108] Remède pour les maladies de la rate (Rosa Anglica).

 

[109] Memorials of London, documents se rapportant aux treizième,

quatorzième et quinzième siècles, publiés par Riley, Londres, 1868,

8 o, p. 466.

 

[110] Rotuli parliamentorum, 9 II. V, t. IV, p. 130.

 

[111] Statutes of the realm, 3 H. VIII, ch. XI, 32 H. VIII, ch. XLII, et 34-

35 H. VIII, ch. VIII.

 

[112] The Fox, acte II, scène I (1605).

 

[113] Coryat's crudities, reprinted from the edition of 1611, Londres,

1776, 3 vol. 8 o, t. II, p. 50. Coryat était parti de Douvres le 14 mai

1608.

 

[114] On s'habituait à lire les vers à haute voix au lieu de les chanter.

Chaucer prévoit que son poème de Troïlus pourra être lu ou chanté

indifféremment et il écrit, s'adressant à son livre:

 

So preye I to God, that non myswrite the,

Ne the mys-metere, for defaute of tonge!

And red wher so thow be, or elles songe,

That thow be understonde, God I beseche!

 

(Livre dernier, strophe CCLVIII.)

 

[115] Sir Gawayne, édition Morris, pp. 38 et suiv.

 

[116] Les manuscrits brillamment enluminés se multiplient; on les

recherche et on les paye fort cher. Édouard III achète à Isabelle de

Lancastre, nonne d'Aumbresbury, un livre de romans qu'il lui paye 66

livres 13 shillings et 4 pence, ce qui était une somme énorme. Quand

le roi eut ce livre, il le garda dans sa propre chambre. (Issues of the

exchequer, édition Devon, 1837, p. 144.) Richard II (ibidem, p. 213)

achète pour 28 livres une bible en français, un Roman de la Rose et

un Roman de Percival. Pour se faire une idée de ces prix, il faut se

rappeler, par exemple, que, l'année avant qu'Édouard achetât son

livre de romans, les habitants de Londres inscrivaient dans les

comptes de la ville 7 livres 10 shillings pour dix bœufs qu'ils avaient

donnés au roi, 4 livres pour 20 porcs et 6 livres pour 24 cygnes.

(Memorials of London and London life, documents publiés par Riley,

1868, p. 170.)

[117]

 

He luffede glewmene well in haulle,

He gafe thame robis riche of palle

Bothe of golde and also fee;

Of curtasye was he kynge,

Of mete and drynke no nythynge

One lyfe was none so fre.

 

(The Thornton romances; Isumbras, éd.

Halliwell.)

 

[118] o Th. Wright, Domestic manners and sentiments , etc., 1862, 8, p.

181.

 

[119] Année 40 Éd. III, Issue rolls of the exchequer, p. 188.

 

[120] Voir deux exemples de cas pareils dans l'introduction à l'Issue

roll of Thomas de Brantingham, p. XXXIX.

 

[121] A roll of the household expenses of Richard de Swinfield, bishop

of Hereford, edited by J. Webb, Camden society, Londres, 1854-

1855, 2 vol. 4o, t. I, pp. 152 et 155.

 

[122] Texte C, passus XII, vers 35.

 

[123] Arthur, après un exploit de Gauvain, s'assied à son repas,

 

Wythe alle maner of mete and mynstralcie

bothe.

 

Le deuxième jour que passe Gauvain chez le Chevalier Vert,

 

Much glame and gle glent vp ther-inne,

Aboute the fyre vpon flet, and on fele wyse,

At the soper and after mony athel songe[gh]

As condutes of kryst-masse, and carole[gh] newe, With alle the manerly merthe that mon may of telle.

 

Le troisième jour,

With merthe and mynstralsye, with mote[gh] at hor wylle Thay maden as mery as any men mo[gh]ten.

 

(Sir Gawayne, éd. Morris, 1864, pp. 16 et 53

et vers 1952.)

 

[124]

 

And so bifel that, after the thridde cours,

Whyl that this king sit thus in his nobleye,

Herkning his minstralles her thinges pleye

Biforn him at the bord deliciously.....

 

(Squieres tale.)

 

[125] Texte du contrat:

 

«Ceste endenture, faite le V jour de juyn, l'an tierce nostre

sovereigne seigneur le roi Henri, puis le conquest quint, tesmoigne

que John Clyff ministral, et autres XVII ministralls, ount resceuz de

nostre dit seigneur le roy, par le mayns de Thomas count d'Arundell

et de Surrie, tresorer d'Engleterre, XL l. s. sur lour gages a chescun

de ceux XII d. le jour pur demy quarter de l'an, pur servir nostre dit

seigneur le roy es parties de Guyen, ou aillours,» etc. Rymer,

Fœdera, année 1415.

 

[126] Fœdera, sub anno 1387.

 

[127] Ibidem, sub anno 1464.

 

[128] o Issue roll of Thomas de Brantingham ; édition Devon, 1835, 4,

pp. 54 et suiv. et 296 et suiv. Ces pensions étaient accordées pour la

vie.

 

[129] Wharton, édition d'Hazlitt, t. II, p. 98. Langland note de même le

bon accueil que l'on faisait aux ménestrels du roi quand ils étaient de

passage, afin de plaire au maître, qu'on savait sensible à ces

marques de bon vouloir. (Voir la note suivante.)

[130]

 

Clerkus and knygtes welcometh kynges mynstrales, And for loue of here lordes lithen hem at festes;

Much more me thenketh riche men auhte

Haue beggers by-fore hem whiche beth godes mynstrales.

 

(Texte C, passus VIII, vers 97.)

 

[131] Voir un dessin de cette galerie dans une miniature reproduite par

Eccleston ( o Introduction to english antiquities , Londres, 1847, 8, p.

221). Aux sons de la musique des ménestrels, quatre hommes

sauvages dansent en faisant des contorsions, des bâtons sont par

terre, sans doute pour leurs exercices; un chien saute au milieu

d'eux en aboyant.

 

[132] Treizième siècle (Album de Villard de Honecourt, publié par

Lassus et Darcel, 1858, 4o, planche IV).

 

[133] o Francisque Michel, La riote du monde , etc., Paris, 1834, 8, p.

28.

 

[134] On peut voir à la cathédrale d'Exeter les instruments de musique

dont on se servait au quatorzième siècle, sculptés dans la Minstrels'

gallery (série d'anges jouant de la musique).

 

[135] «.... de loco tamen ad locum in diebus festivalibus discurrunt et

proficua illa totaliter percipiunt e quibus ministralli nostri prædicti, et

cæteri ministralli nostri pro tempore existentes, in arte sive

occupatione prædicta sufficienter eruditi et instructi, nullisque aliis

laboribus, occupationibus sive misteris utentes, vivere deberent.»

 

[136] «Volumus ... quod nullus ministrallus regni nostri prædicti,

quamvis in hujusmodi arte sive occupatione sufficienter eruditus

existat, eadem arte... de cætero, nisi de fraternitate sive gilda

prædicta sit et ad eandem admissus fuerit et cum fratribus ejusdem

contribuerit, aliquo modo utatur.»

 

[137] Rymer, Fœdera, 24 avril 1469.

 

[138] Rotuli parliamentorum, t. III, p. 508.

[139] Les ballades concernant Robin Hood ont été recueillies par

Ritson: Robin Hood ballads, 2 vol., Londres, 1832. La grande

majorité des chants qui nous sont parvenus sur ce héros n'est

malheureusement que du seizième siècle; mais il en est quelques-

uns d'antérieurs; sa popularité au quatorzième siècle était très

grande.

 

[140] The wyf of Bathes tale (68 vers sur l'égalité des hommes et sur

la noblesse); de même dans le Persones tale: «Eeck for to pride him

of his gentrie is ful gret folye.... we ben alle of oon fader and of oon

moder; and alle we ben of oon nature roten and corrupt, bothe riche

and pore» (édition Morris, t. III, p. 301).

 

Cf. ces vers d'une pièce française du même siècle (cités dans le

Discours sur l'état des lettres au quatorzième siècle, Histoire littéraire

de la France, t. XXIV):

 

Nus qui bien face n'est vilains,

Mès de vilonie est toz plains

Hauz hom qui laide vie maine:

Nus n'est vilains s'il ne vilaine.

 

[141] «Sicut lex justissima, provida circumspectione sacrorum

principum stabilita, hortatur et statuit ut, quod omnes tangit ab

omnibus approbetur, sic,» etc., Fœdera, sub anno 1295. Les appels

directs d'Édouard Ier à son peuple contribuèrent à développer de

bonne heure chez les Anglais le sens des devoirs, des droits et des

responsabilités politiques. Dans une de ses nécessités, alors que le

parlement existe à peine, il en vient à expliquer sa conduite au

peuple et à se justifier: «...Lui rois, sur ceo, et sur l'estat de lui, e de

sun reaume, e coment les busoignes du reaume sunt alées à une

pies, fait asavoir e voet que tutz en sachent la vérité, laquelle

s'enseut...» Fœdera, sub anno 1297.

 

En France, les proclamations de principes très libéraux sont

fréquentes dans les édits royaux, mais ces grands mots ne sont

qu'un leurre, et on prend à peine le soin de le dissimuler. Dans son

ordonnance du 2 juillet 1315, Louis X déclare que, «comme selon le

droit de nature chacun doit naistre franc», il a résolu d'affranchir les

serfs de ses domaines, mais il ajoute qu'il le fera pour de l'argent; et

trois jours après, craignant que son bienfait ne soit pas suffisamment

prisé, il ajoute de nouvelles considérations où la philosophie

intervient encore d'une étrange manière: «Pourroit estre que aucuns

par mauvez conseil et par deffaute de bons avis, charroient en

desconnessance de si grant benefice et de si grant grace, que il

voudroit mieus demourer en la chetivité de servitude que venir à

estat de franchise, nous vous mandons et commettons que vous de

telles personnes, pour l'aide de nostre présente guerre, considérée

la quantité de leurs biens, et les conditions de servitude de chascun,

vous en leviez si souffisamment et si grandement comme la

condition et la richesse des personnes pourront bonnement souffrir

et la nécessité de nostre guerre le requiert.» (Recueil d'Isambert, t.

III, p. 102.)

 

[142] «.... Quorum adeo error invaluit, ut a præclaris domibus non

arceantur, etiam illi qui obscenis partibus corporis oculis omnium

eam ingerunt turpitudinem, quam erubescat videre vel cynicus,» etc.

( er VIII Polycraticus , liv. I , chap. .)

 

[143] Historical papers from the northern registers; édition Raine

(Collection du Maître des rôles).

[144]

 

Ich can nat tabre ne trompe ne telle faire gestes,

Farten ne fithelen at testes ne harpen,

Japen ne jogelen ne gentilliche pipe,

Nother sailen ne sautrien ne singe with the giterne.

 

Édition Skeat, (texte C, passus, XVI, vers

200.)

 

[145] Wright donne dans ses Domestic manners and sentiments,

1862, p. 167, la reproduction des miniatures de deux manuscrits du

British Museum, qui représentent la danse d'Hérodiade sur les

mains.

 

[146] Issue rolls of the exchequer, édition Devon, p. 212.

 

[147] The Nut-Brown Maid, Skeat, Specimens of English Literature,

Clarendon Press, 1871.

 

[148] Statut de Winchester, 13 Éd. I, chap. IV, confirmé par Édouard III

(Statutes of the realm).

[149] «Item videtur nulla esse utlagarda si factum pro quo interrogatus

est civile sit et non criminale.» (Bracton, Collection du Maître des

rôles, t. II, p. 330.)

 

[150] Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 533 (Collection du

Maître des rôles).

 

[151] Yearbooks of Edward I, années 30-31, pp. 537-538.

 

[152] Liv. I, chap. XXVII.

 

[153] Bracton, t. II, pp. 340-342.

 

[154] Yearbooks of Edward I, années 30-31, p. 515. Quelquefois on

profitait de l'absence de son ennemi sur le continent pour affirmer au

magistrat qu'il était en fuite et le faire déclarer outlaw: ainsi, le clerc

Jean Crochille se plaint au parlement d'avoir été mis injustement

hors la loi pendant un voyage qu'il avait fait en cour de Rome, 1347

(Rotuli parliamentorum, t. II, p. 171); le clerc Robert de Thresk est de

même déclaré outlaw pendant son absence du royaume «par malice

de ses accusours». (Ibidem, même année, p. 183.)

 

[155] Yearbooks of Edward I, années 21-22, p. 447.

 

[156] D'après Seebohm (The Black Death and its place in English

History; deux articles dans la Fortnightly Review en 1865), plus de la

moitié de la population mourut pendant l'année 1348-1349. Voici le

tableau frappant que trace Knyghton, un contemporain, de la peste à

Leicester: «Et moriebantur quasi tota valitudo villæ....valde pauci

erant qui de divitiis vel quibuslibet rebus curam agerent.... Et oves et

boves per campos et inter segetes vagabant.... sed in sulcis deviis et

sepibus morte perierunt numero incomputabili.» A l'automne, la

main-d'œuvre est hors de prix et une partie de la récolte est laissée

sur pied (Decem scriptores de Twysden; col. 2598).

 

[157] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 233. Cf. les ordonnances

françaises; celle de Jean, de cette même année (Recueil d'Isambert,

t. IV, p. 576), prescrit aux «gens oiseux» de Paris de travailler ou de

s'en aller, ce qui était moins radical et encore moins utile que les

règlements anglais. Une autre ordonnance de Jean (nov. 1354) est

dirigée contre les ouvriers qui vont de ville en ville chercher de gros

gages, partout «où les ordonnances ne sont mie adroit gardées»

(Ibid., p. 700). Ils sont menacés de la prison, du pilori et du fer rouge.

 

[158] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 261; parlement de 1354.

[159] Statut, 34 Éd. III, chap. IX, année 1361-2.

 

[160] Rotuli parliamentorum, t. II, p. 312 et 340.

 

[161] Rotuli parliamentorum, p. 340; parlement de 1376.

 

[162] Langland montre, de même, le mendiant éhonté qui va, sac sur

le dos, quêter de porte en porte, et qui pourrait fort bien, s'il voulait,

gagner son pain et sa bière en travaillant; il sait un métier, mais il

préfère ne pas l'exercer:

 

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

And can som manere craft in cas he wolde hit vse, Thorgh whiche crafte he couthe come to bred and to ale.

 

(Texte C, passus X, vers 151.)

 

[163] Statutes of the realm, 23 Ed. III, chap. VII.

 

[164] Rotuli parliamentorum, t. III. pp. 17, 46, 65.

 

[165] Statutes of the realm, 7 Ric. II, chap. V.

 

[166] Statutes, 12 Ric. II, chap. III.

 

[167] Voir au British Museum, dans un manuscrit des décrétales (10 É.

IV), la représentation d'un moine mis dans des ceps; un autre moine

lie l'extrémité des poutres avec des cordes (fol. 222). Voir aussi ces

instruments de torture dans Foxe, Actes and monuments, Londres,

1562, fol., pp. 390, 1272, etc.

 

[168] Gleanings from the public records, par M. H. Hewlett, dans

l'Antiquary de mars 1882.

 

[169] 12 Rich. II, chap. VII.

 

[170] 12 Rich. II, chap. VII.

 

[171] Statutes, 13 Rich. II, chap. XIII.

 

[172] Walsingham, Historia anglicana, sub anno 1381.

 

[173] The statutes at large, édition O. Ruffhead, Londres, 1763, t. I,

pp. 53 et 343, 3 Éd. I, ch. XXXIV, et 2 Rich. II, ch. V.

 

[174] Rotuli parliamentorum, t. III, p. 294.

[175] 5 Rich. II, st. 2, chap. V.

 

[176] On l'a souvent considéré comme un Wyclifite; mais, de même

que beaucoup de ses pareils, il ne partageait pas toutes les idées du

maître, et en avait d'autres, de son côté, qui lui étaient propres; ainsi,

suivant lui, les enfants naturels ne pouvaient aller au ciel.

 

[177] o Chronicon Angliæ , 1328-1388, édition Thompson, 1874, 8.

 

[178] English prose treatises of Richard Rolle de Hampole, édition

Perry, Londres, 1866, 8 o.

 

[179] Jack Straw, d'après la confession que rapporte de lui son

contemporain le moine, Thomas Walsingham, n'aurait voulu

conserver d'autres religieux sur la terre que les frères mendiants:

«Soli mendicantes vixissent super terram qui suffecissent pro sacris

celebrandis aut conferendis universæ terræ.» (Historia anglicana,

1867-1869, t. II, p. 10.)

 

[180] The vision of William concerning Piers the Plowman, édition

Skeat, texte C, passus XXIII, vers 274.

 

[181] The vision of William concerning Piers the Plowman, texte C,

passus XVII, vers 352.

 

[182] Thomas d'Eccleston, auteur du Liber de adventu minorum in

Angliam (publié par Brewer dans ses Monumenta franciscana), vit la

période la plus florissante des ordres moindres. Son livre est d'une

naïveté extrême et abonde en récits de visions et de faits

merveilleux. La vision dont il est question ici se trouve à la page 28

des Monumenta.

 

[183] o Matthieu Paris, Historia Anglorum , Londres, 1866, 3 vol. 8, t. III,

p. 145.

 

[184] Speculum vitæ B. Francisci et sociorum eius; opera fratris G.

Spoelberch. Anvers, 1620, 1re partie, chap. IV.

 

[185] Il y avait à peine trente ans que les frères avaient paru en

Angleterre et ils y possédaient déjà quarante-neuf couvents

( o Monumenta franciscana , édition Brewer, Londres, 1858, 8, p. 10).

On trouvera dans Matthieu Paris un très bon exposé du rôle des

frères mineurs en Angleterre à leur arrivée dans ce pays, de la vie

pauvre, humble et utile qu'ils menèrent d'abord. Historia Anglorum,

édition Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8 o, t. II, p. 109.

[186] Voir la Defensionem curatorum contra eos qui privilegiatos se

dicunt o (4, sans date), discours prononcé en 1357 par Richard Fitz-

Ralph, archevêque d'Armagh, et où sont dénoncés les empiètements

successifs des frères mendiants au détriment des curés et autres

ecclésiastiques.

 

[187] Monumenta franciscana ut supra; pp. 514 et suivantes. Cette

bibliothèque avait été fondée par le célèbre Richard Whittington

maire de Londres en 1397, 1406 et 1419.

 

[188] Il y avait dans la même église le cœur de la reine Éléonore,

mère d'Édouard Ier. En rapportant qu'il y fut déposé, le moine

Rishanger, un contemporain, fait la cruelle remarque suivante, que

Walsingham ne manque pas de reproduire dans son Historia

anglicana (sub anno 1291-1292): «Sepultum est itaque corpus ejus

in monasterio Ambresburiæ, cor vero Londoniis, in ecclesia fratrum

minorum; qui sicut et cuncti fratres reliquorum ordinum aliquid de

corporibus quorumcumque potentium morientium sibimet

vendicabant, more canum cadaveribus assistentium, ubi quisque

suam particulam avide consumendam expectat.»

 

[189] «Freres bylden mony grete chirchis and costily waste housis,

and cloystris as hit were castels, and that withoute nede... grete

housis make not men holy, and onely by holynesse is god wel

served.» (Select english works, t. II, p. 380.)

 

[190] Monumenta franciscana, p. 541. De là les reproches des

satiristes.

 

Of thes frer mynours me thenkes moch wonder,

That waxen are thus hauteyn, that som tyme

weren under.

 

Th. Wright, Political poems and songs, Londres, 1859, 2 vol. 8o, t. I,

p. 268, chanson de la deuxième moitié du quatorzième siècle.

 

[191] Ms. 10 E. IV. au British Museum, fol. 109 et suivants.

 

[192] «En le mesme temps (20 Éd. II) les frères prechours se mistrent

à le fuite pur ceo qe ils se doterent estre maubailiz et destrutz, pur

ceo qe le comunalté les avoyent mult encountre queor (cœur) pur

lour orgelousse port, qu'ils ne se porteient come frères duissent.»

(Croniques de London, Camden society, p. 54.)

«Sciatis quod intelleximus qualiter aliquæ personæ de regno nostro

Angliæ, per instigationem maligni spiritus... faciunt et in dies facere

nituntur dampna et scandala dilectis nobis in Christo religiosis viris

fratribus de ordine minorum.... moventes populum nostrum in aperto

et in secretis contra eos, ad destruendum domos dictorum fratrum,

dilacerando habitus eorum super eos, et aliquos verberando et male

tractando, contra pacem nostram....» (Proclamation de Richard II en

1385. Rymer, Fœdera, édition de 1704, t. VII, p. 458.)

 

[193] 20 Éd. III, 1346, Rotuli parliamentorum, t. II, p. 162.

 

[194] «... Bi siche resouns thinken many men that thes lettris mai do

good for to covere mostard pottis.» (Select english works, t. III, p.

381.) Autre allusion à ces lettres dans les Political poems publiés par

Wright, 1859, t. I, p. 257.

 

[195] Eulogium historiarum, édition Haydon, Collection du Maître des

rôles, Londres, 1858, 3 vol. 8o, t. III, p. 391, année 1402.

 

[196] Holinshed, Chronicles, Londres, 1587, 5 vol. fol., t. III, p. 945. Ce

frère avait refusé le serment de suprématie.

 

[197] D'après Hardy: Registrum palatinum Dunelmense, Introduction.

 

Théodore, archevêque de Cantorbéry, au neuvième siècle, dressa

une sorte de tarif de ces échanges: «Pro uno mense quem in pane et

aqua pœnitere debet psalmos mille ducentos flexis genibus decantet.

—Item, alio modo, duodecim triduanæ singulæ cum psalteriis tribus

impletis et cum palmatis trecentis per singula psalteria excusant

unius anni pœnitentiam.—Centum solidi dati in eleemosynam annum

excusant.» (Theodori archiepiscopi Cantuariensis pœnitentiale, dans

la Patrologie de Migne, t. XCIX, col. 938 et 940.)

 

Halitgarius, aussi au neuvième siècle, s'occupa de même de dresser

des tables de pénitences: «Pro uno mense, quem in pane et aqua

jejunare debet, psalmos mille ducentos genibus flexis, vel sine

genuum flexione mille DLXXX psalmos decantet.» Il ajoute qu'on

continue de même, s'il y a lieu, pour toute la première année de

pénitence, soit 20 160 psaumes à chanter si on ne se met pas à

genoux. (Halitgarii episcopi Cameracensis liber pœnitentialis, dans la

Patrologie de Migne, t. CV, col. 706).

 

[198] r Voir Chaucer's pardoner and the pope's pardoners , by D J. J.

Jusserand. London, Chaucer society, 8o.

[199]

Suche glaring eyghen hadde he as an hare.

 

[200] «Cum sit statutum in canone, ne qui eleemosynarum quæstores

ad prædicandum aut indulgentias clero et populo insinuandum sine

literis dioecesanis aut apostolicis admittantur, literæque apostolicæ

quæstoribus hujusmodi concessæ ante admissionem eorum per

dioecesanos examinari debeant diligenter; ex gravi tamen multorum

querela ad nostrum pervenit auditum, quod nonnulli ex hujusmodi

quæstoribus, non sine multa temeritatis audacia, motu suo proprio, in

animarum subditorum nostrorum periculum et jurisdictionis nostræ

elusionem manifestam, indulgentias populo concedunt, super votis

dispensant, et perjuriis, homicidiis, usuris et peccatis aliis, sibi

confitentes absolvunt, et male ablata, data sibi aliqua pecuniæ

quantitate, remittunt ac alias abusiones quamplurimas faciunt et

exponunt....» (Registrum palatinum Dunelmense, édition Hardy, t. III.)

 

[201] Prologe of the pardoner.

 

[202] «Excommunicatis gratiam absolutionis impendit. Vota

peregrinationis ad apostolorum limina, ad Terram Sanctam, ad

Sanctum Jacobum non prius remisit quam tantam pecuniam

recepisset, quantam, juxta veram æstimationem, in eisdem

peregrinationibus expendere debuissent, et ut cuncta concludam

brevibus, nihil omnino petendum erat, quod non censuit, intercedente

pecunia, concedendum» (Historia anglicana; Collection du Maître

des rôles, t. I, p. 452).

 

[203] V. J. J. Jusserand, Le Théâtre en Angleterre depuis la conquête

jusqu'aux prédécesseurs immédiats de Shakespeare e (1066-1583), 2

éd., Leroux, 1881, ch. IV.

 

[204] «Perciocche divotissimi tutti vi conosco del baron messer santo

Antonio, di spezial grazia vi mosterrò una santissima e bella reliquia,

la quale io medesimo già recai dalle sante terre d'oltremare; e questa

è una delle penne dello agnolo Gabriello, la quale nella camera della

Virgine Maria rimase quando egli la venne ad annunziare in

Nazzaret.»

 

[205] «Egli primieramente mi mostrò il dito dello Spirito Santo, cosi

intero e saldo come fu mai; ... e una dell'unghie de' gherubini; ... e

aliquanti de' raggi della stella che apparve à tre magi in oriente, e

una ampolla del sudore di San Michele quando combattè col

diavolo.» (Décaméron, journée VI, nouvelle X.)

[206] The Leofric Missal (1050-1072) éd. F. E. Warren (Clarendon

press.)

 

[207] o Historia anglorum , éd. Madden, Londres, 1866, 3 vol. 8, t. III p.

60.

 

[208] Issues of the exchequer; éd. Devon, pp. 176 et 141.

 

[209] Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles, éd.

Michaut, Paris, 1836, 2 vol. 8o, t. I, p. 633, ch. XXXIII.

 

[210] Psautier de la reine Marie (commencement du quatorzième

siècle), ms. 2. B VII, au British Museum. Cette allégorie était un sujet

favori parmi les miniaturistes et on la retrouve dans beaucoup

d'autres mss.

 

[211] Labbe, Sacrosancta concilia, édition de Florence, t. XXV, col.

1177, et t. XXVI, col. 462. En 1419, Henri Chicheley, archevêque de

Cantorbéry, prescrit des prières publiques, des litanies et des

processions pour protéger le roi d'Angleterre et son armée contre les

opérations néfastes des magiciens (Wilkins, Concilia Magnæ

Britanniæ, t. III, p. 393).

 

[212] «Si masculus quisquam voluerit, ut est moris, ejusdem defuncti

vel defuncte nocturnis vigiliis interesse, hoc fieri permittatur,

dumtamen nec monstra larvarum inducere, nec corporis vel fame

sue ludibria, nec ludos alios inhonestos presumat aliqualiter

attemptare.» (Toulmin Smith, English gilds, the original ordinances,

etc., p. 194).

 

[213] «.... Araneis et aliis vermibus nigris ad modum scorpionum, cum

quadam herba quæ dicitur millefolium et aliis herbis et vermibus

detestabilibus.» (The proceedings against Dame Alice Kyteler, 1324;

édition Wright, 1843, 4 o, Camden Society.)

 

[214] The chanounes yemannes tale.

 

[215] Tout le livre VII de sa Confessio amantis est consacré à

l'exposition d'un système du monde et à la description de la nature

intime des êtres et des substances qu'il est difficile de connaître. Le

Roman de la rose n'est pas moins explicite sur ces matières

(confession de Nature à Genius).

 

[216] De proprietatibus rerum, liv. XVI.

 

[217] Les amants magnifiques.

[218] Les confesseurs donnaient fréquemment comme pénitence un

pèlerinage à faire, et prescrivaient parfois qu'on voyageat soit nu-

pieds soit en chemise, sinon même tout à fait nu: «Comune

penaunce,» dit, dans son grand sermon, le parson de Chaucer, «is

that prestes enjoynen men comunly in certeyn caas, as for to goon

peradventure naked in pilgrimage or barfot,» (Works, éd. Morris, t. III,

p. 266.)

 

[219] Cousin d'Édouard II, exécuté en 1322. Froissart, n'a aucun

doute sur l'authenticité de ses miracles: «.... le comte de Lancastre

qui moult étoit bon homme et saint, et fit depuis assez de beaux

miracles au lieu où il fut décolé.» (1re partie, liv. I, chap. V.) Le corps

de Charles de Blois fait aussi des miracles et Froissart imagine

qu'Urbain V le canonisa: «lequel corps de lui sanctifia par la grâce de

Dieu, et l'appelle-t-on saint Charles; et l'approuva et canonisa le

pape Urbain Ve, qui régnait pour le temps; car il faisoit et fait encore

au pays de Bretagne plusieurs miracles tous les jours.» (Liv. I, part.

2, chap. CXCI.)

 

[220] «.... Non absque homicidiis aliisque lætalibus verberibus.... et de

majoribus periculis verisimiliter imminentibus multipliciter

formidatur....» (Année 1323. Historical papers from the northern

registers; édition Raine, p. 340).

 

[221] L'archevêque écrit en effet dans ce sens au pape (Jean XXII), le

24 février 1327 (Historical papers from the northern registers, p.

340.)

 

[222] o Memorials of London , Riley, 1868, 8, p. 203. L'influence

miraculeuse du même Thomas de Lancastre est constatée encore

par l'auteur contemporain des Croniques de London (Camden

Society, p. 46) et par beaucoup d'autres.

 

[223] On avait construit une chapelle sur la «mountaigne» où le comte

avait été décapité. Les offrandes que les pèlerins y apportaient

furent, en 1334, le sujet d'un curieux démêlé entre le prieur et le

couvent de Pontefract, d'une part, et le seigneur de Wake, d'autre

part, lequel seigneur avait «occupé la dite chapele et les offrandes

illukes venauntz, et [avoit] pris les clefs devers lui.» Le prieur et le

couvent, dans une pétition au parlement, réclament l'«administration

de ces offrandes», comme «choses espirituels deinz lour paroche et

apendauntz à lour église». (Rotuli parliamentorum, t. II, p. 84.)

 

[224] «Ne.... pro sancto vel justo reputetur, cum in excommunicatione

sit defunctus, sicut sancta tenet ecclesia.» Dictum de Kenilworth;

Select charters, publiées par Stubbs, 1870, p. 410.

[225]

 

Salve Symon Montis Fortis,

Tocius flos milicie,

Duras penas passus mortis,

Protector gentis Anglie.

. . . . . . . . . . . . . .

 

«Ora pro nobis, beate Symon, ut digni efficiamur promissionibus

Christi.» Hymne composée peu après la mort de Simon, et citée en

note de la p. 48, t. II de l'History of English poetry de Wharton,

édition Hazlitt, 1871, 4 vol. 8 o.

 

[226] Rymer, Fœdera, édition de 1704, t. IV, p. 20.

 

[227] Fœdera, t. XIV, p. 1033. A peine Édouard III était-il monté sur le

trône que les communes demandèrent la canonisation de Thomas

de Lancastre (Pétition au parlement, 1 Ed. III, année 1326-7; Rotuli

parliamentorum, t. II, p. 7).

 

[228] Patente de Richard II, la dix-neuvième année de son règne, en

appendice dans l'essai de M. Karkeek, Chaucer's schipman and his

barge «the Maudelayne», Chaucer society, Londres, 1884.

 

[229] Les étrangers, comme les Anglais, avaient une grande

vénération pour saint Thomas de Cantorbéry et allaient faire offrande

à sa châsse quand ils pouvaient. Le 3 août 1402, un décret du sénat

vénitien autorisa Lorenzo Contarini, capitaine des galères

vénitiennes en partance pour les Flandres, à visiter cette châsse

conformément à son vœu. Il devait le faire quand les galères seraient

à Sandwich, et aller et revenir en un jour, n'ayant pas le droit de

dormir hors de son vaisseau. (Calendar of state papers and mss.

relating to english affairs existing in the archives and collections of

Venice and in other libraries of northern Italy; edited by Rawdon

Brown, Londres, 1864, 8 o, t. I, p. 42.)

 

[230] Ordinance for the state of the wardrobe and the account of the

household, Juin 1323 (King Edward II's household and wardrobe

ordinances, Chaucer society, éd. Furnivall, 1876, p. 62.)

 

[231] L'auteur de la suite des Canterbury Tales (commencement du

XV e siècle) montre les pèlerins, une fois arrivés à Cantorbéry,

achetant de ces sortes de médailles, signys ou brochis. C. Roach

Smith en décrit plusieurs des treizième et quatorzième siècles, et il

en donne le dessin (Journal of the archæological association, t. I, p.

200). Le pardonneur de Chaucer avait un vernicle à son chapeau.

 

[232] Les louenges du roy Louys XII de ce noms, nouvellement

composées.... par maistre Claude de Seyssel, docteur en tous droits,

Paris, 1508, 4o.

 

[233] Ces histoires des pèlerins et des voyageurs revenant de pays

étrangers, Chaucer les avaient bien souvent entendues; loin d'y

croire, il en avait ri. Pèlerins, matelots, messagers rivalisaient de son

temps dans leurs récits de merveilles lointaines:

 

And, lord! this hous in alle tymes

Was ful of shipmen and pilgrimes,

With scrippes bret-ful of leseyngs,

Entremelled with tydynges,

And eke allone be hemselve,

O, many a thousand tymes twelve

Sangh I eke of these pardoners,

Currours and eke messangers,

With boystes crammed ful of lyes:

As ever vessel was with lyes.

 

(House of Fame, vers 1031.)

 

[234] Voir le dessin de cet anneau dans le tome VIII du Journal of the

archæological association, p. 360. Le bâton ou bourdon et le sac ou

«écharpe» étaient les insignes notoires des pèlerins. Dans le roman

de King Horn, le héros rencontre sur sa route un palmer, et, pour se

déguiser, change d'habits avec lui; dans cette transformation, l'auteur

ne signale que les points caractéristiques, c'est-à-dire le bâton et le

sac:

 

Horn tok burdon and scrippe.

 

(King Horn, with fragments of Floriz and Blauncheflur, ed. by

J. R. Lumby, Early english text society, 1866, 8o.)

 

[235] 12 Ric. II, chap. 7, Statutes of the realm.

 

[236] Rotuli parliamentorum, 13 Rich. II, t. III, p. 275.

[237] Pétition des bourgeois de Calais, ibidem, t. III, page 500, 4 Henri

IV, 1402.

 

[238] Lettre de M. J. W. Hales à l'Academy, Avril 1882.

 

[239] L'auteur des voyages connus sous le nom de Voyages de

Mandeville avait vu la tête d'Amiens et fut bien surpris d'en

rencontrer une autre à Constantinople. Quelle est la vraie? se

demande-t-il: «I wot nere, but God knowethe: but in what wyse that

men worschippen it, the blessed seynt John holt him a payd.»

(Édition Halliwell; p. 108.)

 

[240] Paston letters. Lettre de Marguerite Paston du 20 sept. 1443.

 

[241] Rocamadour était bien connu des Anglais; voir la Vision

concerning the Piers Plowman (édition Skeat), texte B, passus XII,

vers 37.

 

[242] Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de

ses filles, éd. Montaiglon, 1854.

 

[243] William Wey, au quinzième siècle, mentionne ainsi les

catacombes: «Item ibi est una spelunca nuncupata Sancti Kalixti

cimiterium, et qui eam pertransit cum devocione, illi indulgentur

omnia sua peccata. Et ibi multa corpora sanctorum sunt, que nullus

hominum numerare nequit nisi solus Deus.» (The itineraries of

William Wey, Roxburghe club, p. 147.) Wey, comme l'auteur du

poème, mentionne quelquefois des nombres prodigieux de corps de

martyrs; à l'église dite Scala Celi, «sunt ossa sanctorum decem millia

militum»; dans une seule partie de Saint-Pierre de Rome, il y a

«Petronella et xiij millia sanctorum martirum».

 

[244] Dans un autre texte du poème, publié par M. Furnivall en 1866

(Political, religious and love poems), on trouve plus de détails sur

cette idole; elle avait un chapeau ou couvercle de cuivre qui fut

arraché par le vent et emporté à la basilique de Saint-Pierre.

 

[245] e William Wey ( XV siècle) dit de l'église de la Sainte-Croix: «Item

ibi sunt duo ciphi, unus plenus sanguine Jhesu Christi, et alter plenus

lacte beate Marie Virginis.» (Itineraries, p. 146.) Ceux qui boivent aux

trois fontaines qui jaillirent à la mort de saint Paul sont guéris de

toutes les maladies; ceux qui visitent l'église de Sainte-Marie de

l'Annonciation ne seront jamais frappés de la foudre; à l'église

Sainte-Viviane il y a «herba crescens quam ipsa plantavit et valet

contra caducum morbum». (Ibidem, pp. 145-147.)

[246] Dans la chapelle Borghèse.

 

[247] Toulmin Smith, English gilds; the original ordinances, etc., pp.

157, 177, 180, 182, 231.

 

[248] Issues of the exchequer, p. 159.

 

[249] Chronica monasterii de Melsa, édition de E. A. Bond, Londres,

1868, 3 vol. 8o. L'abbé de Meaux prétend que Clément VI répondait

aux reproches de son confesseur sur ses mauvaises mœurs: «Quod

facimus modo facimus consilio medicorum» (t. II, p. 189).

 

[250] T. III, p. 88.

 

[251] «Quo quidem anno (1350) venerunt in Angliam poenitentes, viri

nobiles et alienigenæ, qui sua corpora nuda usque ad effusionem

sanguinis nunc flendo, nunc canendo, acerrime flagellabant: tamen

ut dicebatur, nimis hoc faciebant inconsulte, quia sine licentia sedis

apostolicæ.» (Walsingham, _Historia anglicana_. Collection du

Maître des Rôles, t. I, p. 275.) Cf. Robert de Avesbury, _Historia

Edvardi tertii_, Oxonii, 1720, 8o, p. 179: les flagellants se fouettaient

avec des cordes à noeuds garnies de clous; ils se prosternaient à

terre, les bras en croix et en chantant.

 

[252] Les flagellants furent condamnés par Clément VI en 1350; il

prescrivit aux archevêques, évêques, etc., de les faire emprisonner

(Labbe, _Sacrosancta concilia_, édition de Florence, t. XXV, col,

1157).

 

[253] Lettre de l'archevêque d'York à son official (_Historical papers

from the northern registers_, édition Raine, pp. 397-399). Les

coupables n'étaient pas des vagabonds sans importance: l'un a le

titre de _magister_; l'autre est professeur de droit civil.

 

[254] «Nam quidam illorum credebant, ut asseritur, nullum Deum esse,

nihil esse sacramentum altaris, nullam post mortem resurrectionem,

sed ut jumentum moritur, ita et hominem finire.» (Historia anglicana,

t. II, p. 12.) Langland se plaint de même du scepticisme des nobles

qui mettent les mystères en question et font de ces graves matières

le sujet de conversations légères après les repas. (texte C, passus

XII, vers 35.)

 

[255] Les louenges du roy Louys XII, par Claude de Seyssel. Paris,

1508, 4o.

[256] A collection of the wills.... of the kings and queens of England;

édition Nichols, Londres, 1780, 4o. Testament d'Humphrey de Bohun,

comte d'Hereford et d'Essex, mort en 1361.

 

[257] Robert de Avesbury, Historia Edvardi tertii, édition Hearne,

Oxford, 1720, 8 o, p. 63.

 

[258] Ibidem, p. 115.

 

[259] Langland parle des Sarrasins sans les maudire: ils pourraient

être sauvés; c'est Mahomet qui les a trompés, par colère de n'avoir

pu être pape; on devrait les convertir; le pape fait bien des évêques

de Nazareth, de Ninive, etc., mais ils se gardent d'aller visiter leurs

ouailles indociles. (Texte C de l'édition de Skeat, passus XVIII, pp.

314-318.)

[260]

To sleen and fighten they us bidde

 

Hem whom they shuld, as the boke saith,

Converten unto Cristes feith.

But herof have I great merveile,

How they wol bidde me traveile.

A Sarazin if I slee shall,

I slee the soule forth withale,

And that was never Cristes lore.

 

(Confessio amantis, édition Pauli, t. II, p. 56.)

 

[261] Elle mourut le 4 novembre 1360. (A collection of the wills, etc.,

édition Nichols, 1780, 4o.)

 

[262] «Et sachetz que ieo vsse mis ceste liverette en latyn pour plus

briefment deviser, mes pour ceo que plusours entendont mieultz

romanz que latin, ieo lai mys en romanz pour ceo que on l'entende et

que li seignours et li chiualers et lez autres nobles hommes qui ne

scevent point latin ou poi et qui ount esté outre mer sachent et

entendent si ieo dye voir ou noun.» Ms. Sloane, 1464, fol. 3, au

British Museum (ms. du commencement du e XV siècle). V. infra, p.

239.

 

[263] Dans sa traduction du Polychronicon de Ralph Higden,

Collection du Maître des rôles.

 

[264] La manière de langage texte publié par M. Paul Meyer dans la

Revue critique, t. X, p. 373. Ce manuel est l'œuvre d'un Anglais. La

dédicace est datée du 29 mai 1396.

[265]

 

What man under his powere

Is bore, he shall his place chaunge

And seche many londes straunge

And as of this condicion

Upon the londe of Alemaigne

Is set and eke upon Britaigne

Which now is cleped Englonde

For they travaile in every londe.

 

(Confessio amantis, t. III, p. 109.)

 

[266] «Et hinc secundum astronomos lunam habent planetam

propriam, quæ in motu et lumine est magis instabilis.» (Fasciculi

Zizaniorum, édition Shirley, p. 270.) Caxton, au moment de la

Renaissance, considère également la lune comme étant par

excellence la planète des Anglais: «For we englysshe men ben

borne vnder the domynacyon of the mone, whiche is neuer stedfaste

but euer wauerynge. (Prologue de son Boke of Eneydos compyled

by Vyrgyle, 1490.)

 

[267] Polychronicon Ranulphi Higden, edited by C. Babington,

Londres, 1865, 8o, t. II, p 166.

 

[268] Jean le Maingre, dit Boucicaut, plus tard maréchal de France.

 

[269] Rymer, Fœdera, t. V, p. 777. Ces lettres devaient être délivrées

assez fréquemment, car on trouve qu'elles sont rédigées d'après une

formule uniforme, comme nos passeports. Voir celle que Rymer

donne encore t. VII, p. 337, année 1381. En novembre 1392, le

comte de Derby (le futur Henri IV) se trouvait à Venise et partait de là

pour aller en Terre Sainte; il avait, pour la république, des lettres

d'Albert IV, duc d'Autriche, et le Grand Conseil lui prêtait une galère

pour faire son voyage. C'était aussi de Venise qu'était parti pour la

Palestine Thomas Mowbray, duc de Norfolk, en février 1398-1399; il

s'était présenté au Sénat vénitien muni d'une lettre de Richard II.

(Calendar of state papers relating to english affairs.... existing in

[various] libraries of Italy o , publié par Rawdon Brown, 1864, etc., 8, p.

LXXXI.)

 

[270] Historical papers from the northern registers, édition Raine, p.

425.

 

[271] Chronique de Monstrelet, liv. I, chap. VIII.

 

[272] Les voyages appelés Voyages de Mandeville ont été sûrement

écrits au quatorzième siècle, en français, puis ils ont été traduits en

latin et en anglais. La partie relative à l'Egypte, à la Palestine et à la

Syrie semble seule avoir pour fondement un voyage véritable.

L'article «Mandeville» par MM. E. B. Nicholson et le colonel Yule *** END OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK LA VIE NOMADE ET LES ROUTES D'ANGLETERRE AU 14E SIÈCLE *** Updated editions will replace the previous one—the old editions will be renamed.

dans la nouvelle édition de l'Encyclopædia Britannica (neuvième éd.)

ainsi que la lettre de M. E. B. Nicholson dans l'Academy du 12 avril

1884 font connaître le dernier état de la question.

 

[273] Ms. Sloane 1464 (British Museum.)

 

[274] On achetait cela près de l'église Saint-Marc et on avait le tout

pour 3 ducats, y compris les draps et les couvertures. Le voyage fait,

le vendeur vous reprenait ces objets pour un ducat et demi: «Also

when ye com to Venyse ye schal by a bedde by seynt Markys

cherche; ye schal have a fedyr bedde, a matres, too pylwys, to peyre

schetis and a qwylt, and ye schal pay iij dokettis; and when ye com

ayen, bryng the same bedde to the man that ye bowt hit of and ye

schal haue a dokete and halfe ayen, thow hyt be broke and worne.»

(Itineraries of William Wey, ut infra.)

 

[275] The Itineraries of William Wey, fellow of Eton College, to

Jerusalem, A. D. 1458 and A. D. 1462 and to Saint James of

Compostella A. D. 1456. o Londres, 1857, 4, Roxburghe Club. Dans

son premier voyage, Wey partit de Venise avec une bande de 197

pèlerins, qui furent embarqués sur deux galères.

 

[276] P. 19.

 

[277] On peut voir actuellement cette carte exposée dans les vitrines

de la Bodléienne à Oxford]

 

[278] «For in the lawyst [stage] vnder hyt is ryght smolderyng hote and

stynkynge» (A good preuysyoun, au début du livre.)

 

[279] «For thow ye schal be at the tabyl wyth yowre patrone,

notwythstondynge ye schal oft tyme haue nede to yowre vytelys,

bred, chese, eggys, frute, and bakyn (bacon), wyne and other, to

make yowre collasyvn: for svm tyme ye schal haue febyl bred, wyne

and stynkyng water, meny tymes ye schal be ful fayne to ete of

yowre owne.» (A good preuysyoun.)

 

Il sera même prudent d'emporter une cage avec des poulets dedans:

«Also by yow a cage for half a dosen of hennys or chekyn to have

with yow in the galey.» Il ne faut pas oublier un demi-boisseau de

graines pour les nourrir.

 

[280] «Also take goyd hede of yowre knyves and other smal thynges

that ye ber apon yow, for the sarsenes wyl go talkyng wyth yow and

make goyd chere, but the wyl stele fro yow that ye haue and they

may.»

[281] M. Stubbs, à qui on doit le meilleur livre qui existe sur l'histoire

constitutionnelle d'Angleterre (The constitutional history of England,

1880, 3 vol. 8o), a beaucoup trop de mépris pour le quatorzième

siècle, auquel il oppose sans cesse le treizième:

 

«We pass from the age of heroism to the age of chivalry, from an age

ennobled by devotion and self sacrifice to one in which the gloss of

superficial refinement fails to hide the reality of heartless selfishness

and moral degradation, an age of luxury and cruelty,» etc. (t. II, p.

679.) De pareilles vues, que beaucoup ont adoptées à la suite de

l'éminent historien, ne sauraient être admises. Il faut du moins les

considérer comme s'appliquant seulement à une partie de la haute

classe de la société.

Creating the works from print editions not protected by U.S. copyright law means that no one owns a United States copyright in these works, so the Foundation (and you!) can copy and distribute it in the United States without permission and without paying copyright royalties. Special rules, set forth in the General Terms of Use part of this license, apply to copying and distributing Project Gutenberg™ electronic works to protect the PROJECT GUTENBERG™ concept and trademark. Project Gutenberg is a registered trademark, and may not be used if you charge for an eBook, except by following the terms of the trademark license, including paying royalties for use of the Project Gutenberg trademark. If you do not charge anything for copies of this eBook, complying with the trademark license is very easy. You may use this eBook for nearly any purpose such as creation of derivative works, reports, performances and research. Project Gutenberg eBooks may be modified and printed and given away—you may do practically ANYTHING in the United States with eBooks not protected by U.S. copyright law. Redistribution is subject to the trademark license, especially commercial redistribution. START: FULL LICENSE