La vie nomade et les routes d'Angleterre au 14e siècle

LA VIE NOMADE ET LES ROUTES D'ANGLETERRE AU XIVe SIÈCLE

Note sur la transcription: Les erreurs clairement introduites par

 

le typographe ont été corrigées. L'orthographe d'origine a été

conservée et n'a pas été harmonisée. Les numéros des pages

blanches n'ont pas été repris.

 

LA VIE NOMADE

 

ET LES ROUTES D'ANGLETERRE

 

AU XIV e SIÈCLE

 

OUVRAGES DU MÊME AUTEUR

 

Le Théâtre en Angleterre depuis la conquête

jusqu'aux prédécesseurs immédiats de Shakespeare (1066-1583). Deuxième édition, corrigée et augmentée, Paris (Leroux); 1881, 1

vol. 8o; prix: 4 fr.

 

Chaucer's pardoner and the pope's pardoners,

London, Chaucer Society, 8o.

 

Observations sur la vision de Piers Plowman,

Paris (Leroux), 1879, 8o.

 

10091.—Imprimerie A. Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris.

LES ANGLAIS AU MOYEN ÂGE

 

 

LA VIE NOMADE

 

ET LES ROUTES D'ANGLETERRE

AU XIVe SIÈCLE

PAR

 

J. J. JUSSERAND

 

PARIS

LIBRAIRIE HACHETTE ET C ie

79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79

 

1884

Droits de propriété et de traduction réservées

Cet ouvrage n'est qu'un chapitre d'une histoire qui reste à écrire, celle des Anglais au moyen âge. L'histoire des guerres, des relations diplomatiques, de l'agriculture, de la constitution politique de nos voisins a été retracée bien des fois. Aucun livre ne nous a suffisamment montré, par des aperçus d'ensemble, quel genre de vie matérielle, intellectuelle et morale menaient au moyen âge les puissants et les faibles, ce qu'il y avait dans leurs maisons, dans leurs cerveaux, dans leurs cœurs, ce qu'était leur existence par rapport à la nôtre. Quand on passait la Manche au quatorzième siècle, qui rencontrait-on sur les routes, qui voyait-on dans les villes, comment étaient nourris, habillés les Anglais, quelle part de vie publique était réservée à chaque citoyen, quelles poésies, quels arts plaisaient à leur esprit, qu'apprenaient-ils à l'école, comment se passait la journée de l'ouvrier dans son échoppe, du paysan dans sa hutte, du bourgeois dans sa maison, du noble dans son château, du moine dans son cloître, comment voyageait-on et pourquoi? Ces problèmes offrent en Angleterre un intérêt spécial, parce qu'en aucun pays d'Europe les institutions, les mœurs, les croyances de l'heure présente ne sont le produit aussi direct de l'état social d'il y a cinq cents ans. C'est pourquoi ces études ne sont peut-être pas dépourvues de cette utilité pratique si recherchée en notre temps: pour les peuples, comme pour les individus, ce n'est souvent qu'en sachant d'où ils viennent qu'on peut prévoir où ils vont.

 

18 Février 1884.