Le Diabolique Secret des OVNIs - Édition spéciale : Projet Blue Beam (French Edition)
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scénarios magoniens et cinéma paranormal
la construction des leurres
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1 — La périodicité dans les observations d’ovni
répond-elle à un phénomène de synchronicité
jungien ? —
« Il était 3 heures du matin, dans la nuit du 30 janvier 1993 dans le bois du Poiré à Ligugé (Vienne). Monsieur Fenneteau se repose entre deux surveillances de ses fours à charbon de bois, dont l’un est en combustion, l’autre prêt à être chargé. Soudain, il entend un bruit et aperçoit dans le ciel une boule orangée avec des ouvertures, comme des « fenêtres », à travers desquelles il distingue une créature faisant des gestes ». Dans la même région : -« Le 16 janvier 1993, à 19 h, un couple de Ligugé filme au camescope « un triangle lumineux vert et bleu ». Un objet identique est observé le même soir à Séruges. Les témoins parviennent à le suivre en voiture pendant une demi-heure ». — « Le 18 janvier à 19 h, deux habitantes de Trimouille déclarent à la gendarmerie avoir remarqué « un objet de forme rectangulaire vert turquoise avec une lueur rouge à l’avant, qui se déplaçait à grande vitesse », — « Le 28 février, il est 5 h. 30 lorsqu’une jeune étudiante aperçoit en bordure d’une route, sur la commune de Rouillé, « un objet très lumineux en forme de coupole ». De nombreuses observations d’ovni du genre sont ainsi mentionnées dans la presse locale poitevine, durant tout le premier trimestre 1993. À tel point qu’il est fait mention d’une « seconde vague d’ovni » après celle qui a été observée dans la Vienne, en 1978, rapportée dans le n° 24 d’ « ouranos », cataloguée, après avoir fait l’objet d’enquêtes sur le terrain, pour la plupart des témoignages, par notre délégué régional, M. Jacques Coudert. L’une de ces observations attira plus particulièrement notre attention, c’était celle du 10 septembre 1978 : six témoins qui, depuis le balcon d’un immeuble, virent entre 21 et 22 h, durant 1 heure donc, un objet lumineux audessus de Poitiers qui changeait constamment de forme. D’abord d’apparence ovoïde, se balançant d’une extrémité à l’autre, il apparut soudain sous reforme d’un cercle bien marqué, au milieu duquel était nettement visible une « grille » régulière. Puis, l’objet se transforma en une nouvelle forme ovoïde, et devint triangulaire. Le phénomène disparut ensuite brutalement du ciel (« ouranos » n° 24, p. 12).
En égard à ces « vagues » locales d’observations d’ovni sur une zone déterminée, nous ferons d’abord une remarque assez singulière : c’est que dans notre analyse, déjà ancienne, du phénomène ovni, nous avons observé une recrudescence des observations en fonction de l’intérêt qu’on portait aux ovni. Cela a souvent été effectivement le cas avec la Commission ouranos ; dès qu’un Comité local d’enquêteur s’était nommé et structuré dans une localité, peu après il s’ensuivait un déferlement de phénomènes ovni dans le même secteur, comme pour donner matière à réflexion et de travail à ce Comité. Il semble que ce critère est toujours valable. Ici, pour le Poitou, le Comité C. E. O. ouranos, patronné en 1975-1978 par Monsieur Jacques Coudert qui enregistra une « vague impressionnante d’observations, de témoignages », (ouranos n° 14, p. 7), durant la même période est aujourd’hui remplacé par un autre groupe d’investigateurs, le C.E.P.A.N. dirigé par Patrick Pothier. Aussitôt, le ciel de la Vienne se peuple de « patrouilles lumineuses », comme le titre le journal « Centre Presse » de Poitiers : « Les ovni sont parmi nous », « deux vagues en vingt ans. Rappelons aussi que la « vague belge » de 1991 (5 000 témoins)semblait bien s’adresser au groupe S O B E P S , comme nous l’avions déjà fait remarquer (Cahier d’ouranos n° 11), et qui édita d’ailleurs un livre très convaincant soutenu par les média. Cette vague d’observations d’ovni sur la Belgique fit orienter l’opinion des spécialistes, aussi sérieux soient-ils, vers la thèse d’un « phénomène intelligent, structuré et artificiel, donc extraterrestre », sans toutefois trop oser l’affirmer... prudence oblige. Plusieurs scientifiques se rallient déjà à cette hypothèse, sans trop non plus catégoriquement le reconnaître, faute de preuves certaines. Toutefois, c’est déjà un pas en avant d’affirmer sérieusement que « le phénomène est réel et qu’il est produit par une technologie qui n’est pas humaine. Le « modèle terrestre ne tient pas la route » (« Républicain Lorrain » du 18 avril 1993).
Le lien relationnel entre ovni et intéressés possède peut-être un début d’explication hypothétique avec la théorie jungienne qui postule que la « forme ovni » serait l’archétype projeté par l’inconscient collectif d’une humanité en temps de crise. Si cette hypothèse a été reprise en maintes occasions, elle n’explique pas tout, et nous pensons qu’elle ne représente qu’une partie des mécanismes psychiques qui mettent en jeu une forme de « contact » sur lesquels il nous faudra revenir. Notons seulement que la crise qui sévit dans les pays communistes, juste avant le démantèlement de l’U. R. S. S., fut précédée par une « vague de phénomènes irrationnels » dont nous avons fait quelque peu allusion dans notre cahier n° 18. Faut-il placer cette relation comme simple coïncidence ? Outre ce fait, nous savons que l’ex-U. R. S. S. s’intéressait depuis longtemps aux ovni et au paranormal, dans le terme plus spécifique de « psychotronique ». Au niveau de l’étude des ondes de forme, encore plus particulièrement nommée « radionique » par les « spécialistes », les soviétiques mirent la main sur les travaux entrepris, dans ce domaine, par les chercheurs français Chaumery et Belizal. Cette recherche a donné lieu à la réalisation d’appareils de radionique, capables de détecter et d’enregistrer les vibrations d’un « champ de rayonnements subtils ». D’une certaine manière ces appareils représentent un perfectionnement du pendule de radiesthésie (1).
Mais, pour en revenir à la théorie de Jung, qui s’est lui-même beaucoup intéressé à l’occultisme et au spiritisme en particulier, concernant les phénomènes de l’inconscient, il fonde celle-ci sur le principe de synchronicité ! Il explique que l’existence de phénomènes psychologiques parallèles entre lesquels il n’est absolument pas possible d’établir une relation causale, doivent être placés dans un autre ordre de connexions. Une telle connexion ne lui parut pas consister essentiellement dans la simultanéité relative, d’où le nom de « synchronicité » ! (« Cahier de psychologie jungienne » n° 28, 1er trimestre, 1981). Il en donne une meilleure définition dans un ouvrage en langue allemande, paru en 1952 : « Explication de la nature et psyché » : « J’emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique et analogue.
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1 — Le pendule est un amplificateur d’ondes, de quelle source ? A une question mentale, il répond sous forme de vibrations, agissant comme un « émetteur-récepteur ».
Le terme s’oppose à « synchronisme » qui désigne la simple simultanéité de deux événements ».
« La synchronicité signifie donc d’abord la simultanéité d’un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiant par rapport à l’état subjectif du moment et — éventuellement — vice-versa ».
Le phénomène de synchronicité se compose donc de deux facteurs :
1. Une image inconsciente vient directement ou indirectement, souvent sous forme symbolique, au conscient sous l’aspect de rêve, d’image spontanée ou de pressentiment.
2. Un fait objectif coïncide avec ce contenu.
Ainsi, le subjectif s’aligne-t-il avec le fait objectif dans ce phénomène d’où les « coïncidences », souvent répétées, que plusieurs d’entre nous enregistrent dans leur vie, certains plus que d’autres pour le peu qu’ils soient plus attentifs et observateurs. Toutefois, à notre propre expérience, nous avons aussi noté que cette relation psychologique de synchronicité est plus intense auprès des personnes en « symbiose affective », d’où peut s’établir une image inconsciente spontanée en relation directe avec le fait objectif, celui-ci se déroulant en dehors du champ de perception de l’observation, et vérifiable après coup. Il intervient, dans cet état psychique avec l’événement extérieur, un « canal de perception télépathique » qui se concrétise sous forme d’une vision, au moment même où cet événement se déroule. Dans ces situations le temps et l’espace ne sont qu’une abstraction, et bien plutôt un continuum concret, renfermant les conditions fondamentales qui peuvent se manifester en différents endroits selon un parallélisme dénué d’explication causale : d’où apparition simultanée de pensée, d’images-symboles ou d’états psychiques identiques. Dans ce cas, il y a donc « coïncidence » d’un état psychique avec un événement extérieur qui a lieu hors du champ de perception de l’observateur. Dans l’autre cas, l’événement peut être situé dans le futur, donc pas encore existant, et qui peut être aussi vérifié après coup. La synchronisité de ces faits réduit à zéro le temps et l’espace ; le phénomène se situant en dehors des normes habituelles.
Précisément, selon Jung, ces phénomènes de synchronicité se manifestent à certains moments particuliers de l’existence. Ce sont en général des moments où le vécu émotionnel est intense, des périodes stressantes, de crise intérieure. Les circonstances sont favorables, par « abaissement du psychisme », à l’activation d’archétypes ; cette sorte d’ « irruption de l’inconscient ». Ainsi, certains phénomènes parapsychologiques, de type ovni, par exemple, pourraient s’expliquer — notamment dans les phénomènes de « vagues d’observations » — de cette manière « jungienne ». En d’autres situations, l’attente d’un résultat où le désir intensif de parvenir à un résultat peut activer l’ « archétype du miracle », d’où peut-être certains aboutissements ou guérisons « magiques » pour celui qui y croit vraiment. La théorie de Jung paraît très audacieuse car elle ne cherche pas à expliquer l’irrationnel par le rationnel. Elle remet seulement en cause notre confort intellectuel, nous obligeant à changer radicalement nos concepts usuels, en relativisant nos références et modes de pensée. Le fait est-il qu’un certain nombre de phénomènes parapsychiques pourraient trouver là une explication satisfaisante : clairvoyance, précognition, télépathie, visions « holographiques », ... etc. Soulignons toutefois que Jung n’a pas présenté son principe de synchronicité comme une affirmation définitive, mais bien comme une recherche théorique qui vaudrait d’être poursuivie. Il y a là un domaine d’investigation, à la limite de la raison humaine, face à cette frontière de l’irrationnel, où les relations psychiques conscient-inconscient sont plutôt mal connues. Cet univers des profondeurs de l’inconscient pourrait-il être celui où siègent les phénomènes ovni, issus de l’inconscient collectif en certaines périodes de crises ? Ou l’inconscient serait-il le tremplin mis à profit par le phénomène, une action intelligente extérieure ? Poser la question c’est déjà y répondre et cela mériterait de s’y attarder un peu. Pour l’instant, mettons ces phénomènes de synchronicité jungiens en réserve.
Et revenons à nos ovni, en rappelant ces coïncidences relationnelles relatives au phénomène de « vagues », dès lors qu’une volonté intentionnelle à s’attentionner aux ovni s’installe, comme nous le relations au début du chapitre. Ce constat s’appuie sur l’observation d’une expérience, répétée dans le temps en divers lieux géographiques. Ce fait intentionnel a d’ailleurs donné l’idée d’un titre thématique, publié par la C. E. O. en 1978 : « Ces ovni qui nous observent ». Nous avions déjà remarqué que les observations d’ovni s’intensifiaient dès qu’il y avait actualisation du phénomène. Certes, on peut expliquer cela par l’installation d’une certaine psychose collective, et que des phénomènes naturels peuvent donner lieu à une recrudescence de témoignages plus ou moins crédibles, d’où nécessité de l’enquête. Néanmoins, il reste un certain nombre de manifestations inexpliquées qui ne se rangent pas dans cette explication.
Vers 1972, avec une équipe de chercheurs de la région de Montluçon, nous avions réussi à provoquer un « contact » à partir d’un médium, là était le fait nouveau. Seulement ces expériences d’apprentis sorciers étaient irrecevables dans le milieu « spécialisé » de l’époque, d’autant plus que la direction « scientifique » était exclusivement recherchée. Parler de telles expériences c’était donc perdre toute crédibilité. Toutefois, nous avions, sans vraiment le savoir mis le doigt sur l’essentiel du mécanisme occulte : mis en action une technique ... une technique occulte à la manière des chamans actualisée d’une certaine manière peu de temps après par Castaneda, un initié en la matière qui en initia bien d’autres par ses livres qui eurent grand succès (et qui en ont toujours) parmi un certain public, à travers le monde. Comme tout se tient ici encore, dans une certaine synchronicité ! Le phénomène ovni devenait donc initiatique. Et il l’est ! De plus, cette « voie initiatique » ouvrait une porte sur ce que les sociétés secrètes gardaient jalousement depuis des temps immémoriaux. Déjà la pensée New Âge s’infiltrait par celle-ci, pour se lancer à l’assaut et renverser l’ « ancien monde », pour préparer l’aube d’une nouvelle ère, celle du Verseau. Ce qui était le « privilège » de quelques initiés, disciples des enseignements des « maîtres invisibles » peut maintenant sortir des gîtes secrets afin d’ouvrir la voie aux envahisseurs se présentant comme des êtres venus de l’espace. Et aussi stupéfiante que puisse paraître l’affirmation qui suit, elle n’en demeure pas moins la conséquence « logique » : si on devient conscient de cette manipulation occulte de l’esprit et qu’on en dénonce les « messages trompeurs », nous faisons systématiquement office de « résistants », voire de subversifs ou de « terroristes intellectuels ».C’est bien, d’ailleurs, pour cette raison capitale que nous nous heurtons à toutes sortes de « barrières », comme tout chercheur authentique, soucieux d’aller « creuser au fond des choses », dès lors qu’il se met à contre-courant des influences, généralement suggestives, actionnant d’autant plus efficacement l’inconscient collectif qu’elles utilisent désormais l’outil médiatique.
L’inconscient et le subconscient, sont « subalterne », nous le voyons, semblent donc prendre une part importante dans l’activation et l’actualisation des phénomènes psychiques, et dans ce qui semble effectivement se présenter comme une véritable manipulation des esprits. Pour l’instant, le « lien » avec le conscient nous semble encore obscur, mais nous y reviendrons. Nous n’avons pas tout dit, en ce qui concerne le « canal relationnel » entre ovni-expérimentateurs, voire ovni-témoins dans certains cas. « L’expérience montluçonnaise », citée plus haut, fut reprise par d’autres chercheurs, sûrement issus de la même équipe, vu que celle-ci fonctionnait un peu comme une société secrète. À moins d’une influence suggestive synchronisée, là-aussi, en 1974 — donc dans la même période — Pierre Vieroudy (auteur d’un livre remarquable : « Les ovni qui annoncent le Surhomme » -Ed. Tchou, 1977), constate, également, que son intérêt personnel pour les ovni semble attirer le phénomène dans son environnement. Et, aussitôt, il pense pouvoir influer sur le phénomène, voir le provoquer. Il réitéra alors l’expérience que nous connaissions, et constate que cela fonctionne ! Bien des rapports d’observations, enfouis dans nos archives, ne mentionnent-ils pas cette relation ovni-témoins, quand l’ovni répond, en clignotant par exemple, aux appels de phares ou de lampes électriques, avec des signaux lumineux dirigés vers l’ovni ? Cet « échange » est souvent « pulsant », mais la « liaison » peut aller plus loin, et devenir « télépathique ». Dans l’exercice de plusieurs expériences, une pensée, ou plus précisément, un ordre mental a été donné à l’ovni, et celui-ci répondit, en variant dans son comportement ou son intensité lumineuse, par exemple.
Peut-on pour autant dire que le phénomène ovni peut avoir une origine psychique, être le fruit d’une image « archétypturale », issue de l’inconscient individuel ou collectif, donner ainsi une approche d’explication dans certaines périodicités d’observations, qualifiées improprement de « vagues » ? Ou encore que la « synchronicité jungienne » puisse donner une explication, dans la production de phénomènes qu’il faudrait alors ranger dans la catégorie des phénomènes parapsychologiques ? Mais, comme nous l’avons déjà montré dans nos articles publiés dans la revue « ouranos », au tout début des années soixante dix, tout en étant directement une « variante » des phénomènes parapsychologiques, le phénomène ovni ne pourrait-il pas être produit par une intelligence, étrangère à celle de l’intelligence humaine, et donc d’origine « surhumaine » — sans pour cela intégrer le contexte « extraterrestre » — tout en utilisant, comme tremplin, ou « relais », l’inconscient du cerveau humain, capable de produire lui-même un « modèle » d’archétype ? Et que ce modèle d’archétype serait capable de « matérialiser », dans notre espace visuel — sous contrôle de cette intelligence — une multiplicité de leurres, adaptés à nos concepts de pensée et de croyance, de façon à nous tromper sur sa propre identité, tout en nous conduisant sur une voie initiatique susceptible de « transformer » l’humanité future ?
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