Le Diabolique Secret des OVNIs - Édition spéciale : Projet Blue Beam (French Edition)
3 — Constructions de scénarios : l’orchestration
d’une « réalité » qui n’existe pas dans la nôtre.
Quarouble (Nord), le 10 septembre 1954 (22h.15 — 22h.30). Sujet de l’expérience : Marius Dewilde, 34 ans, ouvrier métallurgiste. « Alerté par les aboiements de son chien, Marius Dewilde qui lisait, sortit. Il remarqua alors, mais sans y prêter attention, une forme sombre stationnant sur la voie ferrée, à « une dizaine de mètres » de lui. Puis son intérêt fut mobilisé par deux êtres (dont la taille n’excédait guère un mètre) vêtus de scaphandres. Le témoin se précipita vers la porte de son jardin afin de couper la route aux petits êtres et tenter d’en capturer un. Il n’était plus qu’à deux mètres des créatures, lorsque, jaillissant d’une ouverture rectangulaire de la masse noire — tout d’abord entrevue et prise pour une charrette — une illumination à reflets verts, aussi vive que la combustion de magnésium, l’aveugla. Il ferma instinctivement les yeux et voulut crier. Mais il ne le put pas. Il était comme paralysé. Il tenta de bouger, mais ses jambes refusèrent de lui obéir. Affolé, monsieur Dewilde entendit comme dans un rêve, un bruit de pas sur la dalle de ciment devant la porte. C’était les deux êtres qui passaient à un mètre de lui et se dirigeaient vers la voie ferrée. Enfin, le « projecteur » s’éteignit. Le témoin retrouva instantanément l’usage de ses membres et le contrôle de ses muscles. Il se précipita aussitôt vers la voie ferrée, mais la « masse sombre » s’élevait déjà dans le ciel nocturne... »
Voilà, succinctement rapporté, un témoignage capital qui fit grand bruit dans la presse de l’époque. Il fut même le point de départ à la « vague d’observations d’ovni de 1954 », où pour la première fois, un « atterrissage avec humanoïdes » était décrit. Nous le prenons comme référence, par rapport à beaucoup d’autres témoignages du genre qui survinrent par la suite, à cause de cette primauté, d’une part, et surtout de son effet de fascination qu’il exerça sur les esprits. Mais aussi parce que la C. E. ouranos y mena elle-même une enquête, peu après l’observation (en 1955), par Marc Thirouin, ainsi qu’une contre-enquête en 1976, par Pierre Delval. Nous possédons donc un substantiel dossier sur cette affaire, que nous pouvons examiner aujourd’hui sous un nouvel éclairage.
Beaucoup d’encre a coulé sur cette histoire, mais à présent, trente neuf ans après, nous nous intéresserons qu’à ses effets psychiques, de paralysie et à son aspect théâtral. Dans ce contexte, il ne nous semble guère utile d’y ajouter la seconde expérience qu’aurait subie le témoin, un mois après, jour pour jour. Les « rajouts » qui sont quelquefois le fait des « contacts ovni » ne vont généralement pas pour éclaircir une situation déjà bien confuse, tout au contraire. Nous y retrouvons chaque fois le déroulement d’un vaste scénario dont le but, comme nous l’avons déjà dit, va dans le sens d’une initiation, de façon à frapper les consciences, afin de nous amener à nous interroger sur une autre réalité. Mais cette réalité existe-t-elle vraiment ? Ou fait-elle partie d’une énorme mystification par la création de leurres, de telle manière à diriger notre pensée vers un objectif déterminé. Après tant d’années, et après avoir glané tant de renseignements sur les phénomènes, que pouvons-nous en dire ? Avant tout, revenons aux faits et surtout sur celui de Quarouble.
Sur ce cas, notre intérêt se portera d’abord sur le phénomène de paralysie, dont le témoin fut victime : « il ferma instinctivement les yeux et voulut crier. Il était comme paralysé. Il tenta de bouger, mais ses jambes refusaient de lui obéir ». À cette scène, s’adjoint le fameux « rayon vert paralysant » qui frappa Dewilde. Cette manipulation avait un indéniable côté dramatique et théâtral. Néanmoins, dans la majorité des cas de « paralysies », lors d’observations d’ovni, dont la plupart au sol, il se trouve toujours associé une lumière ou un faisceau lumineux, généralement accompagné, chez le témoin, d’une sensation de picotement. Ici le critère « peur » ne peut être pris en compte au même titre d’une réaction psychologique bien connue. Ceci dit, le phénomène de paralysie est particulièrement efficace, et les humanoïdes ont parfaitement confiance dans cette efficacité, autrement les deux êtres que Dewilde désirait capturer ne se seraient pas risqués à passer à un mètre de lui (voir la « reconstitution » p. 42). À noter que le rayon paralysant n’a aucun effet sur eux. Et que, d’autre part, contrairement aux « enlèvements », les témoins ne perdirent conscience en aucun instant. La paralysie n’a donc pas atteint les fonctions physiologiques et les rythmes des ondes du cerveau ne furent même pas ralentis, semble-t-il. Nous savons, en effet, que c’est en abaissant le niveau vibratoire des ondes cérébrales que peuvent se produire certaines manifestations paranormales, de type P. K. Il est donc difficile de dire ici qu’un état de conscience particulier ait été mis en synchronisation avec le « phénomène lumineux ». Nous avons montré que des états de conscience sont indispensables pour la manifestation de phénomènes paranormaux (« Le Monde Occulte du Surréel Paraphysique », Ed. C. E. O. 1982) indiquant une « ouverture », à savoir sur quoi celle-ci débouche.
Le phénomène ovni est donc plus complexe qu’on pourrait le croire, il semble posséder plusieurs facettes ou en tout cas le cerveau humain paraît remplir un rôle majeur. La question est, en effet, de savoir si les témoins ont été affectés par un phénomène subjectif, proche des phénomènes de synchronicité de l’inconscient, dont nous avons parlé en premier lieu, ou par un phénomène objectif, surgi de l’inconnu, agissant sur ces mêmes témoins. À priori, c’est la seconde hypothèse qui nous paraît devoir être retenue. Indéniablement, dans ces apparentes contradictions, un mystère est là, mais c’est là aussi que réside la solution. Avant de nous enfoncer plus
avant dans les phéno mènes relationnels du psychisme, par rapport aux
ovni, restons avec les effets « paralysants » mis en évidence avec l’affaire de Quarouble, prise pour modèle du genre.
Nous avions déjà montré, en 1973 (« ouranos » numéro spécial sur la paralysie des témoins) que si « les mouvements ne pouvaient être « bloqués » au terminal (le muscle), et pas davantage sur le relais (le nerf), il fallait bien qu’ils le soient au point de départ, c’est-à-dire au cerveau ! » C’était déjà avoir beaucoup avancé dans le domaine occulte de la manipulation, et il est tout aussi curieux que notre argumentation soit tombée dans « l’oubli ». Toutefois, ce l’est déjà moins quand nous prenons conscience qu’une certaine occultation infiltre cette recherche. À savoir d’où elle provient, c’est une autre affaire. Pour en revenir à notre siège central, le cerveau, rappelons qu’en chacun des points de notre corps, à chacun de nos muscles correspond une zone précise de notre encéphale ; la liaison entre ces points et ces zones étant justement assurée par des nerfs. En touchant notre système nerveux on peut donc agir sur notre cerveau. Voilà qui nous amène déjà à réfléchir sur certaines « thérapeutiques » orientales, comme l’acupuncture, qui si elles « rectifient » quelques déficiences vitales, peuvent tout aussi bien avoir une action néfaste sur le cerveau, en le « dévitalisant » en quelque sorte. Nous savons aussi que nombre de pratiques psychiques agissent par le système nerveux. C’est donc lui qui est ici en cause dans la paralysie des témoins de « rencontres rapprochées » relative au phénomène ovni. Nous avons donc repris, de notre étude précédente, la carte du cerveau sur laquelle est reportée l’origine des nerfs de chacun des muscles « paralysés ». Et comme nous l’avions mis en évidence, à l’époque, l’ordre jaillit de l’apparente confusion ! Nous reprenons ce que nous avions écrit en décembre 1973 :
« Tous les muscles « paralysés » correspondent à une aire cérébrale parfaitement circonscrite et localisée à l’arrière du lobe frontal, le long de la scissure de Rolando. C’est de cette zone que proviennent tous les influx nerveux (ordres) entraînant une motricité volontaire. En arrière de ce cette scissure se trouve la pariétale ascendante qui est le siège de la sensibilité générale. Cette aire serait-elle aussi touchée. Cela expliquerait certaines « fausses sensations » perçues, les picotements par exemple (...) Pour résumer, qu’il nous suffise de dire que la « paralysie » constatée porterait sur une étroite bande de notre cerveau située peut-être de part et d’autre, mais avec certitude, en avant de la scissure de Rolando. « Que les occupants des ovni puissent ainsi violer notre cerveau, c’est à la fois affolant et révoltant, mais c’est. »
Cette première conclusion était surprenante, il y a tout juste vingt ans, et on comprend qu’elle en « bloqua » plus d’un au niveau de leur encéphale, préférant voir les ovni continuer à peupler leur rêve, plutôt que de les étudier sous cet angle. Cette hypothèse de travail montrait que l’intelligence, qui manœuvre le phénomène ovni, connaît parfaitement notre cerveau et que par conséquent, elle n’a rien à apprendre de nous, et qu’à partir de là, elle peut nous manœuvrer à sa manière, dans toutes sortes de facéties invraisemblables, jusqu’à nous faire prendre des visions mystificatrices comme réelles et artificiellement « matérielles ». Ce à quoi, les témoins et « expérimentateurs » viendront d’autant plus renforcer que leur sincérité dans le témoignage, au cours des enquêtes, ne pourra être mise en doute. Cette simple étude sur la paralysie des témoins, devait nous indiquer que c’est le cerveau qui occupe le siège central de la manipulation occulte à partir des ovni. Et qu’ainsi, les liens relationnels entre l’inconscient et le conscient doivent y prendre une grande part, dans la vérité soigneusement occultée, par le chef d’orchestre de toute cette symphonie d’illusions. Outre le fait, qu’au cours de multiples enquêtes, nous eûmes l’occasion d’entendre de nombreux témoins nous confier que, durant leur observation, leur cerveau était comme « vidé ». Et que d’autres auraient voulu réagir d’une certaine façon, mais le comportement adéquat refusa de leur venir à l’esprit. Ou que d’autres encore virent leur volonté annihilée, leur pensée comme « effacée » à l’instant même, et que certains « oublièrent » ainsi de saisir leur appareil photo pour fixer un phénomène évident sur la pellicule... etc.
Mais il y a pire encore : le phénomène ovni, ou plus précisément l’intelligence qui le manœuvre peut nous faire voir ce qu’elle veut.
Nous verrons par la suite — et plus spécifiquement dans une autre étude — qu’il existe une certaine analogie entre ces « expériences ovni », intervenant sur le cerveau, et « l’expérience intérieure » provoquée par les substances psychédéliques. Le parallélisme est très étroit dans la résurgence d’anciens cultes religieux, mettant « l’officiant » en contact avec une « autre réalité » qui l’illumine. Ces pratiques remontent aux premières communautés du paléolithique, le centre religieux dirigeait la vie culturelle de toute la communauté. Aussi devrait-on s’interroger sur la fascination qu’exercent, à notre époque, ces substances sur une partie de la population en Occident, les conséquences de leur emploi, les « pèlerinages aux sources des anciens centres sacrés, au Mexique, au Pérou (Machu Picchu), par exemple. La résurgence de ces anciennes traditions atteste que le lien n’a jamais été rompu dans la transmission. Pour le peu qu’on y réfléchisse, on ne peut être surpris que ce « réveil » des religions, antérieures au christianisme, suive une courbe sensiblement parallèle à celle des expériences particulières d’ovni, dont la plupart des « spécialistes » réfutent catégoriquement de prendre sérieusement en considération (2). Pourtant le siège central de ces expériences, qui mettent en relation avec une « autre réalité », se situe au même niveau : celui de certaines zones mal connues du cerveau, relevant plus particulièrement du psychisme. Afin d’illustrer un peu notre démarche dans ces « zones interdites », rappelons ici le témoignage d’une expérience particulière d’ovni, cité dans deux anciens numéros d’ « ouranos » (spécial paralysie, 1973, p. 14 et n° 5, 4ème trimestre, 1972, p. 10) :
« Cela commence par une série de phénomènes inhabituels auprès d’un cultivateur de la région de Chouvigny, dans l’Allier. À la fin de l’année 1971, ce cultivateur aperçoit d’abord de mystérieuses boules de feu, tombant lentement du ciel selon une trajectoire verticale. Toujours au même endroit, vers 20 h. 30, en rentrant chez lui des travaux des champs. Puis, un soir, au cours de sa trajectoire, la boule de feu soudainement « explosa », elle se transforma en un éclair aveuglant. Instinctivement le témoin ferma les yeux, non sans avoir eu auparavant la nette impression d’un faisceau de lumière dirigé droit sur son pare-brise et sur lui. Il ressentit une forte brûlure dans l’œil gauche.(« ouranos » n° 5 — décembre 1972). »
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2 — De même, nous noterons un accroissement du fléau de la drogue, parallèlement à celui de l’occultisme... et des « voies intérieures » qui conduisent jusqu’au meurtre.
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« Géographie » de l’encéphale
(hémisphère gauche)
R Scissure de Rolando
S Scissure de Sylvius
A Aire somatomotrice « paralysée » chez tous les témoins
B Aire sensitive profonde, peut être « paralysée » d’où sensation de picotements électriques C Aire motrice (séparée) jambes et tronc, peut être « paralysée » D Aire motrice (séparée) bras et mains, peut être « paralysée » E Aire constructive (écriture par exemple), peut être « paralysée » F Centre du langage, « paralysé » dans de nombreux cas
1 Centre de la perception des postures et des mouvements
2 Aire auditive
3 Centre de compréhension des mots et des phrases
4 Centre de l’attention auditive
5 Aire auditivo-sensorielle affectée chez M. Dewilde
6 Mémoire optique (lecture)
7 Centre des mouvements oculaires (muscles ciliaires)
8 Aire visuelle (mouvements, formes, couleurs ...)
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Enfin, l’enquête permit de déterminer un précédent à cette étrange histoire :
« Le 7 août de la même année, le témoin, comme de coutume rentrait chez lui en voiture. Parvenu à un endroit où presque chaque soir, depuis un mois, il avait l’habitude de voir un groupe de trois ovni, il fut surpris de ne pas les voir ce soir-là. Dans le ciel, il n’y avait que la pleine lune. Soudain, de cette « lune », jaillit une boule de feu rouge qui s’écrasa sur la route en face de son véhicule. La voiture fut immédiatement immobilisée, sans inertie, passant de 60 km/h à 0 km/h, sans que le témoin ait eu la sensation de ralentir ou que sous la force de l’inertie, il ait été projeté en avant. Alors, à son immense stupéfaction, le paysage nocturne habituel fut remplacé par un paysage champêtre ancien et diurne, éclairé comme en plein jour. Cela dura quelques secondes, puis tout s’éteignit. À la place, il n’y eut plus que la nuit ordinaire, mais la lune » (!) avait disparu. (« ouranos » spécial n° 1 — trimestre, 1973).
L’enquête menée à l’époque, c’est-à-dire en 1972, permit de déterminer la véracité des faits. Bien entendu, une telle observation cadrait très mal avec les observations habituelles répertoriées dans les annales de l’ufologie. Mais, il est bien évident que le témoin en question fut l’objet d’une expérience et qu’en fait il assista à une sorte de « scénario paranormal ». Il ne vit, certes pas, avec ses yeux, mais par son cerveau, comme nous percevons les images de nos rêves. Cette expérience se présentait aberrante à l’époque, peu crédible aux enquêteurs, d’où l’hésitation du témoin à se confier. Néanmoins, des effets physiques sur lui-même purent être relevés. Aujourd’hui, elle vient conforter notre conviction dans la série des leurres « construits » dans le cadre d’un « cinéma paranormal », en utilisant certaines zones du cerveau humain, comme il en est pour certaines visions d’apparitions religieuses, expliquant ainsi que d’autres témoins rapprochés ne peuvent rien voir. Mais, bien entendu, on ne peut mettre dans le même sac toutes les observations ovni, les manifestations sont de plusieurs types, outre le fait de « formes matérialisées », pouvant laisser des traces physiques (brûlures, magnétisme, empreinte...) ; le problème est plus complexe. Momentanément, ce qui nous intéresse ici, c’est la construction de scénarios, montrant ainsi que l’intelligence qui se trouve dans « l’envers du décor » peut facilement se jouer des personnes « choisies » pour conduire le jeu comme elle l’entend. C’est également de cette façon, nous le pensons, qu’il faut comprendre les « expériences médicales » aberrantes, menées auprès des « enlevés », ayant vécu, comme dans cette fameuse « affaire Hill », des expériences ovni. L’ensemble répond d’une véritable mystification, comportant de multiples incohérences, comme nous l’avons déjà vu avec le « bateau aérien » de 1896. Cette « tromperie organisée », depuis tant d’années, est déjà une indication qui nous réclame d’exercer la plus grande prudence pour tout ce qui concerne les ovni. La thèse, autrefois avancée, des « rats de laboratoire », selon laquelle nous serions l’objet d’une observation minutieuse et étudiée, ne peut plus tenir dans un tel contexte. Nous constatons plus exactement ici une franche manipulation, qui se moque bien de l’intégrité humaine, vu qu’il y a viol de la conscience — c’est-à-dire de l’esprit — en intervenant sur les mécanismes cérébraux de l’inconscient. Pire ! Dans bien des cas, des expériences du genre ont lieu à l’insu de la personne, ce que dans un autre langage nous nommons les « contactés inconscients », plus nombreux qu’on ne le pense. Voilà qui nous ramène le problème ovni à une autre dimension, et c’est ainsi que nous le voyons, personnellement, depuis une quinzaine d’années, depuis que l’étude des phénomènes ovni a laissé la place à celle des témoins, et d’une manière plus prononcée, à celle des sujets plus concernés par des manifestations répétées et suivies, interférant dans leur système de pensée et de croyance. C’est à ce niveau que réside toute la motivation dans la construction de « leurres archétypturals ». Sans parler du rôle exercé par certains spectateurs paranoïas qui tout aussi inconsciemment, œuvrent à la déstabilisation des esprits, en se croyant « élus et sauvés ». La marge n’est pas si éloignée d’avec les contactés-médiums des ovni, tout aussi inconscients, qui ont fait des expériences involontaires, de type « neardeath experience », autant de signes alarmants d’une certaine décadence spirituelle. Bien de nouvelles religions et philosophies ont pris corps à partir de là. Il y a une source et un stimuli communs entre tous ces phénomènes, qui frisent les frontières de la psychiatrie, du fait qu’ils siègent au même centre moteur, et cette relation commune sera abordée dans le prochain chapitre.
En connaissance de cause, il nous semble bien difficile de diversifier les phénomènes parapsychiques, entre les faits et les effets objectifs du subjectif. Ils sont sûrement de deux sortes dans les manifestations d’ovni, et des contacts rapprochés, rencontres et histoires d’ »enlèvements », en particulier. L’intelligence qui opère derrière tout cet ensemble, nous l’avons vu, connaît parfaitement notre cerveau et ses mécanismes mentaux, étant donné qu’elle les utilise à son avantage, en usant de la crédulité des « victimes » qui tombent dans son champ d’attraction. À moins qu’elle sélectionne certains, suivant des critères inconnus de nous.
On remarquera seulement qu’aucun scientifique, aucun converti à la religion chrétienne, sur le plan religieux, n’a, à notre connaissance, fait l’objet d’une expérience ovni de « contact ». C’est déjà un indice notoire, à savoir d’une part que cette Intelligence ne cherche pas trop à faire identifier ses archétypes, tout en faisant croire le contraire, en demeurant néanmoins dans le flou, et que, d’autre part, certaines particularités spirituelles, touchant la conscience « éveillée » à la foi chrétienne, semble constituer une barrière à celle-ci, un interdit. Cet irrationnel n’est pas compatible avec la foi chrétienne, entrant dans le domaine des forces insoupçonnées de l’inconscient, et de l’esprit-conscient, d’autre part, deux « étages » que l’on situe au niveau du cerveau et qui constituent, l’un dans l’autre, l’identité de l’être. Il est bien entendu, qu’une fois franchie cette limite, la science perd ses droits, mais elle peut nous apporter ses connaissances dans une meilleure approche de cet irrationnel, vu que notre pensée est attachée à la conscience. Disons alors seulement, pour mieux nous faire comprendre, que l’éclairage de l’Esprit peut nous aider à franchir cette limite et donc, nous amener à une vue plus globale d’un problème qui se manifeste entre ces deux mondes de réalités différentes. Ceci dit, la difficulté reste à savoir départager les deux manifestations, virtuelles d’un côté et subjectives, psychiques, de l’autre. Car si l’intelligence est capable de nous « imprimer » ce qu’elle veut, dans une fausse réalité proche du rêve éveillé, tout devient alors possible.
Pour en revenir à l’affaire de Quarouble, suivant la relation faite par M. Thirouin, lors de l’enquête, M. Dewilde aurait eu l’impression de percevoir le rayon lumineux non par les yeux, mais à l’intérieur du crâne. C’est ce que l’un des membres de notre commission avait qualifié (en 1972) de rayon « para-lumineux », agissant au niveau des cellules intermédiaires de la rétine, toujours donc sur le tissu nerveux cérébral, qui est une extension du cerveau jusqu’à l’œil. À moins que le processus soit plus complexe encore et agisse au niveau du conscient, en construisant instantanément un archétype par l’intermédiaire de l’inconscient, et qu’en vérité le leurre ainsi réalisé s’imprime directement dans le conscient, créant alors un phénomène visionnaire tel que le témoin aurait la certitude de le vivre. C’est insensé et diabolique... Justement !
Est-il possible qu’une Intelligence supra-humaine puisse agir ainsi sur notre psychisme et utiliser une des « fenêtres » mal connue dans les mécanismes secrets de notre cerveau pour nous imprimer ainsi une autre réalité ? L’étude attentive des faits, recueillis parfois même au plus profond de notre inconscient, nous prouve que oui. Cela dépasse même tout ce que nous pouvons imaginer ; la réalité dépasse ici la fiction. C’est une véritable révolution dans la manipulation des cerveaux, une telle influence pourrait progressivement transformer notre société, dans son mode de culture, son système de pensée, sans que nous en prenions véritablement conscience. Or, n’est-ce pas ce qui intervient avec le mouvement « New Âge », qui étend ses racines à tous les niveaux de la nouvelle culture, qui préconise un homme « libéré » des entraves de l’ancien monde ? En est-il vraiment esclave ? Toutes sortes d’exercices et d’expériences « spirituelles », diffusés par ce mouvement, prétendent à cette « transformation », sous des apparences diverses, auxquelles on peut joindre le « renouveau spirituel » et charismatique, en ses différentes phases d’approche. Toute cette action se concilie très bien dans une finalité que nous comprenons de plus en plus clairement. En cela, nous le verrons, le phénomène ovni ne fut jamais qu’un des leviers de manœuvre utilisé pour conduire au même but, selon un vaste programme qui nous apparaît comme particulièrement subversif. Déjà, en son temps, l’ufologue Jacques Vallée, avait vu juste — bien que sa profession l’ait empêché d’aller plus loin — en écrivant dans « Le Collège invisible » : une force étrangère se manifeste dans notre environnement. Elle apparaît comme un système régulateur qui agit sur notre humanité, en inversant les mythes ». C’était déjà un constat très significatif, d’autant qu’un peu plus loin, dans le même ouvrage, il précise : « Si quelqu’un voulait avoir une action profonde sur la société humaine, qui ne soit décelable ni par la minorité cultivée, ni par l’Eglise, ni par les autorités militaires, et ne perturbe ni le niveau politique ni les rouages administratifs, tout en distillant à un niveau fondamental les germes d’une révolution philosophique, il n’agirait pas autrement ». Nous n’avons rien à ajouter à cela et son verdict se joint absolument à notre conviction, depuis déjà plus d’une dizaine d’années. Nous voyons seulement maintenant une sérieuse avancée dans ce programme « révolutionnaire », depuis cette dernière décennie. C’est une action super-intelligente qui utilise des « agents inconscients » du rôle qu’ils jouent vraiment, afin de parvenir à ses fins, du fait que celle-ci ne peut intervenir directement. Il ne faut pas perdre de vue que cette action est occulte et procède par étapes à différents niveaux, en « inversant les mythes ». Pour y parvenir, il faut nécessairement aussi agir par la déduction et la fascination des sens. À ce propos, la « coopération » des média n’est pas dérisoire, loin de là, en ce qui concerne « l’éducation des masses » et la banalisation du mythe en question.
C’est indéniable, les « expériences d’OVNI », vécues par les « expérimentateurs », nous plongent dans un univers de fiction. Les témoignages de « voyages », d’enlèvements et d’expériences par les ravisseurs « extraterrestres » ne sont pas recevables, leur caractère superficiel, absurde et incohérent nous laisse entrevoir une réalité bien différente de celle « qu’on » voudrait bien nous faire croire. Encore que cette réalité n’est certainement qu’une réalité virtuelle, une réalité qui n’existe pas, que le cerveau enregistre, coupé des perceptions habituelles. Une sorte de « cinéma paranormal », une véritable action magique par la manipulation d’images mentales. Nous y ferons un rapprochement avec les « voyages chamaniques », les expériences de transes provoquées par des hallucinogènes et drogues psychédéliques. Cette réalité virtuelle peut sembler réellement vécue par les sens, les témoins ou victimes de ces expériences sont véritablement sincères avec eux-mêmes ; ils rapportent bien ce qu’ils ont vécu, mais c’est une fausse réalité. C’est donc bien une manipulation, néanmoins pour ce qui concerne les expériences de contacts ovni, cette manipulation est provoquée par un stimuli intrinsèque, généralement à partir d’une lumière dirigée, ou d’un objet lumineux au sol. Le témoin est aussitôt isolé des perceptions habituelles, il perd toute notion spatio-temporelle, sans doute est-il sous état hypnotique. À partir de cet instant commence le scénario, il est tout à coup entouré de créatures étranges qui « l’enlèvent à l’intérieur de l’ovni » et lui font subir un examen médical, comme si des « extraterrestres » venus d’une lointaine galaxie voulaient étudier notre métabolisme. C’est bien, effectivement, ce qu’ont pensé comprendre certains ufologues. Pourtant, le fait qu’aucun des « expérimentateurs » n’ait pu emmener une seule pièce à conviction, qui aurait été favorable à la thèse e. t., conforte directement cette réalité virtuelle provoquée. Là encore la réalité rejoint la fiction. En effet, n’est-il pas singulier qu’aujourd’hui nous soyons technologiquement capables de provoquer des scénarios similaires, de créer une fausse réalité par un « casque électronique » branché à un ordinateur ? Et nous voilà emmenés dans un univers magique, où la manipulation d’images prend une réalité convaincante, néanmoins fausse, un véritable « l s d électronique ». Quand on conçoit toutes les possibilités de créations d’images de synthèse par ordinateur, on peut se demander ce qu’il en sera d’ici dix ou vingt ans (3). Voilà qui donne le vertige, et nous ne risquons guère de nous tromper en disant que l’électronique aura rejoint la magie. Ce sera véritablement de la magie, le procédé seul change, car si on prend le cerveau comme siège central ou relais, le stimuli reste relié à la source émettrice extrinsèque. Par le procédé électronique, si la source qui envoie les impulsions est l’ordinateur, mais alors, dans les expériences de contacts ovni, qui est l’ordinateur ?
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