L'Illustration, No. 3669, 21 Juin 1913

Various · Chapitre 12 sur 21

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L'Illustration, No. 3669, 21 Juin 1913

A Constantinople

 

L'investissement, par la force armée, de la maison où

s'étaient enfermés les meurtriers.

 

La police pénètre Les meurtriers La garde de la dans une maison capturés sont maison enlevée

d'où elle pourra emmenés en d'assaut.

surveiller les automobile. Photographies Taïb

assiégés. Kope.

 

La capture des meurtriers du grand vizir Mahmoud Chefket.

Pas un instant la tranquillité de Constantinople n'aura été troublée après l'assassinat de Mahmoud Chefket pacha et deux jours à peine auront suffi pour arrêter ses meurtriers. Tout l'honneur en revient à l'énergie du gouverneur militaire Djemal bey et du préfet de police Azmi bey.

La recherche des assassins a donné lieu à un épisode émouvant. Ceux-ci s'étaient réfugiés à Péra dans un immeuble de la rue Piré Mehmed où la police les découvrit. Ils s'y défendirent avec acharnement durant trois heures.

Agents et pompiers occupaient les alentours de la maison, le doigt sur la gâchette de leur fusil. Dès le début de l'affaire, un officier, Hilmi bey, fut blessé mortellement. La police avait pénétré dans la maison sise en face de l'immeuble assiégé. Assassins et agents échangeaient de là coups de fusil et coups de revolver. Cependant d'autres policiers, avec le préfet à leur tête, entraient dans une maison mitoyenne de celle occupée par les meurtriers, faisaient sauter les cloisons et s'emparaient de trois hommes, le capitaine Kiazim, le lieutenant Ali bey et un certain Chefky qu'une automobile emportait aussitôt à la prison de la cour martiale.