L'Illustration, No. 3263, 9 Septembre 1905
La Scission Suédo-Norvégienne
Cte Wachtmeister (S.) M. Lundeberg (S.) M. Michelsen
(N.) M. Berner (N.)
LA SCISSION SUÉDO-NORVÉGIENNE.
--Les délégués suédois et norvégiens à la conférence de
Carlstad.
LA SCISSION SUÉDO-NORVÉGIENNE
La Norvège ayant manifesté, de la façon éclatante que l'on sait, sa ferme volonté de se séparer de la Suède, il restait à déterminer dans quelles conditions aurait lieu cette scission et à régler un certain nombre de questions qu'elle pose. D'un commun accord entre les gouvernements des deux pays, une commission a été constituée pour étudier, si l'on peut dire, les clauses du divorce.
Cette commission se compose: pour la Suède, de MM. Lundeberg, président du Conseil; le comte Wachtmeister, ministre des Affaires étrangères; Hammarskjoeld, ministre des Cultes, et Staaf, ministre sans portefeuille;--pour la Norvège, de MM. Michelsen, président du Conseil; Loevland, ministre des Affaires étrangères; Berner, président du Storthing, et Vogt, ministre sans portefeuille. La conférence s'est réunie pour la première fois le 31 août, à Carlstad (Suède).
AUX COURSES
M. Hennion. A .--M. Hennion
interdit le pari au livre aux sportsmen.
Le monde des courses est en émoi. Après de longues années de tolérance, le pari au livre vient d'être rigoureusement interdit: il était illégal et, pratiqué par tous les gros joueurs, il absorbait de grosses sommes qui échappaient ainsi au pari mutuel et à sa retenue de 8 p. 100. L'application du nouveau régime a coïncidé avec l'ouverture de la saison d'automne sur les hippodromes parisiens. C'est M. Hennion, commissaire principal de la Sûreté générale, qui a été chargé de l'exécution de l'arrêté pris par M. Ruau, ministre de l'Agriculture. La chose s'est passée d'ailleurs le plus simplement du monde. Notre photographie montre M. Hennion entouré des bookmakers et sportsmen auxquels il notifie l'interdiction d'échanger des paris sous peine d'arrestation et de procès-verbal. Sportsmen et bookmakers sourient à ce discours courtoisement menaçant. Ils en ont entendu bien d'autres, ils sont patients, et ils savent attendre la fin des heures de crise.