Mon inconnu, mon mariage et moi - Vol. 9 (French Edition)

4. Bons baisers de Yellowstone

 

 

– Et voilà, nous sommes tout seuls !

Maman, John et Nikki sont repartis pour Los Angeles. Hier soir, nous avons largement célébré la découverte de Robert qui blanchit Nikki. John a organisé de manière impromptue un somptueux dîner dans le cabinet privé d’un grand restaurant (discrétion oblige) avec Robert bien sûr, Stacy, le jeune Matteo et ses parents, visiblement ravis de leur premier séjour à New York. J’ai appris qu’ils étaient logés au mythique Waldorf Astoria, aux frais de John, même si Nikki a largement de quoi payer les dépenses inhérentes à sa défense. Son père est tellement soulagé qu’il est prêt à toutes les extravagances. Il a aussi loué les services d’un chauffeur pendant le séjour new-yorkais de la famille du garçon. Il a également invité Matt à lui rendre visite sur un tournage ; le gamin était aux anges ! Mais je crois que côtoyer Nikki suffisait déjà à son bonheur. Pendant le repas, il était assis à côté d’elle, et il a affiché un air béat jusqu’au dessert. Même la présence de Théo n’a pas terni son bonheur. Mon ami était là aussi, et je n’ai pu que constater qu’ils avaient l’air plutôt amoureux Nikki et lui. Ça m’a réjouie. J’ai décidé de ne plus me faire de souci pour leur couple, après tout, ils sont majeurs et vaccinés.

J’ai été très heureuse de passer du temps avec eux tous, mais je ne suis pas mécontente de me retrouver ce soir en tête à tête avec Caleb. D’autant que je pars à Marrakech pour le magazine mardi, et que nous allons être séparés quelques jours.

– Tu n’as rien prévu ce week-end ? me demande Caleb.

– À part faire l’amour, encore et encore… Non, rien, dis-je mutine.

C’est vrai que c’est mon seul désir. J’ai besoin de faire des provisions de souvenirs de lui, de m’imprégner de son odeur, de sentir sa peau contre moi avant d’en être privée.

– Ça tombe bien, dit Caleb avec un sourire en coin, j’ai des projets pour nous.

Je lève un sourcil, intriguée.

– Ah bon ? Quoi ?

– J’avais envie de passer un week-end en amoureux avec toi, avant que tu ne m’abandonnes pour goûter aux délices de l’Orient avec le « roi de l’hôtellerie ».

L’homme dont je vais faire le portrait à Marrakech est un jeune entrepreneur américano-marocain, propriétaire de nombreux établissements de luxe.

– Tu es jaloux ? lancé-je pour le taquiner.

– Un peu, dit-il en faisant une grimace.

J’éclate de rire et il en fait autant, avant de prendre mon visage entre ses mains et de le couvrir de baisers.

– Le temps va me paraître long sans toi, me susurre-t-il. Mais je suis heureux que tu t’éclates dans ce que tu fais, et que tu en profites pour découvrir le monde.

– Tu vas me manquer aussi, dis-je en caressant son visage. Tu ne peux pas venir ?

Il a sa joue contre ma main, frottant sa barbe naissante contre ma peau, tout en ronronnant.

– Mmmm… J’aimerais tu sais, mais c’est compliqué en ce moment. On essaie de négocier avec Dandridge pour tenter de le faire revenir sur sa demande de radiation, ce qui est difficile car il refuse de communiquer avec moi. Heureusement, Robert est de retour et il va pouvoir enquêter sur ce problème de taupe, s’il y en a une. Tout ça sans compter qu’on a plusieurs grosses affaires en cours. Mais je me suis libéré trois jours, et l’on part…

Il regarde sa montre :

– … tout de suite. Le pilote doit déjà nous attendre. On voyage de nuit, comme ça on aura bien tout notre samedi et notre dimanche pour profiter de l’endroit. Il faudra rentrer lundi après-midi, puisque tu décolles mardi pour tes contrées lointaines.

– Mais on va où ? dis-je surprise.

– Au parc national de Yellowstone, m’annonce Caleb, guettant ma réaction.

– C’est vrai ? dis-je stupéfaite. Mais c’est génial !

– Je me suis dit qu’en plus de la mienne, tu apprécierais sans doute la compagnie des élans, bisons, ours, et peut-être même des loups…

J’exulte.

– Je vais A-DO-RER ! Eh, mais je n’ai pas fait ma valise !

– Je te donne dix minutes, me dit Caleb d’un air taquin. Sinon, je file sans toi.

Je l’entends rire dans mon dos tandis que je monte en courant jusqu’à la chambre.

– N’oublie pas d’emporter le guide que je t’ai posé sur le lit ! me lance-t-il.

– Merci mon amour. Eh, tu sais quel temps il fait là-bas en ce moment ? crié-je par-dessus la rambarde.

– En juillet, il fait plutôt doux, mais n’oublie pas qu’on sera à plus de 2 000 mètres d’altitude ; le matin et le soir, il faut une petite laine. Mais ne t’inquiète pas, je serai là pour te tenir chaud au besoin…

– Je n’en doute pas…, dis-je en riant, avant de foncer vers la chambre.

J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure tellement je suis excitée. Décidément, ma vie avec Caleb est pleine de surprises. Un jour, on s’envole au débotté pour le Costa Rica, un autre il organise sans me prévenir un séjour dans une des plus jolies régions des États-Unis… Avec lui, il n’y a pas de place pour l’ennui, la routine… et j’adore ça !

***

Le jet de Caleb nous a conduits jusqu’à l’aéroport de Cody, dans le Wyoming, où une voiture est venue nous chercher pour nous emmener jusqu’à notre hôtel. Avant d’y arriver, nous avons traversé des paysages d’une beauté à couper le souffle, faits de forêts et de canyons impressionnants.

Nous sommes logés à l’Old Faithful Inn, un hôtel centenaire classé monument historique. C’est un immense lodge en bois et pierre niché en pleine nature, entouré de montagnes.

– Comment tu as fait pour avoir une chambre ici à cette période ? demandé-je à Caleb. D’après ce que j’ai lu sur Internet, il faut réserver un an à l’avance. Il paraît que c’est mission impossible sinon.

– J’ai quelques petites relations, dit Caleb d’un air modeste.

Plus je le connais, plus je me demande ce qui est « mission impossible » pour lui…

Je suis tout de suite séduite par la beauté rustique de l’établissement, avec ses immenses rondins apparents, les balcons en troncs, et l’énorme foyer de la cheminée qui monte sur trois étages.

On nous conduit à une suite toute mignonne, aux murs lambrissés, avec deux grands lits.

– Personnellement, je n’ai pas prévu de dormir seul, me dit Caleb, avec un air plein de sous-entendus.

– Je n’en ai pas l’intention non plus, dis-je en passant mes bras autour de son cou pour l’attirer à moi et lui donner un baiser. Tu me gâtes trop Caleb, dis-je en soupirant d’aise. Je vais devenir affreusement capricieuse.

– Je t’aimerai quand même, me dit-il avec son irrésistible sourire en coin. Mais si tu deviens intenable, je saurai te punir, ajoute-t-il, en me mettant une petite tape sur les fesses qui me fait glousser.

– Mmm…je sens que je vais faire le plein de caprices ce week-end, lancé-je, taquine.

Je regarde par la fenêtre, qui donne sur une nature époustouflante.

– Il y a tellement de choses à voir ici, je ne sais pas comment on va faire en trois jours. J’ai regardé dans le guide que tu m’as acheté : entre les geysers, les canyons, les sources chaudes, la faune… J’ai tellement envie de voir un troupeau de bisons.

– Alors, par quoi tu veux commencer ? me dit Caleb, que mon excitation semble beaucoup amuser. Nous sommes dans la zone où l’on trouve la plus grande concentration de geysers au monde, on peut aller y faire un tour. Et puis, ensuite peut-être, une petite balade à cheval, pour se familiariser avec les lieux. Tu m’as dit que tu montais un peu…

Il n’a pas le temps de finir sa phrase que je lui saute dans les bras.

– Je t’aime, je t’aime, je t’aime, dis-je en couvrant son beau visage de baisers fiévreux.

Nous avons du mal à nous arracher l’un à l’autre, mais nous décidons de partir quand même profiter de la beauté des lieux. Nous avons de la chance, nous n’attendons que quelques minutes pour voir jaillir l’eau de l’Old Faithful, le plus puissant geyser de la région (le deuxième au monde, selon le guide), d’une taille impressionnante. On va ensuite faire une longue balade par des passerelles parmi les autres geysers qui apparaissent à l’improviste, nous arrosant au passage, et les bassins d’eau chaude aux couleurs étonnantes et d’où s’échappent des fumerolles. C’est un spectacle surprenant, qui ne cesse de m’émerveiller. Mais je ne suis pas la seule à être séduite. À cette époque de l’année, les touristes sont nombreux, et si on peut le regretter, on ne peut guère leur en vouloir.

– Viens, on va aller déjeuner, me dit Caleb, et puis on rejoindra le guide et les chevaux. Ça nous permettra de voir des endroits plus sauvages, et moins fréquentés. Tu es partante ?

– Je te suis, cow-boy !

***

On est rentrés à l’hôtel, non sans en avoir pris plein les yeux. Ce parc national est une merveille, et on n’a encore rien vu.

– Alors, demain on prend la voiture pour aller voir les Tower Falls, dis-je, tout excitée, installée dans un fauteuil, le nez dans mon guide. Je crois qu’il faut absolument voir ces chutes. Je ne veux pas non plus rater les troupeaux de bisons dans les vallées environnantes. Ce sera la première fois que j’en verrai dans leur environnement naturel. Ah, et puis le Grand Canyon de Yellowstone aussi. Tu crois qu’on aura le temps d’aller à Mammoth Hot Springs ? Ça a l’air totalement fou cet endroit. Regarde les photos, on se croirait sur la Lune… Et il y a plein de wapitis il paraît.

Caleb éclate de rire.

– Je ne suis pas sûr que l’on puisse tout faire en un jour et demi. Tu sais qu’il est immense ce parc ? Mais ne t’en fais pas, on reviendra. On peut aussi profiter du week-end pour se détendre…

Je lève la tête de mon livre. Il est allongé sur l’un des lits moelleux, les mains derrière la tête, et me regarde d’un air lascif. Il est encore habillé mais pieds nus, sa chemise ouverte sur son torse glabre.

Je me lève de mon siège et balance le guide sur le sol.

– Tu as raison. La nature peut attendre. Il y a dans cette chambre un animal urbain qui mérite toute mon attention.

– Un animal urbain ? s’esclaffe Caleb.

– Oui, dis-je en m’approchant lentement du lit. Un loup du barreau aux dents longues, aux yeux bleus, et au corps musclé terriblement sexy.

– Dangereux ? me demande-t-il en plissant les yeux.

– Mmmm… Il peut l’être, dis-je en glissant ma main entre les pans de sa chemise. Mais je l’ai apprivoisé.

Il me saisit soudainement par la taille et me renverse sur le lit. Il roule sur moi, me fixant de ses yeux brillants de convoitise.

– Que tu crois, susurre-t-il d’une voix rauque, avant de prendre ma bouche avec passion.

Je glousse tandis que Caleb me mordille le corps à travers mes vêtements, comme une bête sauvage. Mais une bête sauvage gentille et amoureuse.

– Arrête, arrête, dis-je en riant, tout en le tirant par les cheveux.

Mais il continue son manège, tirant sur mes vêtements avec les dents. Il réussit à soulever mon tee-shirt et vient grignoter mon soutien-gorge. Je l’attrape par le cou, et le force à remonter jusqu’à mon visage.

– Tu es fou, dis-je, faisant semblant de le gronder, alors que son petit jeu m’excite comme jamais.

– De toi, oui, c’est sûr, dit-il en me léchant le visage en faisant des bruits de bête.

Sans pouvoir m’empêcher de rire, j’arrive à m’extraire de son étreinte, le laissant seul sur le lit, pantelant.

Il prend un air déçu, mais il change vite d’expression quand j’entreprends d’ôter mes vêtements.

– Après tous ces crapahutages, j’ai besoin d’une bonne douche. Tu viens ? dis-je d’une voix aguicheuse.

J’enlève ma petite culotte sans le quitter des yeux, puis je lui tourne le dos et m’éloigne vers la salle de bains, lui offrant le spectacle de mes fesses nues.

L’eau commence à peine à couler sur ma peau que je l’entends entrer dans la pièce. Je me retourne et le regarde en souriant faire voler ses vêtements. Son sexe est en érection.

Caleb vient se glisser derrière moi dans la cabine de douche. Il me prend par la taille et je me retourne pour échanger un baiser. Nos langues se mêlent, mon souffle se fait court, je sens mon sexe palpiter. Pendant que sa bouche prend possession de la mienne, ses mains se posent sur ma poitrine. Ses lèvres descendent le long de ma nuque. Sur mes épaules. Je sens son membre chaud qui effleure mes fesses. Alors que je pense qu’il va me pénétrer, et que j’en savoure l’idée à l’avance, il se recule.

Il prend du savon liquide et m’en enduit soigneusement le corps.

Ah, Monsieur veut plus de préliminaires ? Parfait…

Je me laisse faire docilement, tandis qu’il frotte doucement mon dos, mes fesses, avant de se baisser pour frictionner mes jambes.

Je me retourne face à lui pour lui offrir l’avant de mon corps. Il commence cette fois par le bas, massant mes mollets, remontant vers mes cuisses. Il rajoute du gel douche aux délicieux effluves dans sa main, et tout en me fixant de ses yeux brillants de convoitise, il glisse ses doigts entre mes jambes, me prodiguant des caresses langoureuses qui me font vaciller sur mes jambes. Je me retiens à ses bras musclés, et j’entrouvre les lèvres dans l’attente d’un baiser qui ne tarde guère. L’eau chaude continue de couler sur nos corps dénudés, tendus de désir.

La main de Caleb sur mon sexe se fait plus insistante. Il me pénètre de l’index, et commence un va-et-vient qui me fait ronronner de plaisir. J’entends mes halètements que peine de plus en plus à couvrir le bruit de la douche. Je me sens vraiment prête à jouir sous ses doigts experts mais alors que s’approche le paroxysme, Caleb retire sa main.

– Nooon. Encore, ne puis-je m’empêcher de réclamer.

Il me sourit d’un air provocant, avant de me retourner d’un geste autoritaire. Ses lèvres brûlantes se posent sur ma peau mouillée, descendent le long de mon échine. Je me penche un peu, me cambre tout en prenant appui de mes mains contre la paroi carrelée. Je sens son membre raide caresser mes fesses avant de s’introduire dans mon sexe. Une bouffée de chaleur remonte jusqu’à mon cerveau, j’ai l’impression que mon corps est en feu.

Caleb a saisi mes seins entre ses mains, il est cramponné à moi et je sens sa verge fouiller mon ventre irradiant de bonheur. Je recommence à gémir, plus fort, rejetant mon visage en arrière, exposé au jet de la douche qui tombe en pluie tropicale.

Les mouvements de Caleb se font plus puissants, plus rapides. Je me sens perdre le contrôle, je ne peux rien contre cette vague de plaisir qui menace de déferler.

– Oui, ouiiii, m’entends-je hurler par-dessus le fracas de l’eau, tandis que la vague me submerge.

Au moment où je sombre, je sens le corps de Caleb s’arc-bouter dans un dernier sursaut de jouissance.

***

– C’est vrai, il fait frais ici la nuit. Il faisait tellement beau aujourd’hui, dis-je en resserrant les pans de mon peignoir en éponge contre moi.

– Les joies de l’altitude, sourit Caleb. Tu veux que je mette le chauffage ?

– Je suis sûre que tu peux trouver d’autres moyens de me réchauffer, dis-je en m’approchant de lui, qui est allongé nu sur l’un des lits.

Après nos ébats « aquatiques », nous sommes descendus dîner au restaurant tout en rondins de l’hôtel, dans lequel trône une majestueuse cheminée de pierre, avant de remonter retrouver l’intimité de la chambre. J’ai l’impression de faire un voyage dans le temps : dans cet établissement, il n’y a ni télévision, ni radio, ni même Internet. L’hôtel est très fréquenté, mais à l’abri dans notre suite, c’est un peu comme si nous étions un peu coupés du monde.

– Tu es insatiable, mon amour, me lance Caleb, amusé. Tu n’es pas épuisée par la journée ?

– Toi oui ? demandé-je, étonnée.

– Je suis un peu endolori, j’avoue. Je n’ai pas eu le temps de faire beaucoup de sport depuis que j’ai lancé le cabinet. Mon corps n’est plus habitué.

– Tu veux que je te fasse un massage ?

Il me regarde, et je vois que l’idée l’enchante.

– Je ne suis pas contre…, murmure-t-il.

– Mets-toi sur le ventre, dis-je d’un ton autoritaire. Je reviens.

Il se retourne docilement sur le lit, et je vais dans la salle de bains pour récupérer l’huile de massage que j’ai achetée récemment, en vue d’une séance coquine. Je ne pensais pas m’en servir pour la première fois à Yellowstone, mais l’occasion est trop belle.

De retour dans la chambre, je me place en bout de matelas. J’admire le corps musclé de Caleb, ses fesses parfaites, son dos bien dessiné et je sens mon désir se réveiller aussitôt.

M’arrachant à ma contemplation, je mets un peu d’huile délicatement parfumée dans ma main et je commence à masser les jambes fines et dures de Caleb. Il a les yeux fermés, un petit sourire de contentement aux lèvres. J’enduis ses pieds, m’occupe de ses orteils un à un, et je vois son sourire béat s’élargir. Je m’attaque à ses mollets, remonte lentement jusqu’à ses cuisses. Je sens sous mes doigts la finesse de sa musculature. Je m’interromps pour grimper sur le matelas, et m’assieds sur le haut de ses cuisses.

– Ça va là ? Tu n’as pas mal ? demandé-je à mon « patient ».

– Ça va très bien, tu ne pèses rien, dit-il, manifestement très détendu.

Je laisse couler un peu d’huile sur ses fesses, qui se contractent à ce contact. Je commence à les malaxer, appréciant de sentir sous mes doigts leur fermeté, leur forme rebondie.

– J’adore ton cul, dis-je.

– Ravi de l’apprendre, me lance Caleb en ouvrant un œil. Il a bien souffert aujourd’hui. Ça faisait trop longtemps que je n’étais pas monté à cheval.

– Attends, je vais arranger ça, dis-je en me penchant pour embrasser sa croupe, tandis que Caleb ronronne de plaisir.

Plus je le caresse, et plus j’ai envie de lui. Je me penche pour masser le haut de ses épaules larges, le reste de son dos. À chaque mouvement, mon pubis frotte contre ses fesses, et cela augmente mon excitation. Mon sexe est tout humide, et je prends sur moi pour continuer mon ouvrage sans accélérer le rythme. J’ai une terrible envie de faire l’amour à Caleb, de le sentir en moi.

– Monsieur apprécie le massage ? m’enquiers-je, comme si j’étais une employée du spa de l’hôtel.

– Jusqu’ici, c’est parfait, dit Caleb d’une voix sourde. Je n’ai pas à me plaindre.

– Tournez-vous, s’il vous plaît, dis-je d’une voix fort aimable.

Je me soulève un peu pour le laisser faire. Mon peignoir s’est dénoué et mes seins ont jailli entre les pans. Je descends du lit, non sans avoir remarqué que le sexe de Caleb est en érection. En changeant de position, il a à peine ouvert les yeux, juste le temps de les poser sur ma poitrine dénudée.

J’enduis ses pieds d’huile, et les masse consciencieusement. Je pose ma bouche sur sa jambe, et je la lèche, en remontant jusqu’à sa cuisse.

– Je ne sais pas si c’est très réglementaire, dit Caleb d’une voix devenue rauque.

– On peut s’arranger, réponds-je, mutine. Ça restera entre nous. Vous voulez un petit extra ?

– Ça dépend, de quoi s’agit-il ? demande Caleb, les yeux toujours fermés.

J’empoigne sa verge turgescente et je me baisse pour la lécher à son tour. Caleb gémit sous mes coups de langue. Il tend une main vers moi mais je la repousse.

– Il est interdit de toucher les employées, dis-je d’un ton que je veux cinglant.

Il ouvre les yeux et me sourit lascivement. Ses yeux sont fixés sur mes seins qui se balancent au-dessus de son sexe que je caresse des deux mains.

De voir son sexe si tendu de désir fait grimper mon propre désir à son paroxysme. Je n’y tiens plus ; je lâche son pénis et je viens l’enfourcher. Je le sens s’enfoncer en moi avec satisfaction, des ondes de plaisir irradient mon corps. Mon peignoir glisse de mes épaules. Je n’ai plus froid du tout. La sueur colle mes cheveux à mes joues, mon cou.

Je me mets à remuer des hanches, utilisant le membre de Caleb comme un sex toy fait pour mon unique plaisir. Je fouille en moi les moindres recoins, les moindres zones érogènes. Caleb me laisse faire sans rien dire, heureux de me voir profiter de lui de cette manière. Il tente de mettre ses mains sur mes fesses, mais je le repousse d’un geste sec. Je me penche vers lui pour offrir mes seins à sa langue, mais je me retire au dernier moment avec un petit rire provocateur. Il rugit alors, se redresse à demi et, toujours emboîté en moi, m’enlace, me serrant fort contre lui.

– Tu n’aurais pas dû réveiller la bête, me lance-t-il avec un sourire carnassier.

Je comprends que je ne suis plus la maîtresse du jeu.

En un éclair, il a inversé la position. Je suis maintenant sous lui, et c’est lui qui imprime le rythme. Il me mord les lèvres, tout en me labourant de sa verge impérieuse. Mon excitation est encore montée d’un cran. Je m’arc-boute sous lui, projetant mon bassin à sa rencontre, je m’agrippe à ses fesses qui se soulèvent et s’abaissent dans une cadence de plus en plus rapide. Nos halètements se mêlent, le plaisir commence à se répandre dans mon corps enflammé.

– Je vais jouir, dis-je d’une voix étranglée.

– Attends-moi mon amour, j’arrive.

Je mobilise ce qui me reste de volonté pour retenir la jouissance qui frappe à ma porte. Je me mords les lèvres, les yeux ancrés dans ceux de Caleb, dont je connais la moindre nuance. Je vois son regard se troubler. Je reconnais cette expression, celle qui précède l’exultation.

Je saisis son visage et l’embrasse avec ardeur, fouillant sa bouche de ma langue. J’abandonne enfin la lutte, laissant la jouissance m’envahir entièrement, tandis que je recueille l’ultime râle de plaisir sur les lèvres de mon amant.

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