OceanofPDF.com Un Avenir a Conquerir French Edition

Cross Caroline · Chapitre 6 sur 14

Pages du PDF

OceanofPDF.com Un Avenir a Conquerir French Edition

Chapitre 5

 

Décidément, il n'y avait rien de tel que de repeindre une pièce pour se détendre, se dit Jessy en passant énergiquement le rouleau sur l'un des murs de la chambre de Chloé. Et elle en avait bien besoin. Il fallait reconnaître qu'elle s'était vraiment comportée de manière stupide avec Shane, la veille au soir.

D'abord, il y avait eu cette scène grotesque dans la cuisine, qui pouvait laisser croire que c'était la première fois qu'elle voyait un homme torse nu. Bien sûr, ce n'était pas le cas, mais alors pourquoi cela lui avait-il fait un tel effet ?

Si encore il n'y avait eu que cela... Mais lorsque Shane l'avait aidée à coucher Chloé et qu'il l'avait frôlée sans le faire exprès, elle avait eu l'impression que son sang devenait lave en fusion. Et lorsqu'une fois dans le couloir, il lui avait demandé s'il pouvait faire quelque chose pour elle, elle avait été fortement tentée de se jeter dans ses bras.

Inutile de préciser qu'elle n'avait rien compris au film, tellement la présence de Shane la perturbait. Heureusement qu'elle connaissait la fin ! Que lui arrivait-il ? se demanda-t-elle avec un soupir. Si elle n'avait pas été certaine du contraire, elle aurait pu croire éprouver encore des sentiments pour Shane. Certes, il était très beau, et d'une virilité plus que troublante. Il savait également fort bien user de son charme, et en avait encore fourni la preuve, la veille. Et puis, il occupait énormément les pensées de Jessy. La nuit dernière, elle avait même rêvé qu'il apparaissait devant elle torse nu. Elle le touchait. Sa peau était chaude et douce. Les yeux brillant de désir, il s'était mis à la caresser de ses mains expertes... Mais ce n'était qu'un rêve, et il n'y avait aucune interprétation à en tirer, songea-t-elle, agacée. Dans la vie réelle, elle n'était pas attirée par lui. C'était juste cette promiscuité forcée qui se révélait usante nerveusement. Et vu qu'elle avait beaucoup repensé au passé, récemment, il n'y avait rien d'étonnant à ce que le passé se rappelle à son souvenir.

Quoi qu'il en soit, il n'y avait du côté de Shane aucune ambiguïté. Il lui avait fait savoir très clairement qu'il la considérait comme une amie et rien d'autre. Même si cette déclaration était en soi un peu vexante, l'essentiel était qu'il ne semblait pas avoir remarqué son trouble passager. Se concentrant de nouveau sur sa tâche, Jessy jeta un regard autour d'elle et trouva que la nouvelle peinture rendait plutôt bien. Elle avait remisé le petit lit d'enfant dans la chambre d'amis et rassemblé les autres meubles au centre de la pièce afin de les protéger par une bâche en plastique. Le bleu gai et lumineux qu'elle avait choisi allait parfaitement avec le plancher de bois clair et les portes à claire-voie de la penderie. Dans quelques jours, elle compléterait la décoration par une frise en papier peint bleu et jaune que Chloé avait choisi avec elle, et des étagères pour y entreposer ses jouets. « Pourvu que cela plaise à Shane », se dit-elle. Elle espérait avoir fini avant qu'il rentre du bureau. Ainsi, il accepterait sans doute de garder Chloé et elle pourrait aller faire quelques courses. En réalité, elle avait surtout besoin de se retrouver seule afin de prendre du recul. Cela lui permettrait, à n'en pas douter, de se rendre compte que sa pseudo-attirance n'était qu'imaginaire. — Jessy ? Que fais-tu ? demanda Shane dans son dos. Elle sursauta, porta une main à sa poitrine. — Mon Dieu ! Tu veux me faire avoir une crise cardiaque ou quoi ?

— Tu n'exagères pas un peu ? J'attends ta réponse. — A ton avis ? lança-t-elle avec une grimace, agacée qu'il lui parle comme à une petite fille. — Ça, je le vois bien. Ce que je te demande, c'est pourquoi ? Tu savais que je voulais t'aider, non ? Jessy ne répondit pas tout de suite. Elle se sentait si mal à l'aise. Avec son pantalon de lin et sa chemise kaki aux subtils reflets, il avait l'air d'une gravure de mode, tandis qu'elle était vêtue d'un simple T-shirt blanc et d'un de ses plus vieux shorts...

— Chloé a commencé sa sieste très tôt, aujourd'hui, expliqua-t-elle enfin tout en se remettant à peindre, espérant ainsi retrouver une contenance. J'ai donc pensé que je ferais aussi bien de commencer sans toi. Et puis, j'ai pas mal d'autres choses à faire, aujourd'hui. Inutile, se dit-elle, de lui préciser qu'il lui avait fallu une bonne demi-heure pour convaincre l'enfant d'aller se coucher, avec la promesse d'une glace comme dessert après le déjeuner !

— Je vois, dit Shane, visiblement peu convaincu. Dans ce cas, laisse-moi juste me changer, et je t'aide à finir. — Oh, ce n'est pas la peine. J'ai presque terminé. C'était la vérité. Seuls quelques pans du dernier mur restaient à peindre.

— En effet, ça m'en a tout l'air, constata-t-il aussitôt. — Merci quand même, dit Jessy en lui adressant un rapide sourire, tout en priant intérieurement pour qu'il s'en aille.

— Tu as oublié un endroit, fit-il alors remarquer en croisant les bras et en s'adossant au chambranle de la porte.

— Tu veux rire ?

— Non, je t'assure. Ah, je vous jure, les femmes..., poursuivit-il avec un sourire ironique. Là. Tu vois ? — Je ne vois rien du tout, répliqua-t-elle après avoir jeté un bref coup d'œil à l'endroit qu'il désignait. — Je te montre...

Déjà, il entrait dans la chambre et pointait du doigt une bande blanche d'à peine un centimètre qui se trouvait près de la plinthe.

Dieu sait quelle mouche piqua Jessy à ce moment-là. Était-ce parce qu'il se retrouvait soudain si près d'elle, parce qu'il l'avait un peu vexée ou qu'elle était trop fatiguée pour garder la tête froide ? Toujours est-il qu'au moment où elle tendait son rouleau pour remédier à cet oubli, sa main sembla s'animer d'une vie propre et, dans un geste vif, incontrôlé, elle étala une grande traînée de peinture bleue en travers de la chemise de Shane. — Mais enfin... qu'est-ce que...? s'exclama-t-il, regardant sa chemise, incrédule.

Elle-même n'en revenait pas. Pourtant, maintenant qu'elle avait commencé, elle semblait ne plus pouvoir s'arrêter. D'un mouvement souple du poignet, elle releva le rouleau et le passa sur son visage.

— Hmm, pas mal, commenta-t-elle. On dirait Mel Gibson dans Braveheart.Bon, d'accord, peut-être pas tout à fait, concéda-t-elle en remarquant le regard noir que Shane lui lançait. Mais en tout cas, ce bleu te va très bien. — Vraiment ? répondit-il, un éclat inquiétant brillant à présent dans son regard gris ardoise tandis qu'il ôtait sa chemise et s'essuyait le visage avec. Eh bien, malheureusement pour toi, poursuivit-il en lui arrachant brusquement le rouleau des mains, il se trouve que j'aurais préféré que tu me demandes mon avis. — Voyons, Shane, tu n'as aucune raison de mal le prendre...

— Sans doute.

Brandissant alors le rouleau, il traça un grand Z sur sa poitrine, tel Zorro de la pointe de son épée. Il fit un pas en arrière, comme pour admirer son œuvre, et Jessy le dévisagea, à la fois amusée et étonnée. Apparemment, le bon vieux Shane était de retour. Cela se voyait à son expression, au ton de sa voix et à la petite lumière qui dansait dans ses yeux. — A vrai dire, reprit-il alors, l'air faussement pensif, il manque un rappel sur le visage. — Non ! s'écria Jessy.

Mais avant qu'elle ait eu le temps de battre en retraite, il tendait le bras et touchait son menton. Il revint encore à l'attaque, et elle plongea sur le côté pour essayer de récupérer le rouleau.

— Tu cherches quelque chose ? demanda-t-il, saisissant son poignet.

— Attends voir... Ah !

Elle venait de glisser sur une tache de peinture encore fraîche. Sentant qu'elle perdait l'équilibre, elle ferma les yeux et tenta désespérément de se raccrocher à Shane. Aussitôt, les bras de ce dernier se refermèrent sur elle. — Doucement, dit-il en l'attirant contre lui. Tu ne t'es pas fait mal ?

— Non, murmura-t-elle.

Machinalement, Jessy tenta de rétablir entre eux une certaine distance. Malgré l'épaisseur de leurs vêtements, elle sentait parfaitement chaque centimètre carré de son anatomie, depuis la chaleur de son torse jusqu'à ses hanches et ses cuisses. L'air lui manqua, et elle se sentit soudain la bouche très sèche.

— Shane...

— Bon sang, Jess, murmura-t-il d'une voix rauque, avant de glisser une main sous sa nuque, de lui renverser la tête en arrière et de prendre sa bouche. Dieu qu'il embrassait bien ! Bouleversée par l'intensité des sensations qui déferlaient en elle, Jessy savourait la pression de ses doigts au creux de ses reins, le caractère à la fois doux et impérieux de son baiser. La réalité dépassait de très loin tout ce qu'elle avait pu imaginer. Et pourtant, ce n'était pas faute de s'être demandé ce que cela ferait de glisser les doigts dans ses cheveux brillants, de sentir le contact de sa barbe naissante contre sa joue, et la pression de son torse contre ses seins.

Shane laissa échapper un grognement et la plaqua contre lui. Parcourue de frissons, Jessy lui mordilla la lèvre inférieure et enfonça profondément sa langue dans sa bouche. Déjà, il glissait les doigts sous le tissu de son petit short. Ils étaient froids contre sa peau brûlante. Puis ses paumes s'arrondirent sur ses fesses et il pressa encore davantage son corps contre le sien. Embrasée par le désir, le souffle court, Jessy se cambra en laissant échapper un gémissement. Ce son parut le tétaniser. Il retira brusquement ses mains, et interrompit leur baiser. Sans lui laisser le temps de réagir, il s'écarta d'elle.

— Shane ? dit-elle, le regard interrogateur. Malgré la peinture bleue qui marquait son visage, il ne donnait pas du tout envie de rire. A le voir la regarder ainsi d'un air dur, le gris de ses yeux si sombre qu'il en paraissait presque noir, elle éprouva subitement un sentiment de honte. Habillée n'importe comment, souillée de taches de peinture et les cheveux en bataille, elle devait offrir un piteux spectacle. — Bon sang, marmonna-t-il.

Puis il lui tourna le dos et passa une main nerveuse dans ses cheveux.

— Shane..., commença-t-elle, ça va ? — Non, justement, ça ne va pas du tout, répliqua-t-il d'une voix crispée. Je suis désolé, tout est ma faute.

— De quoi parles-tu ?

— Tu n'y es pour rien, reprit-il, passant de nouveau une main dans ses cheveux. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Cela ne se reproduira plus. Désolé. Elle aurait presque préféré qu'il la gifle. Le seul point positif dans tout cela, c'était que le brasier, en elle, semblait s'être éteint aussi vite qu'il s'était allumé. C'était comme si, soudain, elle se trouvait anesthésiée. — Ce n'est pas grave, lâcha-t-elle, tout en songeant qu'il valait mieux ne pas trop prolonger cette situation. Elle fit un pas, puis deux en direction de la porte. — Bon, si ça ne te dérange pas, je crois que je vais y aller. Il faut que je me lave. Et puis... j'ai rendez-vous pour visiter un appartement. Enfin, à condition que tu veuilles bien garder Chloé ?

— Bien sûr, mais...

— Parfait. Oh, et ne t'inquiète pas pour ta moquette, je fais attention.

Joignant le geste à la parole, elle retira ses vieilles tennis et les ramassa.

— Jessy...

— A tout à l'heure, alors, conclut-elle avec un sourire forcé.

Et, comme elle l'avait fait la veille, elle s'enfuit. Mais, cette fois, elle se sentait beaucoup, beaucoup plus mal.

Quelques secondes à peine après que Jessy eut quitté la pièce, Shane se laissa aller et poussa une bordée de jurons rageurs. Qu'est-ce qui lui avait pris de l'embrasser ainsi? Comment avait-il pu faire une chose aussi stupide ? C'était à se demander ce qu'il avait dans le crâne... En tout cas, ce n'était certainement pas son cerveau qui lui avait dicté ses actes. Lorsqu'il était arrivé dans la chambre de Chloé et avait vu que Jessy ne l'avait pas attendu pour la repeindre, ,il s'était senti très énervé. C'est pourquoi il avait ressenti le besoin de l'asticoter, jusqu'à ce qu'elle ait ce geste inattendu qui l'avait totalement désarçonné. Et là, boum ! Un désir fou l'avait saisi, venu d'on ne sait où.

Et ce désir, c'était bien pour Jessy qu'il l'avait éprouvé. Pour Jessy qu'il persistait à considérer comme une sorte de petite sœur.

S'il n'avait eu encore le goût de sa bouche sur ses lèvres, et le souvenir de son corps, ferme, chaud et doux contre le sien, il aurait sans doute tenté de se persuader qu'il ne s'était rien passé. Mais c'était impossible. Il se souvenait parfaitement de ce qui s'était passé. Il n'était d'ailleurs pas près de l'oublier... Si elle n'avait pas eu ce petit gémissement, Dieu sait comment les choses se seraient terminées. Mais au fait, pourquoi avait-il réagi de la sorte ? Le moins qu'on puisse dire est qu'elle avait semblé être consentante...

Mais non, il devait se tromper, corrigea-t-il en serrant les dents. En réalité, c'était tout simplement parce qu'elle n'avait rien osé laisser paraître, tant elle était choquée de voir un homme qu'elle considérait comme son ami se jeter ainsi sur elle.

Même si ensuite elle s'était efforcée de garder un ton léger, le fait qu'elle ait ainsi battu en retraite et la nervosité qu'elle n'était plus parvenue à dissimuler le prouvaient bien. Il n'y avait aucun doute : à la première occasion, elle allait lui annoncer qu'elle partait. Et il n'aurait alors qu'à s'en prendre à lui-même...

Cette dernière hypothèse lui fit l'effet d'un électrochoc. Paradoxalement, il n'en fut pas vraiment surpris. Au cours des dernières semaines, il avait, en effet, fini par accepter totalement la présence de Jessy. Pas pour lui-même, bien sûr, bien qu'elle lui rende incontestablement la vie plus facile, mais pour Chloé. La gentillesse de la jeune femme, sa nature si gaie et énergique avaient déjà des retombées positives sur l'enfant. La petite fille s'épanouissait comme une fleur au soleil. Et, compte tenu du fait que lui, de son côté, s'était révélé incapable de se comporter comme un père digne de ce nom, il aurait pu au moins s'employer à ne pas tout gâcher...

Désormais, il n'y avait plus qu'une seule issue : il fallait absolument que Jessy et lui se parlent franchement, et qu'il la persuade qu'elle n'avait rien à craindre de lui. Cet épisode malheureux ne risquait pas de se reproduire, puisqu'il relevait de l'aberration la plus totale. Certes, il s'était récemment surpris à relever certains détails chez elle, comme le grain de sa peau ou son parfum délicat et envoûtant. Mais cela ne portait pas à conséquence. En le trahissant comme elle l'avait trahi, Marissa l'avait à tout jamais dégoûté des femmes. S'il n'avait pas l'intention de rester chaste jusqu'à la fin de ses jours, il ne souhaitait en revanche plus jamais s'engager dans une relation de couple. Désormais, les seules femmes qui pourraient lui convenir devraient être aussi cyniques que lui et ne chercher tout comme lui que des rapports purement physiques. Or, le moins qu'on puisse dire, pensa-t-il avec un petit rire amer, c'était que Jessy n'entrait pas dans cette catégorie.

Cela mis à part, il lui devait une explication. Mais qu'allait-il bien pouvoir lui dire ? Qu'après plus d'un an, sa libido lui avait joue un mauvais tour et qu'elle avait eu le malheur de se trouver là au mauvais moment ? En tout état de cause, il fallait qu'elle sache que c'était entièrement sa faute, à lui, et qu'elle n'y était pour rien. Et plus tôt il le lui dirait, mieux ils s'en porteraient l'un et l'autre.

Parvenu à cette conclusion, Shane chercha du regard le rouleau, le ramassa et le trempa dans le pot de peinture pour, en quelques mouvements rapides, terminer de peindre le dernier pan de mur, comme il l'avait promis à Jessy. Puis il le déposa sur le plateau prévu à cet effet, essuya ses chaussures avec sa chemise dont il comptait de toute façon se débarrasser, et quitta la pièce. Vu les circonstances, sans doute valait-il mieux qu'il aille voir Jessy entièrement habillé. Il fit donc un détour par sa chambre pour se laver et enfiler une chemise propre. Puis il ressortit dans le couloir et alla frapper à sa porte. — Jess ? appela-t-il.

Il n'y eut d'abord aucune réponse. Puis sa voix lui parvint, faible mais parfaitement audible. — Oui, qu'y a-t-il ?

— Il faut que je te parle.

— D'accord, répondit-elle après une seconde d'hésitation. Voyant qu'elle ne venait pas lui ouvrir, il tourna la poignée et poussa la porte.

Le spectacle lui coupa le souffle. Son T-shirt à la main, Jessy était seulement vêtue d'un petit slip de dentelle rose des plus provocant et d'un soutien-gorge assorti, l'ensemble dévoilant plus qu'il ne cachait son anatomie. De nouveau, il fut assailli d'un désir aussi malvenu qu'irrépressible. Décidément, elle avait changé. Elle n'était plus cette adolescente un peu gauche qu'il avait connue, mais une femme épanouie. Pour s'en convaincre, il suffisait de voir l'arrondi généreux de ses seins, le creux de sa taille souple ou ses jambes au galbe superbe... Cette constatation rendait caduques toutes ses bonnes résolutions. Qui espérait-il tromper, au juste ? Si salibido s'était rappelée à lui, ce n'était pas sans raison. Et c'était bien elle, Jessy, la petite sœur de son meilleur ami, qui en était responsable.

— Shane?

Le ton sur lequel elle prononça son nom la trahit, tout autant que la légère rougeur qui avait envahi ses joues, et il eut un deuxième choc en comprenant qu'elle aussi le désirait.

A présent, il n'avait plus qu'une envie : franchir la distance qui les séparait, la porter sur le lit et se perdre en elle. Il fit un pas dans sa direction, puis un autre... A la dernière minute, un petit bruit capta soudain son attention. Il mit un moment pour comprendre qu'il s'agissait de Chloé qui babillait dans son lit.

Et tout à coup, il prit conscience de ce qu'il était en train de faire. Avait-il donc déjà oublié qu'il avait pris la décision de ne plus jamais approcher Jess ? De plus, qu'il le veuille ou non, Jessy Ross comptait énormément pour lui. Aussi méritait-elle bien mieux qu'un type comme lui. — Désolé, déclara-t-il d'une voix dure, s'efforçant de lui adresser un regard distant. Je croyais que je pouvais entrer.