Protective

Chelsea Harrison · Chapitre 3 sur 5 · partie 2/2

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Protective

BONUS 1 - La Revanche

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 2 parties.

"Combien de temps je devrais attendre avant de sortir avec un garçon ?"

Ses yeux s'agrandirent de surprise tandis qu'elle tentait de reprendre ses esprits.

"Que veux-tu dire ? Est-ce que tu l'aimes ?"

Je haussai les épaules.

"Je ne sais pas si je l'aime, il n'a pas toujours été sympa… mais il me demande de sortir avec lui à chaque cours tous les jours, et je ne sais pas si je devrais lui dire oui."

"Je vois. Tu as toujours eu du mal à faire confiance à quoi que ce soit, à part la science. S'il a l'air intéressé par toi, tu devrais juste suivre ton instinct."

"J'ai envie d'accepter mais…"

"Si tu en as envie, alors tu devrais dire oui. De plus, sortir une fois avec quelqu'un ne signifie pas que tu dois l'épouser ensuite."

Je ris, mal à l'aise.

"D'accord… merci maman."

"De rien, mon cœur, tu peux me parler quand tu veux." Elle me serra contre elle un peu trop fort mais cela m'était égal.

Je décidai de suivre les conseils de ma mère.

* * *

J'entrai en cours d'histoire de la musique, j'étais nerveuse comme jamais et j'attendis qu'il entre lui aussi. Comme toujours, il entra en souriant et s'assit à côté de moi.

"Bonjour Grayson" dit-il comme à son habitude. Je pris une longue inspiration en essayant de paraître normale.

"Salut."

Il sortit son cahier. Il avait commencé à prendre ses propres notes, et se tenait tout près de moi. Je laissai mes yeux errer vers lui. Son jean adhérait comme il faut à ses jambes musclées, son simple tee-shirt rouge moulait son corps à la perfection. Vraiment, il est sûrement trop bien pour moi. Je me demandai une fois encore si je devais dire oui à sa proposition.

Le cours se termina et je rangeai mes affaires comme d'habitude. Il ne m'avait encore rien demandé, j'avais l'impression que mon cœur s'effondrait en me disant que j'allais manquer ma chance.

"Tu es prête pour le devoir demain ?" me demanda-t-il tandis que nous sortions de la salle.

"Oui. Et toi ?" dis-je d'un air détaché.

"Bien sûr. J'ai juste besoin d'un C+ pour garder ma bourse."

Je hochai la tête. Bien sûr il ne faisait que le strict minimum. Eh, il faut que j'arrête de juger comme ça.

"D'accord. A plus tard."

Je m'arrêtai devant ma prochaine salle de cours et il me prit le bras.

"Hé attends, tu ne crois pas que j'ai oublié, dis ?" Il sourit et je me perdis dans ses yeux une fois encore.

"J'espérais que tu avais abandonné" mentis-je.

"Je ne recule jamais devant un défi, ma petite."

Je roulai des yeux. J'aurais voulu qu'il ne m'appelle pas comme ça. S'il ne m'appelait pas par mon prénom tous les matins, j'aurais pu penser qu'il l'avait oublié.

"Bien sûr que non" dis-je en m'arrêtant devant la porte de ma classe tandis qu'il s'appuyait contre le mur en se tenant en face de moi.

"Vendredi soir après le match, je t'emmène sortir avec moi."

"Tu m'emmène sortir ?" l'interrompis-je. J'avais encore un peu peur de dire oui.

"Oui. Pour dîner, peut-être qu'il y aura un dessert si tu as de la chance" dit-il en me faisant un clin d'œil. Je ne pus m'empêcher de rire légèrement. "Allez, Grayson, donne sa chance à un gars." Il leva les mains et les tint de chaque côté, le réseau de veines de ses bras bougeant quelque peu. Je m'imaginai en train de passer mes doigts dessus.

"Euh…" Je me parlai dans ma tête avant de répondre, pourquoi étais-je si effrayée à nouveau ? "D'accord."

"Oui ?" Il sourit.

"Oui, oui, je veux bien" bégayai-je.

"Super ! A bientôt Grayson." Il me donna une petite tape sur l'épaule qui laissa ma peau parsemée de frissons.

Ce ne fut pas avant d'être assise en cours que je réalisai ce que je venais de faire.

* * *

"Attends, tu lui as dit oui ?" s'exclama Becca.

"Oui, c'est ce que j'ai fait."

"C'est tellement… whoa. Tu es sûre ?"

Je hochai lentement la tête.

"D'accord. Dans ce cas, il faut qu'on commence à se préparer immédiatement."

"Comment ? Ce n'est pas avant vendredi, Becca."

Elle recula comme si elle était déçue.

"Oh. D'accord."

Mais elle ne me laissa pas seule un instant. Elle en parlait tous les jours. Cela me rendait encore plus nerveuse que je ne l'étais déjà. Le jeudi en cours, j'avais donné mon numéro de téléphone à Pete et il m'accompagna au cours suivant comme toujours. C'était toujours plutôt agréable, même lorsqu'il ne pensait pas à de nouvelles façons de me demander de sortir avec lui.

Lorsque le vendredi arriva, je me réveillai avec quelque chose qui ne m'était jamais arrivé auparavant. Un message d'un garçon, de Pete.

Bonjour ma belle.

Bonjour.

Je répondis simplement.

Pas de compliment pour moi ?

Non. Il est trop tôt.

Il est seulement sept heures…

Je ne suis pas du matin.

Je ne vis pas sa réponse avant d'être sortie de la douche.

Je m'en doutais. A bientôt en cours, lorsque tu seras de meilleure humeur.

Je ne pus m'empêcher de rire. Il était plutôt drôle.

Je m'habillai avec un legging et un sweat et attachai mes cheveux en chignon. J'envoyai un message à Becca pour lui dire que je passerai la chercher. Je devais conduire ma voiture ce jour-là parce que cela faisait trop longtemps que je ne m'en étais pas servie. Lorsque ma mère m'avait donné de l'argent pour mes candidatures, il m'en était resté un peu aussi l'avais-je utilisé pour faire le plein de carburant.

"Il m'a envoyé un message ce matin" lui dis-je tout en conduisant.

"Qu'est-ce qu'il t'a dit ?" Je lui tendis le téléphone pour qu'elle puisse lire les messages.

"Whoa, Grayson ! Tu envoies des messages comme ceux d'une collégienne."

Je lui donnai un petit coup sur la jambe. "Aïe ! Je plaisante ! Enfin, il semble vraiment t'apprécier."

"Peut-être."

Je ne voulais pas placer mes espoirs trop hauts. Peut-être parce que je commence vraiment à l'apprécier.

* * *

Chapitre 5 : Heures supplémentaires

J'avais déjà été à des matchs, mais celui-ci était différent. Je regardais Pete tout le temps. Il attirait vraiment l'attention de tous sur lui, même de l'autre équipe. Et tous ses coéquipiers le respectaient réellement.

Je commençai à me sentir mal pour lui, qu'il ne puisse pas jouer les deux prochains matchs, puis me rappelai que c'était sa faute de toute façon… J'essayai de mettre tout cela derrière moi à cause de notre "rendez-vous" du soir.

Becca m'avait obligée à porter l'un de mes plus beaux shorts en jean avec une chemise bleue sans manches et une veste blanche. J'avais même lissé mes cheveux pour l'occasion.

Une fois le match terminé, j'attendis près du terrain comme il me l'avait demandé. Becca me souhaita bonne chance et me laissa seule à l'attendre. Les joueurs sortirent l'un après l'autre, se félicitant d'avoir gagné et partirent rejoindre leurs petites amies.

Je le repérai parmi les derniers à sortir.

"Je me suis dit un instant que tu n'allais pas venir" sourit-il.

"Tu as pris une douche" remarquai-je.

"Bien sûr, je ne peux pas sortir avec toi en sentant la sueur des vestiaires."

Une fois qu'il fut juste en face de moi, je pus sentir son merveilleux parfum, tout frais sorti de la douche.

"Bien. On y va ?" dis-je en attrapant la lanière de mon sac tandis qu'il me regardait.

"Tu es superbe" sourit-il.

"Merci" murmurai-je.

Il me conduisit à sa voiture avec sa main à l'arrière de mon dos.

"Tu as aimé le match ?" demanda-t-il.

"Oui. Tu as vraiment bien joué."

Sa voiture était grande et vraiment belle. Une Ford je crois. Il m'ouvrit la porte et j'entrai facilement dans la voiture à cause de ma grande taille. Je voulais lui dire qu'il était beau lui aussi. Il portait seulement un jean et une chemise entièrement boutonnée, mais cela se voyait qu'il avait un effort pour bien s'habiller après le match.

"J'espère que tu as faim, parce qu'on va manger ce qu'il y a de meilleur en ville" dit-il en me souriant d'un air narquois.

Je remuai nerveusement mes doigts contre mes genoux pendant qu'il conduisait. Il continuait de me jeter des coups d'œil et je savais qu'il regardait mes jambes. Pour une fois, j'étais contente de courir avec mon père deux fois par semaine.

"Alors tu penses que tu t'es débrouillée comment au devoir ?" demanda-t-il.

"Bien je pense."

"Moi aussi. C'était facile. Je faisais parti de l'orchestre au collège, alors je me rappelle de la plupart des choses à savoir."

"Tu étais dans un orchestre ?" rigolai-je.

"Ouais, je jouais de la trompette."

"Whoa, je ne m'en serais jamais douté."

"Je ne fais pas que jouer au football."

Cela me surprit lorsqu'il se gara à un restaurant près de la grand-route. Je ne sais pas pourquoi, je m'étais attendue à un restaurant chic, un de ceux qui vont bien avec son statut de "garçon riche". Tout le monde dans notre lycée a de l'argent… ou du moins les parents.

Il était plus courtois que je ne m'y étais attendue, m'ouvrant la porte à nouveau. Nous nous assîmes à une table, lui se tenant en face de moi. Je commandai un jus de cranberry tandis qu'il regardait le menu.

"Comment ça se fait que tu ne joues pas au basket ou au volley ?" me demanda-t-il.

"Tu es sérieux ?"

Il haussa les épaules, toujours avec son fameux sourire ravageur.

"Je n'aime pas le sport. J'aime les maths et les sciences."

"Tu as l'air si athlétique pourtant."

Je soupirai.

"C'est ta façon de te moquer de ma taille, également ?"

Il secoua rapidement la tête.

"Non, tu as vraiment un corps magnifique. Tu es magnifique…"

J'avalai ma salive nerveusement tandis qu'il se penchait en avant.

"… Et j'ai vraiment été un crétin pour ce que j'ai dit et fait à ton sujet depuis tout ce temps. Et pour avoir ri à ce que disaient mes autres imbéciles d'amis" dit-il très sérieusement, de sa voix chaude et profonde. "J'espère que tu pourras me pardonner un jour."

Je me mordis la lèvre nerveusement et il posa sa main sur la mienne par-dessus la table. Wow, elle était vraiment grande.

"Moi aussi."

Il sourit et relâcha ma main, même si j'aurais voulu qu'il la prenne à nouveau. Malgré le fait qu'il fasse autant de sport, sa main était vraiment chaude et douce.

Je commandai du poulet et des gaufres pendant qu'il prenait un steak avec des frites.

"Alors parle-moi de toi. De qui tu es vraiment." Il se renversa en arrière et croisa les bras, faisant ressortir ses muscles.

"Qui je suis vraiment ?"

"Oui. Ta nourriture favorite, ta couleur, quel est le sens de la vie pour toi" enchaîna-t-il.

Je souris légèrement.

"Les tacos au poisson. Violet… et la science."

Il rit à voix haute, son rire tonitruant semblant sortir directement de sa poitrine.

"J'aime ça… voyons, ma nourriture préférée, c'est les flocons d'avoine, et ma couleur préférée, le vert. Le vert un peu boueux que personne n'aime".

"Et le sens de la vie ?"

"La poursuite éternelle du bonheur, je suppose."

Je ne sais pas pourquoi, je m'étais attendue à ce qu'il dise autre chose, mais pendant tout le reste de la soirée, il continua de me surprendre.

"Voulez-vous voir notre carte des desserts ?"

"Oui s'il vous plaît" sourit Pete à la serveuse. Elle cligna des cils vers lui bien qu'elle fut beaucoup trop vieille pour lui. Cela me fit rire.

"Alors, après le lycée, qu'est-ce que tu comptes faire ?" me demanda-t-il.

"J'ai postulé au MIT, Stanford et New York. Si je suis prise, je voudrais me spécialiser en physique. Peut-être faire un double cursus en physique et chimie."

"Whoa… Qu'est-ce qu'on fait ensuite avec ça ?" Il semblait sincèrement intéressé.

"On peut faire beaucoup de choses. Peut-être que je finirai par faire de la recherche ou travailler pour la NASA. Qui sait ?" dis-je en haussant les épaules.

"C'est plutôt cool, tu me fais me sentir complètement barbant." Je ris légèrement. Il était tout sauf barbant pour moi à l'instant même.

"Et toi ?"

"Je vais accepter l'une des offres que j'ai, je n'ai pas encore décidé laquelle. Mais je veux étudier la littérature anglaise."

"Vraiment ?"

"Ca te surprend" sourit-il.

Je hochai la tête. "Un peu, oui."

"Qu'est-ce que je peux te dire ? J'aime la littérature. Mon père veut que j'étudie le commerce et que je fasse des études de droit, mais ça n'a jamais été mon truc. Je n'aime pas tellement le football non plus."

"Mais… tu joues si bien pourtant."

"Ca ne veut pas dire que ça me plaît. Ca plaît à mon père, c'est pourquoi j'en fais."

"Et ta mère ?"

Il sourit tristement.

"Elle est morte quand j'avais huit ou neuf ans."

Ma mâchoire s'affaissa sous le choc. "Oh. Je suis désolée."

"Ce n'est pas grave. Je ne me rappelle pas très bien d'elle en fait… mais mon père ne s'en est jamais vraiment remis. C'est pour ça il se comporte comme un idiot avec moi. Je suppose que c'est génétique" dit-il en parvenant à rire légèrement. Cela me fit sourire, la façon dont il essayait de rester positif à ce sujet.

"Tu n'es pas si idiot que ça, c'est peut-être juste qu'on ne te comprend pas."

Il sourit à nouveau.

"Merci, ça veut dire beaucoup pour moi venant de ta part, surtout si on pense que…"

"Essayons de ne plus en parler" dis-je en riant légèrement.

"Entendu."

Je commandai une tarte au citron meringuée et il prit un gâteau au chocolat. Il avait raison, la nourriture était délicieuse.

"Alors, nous avons fini de manger. Je suppose que mon temps avec toi s'achève" dit-il pendant que nous retournions à sa voiture. Après avoir payé bien sûr.

"Peut-être. J'ai dit à mes parents que je serai rentrée à minuit." Il était seulement vingt-trois heures trente à présent, et nous n'étions pas très loin de chez moi.

"J'ai encore un peu de temps alors ?" dit-il en hochant la tête. Il m'ouvrit la portière et courut de l'autre côté.

Il prit la route la plus longue pour rentrer et je baissai la vitre pour sentir l'air sur mon visage. Il me jetait des regards à la dérobée, mais cela ne me dérangeait plus. A chaque qu'il le faisait, je me sentais simplement… magnifique, comme il disait. Je n'avais jamais ressenti cela auparavant.

Je lui indiquai le chemin jusque chez moi et nous arrivâmes environ dix minutes avant minuit. Il me conduisit jusqu'à la porte.

"J'ai passé une super soirée avec toi… je sais que j'ai dit que c'était juste pour me rattraper auprès de toi, mais j'ai envie de te voir à nouveau… parce que j'aime être avec toi, pas pour une autre raison."

"Je… j'ai passé une super soirée moi aussi."

"Super, alors tu sors avec moi demain aussi ?"

Je ris. "Je ne sais pas."

Il se rapprocha plus près et passa sa langue sur ses lèvres.

Je me figeai au moment où je compris ce qu'il faisait. Il se pencha plus près de moi, il passa sa main le long de ma joue puis la tint contre mon cou. Je n'avais pas besoin de me rapprocher beaucoup, mais une fois que ses lèvres se furent collées aux miennes, je me sentis plonger en lui, le senti tout proche de moi.

Jamais un baiser ne m'avait fait autant d'effet, n'avait été aussi parfait. Je voulais sentir la chaleur de son corps, aussi me rapprochai-je encore plus près, afin que les hauts de nos corps se touchent. Je sentais les lignes dures de ses muscles le long de mon ventre, et je le sentis même à travers son jean le long de ma cuisse.

J'inspirai comme si je le voulais le respirer lui tout entier, tandis qu'il m'embrassait encore plus ardemment. Il me pressa contre le mur et je laissai mes mains errer le long de son corps… sur ses bras, et dans ses cheveux soyeux. Ses lèvres étaient si douces contre les miennes, je voulais ne jamais me séparer de lui. Mais j'avais désespérément besoin de respirer.

"Je passe te chercher demain à cinq heures. Bonne nuit Grayson."

Il me laissa là sur le porche, encore complètement étourdie. J'entrai rapidement chez moi, essayant de reprendre ma respiration. Je réalisai combien j'étais mal lorsque je me dis que je ne pouvais pas supporter d'attendre le lendemain pour le revoir.

* * *

Chapitre 6 : Statut quo

Je devenais une nouvelle personne chaque jour.

J'ai l'air de parler comme Becca, mais c'est la vérité.

Depuis cette nuit sur le porche, Pete n'avait pas ralenti ses attentions pour gagner ma confiance. Il commença à m'apporter des friandises différentes à chaque cours d'histoire de la musique, au grand déplaisir du professeur. Il m'accompagnait en cours, portait mes livres et mon sac, m'embrassait avant que je n'entre dans la salle… devant tout le monde. Je n'avais pas cessé de rougir depuis des semaines.

L'équipe de football avait gagné tous les matchs et il avait commencé à dire que j'étais son porte-bonheur. Becca disait que je n'avais jamais souri de cette façon, ce qui en fait m'effrayait plus que jamais. Il me rendait vraiment heureuse, je l'admets, mais j'avais toujours peur qu'un jour, ce ne soit plus le cas. Et si je n'étais qu'une conquête de plus pour lui ? Un amusement ?

Je pensais toujours à tout ça, mais alors il me rassurait par la façon dont il se comportait. Nous sortions tous les jours après le lycée, et lorsque je disais que j'avais besoin d'étudier, il le respectait et travaillait simplement avec moi, ou bien il me regardait faire. C'est surtout cela qu'il faisait.

"Tu me fixes encore." J'étais dans sa chambre en train d'étudier à son bureau.

Il n'était jamais venu chez moi, je n'étais pas encore prête à ce qu'il rencontre mes parents… ils se montreraient trop ennuyeux et cela le repousserait probablement. Son père n'était jamais chez lui, aussi c'est là-bas que nous traînions le plus souvent.

"Je ne peux pas m'en empêcher. Tu rends la physique si sexy."

Je gloussai et rougis sur le champ. Il me troublait tellement que je ne retenais rien de ce que je lisais de toute façon.

Il savait ce qu'il faisait lorsqu'il enleva sa chemise et s'affala sur son lit comme une espèce de mannequin. Pour une raison quelconque, son jean, qu'il portait bas, et sa ceinture qui ressortait le rendait plus sexy que de tout voir…. Ce dont pourtant j'avais désespérément envie. Je n'avais jamais pensé au sexe avant cette nuit où il m'avait embrassé, mais depuis lors, je me rendais folle à y penser. Becca se moquait de moi à chaque fois que je lui révélais mes pensées.

"Tu me distrais trop" répondis-je en finissant mon dernier problème.

Je me levai de son fauteuil et il tendit la main, me faisant signe de venir vers lui.

"Fini ?" Il passa son bras autour de ma taille et m'attira contre le lit, me faisant m'étendre contre lui.

"Pour l'instant. J'ai un devoir cette semaine et je veux le réussir."

Il sourit de son air sexy.

"Tu réussis toujours bien." Il embrassa mon front et caressa mes cheveux, les remettant derrière mes oreilles. Il prit doucement mon visage entre ses mains, et pressa ses lèvres contre les miennes.

Son baiser était doux et je le sentis à travers tout mon corps. J'entrouvris légèrement mes lèvres et sa langue vint buter contre elles avant de trouver la mienne. Nous nous embrassions sans hâte, mais néanmoins avec passion. Je pressai mon corps contre le sien pour le sentir plus proche, ses muscles se durcirent contre mon corps, je me sentis toute chaude. Une onde de courage me submergea et je descendis ma main le long de son corps pour le toucher à travers son jean. Un sentiment de victoire s'empara de moi lorsque je le vis grogner profondément et rapprocher ses hanches des miennes.

Je n'avais pas besoin de le voir pour savoir qu'il était gros. Je le sentais durcir dans ma main à mesure que je me frottais contre lui. Je bougeai ma main pour attraper ma chemise, m'écartant de lui le temps de m'asseoir pour la retirer. Ses yeux parcoururent mon corps, mais en quelque sorte, je n'avais pas l'impression de bien en avoir conscience. J'étais contente de porter l'un de mes soutiens-gorge en dentelle pour une fois. Il me sourit et je me penchai à nouveau pour l'embrasser.

Je m'attendais à ce qu'il m'enlève mon jean ou fasse quelque chose. Est-ce qu'il n'avait pas compris que j'avais envie de sexe avec lui ? Peut-être qu'il ne voulait pas de moi pour ça. Mon bouche se figea de déception et je me reculai.

"Qu'est-ce qui se passe ?" lui demandai-je. Il fronça les sourcils de confusion.

"Rien." Ses mains caressèrent mes bras, me faisant frissonner dans leur sillage. Je me mordis nerveusement la lèvre pendant que j'essayais de trouver comment exprimer ce que je voulais dire.

"Mais…" Je m'assis, me plaçant à califourchon sur lui. Ses mains vinrent sur mes hanches et je posai les miennes dessus. "Tu n'es pas… on est en train de s'embrasser depuis environ dix minutes."

Il haussa un sourcil et me sourit. "Oui, ça me plaît, pas toi ?"

Je hochai la tête. "Oui. Mais je pensais… eh bien, si tu as envie qu'on fasse plus que juste s'embrasser" murmurai-je.

Il rit, me faisant rougir encore davantage.

"Non, je ne ris pas de toi, chérie. Viens ici." Il m'attira à lui et m'embrassa avec passion.

"Je veux juste en être sûr" dis-je.

"C'est la vérité."

Il m'embrassa encore et on aurait dit que je ne pouvais pas lui enlever ses vêtements assez vite. Il nous fit basculer et embrassa tout mon corps, me retira mon jean et m'embrassa au-dessus de ma culotte. La sensation sur ma peau était étrange, mais c'était tellement bon. Il était évident qu'il avait déjà fait ça avant, mais quant à moi, je n'avais tellement pas l'habitude que je ne savais pas quoi faire.

"Ne sois pas nerveuse" dit-il, sentant mon malaise. Je pris une grande inspiration avant qu'il ne m'embrasse à nouveau.

Mes mains tremblaient pendant que j'enlevai son caleçon. J'haletai quand je le sentis contre moi. Il roula sur le côté et enleva mon soutien-gorge. Je touchai timidement son sexe, ébahie de constater combien il était doux et chaud. Ma main ne pouvait même pas en faire le tour.

"On a besoin d'un préservatif" murmura-t-il contre ma bouche avant de se lever. Il fouilla dans sa table de nuit avant d'en trouver un.

Il se pencha en arrière et passa doucement ses mains jusqu'en haut de mes jambes, ce qui me donna la chair de poule. Il enleva ma culotte. Sa respiration haletante ressemblait à la mienne tandis qu'il me regardait. Je le regardai faire avec une attention passionnée lorsqu'il enfila le préservatif et s'installa entre mes jambes.

"Je ferai lentement."

Je hochai la tête.

Il m'embrassa doucement tout en s'introduisant en moi. Cela ne me fit mal qu'une seconde, ensuite je ne voulus rien d'autre que l'avoir encore plus en moi. J'enroulai mes jambes autour de lui, répondant à chacun de ses mouvements. Mes mains caressèrent ses muscles, pressèrent sa peau, j'enfonçai mes ongles contre lui pendant que j'étais submergée de sensations nouvelles.

Je n'avais jamais senti cela auparavant, et cela comptait d'autant plus que je savais désormais que je l'aimais. Je ne pouvais pas encore lui dire, mais je le sentais, et cela me rapprocha de plus en plus près de la jouissance.

"C'est si bon… tu es parfaite" murmura-t-il à mon oreille. Je tremblai en sentant mon corps se crisper. Je n'avais jamais eu d'orgasme, je n'avais aucune idée de quoi attendre. Mais une fois que cela arriva, je ne pouvais pas me tromper, c'était bien ça.

"Pete… oh, Pete !" criai-je en soupirant fortement. Je me serrai contre lui et il s'enfonça encore plus en moi lorsqu'il jouit à son tour. Je le sentis s'agiter et trembler à l'intérieur de moi, puis il s'effondra au-dessus de moi.

"C'était incroyable" dis-je quand je pus enfin respirer normalement.

"Oui, tellement incroyable." Il m'embrassa doucement. C'était si incroyable que nous recommençâmes deux fois.

* * *

Je sortis de mon devoir de physique, me sentant en confiance à propos de ma future note. Je n'étais pas sortie avant l'heure, mais je voulais être sûre de tout bien faire. Parfois ce n'est pas la meilleure méthode de trop vérifier, mais je le fais toujours.

Quand j'avais raconté à Becca ce qui s'était passé entre Pete et moi, j'en avais rougi jusqu'aux oreilles. Rien que d'y penser, j'avais envie de recommencer. Avoir fait l'amour avec lui me faisait me sentir plus proche de lui. Pour moi, c'était vraiment de l'amour, et en plus, il était si tendre et attentionné. J'avais l'impression qu'il ressentait les mêmes choses que moi.

Il faut que j'arrête de penser à tout ça avant que je ne mette à le traîner jusque dans les vestiaires au lieu d'aller en cours.

Tandis que je me rendais en cours d'histoire de la musique, je tombai sur quelques garçons de la petite bande, mais Pete n'était pas parmi eux. Il ne traînait plus trop avec eux depuis que nous sortions ensemble, je l'avais remarqué.

"Grayson ! Ca faisait longtemps sans t'avoir vue, l'intello." Le gros baraqué s'arrêta à ma droite et les deux autres blonds à ma gauche. Je me demandai si c'était des jumeaux.

J'agrippai plus fermement mes livres contre ma poitrine et gardai la tête baissée.

"Oh, allez. Ne sois pas méchante" dit l'un des blonds en me donnant une tape sur l'épaule.

"Laisse-moi." J'essayai de marcher plus vite mais je n'étais pas plus grande qu'eux, aussi me suivaient-ils facilement.

"Hé, on veut juste parler. On est désolé de nous être moqués de toi pendant tout ce temps, c'était si facile avec toi" dit le baraqué. Je secouai la tête en l'ignorant.

Je n'étais qu'à quelques pas de ma salle de cours, là ils me laisseraient tranquille.

"Hé Pete ! Regarde qui on vient de trouver !"

Je relevai la tête rapidement et le vis avancer dans le couloir. Je pouvais voir sa mâchoire serrée ainsi que son poing de là où j'étais, son autre main serrant de près son sac.

"Laissez-la, les gars" dit-il à travers ses dents serrés. Je m'arrêtai de marcher et ils allèrent au-devant de lui, à quelques pas de moi.

"Quoi ? On ne fait que s'amuser un peu." Le baraqué lui donna une bourrade dans le bras mais Pete le repoussa si fort que celui-ci recula en arrière.

"Qu'est-ce qui se passe, vieux ?" dit l'un des blonds.

"Je vous ai dit de laisser ma copine tranquille."

Je restai bouche bée. Sa copine ? J'aurais souri si je n'avais pas été si troublée. Pete vint à mon côté et fit face aux trois types.

"Ta copine ?" rit le baraqué. Pete passa son bras autour de moi pendant que je fixai le sol, sentant mon visage rougir.

"Oui, alors laissez-la tranquille. Si je vous vois en train de l'embêter encore, vous allez avoir des problèmes" grommela-t-il à leur intention.

"D'accord" dit-il en levant les mains. "Bien." Puis ils partirent.

Pete se tourna vers moi et me tint par les épaules.

"Tu vas bien ?"

"Oui, ça va…"

Il me sourit et repoussa mes cheveux derrière mes oreilles. Son pouce caressa doucement ma joue.

"Tu m'as appelée 'ta copine' ?" dis-je comme si c'était une question. Il sourit doucement et hocha la tête.

"Oui. Parce que tu l'es."

Mon corps trembla de bonheur. C'était comme s'il m'avait reconnue, et c'était une meilleure sensation que je n'aurais pu l'imaginer.

Je me haussai vers lui pour l'embrasser, jetant mes bras autour de ses épaules, me fichant des autres qui passaient dans le couloir et devaient probablement nous regarder.

"Tu as terminé le devoir ?"

Je hochai la tête.

"Partons d'ici."

Mes yeux s'agrandirent.

"Quoi ? Non, je ne peux pas…"

"On est vendredi. Si tu n'as plus d'interros ou quoi, il n'y a plus rien d'important qui nous retient ici."

Je réfléchis un instant. Je n'avais jamais séché les cours avant.

"Euh…"

La sonnerie retentit et je savais qu'il fallait que je me décide vite. Il attrapa ma main et la serra.

"Viens, c'est notre dernière année ici, il faut que tu vives, un peu."

Je souris et acquiesçai rapidement en changeant d'avis.

"D'accord."

Il sourit et nous courûmes presque dans les couloirs avant de sortir sur le parking réservé aux élèves.

Au moins trois professeurs crièrent après nous, mais nous ne nous arrêtâmes pas avant d'avoir atteint sa voiture.

"Je n'arrive pas à croire à ce que je suis en train de faire…" dis-je une fois dans sa voiture.

"Moi non plus, tu es une nouvelle femme." Il m'embrassa rapidement avant de sortir du parking.

"Où va-t-on ?" demandai-je.

"Je ne sais pas…" mentit-il, ainsi que je le savais.

Je me tournai vers lui.

"Tu as prévu quelque chose, n'est-ce pas ?"

"Tout, à part que ces crétins t'embêteraient. Je me suis dit que tu aurais besoin d'une pause après ton devoir… Je suis désolé pour ces types, à propos."

Je haussai les épaules.

"Ca n'a rien de nouveau."

Il soupira.

"Je voudrais presque que ce soit le cas… Et je ne leur ai jamais rien dit à propos de nous parce que l'occasion ne s'est jamais vraiment présentée. Je ne suis pas vraiment 'ami' avec les membres de l'équipe."

Je hochai la tête. Je n'avais jamais non plus pensé à parler de nous aux autres de toute façon. Pas jusqu'à aujourd'hui.

"Alors tu ne veux pas me dire où nous allons ?"

Il me regarda et sourit.

J'envoyai un message à Becca pour lui dire que je ne la verrai pas au déjeuner.

'Mauvaise fille' plaisanta-t-elle.

Un moment plus tard, nous arrivâmes au centre commercial. Qu'allions-nous faire là ? Je décidai de ne pas poser de questions. Il me tint la main tandis que nous entrions à l'intérieur.

"Tu veux un hot-dog ? Je te dois quelque chose à cause d'aujourd'hui."

J'acquiesçai en souriant. Il était bizarrement romantique et j'aimais ça. Il me commanda un hot-dog au snack "Chez Tatie Anne".

Nous passâmes quelques heures à entrer et sortir des magasins. Nous entrâmes chez Macy et il s'arrêta au rayon des robes.

"Qu'est-ce qu'on fait ici ?" dis-je en repérant une robe dorée et brillante qui s'arrêtait au genou.

"Je me suis dit que tu avais besoin d'une robe."

Je fronçai les sourcils et levai les yeux vers lui.

"Pour ?"

Il passa sa langue sur ses lèvres et sourit d'un air plein d'ironie.

"Le bal du lycée. Demain."

Mon cou se renfonça en arrière tandis que je le fixai d'un air vide.

"Quoi ?"

Il rit et se rapprocha de moi, posant un bras sur l'un des rayons. On aurait dit qu'il était l'un des mannequins lui-même, avec son pantalon kaki et sa chemise bleue foncée.

"Je veux que tu m'accompagnes au bal du lycée demain soir."

J'avais d'abord été troublée parce que j'avais presque tout oublié à propos du bal. Becca avait été tellement occupée à l'organiser qu'elle ne m'en avait plus parlé. Mais je n'avais jamais pensé qu'il m'inviterait non plus.

"Oh."

Son visage s'affaissa."

"C'est non ?"

Je secouai rapidement la tête.

"Comment ? Non, j'ai envie d'y aller avec toi. Oui" balbutiai-je. Il sourit d'un air radieux et m'attira à lui pour m'étreindre. Parfois, avoir ses bras autour de moi semble être la meilleure chose au monde.

"Super. Maintenant, trouvons une robe pour toi."

"Toi ? Faire du shopping ?" dis-je en commençant à regarder dans les rayons.

"Pourquoi ? Si tu essaies devant moi".

Je secouai la tête.

"Non. Je ne peux pas acheter de robes maintenant."

Quand j'étais avec Becca, j'avais juste prévu de porter quelque chose venant de ma penderie. Mais si je devais me rendre au bal avec celui qui allait sûrement être élu roi du bal, je ne pouvais plus vraiment me contenter de ça.

"Pourquoi pas ?"

"Parce que… je n'ai pas d'argent pour ça !" ris-je.

"Je te l'achèterai."

Bien sûr ce n'était pas grand chose pour lui. Mais je ne savais pas encore quelle impression ça me faisait, qu'il achète des choses pour moi.

"Non, je ne veux pas, Pete."

Il s'arrêta en face et moi et sourit.

"Pourquoi ?"

"Je ne peux… ce serait trop."

Il secoua la tête.

"Je pense que ça me ferait plus plaisir qu'à toi. J'ai envie de te gâter. Tu es ma princesse."

Je ne pus m'empêcher de sourire si largement que je crus que mon visage allait se briser. Sa princesse ? Je ne pouvais pas me plaindre.

Je retournai à la première robe que j'avais vue et trouvai ma taille. Il m'attendit à l'extérieur de la cabine d'essayage, mais je devais d'abord envoyer une photo à Becca.

Prends-la !

Je la pris au mot et cela me donna assez de courage pour me montrer devant Pete. Les bretelles étaient fines et le devant tombait en formant des plis. Je pensais que ma poitrine n'arriverait pas à le remplir, mais cela semblait aller. Je trouvai que la robe faisait paraître mes jambes plus longues qu'elles n'étaient, mais Pete m'assura que mes jambes étaient parfaites.

"Whoa… c'est magnifique. Tu es magnifique."

Je trouvai qu'il avait l'air encore plus beau, assis renversé en arrière dans ce fauteuil en train de sourire. Il passa une main à travers ses épais cheveux bruns et me fit un clin d'œil.

"Je suppose que c'est celle-ci, donc." Il fit tournoyer son doigt et je tournai lentement sur moi-même en gloussant.

Je remis mon pantalon et mon pull et nous passâmes en caisse. Je n'avais même pas regardé l'étiquette du prix et le regrettai aussitôt quand je vis que le montant s'élevait presque à deux-cent dollars.

"Merci, Pete."

"Aucun problème, princesse." Il passa son bras autour de mes épaules et m'embrassa.

Après être sortis du centre commercial, nous allâmes manger des glaces puis il me reconduisit chez moi. Il m'accompagna jusqu'à la porte d'entrée et m'embrassa à nouveau. Je ne voulais pas le laisser partir, c'était un sentiment si étrange.

"Alors je rencontre tes parents demain, n'est-ce pas ?"

Je grognai en moi-même.

"Je suppose que oui. Ils sont un peu… essaie de ne pas trop les prendre au sérieux."

Il rit légèrement et repoussa mes cheveux derrière mes oreilles. Il le fait énormément.

"D'accord. Je viendrai vers six heures, il faut que je sois là-bas tôt pour la parade avec l'équipe."

"D'accord… attends, est-ce qu'il faut que je sois avec toi pour ça ?"

Il rit.

"Les membres de l'équipe sont souvent accompagnés de leurs petites amies. Je voudrais que tu y sois avec moi."

Je pris une grande inspiration.

"D'accord" acquiesçai-je. J'avais au moins une soirée pour m'y préparer.

"Super."

Il m'embrassa à nouveau et passa ses bras autour de moi pour me rapprocher plus près de lui.

"Bonne nuit princesse." Il sourit et je le vis s'en aller. Il attendit que je sois entrée avant de partir.

Une fois à l'intérieur, j'entendis mes parents dans la cuisine.

"Te voilà, nous étions inquiets !" s'exclama ma mère. S'ils étaient inquiets, pourquoi n'avaient-ils pas appelé ? Je secouai la tête mais allai les retrouver et les serrai tous deux dans mes bras.

"Je suis désolée… j'ai séché les cours" reconnus-je. Mentir m'aurait cessé de me faire culpabiliser de toute façon.

"Vraiment ? Pourquoi ?" demanda mon père.

"J'étais avec Pete. Peter Warner." Mon père fronça les sourcils mais ma mère sourit.

"Qui est ce Peter Warner ?" demanda-t-il.

"Il est quarterback dans l'équipe de football. Je sors avec lui depuis quelques semaines… Je vais avec lui au bal du lycée demain."

Mon père ne paraissait pas trop content de cette nouvelle, mais ma mère était ravie.

"Oh, c'est tellement excitant ! Et tu as déjà ta robe" dit-elle en faisant un geste vers mon sac.

"Oui. Vous pourrez le rencontrer demain." Mon père essaya de dire quelque chose mais ma mère l'arrêta. "A tout à l'heure."

Je filai dans ma chambre et appelai immédiatement Becca.

"Oh, c'est si excitant ! On peut se préparer ensemble, et puis je conduirai juste derrière Pete et toi !"

Elle semblait plus heureuse que moi.

"Ca me semble une bonne idée" ris-je.

Je lui racontai les derniers événements de la journée, puis elle dut aller retrouver le comité pour finir de tout organiser pour le lendemain. J'étais surprise de me sentir aussi impatiente. Être la petite amie de Pete. Son rendez-vous pour demain, sa princesse… Tout cela semblait trop beau pour être vrai.

* * *

Chapitre 7 : Le bal du lycée

"Tu es splendide… oh mon Dieu !" s'exclama Becca après que j'eus enfilé ma robe.

Je m'étais maquillée pour la première fois depuis au moins un an. Mon ombre à paupières dorée s'accordait à ma robe, et j'avais mis un rouge à lèvre nude pour ne pas que ça fasse trop.

"Merci… tu es splendide toi aussi ! " Elle portait une robe en soie d'un mauve brillant qui épousait toutes ses courbes. J'avais lissé mes cheveux et elle avait bouclé les siens.

"Oh je t'en prie, c'est toi la plus belle aujourd'hui." Elle se pencha vers le miroir pour se mettre de l'eyeliner.

Nous terminâmes de nous préparer et je fus prête juste à temps. Mon cœur battit plus vite en entendant la sonnette de la porte d'entrée. Pete était arrivé. J'essayai de descendre avant que mes parents n'ouvrent la porte, mais j'arrivai trop tard.

"Bonjour ! Tu dois être Peter !"

Je grommelai. J'avais prévenu ma mère qu'il n'aimait pas qu'on l'appelle comme ça.

"Oui, c'est moi. Je suis très content de vous rencontrer."

J'arrivai juste à temps pour voir ma mère lui donner une embrassade. Je crois qu'il en rougit.

Mon père fronçait les sourcils en le voyant mais quand il me remarqua, il sourit.

"Mon cœur, tu es superbe."

"Merci papa."

Je me tournai vers Pete et il me sourit comme s'il ne m'avait pas déjà vue dans cette robe.

"Tu es magnifique, princesse."

Je rougis en l'entendant m'appeler ainsi devant mes parents. J'entendis Becca s'exclamer derrière moi.

Quand je lui avais dit quel petit nom il me donnait, elle en avait été très heureuse pour moi.

"Merci."

Il m'embrassa sur la joue et me tint doucement la main.

"Des photos !" interrompit Becca.

Ils prirent des photos, d'abord de Pete et moi, puis avec Becca. J'étais bien plus grande qu'elle avec mes talons, mais Pete me dépassait toujours d'au moins une tête.

"On peut y aller maintenant ?" demandai-je.

"Encore une autre !" dit ma mère en pointant encore une fois l'appareil photo vers nous. "Bien, j'ai fini."

Mon père rappela fermement à Pete l'heure à laquelle je devais être de retour, et enfin nous pûmes y aller.

"On se retrouve là-bas !" dit Becca en grimpant dans sa voiture et en démarrant.

Pete alla m'ouvrir la portière mais il s'arrêta juste devant.

"C'est pour toi." Il fouilla dans la poche de son costume – qui lui allait à la perfection. Il portait une cravate dorée pour aller avec ma robe.

"Comment ? Un autre cadeau ?" souris-je.

Il ouvrit la petite boîte noire pour révéler le plus beau bracelet que j'avais jamais vu. Il était composé de petits diamants qui brillaient sous le soleil couchant.

"C'est superbe" murmurai-je. Il m'embrassa sur le front puis m'aida à entrer dans la voiture.

Une fois arrivés au lycée, il y avait une longue file de voitures, mais parce qu'il faisait partie de l'équipe, il put la dépasser et aller se garer près du terrain de sport. Les joueurs devaient défiler sur le terrain puis entrer dans le gymnase pour le bal. Les gens s'aligneraient sur le côté pour prendre des photos. C'est aussi à ce moment qu'ils voteraient pour le roi et la reine du lycée. Je savais que Pete gagnerait, et tout le monde pensait que Amber serait élue reine. Je m'étais préparée à avoir l'estomac renversé, à les voir ensemble tous les deux sur la scène.

"Tu es prête ?" Je pris la main de Pete dans la mienne et acquiesçai nerveusement. "Ne t'inquiète pas, on doit juste entrer en marchant de façon élégante et tout ça" plaisanta-t-il, ce qui me fit rire. Je me détendis un peu.

Le coach et le président des élèves mirent les joueurs en place. Pete était le premier en tant que quarterback, aussi étions-nous devant. Je lui serrai le bras et il me sourit. Une fois que l'hymne de l'école commença, c'était parti. Je me concentrai pour ne pas trébucher.

Un écran de projection roulant arriva, tiré par deux joueurs. Plus je me rapprochais, plus je pouvais voir qu'il s'agissait du joueur baraqué et de l'un des garçons blonds de la veille. Je levai les yeux vers Pete et il se tendit, son visage perdant toute couleur. C'était évident que tout cela n'était pas prévu.

"Attention, attention !" s'exclama le baraqué dans le micro. L'hymne de l'école s'arrêta pendant que le coach essayait désespéremment de comprendre ce qui se passait, tout comme moi.

"Nous avons un petit quelque chose pour vous avant que le bal ne commence !" Les gens sur les côtés applaudirent, mais j'étais tellement sous le choc que je ne savais plus quoi faire.

"Que se passe-t-il ?" demandai-je à Pete.

"Je ne sais pas… allons-y." Il essaya de me tirer tandis que l'écran s'allumait. Alors les images apparurent. Pete était dans les vestiaires avec les garçons du couloir. C'était une vidéo enregistrée.

"Un travail d'intérêt général ? C'est pas drôle."

"Oui. Et les deux premiers matchs." C'était la voix de Pete. La porte d'un casier se referma et on aperçut le baraqué.

"C'est la faute de cette connasse. Elle n'a pas pu supporter une simple blague, alors elle est allée nous balancer."

"Il faudrait que je lui fasse payer. Mon bourse est fichue à cause d'elle."

Moi. Ils parlaient de moi. Je retirai ma main de celle de Pete et m'éloignai de lui, mais je ne pouvais m'empêcher de regarder avec horreur.

"C'est vrai."

"Elle se croit si importante. Je devrais lui faire croire que je l'aime, ça nous vengerait."

"Je parie qu'elle tomberait dans le panneau. Je lui donne un mois."

"Ha. Je te le parie !" s'exclama Pete. Alors la vidéo s'arrêta.

Tout ce que j'entendis fut des éclats de rire, encore et encore. Je vis tout le monde me montrer du doigt, tout comme ce jour dans le couloir, là où tout avait commencé.

"Grayson…" commença Pete.

"Non… non !"

Je m'enfuis en courant, retournant au parking. Je n'avais pas prévu de m'arrêter avant d'être de retour en sécurité à la maison.

"Attends !"

J'avais oublié qu'il était bon sportif. Il me rattrapa et me prit le bras.

"Laisse-moi ! Ne me touche pas !" criai-je. Je balançai mon bras vers lui, je ne pouvais rien voir à travers mes larmes, mais je savais que j'étais en train de le taper lorsque je sentis ma main frapper contre son torse.

"Non, écoute ! Tout ça, c'est une énorme erreur !"

"Comment ça, une erreur ! Je viens juste de te voir en train de préparer une nouvelle façon de te moquer de moi devant tout le monde. Comme toujours !" m'exclamai-je.

"Je sais, mais c'était avant… avant que je ne te connaisse."

Je secouai la tête.

"Non. Tu es un malade, un sale enfoiré ! Tu m'as fait tomber amoureuse de toi et c'était une blague ! Une blague !"

"Ce n'est plus une blague pour moi !"

Je réalisai que je venais de dire que je l'aimais. Mais je n'en éprouvais plus que du regret à présent.

"Je m'en fiche… je ne veux plus jamais te voir ou entendre parler de toi."

Il secoua la tête et alla vers moi, mais je reculai.

"Non, s'il te plaît. Laisse-moi juste m'expliquer !"

J'enlevai son bracelet, mes mains s'agitant maladroitement et le jetai à ses pieds.

"J'en ai assez entendu… je te déteste pour tout ça" pleurai-je. "Je te déteste ! Je te déteste !" dis-je en me retournant et en me remettant à courir.

Je pris mes jambes à mon cou et continuai de m'enfuir, allant aussi vite que je pouvais. Mes jambes étaient complètement engourdies au moment où je sentis la pelouse de notre jardin sous mes pieds. J'entrai en trombe par la porte d'entrée et dévalai les marches de l'escalier.

"Chérie ! Que se passe-t-il ?" s'exclama ma mère en me suivant dans ma chambre.

Je m'effondrai sur mon lit et cachai ma tête dans l'oreiller. Elle caressa mon bras et attendit que je m'arrête de pleurer suffisamment longtemps pour pouvoir m'expliquer.

"Ce n'était qu'un mensonge, maman, il s'est moqué de moi."

"Comment ? Je ne comprends pas…" Je la regardai, elle me fixait de ses yeux attentifs.

"Pete et ces garçons de l'équipe de football… ils avaient l'habitude de se moquer de moi… un jour ils ont tellement exagéré que j'en ai parlé au proviseur et ils ont été obligés de faire des travaux d'intérêt général. Je viens de le voir, et tout le lycée l'a vu, en train de dire sur une vidéo qu'il allait faire semblait de m'aimer pour se venger de moi !" pleurai-je, éclatant à nouveau en sanglots.

"Oh non… c'est tellement horrible. Tu aurais dû m'en parler." Elle caressa mes cheveux.

"Ce n'était pas grand chose" murmurai-je.

"On aurait dit qu'il t'appréciait vraiment… la façon dont il te regardait."

Je ne pouvais pas me remémorer toutes les fois où nous avions été ensemble. C'aurait été trop douloureux.

* * *

Chapitre 8 : C'est donc ça

Je suppliai mon professeur principal de me mettre dans un autre cours d'histoire de la musique. Il était hors de question que je me retrouve à nouveau en face de lui. Cette douleur que je ressentais… cette blessure. Je ne savais pas quoi faire contre cela.

Je ne retournai même pas en classe avant le mercredi, ce qui me fit avoir du retard en physique. Je ne pouvais pas laisser mes notes baisser à cause de lui, aussi je me plongeai dans mes devoirs supplémentaires pour tout oublier. J'avais tout rattrapé au moment où arrivèrent les vacances de Thanksgiving.

Becca me soutenait du mieux qu'elle pouvait, elle venait toujours avec des choses à grignoter et des documentaires sur la physique. Je ne pus lui parler de ce qui était arrivé que quelques jours plus tard. Je me rappelai de tous nos souvenirs, les bons moments, et comment j'étais si vite tombée amoureuse de lui. Cela me faisait tellement mal, mais je savais qu'il fallait que j'en parle.

"Tu penses que tu te sentirais mieux si tu lui parlais ?"

Je secouai la tête.

"Non. J'ai trop peur de croire à sa version. Mais comment j'aurais pu savoir que ce n'était pas vrai ? Ca semblait si réel…"

"Je sais…" dit Becca en caressant mon bras pour m'apaiser.

Il m'envoyait des messages chaque jour, des centaines de fois.

S'il te plaît, écoute-moi.

Je suis tellement désolé, laisse-moi te parler. Laisse-moi m'expliquer.

C'était vrai, princesse. Le pari était idiot, mais ce n'est plus ce que c'était au début.

Je t'en prie.

Je t'en prie.

Je t'en prie.

Il me suppliait encore et encore, et cela devenait de plus en plus difficile de l'ignorer. Je l'aimais toujours, tellement. Même après les vacances de Noël, je pensais toujours à lui, j'aurais voulu que les choses se passent différemment.

Mais ce n'était pas le cas.

"Chérie, descends !" appela ma mère quelques jours après Noël.

"J'arrive !"

Je courus en bas des marches et la retrouvai dans le salon.

"Oui… maman." Mon cœur tomba dans ma poitrine. Pete était là, dans mon salon, en chair et en os.

"Qu'est-ce que c'est que ça ?" me mis-je à pleurer.

"Je sais que tu as dit que tu ne voulais pas lui parler, mais ça t'aidera si tu écoutes juste ce qu'il a te dire, et puis tu prendras ta décision. Tu dois être prête à entendre les choses, ma chérie."

Je regardai ma mère mais elle avait raison. Je soupirai et hochai la tête. Elle sourit et me serra le bras avant de quitter la pièce.

Je m'assis en face de lui et le fixai dans les yeux. Ils m'avaient manqué. Mais il avait un air affreux, il était comme je me sentais moi. Ses cheveux étaient en désordre, il avait de grands cernes noirs sous les yeux, et on aurait dit que cela faisait des semaines qu'il n'avait pas dormi. Depuis le bal du lycée. Son jogging ne l'aidait pas non plus à avoir l'air plus attrayant.

"Tu m'as tellement manqué, Grayson… tu as changé de cours…"

J'acquiesçai.

"Oui, en effet."

Il secoua la tête et baissa les yeux sur ses mains entrecroisées.

"Je te dois une explication… J'étais tellement agacé de ce qui était arrivé. J'ai dit tout ça sous l'effet de la colère – c'était des bavardages idiots, comme on en dit dans les vestiaires. Le premier jour où je t'ai demandé de sortir avec moi, j'avais l'intention… de te blesser. Mais alors tu n'as pas cessé de refuser, et plus je te demandais, plus je le voulais vraiment. Quand tu as dit oui, il ne s'agissait plus que de toi et moi, rien d'autre. Je n'étais plus en colère au sujet des travaux d'intérêt général, et ça m'était égal d'avoir perdu une de mes bourses."

Je fronçai les sourcils, je ne savais pas qu'il en avait perdu une.

"Je ne me souciais que de toi. Puis j'ai appris à te connaître, à aimer passer du temps avec toi, maintenant je ne pense qu'à toi. C'est toujours le cas. Tu es si belle et intelligente, si parfaite et beaucoup trop bien pour moi, mais j'espère juste qu'on pourra… J'espère que tu pourras me pardonner."

Je pouvais empêcher mes larmes de couler. C'était si bon d'entendre sa voix à nouveau. De le voir. Cela me troublait aussi beaucoup trop.

"Je suis tombé amoureux de toi, Grayson. Je t'aime. Est-ce que… est-ce que tu m'aimes toujours ?"

J'aurais voulu qu'il ne me demande pas ça. Je ne sais pas mentir.

"Oui."

Il sourit légèrement mais ses yeux restaient tristes.

"Mais cela fait mal de t'aimer. Je ne sais pas si je peux te croire ou non."

Il hocha la tête.

"Je comprends. Je le mérite. J'ai envie de te prouver que je suis sincère."

"Je ne sais pas comment tu pourras faire ça" murmurai-je. Il se leva et vint s'asseoir à côté de moi. Je respirai son parfum immédiatement – ça m'avait tellement manqué. Il m'avait manqué.

"Je veux te rendre ceci." Il fouilla dans sa poche et en sortit le bracelet. Je le lui pris avec mes mains qui tremblaient.

"Et ça." Il sortit également de sa poche une bague qui allait avec le bracelet.

L'anneau était fin et le diamant ancien, mais s'harmonisait bien à la bague.

"Que…" haletai-je, le regardant dans les yeux. Ils étaient remplis de larmes.

"Je t'aime. Si fort. Et je n'aimerai jamais personne autant que je t'aime. J'ai seulement dix-neuf ans, mais je sais que ma vie ne sera jamais la même sans toi. Je veux que tu aies ceci, parce que c'est ce que tu représentes pour moi, cela signifie à quel point je t'aime."

Il prit ma main et y plaça la bague. Il referma mes doigts dessus puis amena ma main à ses lèvres pour l'embrasser.

"Je ne sais pas quoi dire" murmurai-je.

"Ne dis rien pour l'instant… juste… ne me dis pas non, non plus… J'ai besoin de toi, Grayson."

Je fis confiance à mon instinct, tout comme je l'avais fait la première fois, et l'embrassai. Ce fut comme si tous les moments où nous avions été séparés s'effaçaient, et que nous nous retrouvions là où nous nous étions quittés. Heureux et amoureux. Je m'écartai et soupira profondément.

"J'accepte."

* * *

Épilogue : Un pari

Je commençai à porter la bague qu'il m'avait offerte au bout de quelques semaines. Quelques semaines de plus à sortir ensemble, à nous amuser et à être nous-mêmes. Je ne doutais plus jamais de lui, c'aurait été difficile puisqu'il était avec moi chaque jour.

Nous n'avions pas l'intention de nous marier prochainement. Mais je n'enlevai jamais ma bague. Peut-être que c'était plus une sorte de bague de fiançailles, mais je savais néanmoins que j'allais être sa femme un jour, et je me sentais surexcitée à chaque fois que j'y pensais.

Après avoir passé notre diplôme, nous passâmes l'été à la plage, à nous coucher tard, à faire l'amour. Je crois que j'étais obsédée par lui et le sexe désormais… il riait de moi à ce sujet mais ne s'en plaignait pas non plus.

Je fus reçue au MIT et mes parents organisèrent une fête pour moi. Ils étaient tellement heureux, je l'étais aussi, j'avais l'impression d'être dans un rêve. Becca alla à Northwestern, aussi restions-nous proches l'une de l'autre. Et… Pete alla à Amherst, l'université du Massachussetts, qui n'était pas loin de la mienne non plus.

Il m'aida à déménager dans ma chambre étudiante parce mes cours commençaient plus tôt que les siens. C'est comme ça qu'il put rester quelques jours avec moi avant que je ne commence à être noyée sous le travail à faire.

"Tu vas me manquer." Il enfouit son visage dans mon cou pendant que nous nous allongions sur le lit.

"Tu me verras le week-end prochain" ris-je en passant ma main dans ses cheveux.

"C'est trop long." Il m'embrassa.

"Tu peux me voir tous les week-end si tu veux" souris-je.

"Oh oh. Pendant que tu étudieras en ne faisant pas attention à moi ?"

Je hochai la tête.

"Bien sûr que non."

Il m'embrassa à nouveau. J'avais envie de lui immédiatement, mais nous ne pouvions rien faire parce qu'il y avait des gens partout dans les couloirs de la résidence.

"Je t'aime. Tu vas réussir magnifiquement" dit-il avec assurance.

"Je t'aime aussi… Et j'espère que oui" ris-je.

"Je te le parie."

 

FIN

 

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