
A la pagaïe
Sur l’Escaut, le canal de Willebroeck, la Sambre et l’Oise, Stevenson pagaie et note ses rencontres: un gros monsieur très au courant des particularités de la rivière, brûlant d’en faire part, un jeune homme vêtu de noir qui parle des régates d’Oxford et de Cambridge, un vieillard en blouse à l’accent de terroir. Un petit rassemblement inspecte les canoës, «l’élite d’Origny, je suppose». Une petite fille apprend aux enfants que l’Angleterre est une île, «et bien loin d’ici»; le mal du pays lui serre le cœur comme jamais.
Les pages liminaires opposent cette façon de voyager au chemin de fer, Murray ou Bœdeker en main: l’effort revient au voyageur, pas à la machine. Une page cite Walt Whitman et met la saveur d’une olive au rang des couleurs du soleil couchant. Traduction de Lucien Lemaire, préface d’A. Angellier.

