De haute lutte

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De haute lutte

Glossaire

 

 

Les termes d’adresse sont souvent aussi utilisés comme nom propre

pour désigner la personne concernée.

 

Amma (variante : Mâ) : mère ou, par respect, femme mariée, même s’il s’agit d’une très jeune femme.

Annan (variantes : Anna/Annatchi) : frère aîné, souvent employé par respect envers un homme plus âgé.

Anni : femme du frère aîné.

Appa : père, dans les communautés brahmanes.

Ayya : père ou maître.

beti : terme affectueux envers une jeune fille.

Mâmi (litt. « femme du frère de la mère ») : « tante » en général. Terme d’adresse respectueux d’une femme à une autre femme.

 

Rituels et vie quotidienne

 

anna : 1 anna = 4 paisa = 1/16e de roupie. Division de la monnaie indienne en vigueur sous l’Empire britannique (aujourd’hui, 1 roupie = 100 paisa).

bîdi : petite cigarette de quelques miettes de tabac maintenues roulées dans une feuille d’arbre par un fil.

carom : jeu de table à pions que l’on fait glisser sur un tablier en bois.

chapâti : galette plate à base de farine de blé accompagnant les plats.

Dîvâli (abréviation de Dîpavâli) : fête des Lumières en l’honneur de la déesse Lakshmi qui descend ce jour-là sur terre.

dhobi : blanchisseur.

dupatta : longue écharpe destinée à entourer le buste et parfois la tête, rabattue sur les épaules. Les deux pans tombent librement dans le dos.

ghî : beurre clarifié.

iddli : disque bombé de pâte à base de farine de riz cuit à la vapeur et servi le plus souvent au petit déjeuner avec une sauce ou de la poudre de piment.

kasi tumbai : plante à petites fleurs blanches (Impatiens balsamina, balsaminacées).

khadi : tissu de coton filé à la main dont la fabrication et l’usage, associés au boycott des textiles anglais, ont été préconisés par Gandhi dans le cadre du mouvement pour l’autosuffisance et l’autodétermination de l’Inde.

kolam : dessins tracés à la farine de riz sur le seuil en symbole de bienvenue et pour invoquer la prospérité.

kumkum : poudre rouge (mélange de curcuma et de chaux éteinte, ou safran) avec laquelle les femmes mariées hindoues colorent la raie de leurs cheveux et qui peut également servir à dessiner le pottu, disque rouge entre les sourcils.

kuzhampu : sauce épicée à base de diverses variétés de lentilles.

lunghi : pièce d’étoffe rectangulaire nouée à la taille et tombant jusqu’aux chevilles, portée par les hommes.

masâla : mélange d’épices.

Mysore pak : confiserie à base de farine de pois chiche, de ghî et de sucre.

paisa (voir anna)

pakora : beignet de légumes épicés.

parâtha : galette de pâte à base de farine de blé et d’huile, cuite à la poêle dans un peu d’huile ou de ghî.

pativrata : épouse modèle, entièrement dévouée à son mari qu’elle considère comme son seigneur.

pottu (voir kumkum)

rasam : bouillon épicé à la tomate et au tamarin.

rotî : terme générique désignant les galettes plates indiennes accompagnant les plats et sauces, chapâti, parâtha, etc.

salwâr-kamîz : ensemble constitué d’un pantalon ample et d’une tunique.

sev arali : petit arbre à fleurs blanches (Nothapodytes nimmoniana, icacinacées).

shâstra : traité religieux ; ensemble de prescriptions relatives aux rituels et à la coutume.

shrî : désignant à l’origine Lakshmi, déesse de la prospérité, le mot est devenu une particule de respect courante (par le biais de l’association entre un homme de bien et la prospérité qui s’attache à lui).

sîmantam : rituel (bain, récitations de mantras) effectué sur la femme enceinte un jour du huitième mois de sa première grossesse pour la bonne constitution de l’enfant à naître, la force mentale de la mère et un accouchement facile. Il se déroule dans la maison de son mari, avant qu’elle retourne au domicile parental pour accoucher.

tali : bijou noué au cou de la femme par son époux le jour du mariage, dont elle ne doit jamais se départir et qui symbolise sa fidélité.

tulasî : basilic sacré (Ocimum sanctum, lamiacées).

tuvayal : préparation culinaire à base de haricots noirs et de pois chiches, de noix de coco râpée, de piment et d’épices.

vibhûti : cendre consacrée que les fidèles appliquent sur leur front (parfois leurs bras et leurs jambes) en hommage à Shiva qui s’en enduit tout le corps. Elle rappelle à l’impermanence du monde, à la nécessité de transcender les aléas de l’existence et le désir.

 

Divinités, mythologie, Râmâyana

 

Ahalyâ : possédée à son insu par Indra (le roi des dieux hindous) sous l’apparence de son mari, le sage Gautama, elle subit la malédiction de ce dernier.

Ashokavanam : jardin où Râvana garda Sîtâ prisonnière après l’avoir enlevée.

Gandharva : créature céleste semi-divine, souvent ailée dans l’iconographie, associée aux arts et à une existence libre de contraintes. Dans les textes, le mariage dit gandharva, validé par le choix de la femme et le consentement mutuel, consacré par l’union sexuelle, ne requiert ni caution familiale, ni rites.

Janaka : souverain de Videha (aujourd’hui au Népal) et père de Sîtâ.

Murugan (Shanmugan, Subrahmanian) : fils de Shiva, c’est le dieu le plus vénéré du Tamil Nadu.

Nala : roi de Nishada dont l’histoire est relatée dans le Mahâbhârata. Battu au jeu de dés par son frère avec l’aide de Kali, un démon qui cherche à le détruire, il perd son royaume et doit se retirer dans la forêt avec son épouse Damayanti.

Râmâyana : la nouvelle la Forêt fait référence à plusieurs chapitres de cette grande épopée, attribuée au sage Vâlmîki (vers 500-100 av. J.-C.). Pendant leur exil dans la forêt, le roi Râma et son frère Lakshmana viennent à bout de plusieurs créatures démoniaques. Afin de venger Sûrpanakâ, qu’ils ont défigurée et mutilée, son frère Râvana, démon à dix têtes et roi de Lanka, enlève Sîtâ, l’épouse de Râma, par ruse. Il éloigne Râma en l’entraînant sur les traces d’une biche d’or que Sîtâ convoite. Il s’agit en fait de Mâricha, l’oncle de Râvana, sous un déguisement. Lorsque Râma finit par l’atteindre d’une flèche, il pousse un cri d’agonie avec la voix de Râma en nommant Lakshmana et Sîtâ. Sîtâ, sous la garde de Lakshmana, ordonne à ce dernier de voler au secours de son frère. Lakshmana refuse d’abord, mais Sîtâ l’accuse de vouloir perdre Râma pour prendre sa place auprès d’elle et menace de se tuer. Il lui obéit à regret, et Râvana profite de la solitude de Sîtâ pour se présenter à elle sous les traits d’un ascète et l’emporter dans sa capitale où il la tient prisonnière. Râma et Lakshmana, aidés par l’armée des singes de Sugrîva et par Hanumân en particulier, déclarent la guerre au royaume de Râvana. Hanumân retrouve Sîtâ, met le feu à Lanka et retourne prévenir Râma. Râvana est tué et Sîtâ reconquise. Afin d’éviter que Râma la répudie, celle-ci se soumet aussitôt à l’ordalie pour prouver qu’elle est restée pure au cours de sa captivité. Plus tard Râma, pour mettre fin à la rumeur, l’exilera dans la forêt où elle donnera naissance à leurs fils jumeaux Lava et Kusha.

Ranganâtha : Vishnou sous le nom qui lui est donné au temple de Srirangam et représenté étendu, tourné sur le côté droit.

Râvana : dévot de Shiva, il avait obtenu de lui de ne pouvoir être tué ni par un dieu, ni par un démon. Vishnou s’incarna alors en un homme, Râma, pour en finir avec cet asura trop puissant. Convoitant Sîtâ, l’épouse de Râma, il l’enleva et la garda longtemps prisonnière en son palais, mais ne la toucha jamais, car à la suite du viol de la nymphe Rambhâ, une malédiction lui promettait la mort s’il cherchait de nouveau à s’imposer à une femme.

Sugrîva : roi des singes allié de Râma.

Vâli (ou Bâli) : singe royal en conflit pour le trône avec son frère Sugrîva. Râma le tua d’une flèche pour soutenir ce dernier, son allié.

Vallî : divinité forestière, femme tribale (fille du cerf dans certaines traditions). Une des épouses de Murugan.

Vâlmîki : ascète, considéré comme le poète originel (âdi kâvi) de la littérature sanskrite pour avoir créé le premier sloka (couple de vers), auteur présumé du Râmâyana. Contemporain de Râma qui en est le personnage principal, il donna asile à Sîtâ en son ermitage lorsque celle-ci fut renvoyée par Râma dans la forêt.

Vibhishana : demi-frère de Râvana, il n’approuvait toutefois pas la conduite de son aîné et rejoignit l’armée de Râma lorsque Râvana refusa de rendre Sîtâ à son époux. Après sa victoire, Râma le sacra roi de Lanka.

Vinâyaka : un des noms du dieu Ganesh à tête d’éléphant.

 

Les quatre stades de l’existence

selon l’hindouisme brahmanique

 

brahmachâryam : état de célibat qui correspond aux années d’études des jeunes hommes.

grihastham : période où l’homme devient maître de maison et chef de famille.

vânaprastham (litt. « résidence en forêt ») : troisième stade, lorsque le chef de famille transmet ses biens à ses enfants et se retire des affaires du monde avec son épouse (dans un ermitage forestier).

sannyâsam : stade ultime, d’ascétisme et de renoncement au monde matériel et social.

 

Musique et danse

 

âlâpana : en musique carnatique, exposition du mode mélodique (râga) par une introduction progressive des notes qui le constituent. Âlâp en musique hindoustanie.

aranguettam : première représentation en public donnée par un/e interprète de la musique, de la danse ou du théâtre dansé dans la tradition de l’Inde du Sud.

Bharatanâtyam : d’abord pratiquée dans les temples par les devadâsi, cette forme de danse du Tamil Nadu a acquis une place prépondérante parmi les styles dits aujourd’hui « classiques » de la danse en Inde du Sud.

bîn (voir rudravîna)

chapplakattai : paire de plaquettes en bois creusées d’espaces à l’intérieur desquels sont fixés des grelots métalliques, tenues dans une main et utilisées pour marquer la mesure en accompagnement de chants religieux.

devadâsi (litt. « servante de la divinité ») : danseuse vouée au service du temple, considérée comme l’épouse de la divinité. Le système, ayant connu des dérives vers la prostitution au cours des siècles, a été déclaré illégal en Inde en 1988.

dhrupad : style de musique pour voix ou instruments à cordes de l’Inde du Nord caractérisé par sa lenteur et sa gravité.

ghâtam : cruche en terre cuite utilisée comme instrument de percussion joué avec les doigts dans la musique carnatique.

javali : dans la musique carnatique, type de chant ancien de la région de Tanjore hérité de la danse, qui accompagne encore souvent un épisode de Bharatanâtyam narratif sur le thème amoureux dévotionnel.

kanjira : tambourin à cadre en bois de jaquier joué dans la musique carnatique.

kingri : violon à une corde et résonateur en terre cuite.

kîrtanam (ou kriti) : dans la musique carnatique, composition sur un thème dévotionnel développée sur un râga unique, ou, plus rarement, sur une « guirlande » de râgas successifs. Le kîrtanam insiste sur l’aspect narratif textuel, le kriti, sur la musique.

kriti (voir kîrtanam)

Mînakshi me modam dehi : composition de Muttusvâmi Dikshitar (1775-1835) dans le râga Purvikalyâni.

mridangam : tambour oblong à deux faces, en bois de jaquier et plusieurs épaisseurs de diverses peaux, principal instrument de percussion d’un ensemble carnatique.

navasandhi kavuthuvam : danse rituelle exécutée par les devadâsi lors du festival annuel du temple à différents carrefours et consacrée à neuf divinités successives du panthéon védique.

niraval : moment d’improvisation sur une ligne musicale.

pallavi : variations sur le râga à différents tempos et octaves, selon différents moyens (chant, percussions, cordes) ; désigne parfois la ligne thématique qui ouvre le morceau.

râga : mode musical sur lequel est composé un morceau de musique carnatique ou hindoustanie, correspondant à divers moments ou atmosphères.

Il existe soixante-douze râgas fondamentaux dans la musique carnatique.

rudravîna : une des plus anciennes variétés de vîna. Ses deux résonateurs en courges sont reliés par un tube de bambou garni de cordes et de touchettes maintenues en place à l’aide de cire. Dédiée à Shiva.

svara : ici le terme svara désigne un morceau chanté en syllabes solfiées. Il est plus fréquemment employé pour désigner les notes de la gamme elles-mêmes, au nombre de sept (saptasvara : sa, ri, ga, ma, pa, da, ni).

Tampura : instrument à quatre cordes et plusieurs cordes de résonance, produisant le bourdon tout au long du concert.

tânam : temps d’élaboration de la phase rythmique du râga (sans percussion).

thumri : forme semi-classique de la musique hindoustanie, sensuelle et d’une grande liberté par rapport au râga. Les paroles du chant, teintées de romantisme dévotionnel, concernent souvent l’amour porté au dieu Krishna.

ustad : dans la tradition hindoustanie, maître artisan ou artiste (notamment musicien), et terme d’adresse respectueux qui en dérive.

Vâravîna : chant carnatique relatant un dialogue entre la chouette et le paon, monture de la déesse Sarasvati (dont l’instrument est la vîna dite vâra).

varnam : première pièce, entièrement composée, jouée lors du concert ou du récital de Bharatanâtyam.

vîna : apparentée au luth à manche long, c’est un instrument à double résonateur et à manche garni de cordes et de touchettes. Même si elle n’est pas jouée systématiquement en concert, c’est l’instrument de base de la musique carnatique, qui sert à son apprentissage. Il en existe de nombreuses variétés.

yâzh : luth à caisse en forme de barque et à manche courbe, ancêtre de la vîna, déjà présent à la période Sangam, âge d’or de la littérature ancienne tamoule (que l’on situe dans la première moitié du premier millénaire).

Personnalités, poètes et chanteurs

 

Akkamahâdevi : ascète du XIIe siècle, elle écrivit des poèmes à Shiva et se démarqua de la société par son refus des codes imposés aux femmes de son époque.

Annâdurai, C.N. (1909-1969) : ministre-chef de l’État du Tamil Nadu de 1967 à sa mort, il fut le premier membre d’un parti dravidien (DMK) élu à ce poste. Ses actions énergiques pour la priorité de la langue et de la culture tamoule contre les tentatives hégémoniques du gouvernement fédéral du Nord et du hindi, la légalisation des unions laïques (« self-respect »), lui valurent une popularité immense.

Auvaiyâr (litt. « femme âgée respectable ») : les « Auvaiyâr » ont été plusieurs à travers les siècles, mais celle dont il est question ici a vécu à la période Sangam et la légende la présente comme une poétesse de cour. Elle voyagea longuement à travers le pays parmi les paysans pauvres et composa des chants sur divers sujets, parmi lesquels la façon de gouverner un royaume.

Bahinibâi (1628-1700) : sainte femme marathe, elle tenta de concilier sa vie d’épouse et sa dévotion à Vithoba (Vishnou). On lui doit des poèmes dévotionnels et une autobiographie.

Begum Akhtar (1914-1974) : chanteuse renommée dans toute l’Inde, elle commença sa carrière comme actrice de cinéma, mais préféra bientôt interpréter les ghazal, dadra et thumri qui l’ont rendue célèbre.

Bhârati (1882-1931) : un des plus illustres poètes tamouls, il contribua à renouveler et à assouplir le tamoul littéraire. Ses chants ont donné une grande inspiration au mouvement de la lutte pour l’Indépendance dans la région. Il vécut presque continuellement dans la précarité et mourut des suites de l’attaque d’un éléphant dans un temple.

Bhimsen Joshi (1922-2011) : grand chanteur de musique hindoustanie né au Karnataka.

Janâbâi : femme marathe (?-1350) considérée comme sainte, dévote de Vitthal (Vishnou), elle naquit dans une caste de très bas statut et devint une poétesse de talent.

Jikki (née en 1935) : chanteuse de langue telugu, elle a interprété des milliers de chansons dans les quatre principales langues de l’Inde du Sud, ainsi qu’en hindi.

Kripânanda Variyâr (1906-1993) : maître spirituel shivaïte, auteur de nombreux ouvrages sur l’hindouisme et la culture tamoule.

Lopâmudrâ : femme philosophe de la littérature indienne sanskrite, épouse du sage Agasthya, elle aurait vécu au VIe siècle av. J.-C. On lui attribue la création d’un hymne du Rig Veda.

Nakkîran : compositeur de musique de l’ère Sangam à qui l’on doit de nombreux chants. Nakkîran était un dévot de Shiva et de Murugan.

Paluskar (Dattatreya Vishnu, 1921-1955) : chanteur de musique hindoustanie classique, mais aussi dévotionnelle (bhajan) et de chansons de films (en deux occasions), considéré de son temps comme un enfant prodige.

Pâri : souverain de Parambu Nâdu à la fin de la période Sangam, patron des arts, de la littérature et des bardes.

Purandaradâsa : compositeur du XVIe siècle considéré comme le père de la musique carnatique.

Raghunâth Panigrahi (1932-2013) : né en Odisha, il abandonna une carrière de chanteur et de compositeur pour le cinéma afin de se consacrer au chant hindoustani. Renommé notamment pour son interprétation de la Gîta Govinda, il a souvent accompagné sur scène son épouse, Sanjukta Panigrahi, danseuse d’Odissi.

Râmamirtham Ammayâr (1883-1962) : réformatrice sociale qui milita au cours de sa vie dans différents mouvements de défense de la culture tamoule et lutta pour l’abolition du système des devadâsi dans la région de Chennai (Madras).

Siddhesvari Devi (1908-1976) : chanteuse de musique hindoustanie de Bénarès.

Tukaram (1577-1650) : poète marathi, dévot de Vithoba (Vishnou), il joua un grand rôle dans le mouvement de bhakti (dévotion à un dieu personnel, sans recours aux rites et aux intermédiaires prescrits par le brahmanisme) qui se répandit à cette époque à travers l’Inde.

Varadachari le Tigre (1876-1950) : maître de la musique carnatique né à Kolathur dans une grande famille de musiciens, il déclarait avoir beaucoup appris du chant que pratiquait sa sœur.

Vînai Dhanammâl (1867-1938) : née à Chennai (Madras) dans une famille de musiciens et de danseurs, chanteuse et joueuse de vîna, elle fonda l’école de musique carnatique qui porte son nom. Elle est considérée encore aujourd’hui comme un modèle pour sa fidélité aux traditions et la profondeur de son expression musicale.

 

Textes

 

Devaranama (litt. « les noms de Dieu ») : style de composition, d’abord littéraire, remontant au e XIII- e XVI siècle, ayant pour thème la dévotion vishnouïte, les valeurs morales et les vertus, les déesses. Ces compositions ont pris une place importante dans le domaine du Bharatanâtyam où elles se déclinent sur trente-deux râgas définis par Purandaradâsa.

Tevaram : recueil en sept volumes de poésie dévotionnelle à la louange de Shiva ( e VII siècle), encore chantée de nos jours dans certains temples du Tamil Nadu.

Tiruchatakam : section du Tiruvâsakam (voir Tiruvâsakam).

Tirupukazh : recueil de poèmes à la louange de Murugan écrits au XV e siècle par Arunagiri Nâthar.

Tirupulambal : section du Tiruvâsakam.

Tiruvâsakam : poèmes à la louange de Shiva composés par Mânikkavâsagar au e VIII siècle.

Vâranamâyiram : strophe de la poétesse Ândâl (Xe-XIe siècle), dévote de Krishna et seule femme des douze « saints » Azhvâr de la tradition vishnouïte de l’Inde du Sud. Extrait du Nachiyar Tirumozhi (« Dits sacrés de la Déesse »), long poème du genre érotique de la littérature dévotionnelle.

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