La bibliothèque nationale
Volumes
Fonds orientaux 18,700
— grec 4,540
— latin 19,913
— français 29,456
— en langues modernes 2,790
Collections sur l’histoire de diverses provinces 2,530
Collections diverses 10,061
Cabinet des titres 3,710
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TOTAL 91,700
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DÉPARTEMENT DES MÉDAILLES.
Il est difficile de donner par un dénombrement une idée des richesses du département des médailles. Un relevé approximatif des collections, dressé en 1873, a donné les chiffres suivants:
Médailles grecques 43,000
— romaines 26,000
— royales françaises 5,732
— des états étrangers 6,250
Monnaies royales françaises 5,199
— féodales françaises 3,472
— étrangères 2,304
Médailles des particuliers 2,862
— et jetons 12,000
— de Chine 1,410
— orientales 8,000
— françaises modernes 7,230
Méreaux 560
Médailles satyriques 80
— de dévotion 200
— de plomb 600
— de Luynes 6,925
Antiquités de Luynes 964
— et objets divers 7,005
Pierres gravées 2,937
Matrices, empreintes, etc., etc. 300
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TOTAL 143,030
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Depuis l’époque où ce travail a été fait, le Cabinet s’est enrichi de trois grandes collections: la collection du commandant Oppermann comprenant 316 bronzes, 242 terres cuites, 173 vases peints et objets en marbre, la collection de 1,200 pièces sur la Révolution française, donnée par M. le marquis Turgot, enfin la riche collection de plus de 17,000 monnaies romaines léguées à la Bibliothèque par M. le baron d’Ailly en 1877. A ces accroissements exceptionnels sont venus se joindre les acquisitions courantes et les envois de la Monnaie qui dépose, en double exemplaire, toutes les médailles frappées dans ses ateliers au nombre de plus de 250 par année.
DÉPARTEMENT DES ESTAMPES.
Les collections du département des Estampes comprennent plus de 2,200,000 pièces conservées dans 14,500 volumes et dans 4,000 portefeuilles. Indépendamment des donations ou des acquisitions hors ligne dont il a été plus d’une fois enrichi, le Cabinet reçoit par an plus de 20,000 pièces dues en majeure partie au simple jeu du dépôt légal.
Dans les quatre départements, nos collections sont donc destinées à s’accroître dans des proportions qui iront sans cesse en augmentant. Dès à présent ces inévitables accroissements ont rendu tout à fait insuffisant le local actuellement occupé par la Bibliothèque et dont la surface n’a pas changé depuis le règne de Louis XV. C’est la nécessité de lui donner une extension reconnue aujourd’hui indispensable, autant que le devoir de la soustraire à un danger imminent qui a décidé le gouvernement à faire étudier à fond la question, depuis longtemps pendante, de l’achat des immeubles qui avoisinent notre grand dépôt. La Commission nommée à cet effet le 8 mars 1878 par M. Bardoux, ministre de l’Instruction publique, s’est prononcée à l’unanimité[53] pour l’acquisition en bloc de ces quatre maisons particulières. Il est permis d’espérer que la sollicitude du Parlement pour nos établissements scientifiques et littéraires ne sera pas arrêtée par l’élévation de la somme nécessaire. Nulle dépense, en effet, n’est plus utile, nulle n’est mieux justifiée, nulle ne sera accueillie avec plus de reconnaissance par les savants, les hommes de lettres, les artistes qui ont journellement besoin de recourir aux incomparables collections de la Bibliothèque nationale.
[53] V. le Rapport de M. Barthélemy Saint-Hilaire publié dans le
Journal officiel du 19 juin 1878.