La Chanson des gueux
J
JARDINER, v. a., maltraiter en paroles (même sens que bê-
cher, qui a passé de l’argot dans le français ordinaire ou au
moins dans celui du journalisme).
JETER, v. a., envoyer promener avec violence.
JASPIN, s. m., langage, bavardage.
L
LAISÉE, s. f., prostituée (mot à mot : l’aisée).
LAMPAGNE DU CAM, s. f., campagne. (C’est le mot lui-même,
déformé de la manière suivante. On remplace la première
consonne par la lettre l, et on fait suivre le mot de sa pre-
mière syllabe précédée de du. Voir une déformation plus
complète du mot largonji).
LANCIER, s, m., individu.
LANSQUINE, s. f., pluie.
LARGONJI, ». m., jargon, argot. (On dit proprement le lar-
gonji des louchersbem ou jargon des boucliers. Ce genre de
déformation s’obtient en remplaçant la première consonne
par la lettre l, et en reportant à la fin du mot cette consonne
suivie d’une désinence quelconque, en i comme dans lar-
gonji, en em comme dans loucherbem, en oque, comme
dans loufoque (voir plus bas), etc., etc. Une phrase du meil-
leur français prononcée en larqonji, est incompréhensible
pour qui n’a pas l’habitude de ces déformations. À plus
forte raison une phrase d’argot, dont le sens est alors dou-
blement claquemuré).
LARGUE, s. f., femme.
LARTON, s. m., pain.
LIGUER, v. a., boire.
LIMACE, s. f., chemise.
LINGE, s. m., riches habits, et, par extension, fortune, ar-
gent.
LOUFOQUE, adj., fou, folle,
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