La Chanson des gueux

Jean Richepin · Chapitre 120 sur 125

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La Chanson des gueux

J

JARDINER, v. a., maltraiter en paroles (même sens que bê-

cher, qui a passé de l’argot dans le français ordinaire ou au

moins dans celui du journalisme).

JETER, v. a., envoyer promener avec violence.

JASPIN, s. m., langage, bavardage.

L

LAISÉE, s. f., prostituée (mot à mot : l’aisée).

LAMPAGNE DU CAM, s. f., campagne. (C’est le mot lui-même,

déformé de la manière suivante. On remplace la première

consonne par la lettre l, et on fait suivre le mot de sa pre-

mière syllabe précédée de du. Voir une déformation plus

complète du mot largonji).

LANCIER, s, m., individu.

LANSQUINE, s. f., pluie.

LARGONJI, ». m., jargon, argot. (On dit proprement le lar-

gonji des louchersbem ou jargon des boucliers. Ce genre de

déformation s’obtient en remplaçant la première consonne

par la lettre l, et en reportant à la fin du mot cette consonne

suivie d’une désinence quelconque, en i comme dans lar-

gonji, en em comme dans loucherbem, en oque, comme

dans loufoque (voir plus bas), etc., etc. Une phrase du meil-

leur français prononcée en larqonji, est incompréhensible

pour qui n’a pas l’habitude de ces déformations. À plus

forte raison une phrase d’argot, dont le sens est alors dou-

blement claquemuré).

LARGUE, s. f., femme.

LARTON, s. m., pain.

LIGUER, v. a., boire.

LIMACE, s. f., chemise.

LINGE, s. m., riches habits, et, par extension, fortune, ar-

gent.

LOUFOQUE, adj., fou, folle,

 

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