La vague d'ovnis
La Vague D’ovnis : Guy-Claude Mouny– Ici…
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 4 parties.
17 Encore une idiotie ! Australopithecus africanus (volume cérébral moyen de 440 centimètres cubes), Homo habilis (volume cérébral moyen de 640 centimètres cubes), Homo erectus (volume cérébral moyen de 940 centimètres cubes), Homo sapiens (volume cérébral moyen de 1 230 centimètres cubes). On notera cependant que le crâne d’ Australopithecus africanus appartient à un individu beaucoup plus petit que celui des Homo erectus et Homo sapiens. Il faut également savoir que, contrairement à l’idée reçue, depuis 20 000 ans (depuis le paléolithique supérieur) la taille moyenne du cerveau d’ homo sapiens sapiens n’augmente pas mais au contraire diminue (cf. fig. 9).
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LA VAGUE D’OVNIS : GUY-CLAUDE MOUNY– ICI & MAINTENANT 95.2, 21 DÉCEMBRE 2004
D. DE PLAIGE – Bien, Guy-Claude Mouny, il est temps de préciser, je ne l’ai pas fait encore, l’éditeur de votre ouvrage, les Engins, l’Espace et ceux qui l’occupent, c’est les Éditions Cheminement. Est-ce qu’il est encore disponible ?
G.-C. MOUNY – Oui, je pense. ls ont même… Rennes-le-Château, d’ailleurs même a un certain succès puisqu’il a été réédité. Et d’ailleurs la ministre de la Culture de l’époque a eu la gentillesse de me dire pour Rennes-le-Château que c’était la première fois qu’elle comprenait l’ouvrage… qu’elle comprenait l’ affaire de Rennes-le-Château. C’était très gentil de sa part, et j’espère que c’est pas pour ça qu’elle a été virée à l’époque…
D. DE PLAIGE – Hum. Vous donnez des conférences, également ?
G.-C. MOUNY – Oui, je donne des conférences, mais comme je vous l’ai dit tout à l’heure, ces trois dernières années j’avais freiné parce que j’ai eu à m’occuper beaucoup de ma femme qui est décédée, je vous l’ai dit, il y a un mois, mais maintenant évidemment je reprends en avant les conférences.
D’ailleurs j’ai fait beaucoup de conférences en croisière, et ce qui est amusant, c’est que j’ai eu un monde fou. Alors évidemment ceux qui veulent me dénigrer diront que c’était facile d’avoir un monde fou, parce que ou les gens venaient m’écouter dans ma conférence ou ils sautaient à la baille, hein ! Et entre les deux ils n’avaient pas le choix, ils venaient m’écouter !
D. DE PLAIGE – C’est pas désagréable. Surtout huit jours sur le Nil…
G.-C. MOUNY – C’étaient pas des croisières forcément sur le Nil, c’étaient des croisières sur l’Atlantique ou en Méditerranée ou sur la Mer Noire. D’ailleurs, à propos de croisières sur le Nil, des gens m’ont cité, et c’est grâce d’ailleurs à mes travaux que des gens ont pu trouver la pyramide de Khentkaouès, autrement elle est indiquée sur rien. Et il est bon de savoir qu’il y a une manie du secret en Égypte – je dis ça avec beaucoup de courtoisie pour mes amis Égyptiens et les autorités que je connais fort bien – mais un jour, il y a – certes, il y a un bout de temps – des gens qui venaient de l’IGN pour dresser des plans du métro du Caire se sont fait arrêter dans je ne sais plus quelle occasion, et avec les plans ils ont quand même passé 48 h en prison. Ce qui explique que, d’ailleurs, vous n’avez aucun plan précis du plateau de Gizeh, à part quelques-uns à droite à gauche qui sont souvent contestables. Vous avez des différences de mesures entre les uns et les autres et qu’on aura eu comme mérite – alors donc à l’époque, découvrir, c’était les premiers travaux – de faire figurer des plans assez bien étayés, reconstitués et contrôlables.
D. DE PLAIGE – Mais peut-être, par votre carrière dans l’Armée, vous avez accès à des images satellite, extrêmement précises ?
G.-C. MOUNY – Eh bien, l’Armée là-dedans ne m’a pas été d’un grand secours, sinon me donner par son service photographique des vues du survol des pyramides, ce qui est assez amusant, parce qu’en principe elles sont interdites de survol. On m’a donné ça fort gentiment.
Également, le chef d’état-major d’une armée, de l’armée de l’air d’un pays voisin a eu la gentillesse de me faire quelques prélèvements, parce que je voulais savoir si dans les prélèvements autour des pyramides il y avait des radiations radioactives. Ça n’a pas été facile comme opération, parce qu’elle a été bousculée, tronquée, je ne sais pas. Mais là encore on n’a pas la réponse exacte. Par contre, ce qui est certain, c’est que sur RMC, il y a, je ne sais pas, 5-6, 7 ans, il a été dit par le présentateur que dans les momies trouvées dans les fouilles pour étendre le réseau de métro du Caire, il a été trouvé de nouvelles momies et que ces momies sont radioactives. Alors je m’amuse, parce que quand moi j’ai demandé qu’on fasse des prélèvements radioactifs – Oh, j’ai demandé ça auprès des diverses autorités ; on a fait comme il a été fait dans le temps pour Champollion, Carter18 et autres : on m’a ri au nez. Mais apparemment c’était plus le cas si on a passé les momies trouvées dans le métro du Caire aux appareils de détection radioactive. Alors ce qui est assez curieux, c’est que le commentateur, le présentateur a enchaîné en disant : Oh ! sans doute ce sont les produits qui servent à embaumer qui 18 Howard Carter, découvreur en 1922-23 de l’hypogée de Toutânkhamon, dans la Vallée des Rois.
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provoquent ça… Alors on sait quelle est la nature des produits qui servent à embaumer – natron, etc., ainsi de suite –, ça n’a jamais rendu quoi que ce soit radioactif ! Et puis après on n’en a plus parlé.
Alors autrement dit, est-ce que la station RMC, qui est quand même importante, a été neutralisée, ou est-ce que c’est la paresse naturelle ? Personne n’a relevé le problème. Est-ce que c’est l’ignorance du public, mais on est criblé de choses de ce genre où, peut-être même sans raison, tout est occulté.
Voilà mon sentiment.
D. DE PLAIGE – Et vous-même, vous n’occultez rien ? Est-ce que vous avez quand même, malgré tout, un devoir de réserve (puisqu’on reste militaire toute sa vie) à vous autocensurer et à ne pas tout livrer ?
G.-C. MOUNY – Ben, disons, je veux pas faire le prétentieux en disant que je sais tout, mais dans ce que je sais il y a quelques petites bricoles quand même qu’il ne serait pas convenable de répéter, mais je vous ai déjà quand même largué quelques informations intéressantes. Je vous parlais de GLADIO, par exemple, tout à l’heure, eh bien sachez que GLADIO faisait de l’entraînement, si vous voulez, en temps de paix, c’est-à-dire qu’en temps de paix on pouvait larguer ce qu’on appelle homo, arma, picu, soit des hommes, soit du matériel soit de l’atterrissage, et que je me souviens, ou je pourrais me souvenir si j’en avais fait partie, j’aurais pu me souvenir qu’éventuellement un hélicoptère se posait en pleine nuit au milieu d’un champ, déposant un Espagnol, reprenant un Allemand et repartant, et qu’évidemment quand vous regardez le champ après, il n’y avait pas d’entrée, il n’y avait pas de sortie, ce qui fait que dans l’étude des crop circles, on pouvait très vite attribuer ça à des engins mystérieux – qui en réalité n’avaient rien de mystérieux.
Ben, faut le dire !
Par contre, à l’inverse, ça ne veut pas dire que toutes les traces des crop circles soient imputables à des événements clandestins, ils sont imposables… ils sont imputables à des événements venant d’ailleurs. Je l’ai dit, nous mettons sur nos sondes des petites plaques montrant la Terre, montrant la différence entre un homme et une femme, etc., ce qui doit faire le plus grand bien à ceux qui le liront (et on est surpris de pas avoir de réponse), et d’un autre côté, s’il y a des intelligences qui nous envoient ce type de message – que sont les crop circles – et qu’ils remarquent notre absence de réaction, ils doivent rigoler en disant « ces humains-là sont vraiment pas très débrouillards ». C’est mon sentiment.
D. DE PLAIGE – Auriez-vous des choses à dire par exemple sur des manifestations ovnis sur des bases sensibles de notre Armée ? Ou le plateau d’Albion, par exemple.
G.-C. MOUNY – Bof, c’est, disons, pas tellement, dans la mesure où vous avez des systèmes déjà de protection. Le plateau d’Albion, d’ailleurs qui est désactivé au point de vue riposte nucléaire, il avait été fait, ce qu’on oublie de dire aussi, c’est quand on ne disposait que de la force aérienne stratégique (par opposition à la force nucléaire tactique), la force nucléaire stratégique, elle, était donc aérienne, et on a fait le plateau d’Albion pour avoir un moyen d’attendre les sous-marins nucléaires. Or depuis que les sous-marins nucléaires existent (d’ailleurs j’ai eu l’occasion de voir un peu dedans et d’avoir pas mal d’explications, ce qui ne change rien au problème) le plateau d’Albion n’avait plus d’intérêt.
Alors pour en revenir au point de départ de la réflexion, le plateau d’Albion était à un moment donné capital, et étant capital était surveillé par les radars et tout, etc. S’il y avait eu des ovnis qui viennent se poser dessus, vous auriez eu automatiquement les patrouilles envoyées, d’autres moyens, or on n’a pas – je dis bien, officiellement – mention d’atterrissages de type ovni sur ces zones dites stratégiques. Ce qui ne veut pas dites qu’il n’y en ait pas eu, ils ont pu être faits avec adresse comme ça a été fait à Mariens, mais là encore, ça implique que ces sociétés extérieures qui auraient pu jouer ont des moyens qu’on n’est pas capable d’envisager aujourd’hui.
Jules Verne était un précurseur mais en imaginant des choses qui sont réalisées maintenant et qui paraissent d’ailleurs même enfantines Il faut qu’on aille dix fois plus vite que Jules Verne ! On veut absolument imaginer des choses avec la taille de ce qu’on sait maintenant ! Non. Il faut anticiper largement, quitte à ne pas le dire trop haut tant qu’on n’est pas sûr. Mais la recherche doit porter très loin en avant.
Alors donc pour répondre plus précisément à votre question, je ne pense pas, et je n’ai pas connaissance en tout cas, qu’il y ait eu vraiment du repérage d’engins… enfin, de zones stratégiques.
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Mais c’est pareil, les moyens que je viens d’évoquer, extérieurs, d’éventuelles puissances ou civilisations extérieures n’ont pas besoin d’aller passer à deux kilomètres au-dessus du plateau d’Albion ou d’autres chose. Quelle que soit la distance – déjà on le voit maintenant avec les satellites
–, un coup de satellite, on a des détails avec des précisions inférieures à un mètre. Donc on ne peut pas à mon avis axer tellement la réflexion là-dessus tant qu’on n’a pas d’autres éléments qui permettent de relancer le débat.
D. DE PLAIGE – Non, parce que ça s’est beaucoup passé en Angleterre ou aux États-Unis, le viol de l’espace aérien de bases militaires de haut niveau.
G.-C. MOUNY – Alors je ne les connais pas tous dans le détail. J’en ai entendu parler. Mais là encore, je me demande s’il n’y a pas eu cette manie de vouloir toujours attribuer quelque chose… C’est tellement facile pour un chef qui veut se mettre en valeur ou un subalterne qui veut se faire remarquer. Vous savez, il n’y pas besoin d’aller bien loin aux États-Unis ou en Angleterre, vous avez en France un endroit qui s’appelle le Centre d’essais des Landes19. Le Centre d’essais des Landes, il est fait pour quoi ? Pour tester nos missiles, enfin tous ces engins – pas les sondes, parce que les sondes elles partent de Guyane pour aller dans le sens de la rotation de la Terre et gagner du temps, mais des missiles qui ne dépassent pas une certaine distance sont essayés au Centre d’essais des Landes, parce qu’en face c’est la mer, donc ils peuvent tomber dans la mer, à moins d’avoir la malchance de tomber sur un bateau croisière sur lequel je serai peut-être en train de faire conférence… Bon, ça c’est secondaire. Mais donc pour ne pas tirer vers l’Europe dans le cas où ça irait trop loin et que ça se passerait mal, les missiles sont essayés vers l’atlantique. Or là j’ai connaissance de deux faits… enfin, même de plusieurs mais deux que je retiens comme assez curieux.
Pour pouvoir diriger ces missiles, enfin certains des missiles, vous avez une émission qui part, une de la Bretagne, l’autre part en dessous d’une île – je sais pas si c’est les Canaries ou… j’sais pas [les Açores, cf. note 20], enfin une des îles du secteur pas tellement loin du 30e parallèle. En l’occurrence, donc ces radars, ces moyens de détection sont fait pour ne pas travailler par derrière, pour ne pas être éblouis par les tuyères de l’engin qu’on lance. Or, ça a entraîné des tas de petites histoires d’interférences de ceci de cela, qui font qu’on se noie en confondant des choses très normales avec d’éventuelles interventions d’aliens, et à l’inverse on a découvert à l’occasion de ça des choses qu’on ne s’attendait pas à trouver. Alors je pense que là encore, comme je l’ai dit tout à l’heure, il faut être d’une prudence totale. Tant qu’on n’a pas d’éléments un petit peu plus précis pour asseoir et monter la chaîne, comme moi je l’ai eu par exemple avec le ankh pour remonter toute cette filière énorme qui ramasse tout le globe, tant qu’on n’a pas un élément précis pour s’asseoir dessus, pour accrocher, il faut être très prudent. La littérature est trop tentante, les profits qui s’en dégage, etc.
D. DE PLAIGE – La station Ici & Maintenant recueille les témoignages d’auditeurs, et à cette occasion nous avons eu le témoignage d’un auditeur prénommé Franck, qui était caserné avec 100 ou 150
appelés dans la région de Reims il y a une vingtaine d’années, et tous étaient terrorisés, un objet lumineux s’étant posé pile à la verticale de la station héliport de la base. Et ils se sont fait débriefer par des hommes venus de Paris dans les deux jours qui ont suivi, qui les ont convaincus qu’ils n’avaient pratiquement rien vu. C’est votre région, ça !
G.-C. MOUNY – Oui. Je la connais bien ! Je réponds à vous ou à l’auditeur ? Enfin, je réponds aux deux. Je réponds aux deux. Bon, je connais bien cette affaire de Reims, ça doit être certainement la BA 112, et je ne mets pas du tout en doute votre remarque, bien au contraire, simplement je l’assortis de mes réserves habituelles. Est-ce que ce que vous avez vu, dont je ne doute pas, n’était pas quelque chose, admettons, de fabriqué, une sorte d’image, etc. ? Il faut être prudent. Deuxièmement, si ça a bien eu lieu, est-ce qu’il n’y avait pas des opérations en cours. Et ensuite, pourquoi pas, réellement oui, un Ovni quelconque, tout est possible.
Ensuite, l’équipe qui vient débriefer, elle ne rentre pas, elle, dans le détail de la véracité. Vrai ou faux, son rôle c’est de vous neutraliser au point de vue rapport, relation de l’événement. Et encore 19 « En France, le principal champ de tir utilisé pour les essais de missiles est le Centre d’essais des Landes (Biscarosse) qui, au milieu des années soixante, a pris le relais du Centre de Colomb-Béchar-Hammaguir (Algérie). Ce centre dispose de plusieurs annexes en métropole et aux Açores. Pour le suivi de la phase terminale des trajectoires, il utilise les moyens d’un navire spécialisé, le bâtiment d’essais et de mesures Henri-Poincaré, qui sera remplacé par le bâtiment réceptacle Monge. »
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heureux, dans d’autres époques on vous aurait trucidé de manière à ce que vous ne parliez pas.
J’anticipe sur Rennes-le-Château où l’abbé Saunière aurait dû être éliminé, et c’est un rare cas des services spéciaux où on a laissé un informateur de ce genre vivant. Je peux vous dire par expérience qu’il y a des tas de gens qui sont passés sous des camions de déménagement, il faudra pas trop gratter l’affaire pour savoir pourquoi…
Alors pour en revenir à votre cas, je vous crois, bien sûr, ça peut être un Ovni, ça peut être une image fabriquée, ça peut être autre chose. Et de toute façon, les gens qui viennent ne sont même pas forcément au courant de ce qui est la réalité, leur mission c’est de vous empêcher de raconter, voire même vous discréditer, vous ridiculiser et finalement vous convaincre que vous n’avez rien vu. C’est insidieux, c’est mauvais, et c’est ce qu’on disait dans le début de cette émission, ça fait partie des choses que personnellement je réprouve, cette conduite des événements, cette manipulation des gens, c’est horrible. Alors qu’il aurait été bien à l’époque, au contraire, qu’on vous interroge, que la presse en parle plus, etc. Je suis contre ce débriefing, parce qu’en plus il n’apporte rien, il n’apporte rien du tout aux choses, sinon de vous créer à vous un regret, un dommage, auquel, cher monsieur, je participe et que je comprends. Il y a même de quoi hurler de rage, mais malheureusement c’est un peu un signe des temps .
D. DE PLAIGE – Mais l’héliport, la base était brûlée, déformée par la chaleur…
G.-C. MOUNY – Alors ça, je n’ai pas ce détail, mais c’est pas impossible – auquel cas, ça renforcerait la réponse « Ovni », et je vous ai dis, je ne suis pas contre du tout. Je ne suis pas contre du tout… Mais par contre, pareil, vous avez Velasco, Velasco, vous savez, qui est le directeur du SEPRA, le Service d’Études des Phénomènes de Retombées Atmosphériques (sic !). Velasco, je lui ai dit, je l’ai écrit dans mes livres et on ne m’a pas envoyé de papier bleu – j’ai dit à Velasco (qu’)il était chargé de la part du gouvernement d’étouffer toute réaction possible, c’est de rendre banale toute chose qui ne le serait pas. Velasco ne m’a pas dit non totalement, et je vous dis, personne ne m’a poursuivi pour ça.
Velasco avait comme mission d’étouffer les affaires. Alors si on veut aller dans ce domaine-là un tout petit peu plus loin, vous avez en l’occurrence le SEPRA, qui maintenant pratiquement est à moitié supprimé, à mon avis, comme avait été supprimé le GEPAN dans le temps. Et le CNES lui-même, qui est quand même l’organisme de tutelle, le CNES a été amputé de ses cadres récemment parce qu’une sonde s’était plantée, je ne sais plus laquelle, et du coup on a pris ça comme argument pour faire… la ministre a fait sauter le… pratiquement le Conseil d’administration du CNES. Alors maintenant vous avez de nouvelles personnes. Allez donc interroger des gens : l’un est en retraite, l’autre a eu un accident, l’autre est à la pêche, c’est fini, on occulte. Alors c’est tellement généralisé, il faudrait une lutte, si vous voulez, des journalistes, de personnes ayant un peu d’influence pour dire « Allez !
secouons la poussière, décidons-nous ! ». Voilà.
D. DE PLAIGE – Oui, mais l’intérêt, avec le personnage que vous venez de citer, Jean-Jacques Velasco, c’est que, approchant de la retraite, il est amené à se lâcher, et on a assisté à un complet revirement, surtout avec son dernier bouquin, Ovnis, l’évidence. On attendait ça depuis 15 ans et enfin il se sent à peu près les mains libres pour se lâcher…
G.-C. MOUNY – Monsieur Velasco, que j’aime bien, avait commencé un peu plus tôt. Dans la revue de Canal Plus, il avait accordé une interview, en disant effectivement : Ce qui se passe est extraordinaire, je ne comprends pas que les scientifiques ne s’y intéressent pas davantage. Alors là, j’accuserai… j’accuserai Velasco de petite duplicité, parce que les scientifiques s’y intéressaient pour banaliser l’affaire. Alors disons qu’il l’a dit en termes polis, mais Velasco, là, a pris une position très courageuse. J’ai relaté dans un de mes livres – parce qu’il fallait qu’on sache que Velasco était tenu par des obligations de réserve jusqu’à une certaine époque, et qu’ensuite il ne pouvait sortir que prudemment et par petits bouts de cette affaire-là. Mais soyez tranquille qu’il en sait encore beaucoup plus que ça, monsieur Velasco. Mais là encore je ne veux pas être prophète de mauvais augure, mais si monsieur Velasco dit trop de choses, il peut avoir un accident de voiture…
D. DE PLAIGE – Mais alors qu’est-ce que craint notre société, au point de se protéger de la sorte…
G.-C. MOUNY – Ah !...
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D. DE PLAIGE – …d’une vérité trop rapidement dévoilée ?
G.-C. MOUNY – La peur, la peur classique du monde où on a toujours peur de ce qu’on ne connaît pas, dont on a mille exemples dans le passé. Ecoutez, je vous reprendrai, parce que c’est quand même énorme, c’est le cas de le dire. Les dinosaures, quand un brave homme a trouvé un tibia d’animal et dit : Ah ! j’ai trouvé un tibia d’animal énorme ! On lui a répondu : Vous plaisantez, la Bible n’a jamais dit ça. Alors l’homme réfléchit, puis un peu après il dit : Mais finalement, c’est peut-être un tibia de géant ? On lui a répondu : Non, vous rigolez ! Alors que la Bible pourtant avait bien parlé qu’il y avait eu des géants, qui avaient d’ailleurs épousé les filles des hommes et leur avaient fait des enfants. Donc dans ce contexte, la Bible dit ce qu’on veut ou on ne prend de la Bible que ce qu’on veut. Et aujourd’hui, les dinosaures, non seulement ils existent, le sol est le même – ça remonte à 200
ans, je crois –, les dinosaures maintenant sont prouvés, on en a fait la liste des familles, 80 si mes souvenirs sont bons ; on trouve les œufs, les empreintes. Dans les œufs, on les passe à la radio, on trouve les fœtus… Et il n’y a rien de changé dans le sol qui était autour, simplement maintenant qu’on sait travailler, on admet l’approche. Mais si c’est sur un site de 200 ans, eh bien, faut que vous ajoutiez 200 ans à ce qu’on vient de dire maintenant, qu’on puisse en parler comme il faut sans paniquer.
D. DE PLAIGE – Et vous rendez hommage, d’ailleurs, à plusieurs reprises à Giordano Bruno.
G.-C. MOUNY – Oh, ben oui, le pauvre, il a été brûlé… méchamment, j’allais dire – comme si on pouvait être brûlé gentiment, mais je ne crois pas…
D. DE PLAIGE – Gentiment, si : c’est d’étrangler avant…
G.-C. MOUNY – Ah, oui ! Oui !
D. DE PLAIGE – Mais certains n’ont pas droit même à ça.
G.-C. MOUNY – Oui oui ! Vous avez raison. Mille excuses.
D. DE PLAIGE – Alors Guy-Claude Mouny, les Engins, l’espace et ceux qui l’occupent, aux Éditions Cheminement. Ainsi se termine la première partie de l’émission. Vous avez constaté qu’on peut aborder notre invité sous des angles complètement différents, et encore on n’a pas traité des carrés magiques (l’une de ses passions), ni de Rennes-le-Château. Bref, pour un large temps encore sur cette antenne avec notre invité, Guy-Claude Mouny.
Alex, une intervention en attendant ?
ALEX – Ah oui, quelques questions. J’ai attentivement écouté la première partie de cette émission, et le témoignage dont vous a parlé Didier il y a quelques instants, celui de Franck, vous aviez l’air de le connaître…
D. DE PLAIGE – Non pas Franck mais l’événement.
ALEX – L’événement, en tout cas – …de connaître cet événement, pourquoi ?
G.-C. MOUNY – Parce qu’il y a eu… en fait, il n’y en pas eu qu’un, il y en a eu deux ou trois. Étant quand même responsable d’un certain nombre de choses militaires « réserve » dans le secteur, quelques autres aussi – disons quelques autres occupations militaires –, font que j’avais été un peu prioritaire dans certaines relations.
D. DE PLAIGE – Et puis Rémois – aussi. Ce qui ne gâte rien.
ALEX – Oui, en plus, oui.
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G.-C. MOUNY – Oui, alors donc voilà la réponse. C’est tout ce que je peux vous dire, il n’y a pas de grand mystère sur mes sources.
ALEX – On vous avait alerté de quoi ? Du fait que certains avaient vu… Ce qui m’intéresse c’est le message qui vous est arrivé disant que, voilà, il s’était passé quelque chose.
G.-C. MOUNY – Alors ce message n’est pas le seul. Je vous dis, j’en ai eu des tas d’autres. Et ce message de l’événement que je rapproche de ça, c’est qu’il y a eu effectiv… enfin, il y aurait eu, pour ceux qui me le disent, l’impression d’un poser d’ovni, poser d’ovni qui aurait entraîné quelques perturbations autour, mais par des garçons qui avaient ou bu ou rêvé, etc. D’ailleurs le pire, c’est que c’est peut-être une fausse image qui a été envoyée. Tout est possible.
ALEX – Alors justement, ça c’est une autre question, j’aimerais d’abord préciser que Franck a mis des années – une quinzaine d’années – a en parler, il ne voulait pas en parler avant parce que, justement, ces personnes qui sont venues pour ce débriefing avaient quand même été très persuasives. Donc il a mis beaucoup de temps, et il a quand même témoigné sur notre antenne.
Mais ces images, quelles images ? Que voulez-vous dire par image ? Vous avez émis trois hypothèses : l’ovni, l’engin fabriqué de toutes pièces ou l’image…
G.-C. MOUNY – Ah, quand je dis image, ça a un nom d’ailleurs qui m’échappe, une projection artificielle…
ALEX – Holographique ?
G.-C. MOUNY – Oui, si vous voulez, par exemple.
ALEX – Pour quelle raison ?
G.-C. MOUNY – Mais pour ne pas risquer, autrement dit faut pas prendre nos visiteurs éventuels pour des imbéciles. Autrement dit, rien ne les empêche…
ALEX – Ah, alors d’accord. D’accord, mais ça rejoint alors, ça rejoint l’hypothèse d’un... d’une…
G.-C. MOUNY – D’intelligence de l’espace, oui.
ALEX – D’une apparition extraterrestre, en fait.
G.-C. MOUNY – Absolument. Mais elle n’utilise pas forcément des moyens classiques pour se présenter. Elle peut utiliser des leurres. Vous savez, je ne voudrais pas aller trop loin dans les comparaisons, mais vous avez le noli me tangere du Nouveau Testament, quand on s’approche du tombeau de Jésus et qu’il n’est plus là, et que le prenant pour un jardinier Marie-Madeleine le voit, elle s’approche de lui, elle le reconnaît et elle veut le toucher. Or, ce qui laisse supposer d’abord qu’elle le touchait en temps normal, ou qu’elle allait poser la main sur lui et il lui dit noli me tangere, ne me touche pas20. Alors personne ne s’en étonne, tout le monde trouve ça normal, mais moi je dis : si c’était un hologramme, ça expliquerait beaucoup de choses. La main de Marie-Madeleine traversant le corps, ça poserait des problèmes. Et comme le Vatican là-dessus est d’une discrétion et d’une fidélité au texte d’origine, on n’est pas près d’avoir la réponse.
Alors pour en revenir à la base aérienne, il est évident que… il est évident que des des… des puissances, des civilisations de l’espace sont pas plus sottes que nous, on peut le penser, surtout s’ils ont réussi à faire le chemin et qu’ils ont… qu’ils envoient des leurres.
20 Vu que le Christ et Marie de Magdala étaient juifs et parlaient araméen, il ne s’adressait sûrement pas à elle en latin ! De plus, on ne sait pas d’où G.-C. Mouny sort ça car ce « ne me touche pas » ne se trouve dans aucun des quatre Évangiles.
Rappelons également que tout le Nouveau Testament est écrit en grec (donc pas de Noli me tangere, textuellement et littéralement parlant)…
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Vous avez même les drones, en matière d’avion, on n’envoie même plus maintenant un avion réel avec des moyens, on envoie un drone qui est un avion sans pilote avec même maintenant des munitions, il peut tirer. Pourquoi pas ?
ALEX – Alors, autre chose : est-ce que dans votre environnement militaire, ce genre de conversation sur ces objets volants non identifiés était courant, est-ce qu’on en parlait en privé, est-ce qu’on en parlait officiellement, et si oui quels étaient les services les plus susceptibles d’avoir des informations sur le sujet ?
G.-C. MOUNY – En réalité très peu. Parce que vous avez affaire à des citoyens, et chacun avant d’être militaire ou parallèlement à sa position de militaire est un citoyen qui a ses idées. Alors le garçon sera de droite ou de gauche, peu importe, et de la même manière croira ou ne croira pas aux Ovnis. Alors ensuite il y a le problème avec son autorité : si son autorité lui disait « il est possible qu’il y ait des Ovnis », alors c’est autre chose, il commencerait à raisonner autrement. Il n’y a pas un texte qui dit ça, et il n’y a pas un chef qui le dira. Les services qui pourraient s’occuper de ça, il n’y en a pas tellement. Vous prenez des affaires, admettons, mi-civiles mi-militaires – vous avez cet infortuné Baroin, qui était un bon ami. Baroin est mort dans un accident d’avion que je dis suspect…
D. DE PLAIGE – Le patron de la FNAC ?
G.-C. MOUNY – Oui, le patron de la FNAC, puis de beaucoup de choses.
D. DE PLAIGE – Maître de grande loge…
G.-C. MOUNY – Oui, il a été… il a été Sérénissime Grand Maître du Grand Orient, présidentiable possible puisqu’il était bien avec les présidents Mitterrand et Chirac, donc un homme extrêmement en pointe. Or je le connaissais bien, pour diverses raisons, et Baroin d’ailleurs…
D. DE PLAIGE – Le père de l’actuel.
G.-C. MOUNY – Oui, le père de l’actuel. Et il avait d’ailleurs une fille qui a été écrasée, si mes souvenirs sont bons, si je ne commets pas d’erreur (je ne veux pas me faire attaquer), mais dans mes souvenirs la fille de Baroin a été écrasée par un véhicule non identifié. Alors vous savez ce que je pense des véhicules non identifiés. Enfin, je dis ça sous réserve, je n’ai pas mes notes, mais enfin, je retiens provisoirement qu’elle a pu être écrasée par un ca… [non, le camion, c’est Coluche] un véhicule non identifié, et que j’avais… puisque j’avais interprété ça comme une sorte de menace – dont j’avais parlé d’ailleurs à Baroin. Et Baroin est mort dans un a... dans l’avion, dans l’accident d’avion…
D. DE PLAIGE – En Afrique.
G.-C. MOUNY – Oui, en Afrique. Et moi, toujours pareil, un peu flic sur les bords, je dis : il avait des problèmes d’achat de forêts. Il y avait quand même, d’après mes renseignements (qui peuvent être faux peut-être) il y avait quand même trois agents du SDECE, il y avait deux-trois autres personnes dont des financiers divers, etc. Et j’ai eu l’impression que cet accident « tombait bien », il arrangeait beaucoup de gens. Et le général Cuffaux ( ?) qui était un héros de Normandie-Niemen, qui est tombé sur le front russe avec son avion, par chance il a été rattrapé par la première vague de blindés soviétiques et il a passé les deux jours de la bataille, à moitié mort, dans le fond du char. Et il a été sauvé, il est revenu en France avec son yack que Staline lui avait offert comme aux autres pilotes (ils n’étaient pas nombreux). Enfin bref. Cuffaux qui est donc un bonhomme qui a du cran, qui a du caractère, que l’on peut croire, comme il était président aussi de l’aéroclub, le général Cuffaux m’a dit : Non non, Mouny, c’est pas un attentat, c’est un accident. Mais enfin, j’aime bien le général Cuffaux ; je lui rends l’intérêt qu’il me portait, mais ça ne prouve pas qu’il m’a toujours dit vrai. Moi je trouve que ça sentait pas bon cet accident.
ALEX – Non mais, ce vers quoi je voulais vous emmener, Colonel Mouny, c’est par votre métier –
surveiller les airs, surveiller la Terre, surveiller les sous-sols même, ou l’espace – vous êtes mieux 31
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placé que quiconque pour observer toutes sortes de manifestations extraordinaires. Donc obligatoirement, même si ça dépasse les croyances de chacun, par les appareils, par les endroits que vous survolez ou que vous « sousvolez », il y a obligatoirement des sujets de discussion qui ne sont pas les mêmes que celui que pourrait avoir le citadin classique qui va au travail.
G.-C. MOUNY – Oui, mais on ne prête qu’aux riches, et c’est là l’erreur, parce que, à ma connaissance, l’Armée n’a pas de cellule spéciale pour ça, je l’ai dit tout à l’heure. Vous avez déjà, alors qu’on ne le savait pas, une cellule à l’Élysée pour lutter contre les attentats NBC, ça fait un bout de temps que ça dure, et personne n’en parle, mais ça, ça mobilise déjà du monde. Alors les gens y restent pas pour un risque, je dirais, aléatoire. Et des choses comme ça… Prenez par exemple, quand je vous parlais des réseaux GLADIO, tout à l’heure, il est arrivé que dans des largages OMO ( ?) c’est-à-dire des parachutistes lâchés, il y a ce qu’on appelle les petits bouts de caoutchouc, vous savez, qui tiennent le parachute avant qu’il s’ouvre, qu’on retrouve dans les champs. Et j’ai eu écho, moi, de paysans qui avaient fait toute une affaire d’État sur des caoutchoucs trouvés bizarrement – ils avaient attribué ça à des aliens qui seraient descendus parachute (sic – haplologie ? par parachute) ou autres. C’était pas ça, c’est des gens qui dans la clandestinité sont repartis, emmenés par d’autres qui les attendaient.
A l’inverse – à l’inverse, dans ces opérations-là on a découvert par exemple une fois qu’un avion russe, un avion soviétique, avait largué quand même quelque chose. Bon, admettons que c’était peut-être des fonds, quelque chose comme ça, je ne sais pas, et personne n’a travaillé là-dessus spécialement…
Alors évidemment je suis un mauvais révolutionnaire en la matière, car j’a une prudence totale et je crois qu’il y a moins à trouver qu’on ne le pense. Ou tout au moins, il y a peut-être beaucoup à trouver mais il n’y a pas tellement d’efforts faits, actuels, pour le trouver. Et je me demande d’ailleurs quel est le militaire, avec les restrictions de crédits, qui irait lancer une idée comme ça – il se ferait sortir par son ou sa ministre.
D. DE PLAIGE – Colonel Mouny, on était en Afrique il y a un instant, et les accidents d’avions. Parlons d’hélicoptère, d’Afrique et d’accident : est-ce que Dieuleveut, il était « de la maison », comme en court la rumeur actuellement encore sur Internet ?
G.-C. MOUNY – C’est pas impossible. Je ne pourrais pas vous en dire beaucoup plus…
D. DE PLAIGE – Le temps a passé maintenant, vous pouvez le dire…
G.-C. MOUNY – Non, on ne sait pas tout. Vous savez, en supposant, si j’avais appartenu à ces trucs-là comme on dit, GLADIO, imaginez : mon rôle aurait été un rôle très administratif et discret, même risqué en temps de paix, et à l’inverse il y aurait eu interdiction de connaître les gens du service action, ceux qui étaient par exemple à « sircot » ( ?), etc., ceux qui étaient le bras armé.
Alors pareil [Ph. de Dieuleveut], je crois qu’il n’y a eu que quelques mots écrits par des journalistes.
Vous avez… vous avez même la Suisse… Ça, c’est pareil, on n’en finirait plus d’expliquer tout ça, mais je crois qu’on n’a pas assez… Il y a certainement des choses, mais il n’y a pas assez d’éléments pour bâtir sérieusement une enquête. Et ça n’a rien de drôle. Ce sont les gens qui, comme vous, comme moi, se passionnent pour ça, et c’est pour ça qu’il faut être prudent dans l’exploitation de ça.
On ne peut marcher que sur des choses une fois qu’elles sont verrouillées. Alors d’ailleurs, au passage, encore un exemple typique : je me demande pourquoi ceux qui sont pour les Ovnis, et ceux qui sont contre, pourquoi il n’y en a pas un seul qui reprend mes travaux qui ont été publiés, où je donne tout le descriptif de Cuicuilco, en expliquant pourquoi comment, sur l’Ovni de Socorro, etc., où il y a des preuves formelles, que ceux qui y croient s’appuient là-dessus, ça fera un élément autre que de dire « Ah, ben si Untel en a vu… ». Non, il y a plus simple : prenez mes plans et répondez dessus. Que celui qui n’y croit pas me donne une explication sur ce que moi je montre – herbe brûlée, etc., ça correspond au schéma. Mais tout ça, ça vient, moi, de mon travail qui n’a cessé de saturer, de couvrir le monde, et dans tous les domaines. C’est une même affaire aux divers volets, c’est ça qui est important. Une même affaire, la vie comprise, avec divers volets. Or ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, il n’y en a pas un qui va raccrocher là-dessus pour dire « Ah, Mouny non vous avez tort », l’autre « Ah, Mouny, c’est intéressant ». Non, c’est comme s’ils n’avaient pas vu. On tombe dans la paresse générale des gens.
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Et il y a des éléments pourtant nouveaux… Par contre, c’est pas vieux, il y a encore 15 jours quelqu'un m’a dit « Ah ben, Untel, etc., a vu un Ovni, etc. ». Moi, à la montagne, un guide qui redescendait me dit : « J’en ai vu un ». Alors je lui demande quelques renseignements, c’est intéressant, mais ça ne me permet pas d’en savoir plus sur les intentions de visiteurs éventuels, sur la réalité du phénomène. Non pas que je doute de l’observateur, mais il a pu être manipulé. Qui sait même – il faut quand même prendre nos interlocuteurs d’en haut, éventuellement, enfin éventuellement d’en haut, les prendre quand même pour des gens compétents. Peut-être même qu’il n’y a rien eu du tout et que l’image a été introduite dans notre cerveau ! Il faut être ambitieux dans la recherche et ne pas raisonner en termes d’aujourd’hui, termes Jules Verne. Il faut carrément aller plus loin. On nous a peut-être injecté dans le cerveau une image. Vous avez des histoires… la médaille de saint Benoît, la médaille de saint Benoît qui est maléfique. Faudrait savoir pourquoi. Je les ai passées en radiesthésie, en tout, il n’y a rien. Mais par contre, il est évident qu’un certain nombre de médailles ne sont pas bonnes, d’autres sont bonnes.
Vous avez la même chose avec les cartes d’identité. Il faut quand même savoir que la carte d’identité, j’en passe une à la main, je dis « C’est marrant, elle me gêne… ». Trouvant ça bizarre, je l’étudie centimètre carré par centimètre carré. Arrivé à l’endroit de la photo où il a le nœud de cravate, mon pendule réagit négativement…
D. DE PLAIGE – Tiens, tiens… On a déjà évoqué ça, effectivement, sur cette antenne…
G.-C. MOUNY – Ah, vous l’avez évoqué ! Bon alors je termine rapidement. Négatif, je dis « Pourquoi c’est négatif ? ». Je regarde de l’autre côté, je fais la même chose : négatif au même endroit ! Je vois un petit rond, et du coup j’ai compris ; c’est là qu’il y a la puce qui permet d’éviter les falsifications.
C’est normal, mais je m’aperçois que la puce réagit négativement, ce qui interpelle. Et au passage, je me dis : on peut certainement faire encore autre chose. Donc on rentre dans un tas de choses, il ne faut pas aller plus vite que la musique, il faut être très très prudent. Par contre, je vous dis, on peut rassembler les pièces du puzzle sur la table, il y a de quoi faire.
D. DE PLAIGE – Mais alors, colonel Mouny, je vous entends, dans la même phrase pratiquement, dire
« les visiteurs éventuels », d’une part, et à plusieurs reprises, et vous l’écrivez aussi, par contre, « je suis formel sur la présence de ces visiteurs ». Alors pourquoi « les éventuels visiteurs » alors que vous êtes formel à leur sujet ?
G.-C. MOUNY – Je ne sais pas si je l’ai écrit exactement comme ça. Si mes souvenirs sont bons, ce que j’ai écrit, c’est le constat matériel de posers, tels que Cuicuilco, etc., Marliens, ainsi de suite, mais ça ne prouve pas, je vous le dis encore une fois, qu’il y ait eu, en dehors de l’engin, qu’il y ait eu du personnel avec, ça ne le prouve pas. Alors donc les visiteurs, point d’interrogation. Possible, bien sûr, tentant, ô combien tentant mais pas forcément authentique. Je vous dis : tant qu’il n’y en a pas un qui vient à Ici & Maintenant pour s’exprimer (et je serais un des premiers à l’écouter), on est obligé d’être d’une prudence totale. Par contre, ce que j’ai démontré par schémas et autres, ce qu’a démontré Terrasse dans les posers d’Ovnis, il y a une trace manifeste d’intervention externe qui dépasse nos connaissances actuelles, et qui laisse penser manifestement qu’il y a des puissances qui s’amusent, qui se promènent. Est-ce que je suis dans…
D. DE PLAIGE – C’est clair. Il reste une ambiguïté, cet aller et retour entre éventuel et formel, j’ai mieux compris maintenant : les visiteurs….
G.-C. MOUNY – Votre question était normale.
D. DE PLAIGE – … « éventuels », mais les visites « formelles ».
G.-C. MOUNY – Voilà.
D. DE PLAIGE – On est d’accord là-dessus ?
G.-C. MOUNY – Oui.
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D. DE PLAIGE – Très bien. Alors pour la première fois nous annonçons le numéro du standard.
ALEX – Vous êtes à l’écoute de Radio Ici & Maintenant, 95.2, notre invité le colonel Guy-Claude Mouny, en compagnie de Didier de Plaige. Et nous accueillons Dominique.
DOMINIQUE – Je vous écoute depuis une heure, là. Du coup, je regrette de ne pas avoir allumé ma radio plus tôt. Ce qui m’a donné envie là, c’est cette dernière phrase que vous avez dit(e) – là je parle à donc à votre invité… C'est Lamy, c’est ça le… ?
ALEX – Mouny. Le colonel Mouny.
DOMINIQUE – Mouny, pardon. Mouny. Alors oui, c’est, tout ça, c’est divers aspects d’une même affaire
– j’ai cru entendre ça. Et je me suis dit : est-ce que ça implique aussi par exemple Rennes-le-Château et les carrés magiques, etc., qui m’ont donné évidemment envie, parce que je m’intéresse un petit peu aux deux domaines. Et à propos de Rennes-le-Château, c’est une question : est-ce que vous avez lu le dernier travail de Monsieur Ferté, là, sur Arsène Lupin, que je viens de lire et qui est tout à fait…
confondant ! Voilà.
D. DE PLAIGE – Alors c’est une double question ?
DOMINIQUE – C’est une double question.
ALEX – Colonel Mouny ?
G.-C. MOUNY – Bien. Eh bien, je vais répondre à cette question le mieux possible. J’ai dû le dire en début d’émission, avant que vous ne preniez l’écoute : oui, c’est la même affaire. Autrement dit, il y a un problème énorme qui englobe la vie elle-même, au sens du vivant…
DOMINIQUE – Oui…
G.-C. MOUNY – … qui englobe des civilisations passées, des techniques qui ont existé, et un environnement qui dépasse largement notre petite Terre. Ça, c’est flagrant. Et c’est en partant précisément de l’Égypte que j’ai mis en évidence le problème de la croix égyptienne, le ankh, qui m’a conduit vers le reste. Alors je ne reprends pas ce que j’ai dit tout à l’heure, mais ça m’a conduit vers le reste, et ce reste ça consiste à découvrir des posers d’Ovnis à Marliens, Cuicuilco, des choses en Afrique, en Angleterre, à constater au passage que toutes ces choses ont besoin d’une vue d’en haut.
C’est… c’est… Voyez. Donc c’est dire qu’effectivement tout ça est énorme, et c’est la même affaire.
Alors Rennes-le-Château, c’est peut-être moins évident au premier instant. Je l’ai étudié, on peut dire, par prudence, et au fur et à mesure que je grattais, tous les éléments émergeaient.
Rennes-le-Château, c’est aussi un volet de cette affaire, et on peut penser – alors là je vais un peu plus loin mais je l’ai mis dans mon livre –, on peut penser que l’abbé Saunière est tombé en possession de documents qui prouvent précisément cette universalité des découvertes que je relate, et est monté en faire part à Saint-Sulpice à Paris, etc. Et c’est pour ça que je disais tout à l’heure : logiquement, il fallait l’éliminer, un camion aurait dû l’écraser en sortant…
DOMINIQUE – Oui…
G.-C. MOUNY – Par contre, il pouvait peut-être rendre service en permettant de tenir chez lui des réunions, ce qui voudrait dire que ne l’ayant pas tué, au moins on l’a utilisé. Ce qui n’était pas plus bête, et c’est plus humain, je m’en réjouis pour l’abbé ! Quoiqu’il est mort après quand même, bien entendu.
Alors donc, vous avez raison, l’affaire de Rennes-le-Château en fait partie, et elle englobe des tas de choses, alors là le temps nous manque pour entrer dans le détail mais, en gros, oui, vous avez raison, Rennes-le-Château en fait partie, c’est criblé de points communs, et cette même trame de Rennes-le-Château, vous pouvez l’interpréter [en français : l’appliquer] sur d’autre endroits, avec des 34
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questions un petit peu différentes, vous arrivez à un même esprit de réponse. Autrement dit, tout ça sort d’un même cabinet d’ingénierie, ça sort d’un même circuit d’état-major – vous l’appellerez comme vous voudrez : Dieu, intelligence de l’univers, etc., la porte est ouverte. Et comme je disais d’ailleurs souvent dans mes conférences : peu importe Dieu ou pas, le chemin est tellement long pour la découverte qu’on peut l’emprunter sans risque d’irriter ou de vexer qui que ce soit, il y a tellement à remonter.
DOMINIQUE – Ouais…
G.-C. MOUNY – Est-ce que je réponds à votre question, là ?
DOMINIQUE – Oui, mais j’avoue que moi je découvre un peu la question de Rennes-le-Château, c’est la lecture du Da Vinci Code qui m’a alerté, je me suis dis qu’il y avait anguille sous roche dans cette histoire, j’ai senti qu’il y avait une dimension politique absolument évidente, et du coup je viens de lire ce livre, je sais pas si vous le connaissez, là, celui de Patrick Ferté sur Arsène Lupin ?
G.-C. MOUNY – Non, alors je ne le connais pas mais j’en ai entendu parler, et effectivement Arsène Lupin est lié… là se serait encore trop long à rentrer et à dépouiller, mais Arsène Lupin, il y a un mythe si vous voulez qui l’introduit dans tout ça… Alors le nom de.. je n’ai plus en tête le nom de l’auteur…
D. DE PLAIGE – Leblanc…
G.-C. MOUNY – Leblanc, c’est ça, oui.
D. DE PLAIGE – Leblanc.
DOMINIQUE – Maurice Leblanc.
G.-C. MOUNY – Leblanc a manifestement fait état de choses qui dénotent une connaissance d’un certain nombre de choses. Mais là encore, prudence : le fait de connaître un certain nombre de choses, si on n’a pas la clé d’assemblage pour le mettre avec les autres, ne sert pas idéalement le débat. Par contre, il ne faut pas le prendre à la légère, mais je veux dire qu’il n’y a pas assez d’éléments pour résoudre, alors il faut les collecter tous.
DOMINIQUE – En tout cas, le travail de Ferté est sidérant, parce que lui il a tout collecté sur plusieurs siècles. Et à partir de tous les romans de Maurice Leblanc. Et je dois dire qu’à la vingtième page on est totalement confondu, parce que…
G.-C. MOUNY – Alors je vous promets de le lire, merci de votre tuyau, je vous promets de le lire. Mais j’avais, je vous dis, quand même déjà un certain nombre d’idées là-dessus…
DOMINIQUE – Oui, c’est ça qui m’intéresserait, moi. Si vous aviez à – comment dire – pour laisser la place aussi à d’autres… Si vous aviez à condenser, je dirais, un point de vue sur Rennes-le-Château qui permet à quelqu'un qui n’y connaît rien d’avoir comme une direction comme ça de recherche, qu’est-ce que vous pourriez dire ?
G.-C. MOUNY – Alors à mes risques et périls, parce que c’est difficile à résumer…
DOMINIQUE – J’imagine, oui.
G.-C. MOUNY – …dans mon concept – après coup, mais je vous fais grâce de tous les travaux préalables –on peut penser que Jésus a pris le chemin de Narbonne… Alors à ce moment-là, vous direz pourquoi Narbonne ? Je répondrai : parce que j’ai réussi à retrouver les voies maritimes de l’époque de la Palestine, et des Romains. Vous aviez des voies qui allaient à droite, à gauche, aux 35
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portes, etc. de Gibraltar, et vous n’aviez que deux voies pour la Gaule : une Marseille, et l’autre Narbonne. Alors ça répondrait à la question : pourquoi Narbonne ?
Deuxième chose, il aurait été accompagné de Marie-Madeleine. Alors je ne veux pas bousculer les traditions du Vatican, mais il est évident que Jésus étant Rabi devait a priori, même si l’Église ne le dit pas aujourd’hui, et quoique parfois dans des discussions avec des évêques on ne m’a pas envoyé promener, si on ne voulait pas le prendre pour un impuissant ou un homosexuel, il fallait qu’il ait une compagne. Bon. En plus, qu’il soit avec Marie-Madeleine tient tellement bien la route là-haut que c’est tentant ; vous avez là-dessus toute la filière mérovingienne, que les carolingiens ont virée aimablement. Et il n’y a pas tellement longtemps encore qu’on a réglé le problème de la succession de l’Espagne…
Ce qui veut donc dire que si on faisait pour ces gens-là ce qu’on a fait il n’y a pas longtemps pour Yves Montand, qu’on s’amuse à faire des recherches d’ADN, on aurait peut-être des méchantes surprises.
Alors en plus se lient à ça des affaires et politiques ou autres. Vous avez Emma Calvé ( ?), qui était la maîtresse présumée de l’abbé Saunière. Emma Calvé était tout de même une des plus grande cantatrice d’Europe, en rapport avec toutes les cours européennes, c’est ça qu’il faut bien voir. Elle allait aux États-Unis en wagon spécial pour circuler, c’est donc pas la petite chanteuse de quartier. Or cette brave Emma Calvé a quand même fini par s’installer près de la demeure de l’abbé en achetant le château, qui était liée, pareil, avec la préceptrice des Chambord, et ainsi de suite, etc., on n’en finit plus.
Et cette Emma Calvé, vous me direz si vous la trouvez dans un bouquin de musicologie. Éliminée.
On n’en parle pas. C’était une grande cantatrice, on n’en parle plus. Alors on n’a que des choses suspectes dans tout ça, et elles s’inscrivent dans une trame qui est, si on prend ma méthode… Moi, c’est une méthode où j’attaque vierge, en partant du principe que tout est possible. Alors si on prend dans cet esprit-là la trame de Rennes-le-Château, on s’aperçoit que, en fait, il y a plein de possibilités, si vous voulez, de connaissance des secrets dont on parle là, y compris, pourquoi pas, les secrets venus de l’espace, mélangés avec d’autres choses et politiques ou autres, argent et ainsi de suite…
Vous avez le prieuré de Sion. Quand vous pensez qu’Emma Calvé, cette petite gamine, descend de chez elle, elle tombe sur Hugo ; elle remonte l’escalier quatre à quatre, elle dit à sa mère « Oh, maman, embrasse mes yeux, ils ont vu Victor Hugo ! ». Une gamine de 10-12 ans. Victor Hugo, on le sait, a été Grand Maître du prieuré de Sion, après avoir épousé une fille qui descendait des naufrageurs de la Loire. Enfin on n’en finit plus. Je vous dis, j’ai fait un livre là-dessus, j’aurais pu en faire un deuxième, voire même un troisième. Il m’arrive toujours des choses nouvelles là-dessus…