Œuvres complètes de Mathurin Regnier accompagnées d'une notice biographique et bibliographique, de variantes, de notes, d'un glossaire et d'un index
Chapitre 1
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 11 parties.
V.
Dans vn chemin vn pays trauersant Perrot tenoit sa Iannette accollée, Si que de loin aduisant vn passant, Il fut d’aduis de quitter la meslée, Pourquoy fais-tu, dict la garce affolée, Tresue du cu, ha! dit-il, laisse moy, Ie voy quelqu’vn, c’est le chemin du Roy. Ma foy, Perrot, peu de cas te desbauche. Il n’est pas faict plustost comme ie croy, Pour vn pieton que pour vn qui cheuauche.VI.
Lizette à qui l’on faisoit tort, Vint à Robin toute esplorée, Ie te prie donne-moy la mort, Que tant de fois i’ay desirée. Luy, qui ne la refuse en rien, Tire son… vous m’entendez bien, Et au bout du ventre il la frappe. Elle qui veut finir ses iours, Luy dit, mon cœur, pousse tousiours, De crainte que ie n’en réchappe: Mais Robin, las de la seruir, Craignant vne nouuelle plainte, Luy dit, haste-toy de mourir, Car mon poignard n’a plus de pointe.STANCES.
Si vostre œil tout ardant d’amour & de lumiere, De mon cœur votre esclaue est la flamme premiere, Que comme vn Astre sainct ie reuere à genoux, Pourquoy ne m’aymez-vous? Si vous que la beauté rend ores si superbe, Deuez comme vne fleur qui flestrit dessus l’herbe, Esprouuer des saisons l’outrage & le courroux, Pourquoy ne m’aymez-vous? Voulez-vous que vostre œil en amour si fertille, Vous soit de la nature vn present inutille? Si l’Amour comme vn Dieu se communique à tous, Pourquoy ne m’aymez-vous? Attendez-vous vn iour qu’vn regret vous saisisse? C’est à trop d’interest imprimer vn supplice. Mais puis que nous viuons en vn aage si doux, Pourquoy ne m’aymez-vous? Si vostre grand’ beauté toute beauté excelle, Le Ciel pour mon malheur ne vous fit point si belle: S’il semble en son dessein auoir pitié de nous, Pourquoy ne m’aymez-vous? Si i’ay pour vous aymer ma raison offensée, Mortellement blessé d’vne flesche insensée, Sage en ce seul esgard que i’ay beny les coups, Pourquoy ne m’aymez-vous? La douleur m’estrangeant de toute compagnie, De mes iours malheureux a la clarté bannie, Et si en ce malheur pour vous ie me resous, Pourquoy ne m’aymez-vous? Fasse le Ciel qu’en fin vous puissiez recognoistre Que mon mal a de vous son essence & son estre: Mais Dieu puis qu’il est vray, yeux qui m’estes si doux, Pourquoy ne m’aymez-vous?COMPLAINTE.
Stances.
Vous qui violentez nos volontez subiectes, Oyez ce que ie dis, voyez ce que vous faictes: Plus vous la fermerez, plus ferme elle sera, Plus vous la forcerez, plus elle aura de force. Plus vous l’amortirez, plus elle aura d’amorce, Plus elle endurera, plus elle durera. Cachez-la, serrez-la, tenez-la bien contrainte, L’atache de nos cœurs d’vne amoureuse estraincte Nous couple beaucoup plus que l’on ne nous desioinct; Nos corps sont desunis, nos ames enlacees, Nos corps sont separez & non point nos pensees: Nous sommes desunis, & ne le sommes point. Vous me faictes tirer profit de mon dommage, En croissant mon tourment vous croissez mon courage; En me faisant du mal vous me faictes du bien, Vous me rendez content me rendant miserable, Sans vous estre obligé ie vous suis redeuable, Vous me faictes beaucoup & ne me faictes rien. Ce n’est pas le moyen de me pouuoir distraire, L’ennemy se rend fort voyant son aduersaire, Au fort de mon malheur ie me roidis plus fort. Ie mesure mes maux auecques ma constance: I’ay de la passion & de la patience, Ie vis iusqu’à la mort, i’ayme iusqu’à la mort. Bandez vous contre moi: que tout me soit contraire, Tous vos efforts sont vains, & que pourrez-vous faire? Ie sens moins de rigueur que ie n’ay de vigueur. Comme l’or se rafine au milieu de la flamme, Ie despite ce feu où i’espure mon ame, Et vay contre-carrant ma force & ma langueur. Le Palmier genereux, d’vne constante gloire Tousiours s’opiniastre à gaigner la victoire, Qui ne se rend iamais à la mercy du poids, Le poids le faict plus fort & l’effort le renforce, Et surchargeant sa charge on renforce sa force. Il esleue le faix en esleuant son bois. Et le fer refrappé sous les mains résonnantes Deffie des marteaux les secousses battantes, Est battu, combattu & non pas abbatu, Ne craint beaucoup le coup, se rend impenetrable, Se rend en endurant plus fort & plus durable, Et les coups redoublez redoublent sa vertu, Par le contraire vent en soufflantes bouffées Le feu va ratisant ses ardeurs estouffées: Il bruit au bruit du vent, souffle au soufflet venteux, Murmure, gronde, cracque à longues hallenees, Il tonne, estonne tout de flammes entonnees: Ce vent disputé bouffe & bouffit despiteux. Le faix, le coup, le vent, roidit, durcit, embraze L’arbre, le fer, le feu par antiperistase. On me charge, on me bat, on m’esuente souuent. Roidissant, durcissant & bruslant en mon ame, Ie fais comme la palme & le fer & la flamme Qui despite le faix & le coup & le vent. Le faix de mes trauaux esleue ma constance, Le coup de mes malheurs endurcit ma souffrance, Le vent de ma fortune attise mes desirs. Toy pour qui ie patis, subiect de mon attente, O ame de mon ame, sois contente & constante, Et ioyeuse iouys de mes tristes plaisirs. Nos deux corps sont à toy, ie ne suis plus que d’ombre, Nos ames sont à toy, ie ne sers que de nombre, Las, puis que tu es tout, & que ie ne suis rien, Ie n’ay rien en t’ayant, ou i’ay tout au contraire. Auoir, & rien, & tout, comme se peut-il faire? C’est que i’ay tous les maux, & ie n’ay point de bien. I’ay vn ciel de desirs, vn monde de tristesse, Vn vniuers de maux, mille feux de détresse, I’ay vn ciel de sanglots & vne mer de pleurs, I’ay mille iours d’enuis, mille iours de disgrace, Vn printemps d’esperance, & vn hyuer de glace, De souspirs vn automne, vn esté de chaleurs. Clair soleil de mes yeux, si ie n’ay ta lumiere, Vne aueugle nuee enuite ma paupiere, Vne pluie de pleurs decoule de mes yeux, Les clairs esclairs d’amour, les esclats de son foudre Entrefendent mes nuicts & m’ecrasent en poudre: Quand i’entonne mes cris, lors i’estonne les Cieux. Vous qui lisez ces vers larmoyez tous mes larmes, Souspirez mes souspirs vous qui lisiez mes Carmes, Car vos pleurs & mes pleurs amortiront mes feux, Vos souspirs, mes souspirs animeront ma flame, Le feu s’estaint de l’eau & le soufle l’enflamme. Pleurez doncques tousiours & ne souspirez plus. Tout moite, tout venteux, ie pleure, ie souspire Pour esteignant mon feu, amortir le martyre, Mais l’humeur est trop loing, & le soufle trop pres. Le feu s’esteint soudain, soudain il se renflamme. Si les eaux de mes pleurs amortissent ma flamme, Les vents de mes desirs la ratisent apres. La froide Sallamandre au chaud antipatique, Met parmy le brasier sa froideur en pratique, Et la bruslante ardeur n’y nuict que point ou peu; Ie dure dans le feu comme la Sallamandre, Le chaud ne la consomme, il ne me met en cendre, Elle ne craint la flamme, & ie ne crains le feu. Mais elle est sans le mal, & moy sans le remede, Moi extremement chaud, elle extremement froide, Si ie porte mon feu, elle porte son glas, Loing ou pres de la flamme, elle ne craint la flamme, Ou pres ou loing du feu, i’ay du feu dans mon ame, Elle amortit son feu, & ie ne l’esteins pas. Belle ame de mon corps, bel esprit de mon ame, Flamme de mon esprit & chaleur de ma flamme, I’enuie tous les vifs, i’enuie tous les morts, Ma vie, si tu veux, ne peut estre rauie, Veu que ta vie est plus la vie de ma vie Que ma vie n’est pas la vie de mon corps. Ie vis par & pour toy ainsi que pour moy mesme, Tu vis par & pour moy ainsi que pour toy mesme: Nous n’auons qu’vne vie & n’auons qu’vn trespas. Ie ne veux pas ta mort, ie desire la mienne, Mais ma mort est ta mort, & ma vie est la tienne, Aussi ie veux mourir & ie ne le veux pas.STANCES POVR LA BELLE CLORIS.
Si le bien qui m’importune Peut changer ma condition, Le changement de ma fortune Ne finit pas ma passion. Mon amour est trop legitime, Pour se rendre à ce changement, Et vous quitter seroit vn crime Digne d’vn cruel chastiment. Vous avez dessus moy, madame, Vn pouuoir approuué du temps, Car les vœux que i’ay dans mon ame Seruent d’exemple aux plus contents. Quelque force dont on essaye D’assubiettir ma volonté, Ie beniray tousiours la playe Que ie sens par vostre beauté. Ie veux que mon amour fidelle Vous oblige autant à m’aymer Comme la qualité de belle Vous faict icy bas estimer. Mon ame à vos fers asseruie, Et par amour, & par raison, Ne peut consentir que ma vie Sorte iamais de sa prison. N’adorant ainsi que vos chaisnes, Ie me plais si fort en ce lien, Qu’il semble que parmy mes peines Mon ame gouste quelque bien. Vos vœux où mon ame se fonde, Me seront à iamais si chers Que mes vœux seront en ce monde Aussi fermes que des rochers. Ne croyez donc pas que ie laisse Vostre prison qui me retient, Car iamais vn effect ne cesse, Tant que la cause le maintient.EPIGRAMMES.
I.
Faut auoir le cerueau bien vide Pour brider des Muses le Roy; Les Dieux ne portent point de bride, Mais bien les asnes comme toy.II.
Le violet tant estimé Entre vos couleurs singulieres, Vous ne l’auez iamais aimé, Que pour les deux lettres premieres.III.
L’argent, tes beaux iours & ta femme T’ont fait ensemble vn mauuais tour, Car tu pensois au premier iour Que Ieanneton deust rendre l’ame. Estant ieune & bien aduenant, Tu tromperois incontinent Pour ton argent vne autre dame. Mais, Iean, il va bien autrement: Ta ieunesse s’est retirée, Ton bien s’en va tout doucement, Et ta vieille t’est demeurée.IV.
Quelque moine de par le monde Preschoit vn iour dans vne pippe, Et par le pertuis de la bonde, Paroissoit vn bout de sa trippe. Gardons nous bien qu’il ne nous pippe, Dirent les Dames en riant. Lors dict le prescheur en criant, Tout remply de courroux & d’ire, Tout beau, paix là, laissez moy dire, Ou par Dieu vous irez dehors, Que le diable qui vous fait rire, Vous puisse entrer dedans le corps.V.
TOMBEAV D’VN COVRTISAN.
Vn homme gist sous ce tombeau, Qui ne fut vaillant qu’au bordeau, Mais au reste plein de diffame: Ce fut, pour vous le faire court, Vn Mars au combat de l’amour, Au combat de Mars vne femme.APPENDICE.
POUR M. LE DAUPHIN.
Delos flottant sur l’onde s’agitoit Ains que Phebus en elle eust pris naissance; Ainsy la France en l’orage flottoit Lorsque naquit vn soleil à la France. Sainte Latonne, ardent but de nos vœux, Par ta vertu si chaste & si feconde, Pour assurer la terre à ses nepueux, De petits dieux tu repeuples le monde, Et, relevant notre empire abattu Tu le remets en sa base si ferme, Qu’estant sans fin, ainsi que ta vertu Il n’est du Ciel limité d’aucun terme.SUR UN LIVRE DU LEGER ET DU PESANT
Fait par le CARDINAL DU PERRON.
Cher lecteur, ce livre present Est du leger & du pesant, Mais il a, pour en bien iuger, Moins de pesant plus de leger.SUR LA TRADUCTION DU LIVRE DE L’ENEIDE
Par le même CARDINAL.
Au lieu de precher l’Evangile Il traduit les vers de Virgile.DU CARDINAL DU PERRON.
Quand Paris fors Enone, aymera rien au monde, Xante retournera contre son propre cours. Xante, retourne donc contre le flus de l’onde: Paris delaisse Enone, & fait d’autres amours.EPIGRAMME.
Quand il disne il tient porte close, Elle est fermee aux survenans, Et toute nuit quand il repose, Elle est ouverte à tous venans. Ie ne l’ay pas desagreable, C’est à luy sagement vescu, Toutefois ce n’est pas à table, C’est au lit qu’on le fait cocu.NOTES ET VARIANTES
NOTES ET VARIANTES.
Les éditions des Satires de Regnier, publiées du vivant de l’auteur, étant fort rares, il ne paraît pas hors de propos de donner le titre de chacune d’elles en même temps qu’une description sommaire du volume. Voici donc, par ordre de date, la courte liste de ces éditions:
Les premieres oeuures de M. Regnier. Au Roy. A Paris, Chez Toussaincts du Bray, rue sainct-Iacques, aux Espies murs, & en sa boutique au Palais, en la gallerie des prisonniers. M.DC.VIII. Auec priuilege du Roy.
In-4º de 45 ff. plus 8 pages lim. non numérotées, titre compris.
Au verso du titre se trouve l’épigraphe:
Verùm, vbi plura nitent in Carmine, non ego paucis Offendar maculis.Cette particularité subsiste à la même place dans toutes les éditions originales.
Vient ensuite après l’Épître limineaire & l’Ode à Regnier, le privilége du Roy, donné au poëte pour six ans. Il est daté de Paris le 23 avril 1608. Au pied de ce document on lit la mention suivante:
Et ledit sieur Regnier a permis, & permet, concent & accorde, que Toussaincts du Bray, marchant Libraire à Paris, Imprime ou face Imprimer, vende & distribue & Iouisse dudit Priuilege, ainsi qu’il a été accordé entre eux. Fait ce 13. may 1608.
Au dos du 4e ff. lim. se trouve l’épigr.:
Difficile est satyram non scribere.Cette édition contient dix satires, plus le Discours au Roy. Au folio 15, verso, se trouve la satire adressée à Bertault, evesque de Sées, dont le nom imprimé par erreur: Betault, est habituellement couvert d’un bandeau rectificatif.
Les fleurons des pages 2 lim., 12, 16, 21, 26, 28, 33, 38 & 41, portent le nom de Gabriel Buon, d’où l’on peut conclure que Toussaincts du Bray était en relations particulières avec l’éditeur de Ronsard.
Les Satyres du Sieur Regnier. Reueues & augmentées de nouueau: Dediées au Roy. A Paris, chez Toussaint du Bray, &c. M.DC.IX. Avec priuilege du Roy.
In-8º de 133 pages, plus 4 ff. non chiff., tit. comp.
On lit à la fin de ce volume, avant le privilége qui est le même que celui de l’édition originale:
De l’imprimerie de P. Pautonnier, au mont Sainct-Hilaire.
Les satires sont disposées dans l’ordre adopté en 1608. Il convient d’observer toutefois que la Xe satire, adressée à Freminet, devient ici la XIIe, par l’intercalation de deux pièces nouvelles que Brossette a intitulées le Souper ridicule & le Mauvais Giste. Ainsi, dans la présente édition, elles font suite à la satire dédiée à Rapin.
Les Satyres du Sieur Regnier, &c. (même titre que ci-dessus). M.DC.XII. Auec priuilege du Roy.
In-8º de 80 ff., savoir: 8 pages lim. non chiffr., tit. comp.; 68 (imp. 66) ff. numér. & 8 ff. postlim. non num.; ces derniers feuillets contenant le Discours au Roy & le privilége du 23 avril 1608.
Cette édition renferme, dans l’ordre suivi pour celle de 1609, douze pièces à la suite desquelles se trouve, fº 63, la XIIIe satire: Macette, qui paraissait alors pour la première fois. Nous signalons plus bas les variantes du texte original.
Il faut remarquer en outre que des pages 1 à 47 & 51 à la fin de l’Epistre au Roy, l’édition de 1612 contient page pour page le même nombre de vers. On pourrait croire à une réimpression exacte, si les fleurons, les titres, & enfin, ce qui est plus important, le texte, n’offraient des différences bien marquées.
Les Satyres du Sieur Regnier. Reueuës, &c. Paris, M.DC.XIII. Auec priuilege du Roy.
In-8º de 93 ff., plus 8 pages non num., tit. comp. Priuilege à la fin comme dans 1609.
Cette édition contient de plus que la précédente, à la suite de la satire de Macette & avant le Discours au Roy, dix-sept pièces: les satires XIV & XV, la suivante adressée à monsieur de Forquevaus, la satire XVII, les deux Élégies Zelotipiques, celle sur l’Impuissance, le Sonnet sur le trespas de monsieur Passerat, les Stanses (sur le choix des divins oiseaux), la C. P., les épigrammes sur le portraict d’un poéte couronné, les stances contre vn amoureux transy, & enfin cinq Quatrains satiriques.
Parmi ces pièces, deux avaient déjà été publiées: la première, sur le trespas de Passerat, dans le Recueil des œuvres poétiques de Ian Passerat. Paris, 1606; la seconde sur le choix des divins oiseaux avait paru anonyme dans les Muses gaillardes, recueillies des plus beaux esprits de ce temps. Paris, Anthoine du Breuil, 1609.
La plupart des bibliographes, se référant à la date de ce volume plutôt qu’aux singularités du texte & au classement des pièces, ont cru pouvoir affirmer que cette édition des satires était la dernière publiée du vivant de l’auteur.
Nous avons, dans la dernière partie de la notice placée en tête du présent volume, exposé les raisons d’après lesquelles il y a tout lieu de croire que Regnier était mort depuis quelques mois au moment où ses satires furent publiées par l’un de ses plus intimes amis.
Page 8.
Motin (Pierre), né à Bourges. Ce poëte, ami de Regnier, a laissé de nombreuses pièces de vers éparses dans les anthologies publiées au commencement du XVIIe siècle. M. Tricotel a donné la liste des recueils contenant des vers de Motin, dans ses Variétés bibliographiques, & l’on peut se convaincre par cette énumération que le poëte en question jouissait d’une grande vogue. Motin mourut vers 1615, comme il paraît résulter des vers de son neveu Bonnet, dans les Délices de la Poesie françoise de F. de Rosset.
S. I, p. 10, v. 15.
Auiourd’huy que ton fils.—Le Dauphin, qui fut plus tard Louis XIII, né à Fontainebleau le 27 septembre 1601.
— v. 21.
Il luy trousse les bras de meurtres entachés, 1608 & 1609; des meurtres, 1612 & 1613.
Page 12, v. 21.
I’imite les Romains encore ieunes d’ans, 1608 & 1613; ieune d’ans,
1609 & 1612.
— v. 28.
Aussi que les vertus florissent en cest’ age, 1608; fleurissent,
1609 & 1612.
Page 13, v. 6.
Sinon qu’en sa bisarrerie, 1608 & 1609; sinon en, 1612 & 1613.
— v. 30.
Que Parnasse m’adopte, 1608 & 1609; m’adore, 1612 & 1613.
S. II, p. 14.
A monsieur le Cte de Caramain, 1608; de Garamain, 1609 à 1613.
Cette permutation était fréquente dans les noms propres comme dans les noms communs, au commencement aussi bien que dans le corps des mots. On écrivait crotesque & intriques pour grotesque & intrigues. Dans les éditions des Satyres de Regnier de 1609 & 1612, on trouve (S. X) tronguez & quignon pour tronquez & guignon.
Adrien de Montluc-Montesquiou, comte de Cramail, petit-fils du maréchal de Montluc, né en 1568, mort en 1646. Compromis lors de la journée des Dupes, il passa douze ans à la Bastille. On a de lui les Jeux de l’inconnu (1630), l’Infortune des filles de Ioie & la Comedie des Proverbes (1633).
— v. 9.
Qu’elle ait séche la chair, 1608; seché, 1609 à 1613.
Page 15, v. 29.
Pour moy si mon habit par tout cycatrisé, 1608; cicatrisé, 1609 & 1612; cicatricé, 1613.
Page 16, v. 7.
En la court d’vn Prelat.
Brossette a supposé qu’il s’agissait ici du cardinal de Joyeuse. Cette hypothèse, justifiée par le grand luxe du cardinal, & les liaisons de Desportes avec le frère aîné du prélat, Anne de Joyeuse, tué à Coutras, a été depuis présentée comme un fait certain par Niceron & les éditeurs de Regnier, sans autre indice à l’appui.
— v. 31.
Qui reléve vn pédant de nouueau baptisé.
Ce pédant nous semble être Duperron, dont la fortune, faite par Desportes, a dû plus d’une fois surprendre Regnier. Duperron, né à Berne en 1556, fut en effet converti au catholicisme par Desportes, & par son savoir comme par l’appui de son directeur, le nouveau catéchumène devint confesseur de Henri III. Il prit ensuite part à la conversion d’Henri IV, qui le nomma évêque d’Evreux en 1591. Il devint enfin cardinal en
1604.
Page 17, v. 16.
Et chacun à son dire; en son dire, 1609 à 1613.
— v. 22.
De Socrate à ce point l’_arrest_; l’_oracle_, 1609 à 1613.
Page 18, v. 18.
Au pris de la vertu n’estime point les hommes, 1608 & 1613; n’estiment, 1609 & 1612.
— v. 22.
S’assiessont en Prelats, 1608 à 1612; s’assient, 1613.
— v. 24.
Semblent auoir des yeux regret au demourant; demeurant, 1609 & 1613.
Page 19, v. 6.
Meditant vn sonnet, medite vne Euesché; vn Euesché, 1609 à 1613.
Page 19, v. 27.
Mais pourtant quelque esprit, 1608 & 1613; quel esprit, 1609 & 1612.
— v. 28.
Sçait trier le sçauoir, 1608 & 1609; sçait tirer, 1612 & 1613.
— v. 34.
De race en race au peuple vn ouurage fais voir; fait voir, 1609.
Page 20, v. 4.
Ne couche de rien moins que l’immortalité; ne couche de rien moins de, 1609 & 1612, ne touche de rien moins de, 1613.
Touche au lieu de couche constitue une faute typographique assez fréquente au XVIe siècle. On lit dans les Odes d’Olivier de Magny, Paris, 1559, fº 45 vº in fine:
Luy que iadis Calliope Sur le mont à double trope (crope) Combla de ses douceurs.Dans Regnier même, édition de 1612, on trouve, sat. XI:
Fist il auec son arc quinaude la Nature.Moins de, plus de s’employaient concurremment avec moins que, plus que:
Or te ferai apercevoir Que ge sai plus de toi assez Et si fu mieldres menestrez De toi…Recueil général des Fabliaux. Paris, 1871. Tome I, p. 7. Des deux bordeors.
Regnier a dit aussi: Et de mal discourir il vaut bien mieux se taire (S. III).
La bonne leçon est donc: Ne couche de rien moins que (ou de) l’immortalité.
— v. 18.
Tous ses papiers seruir à la chaire percée, 1608; chaise percée,
1609 & 1613.
Page 20, v. 24.
Selon que le requiert ou l’age ou la santé, 1612 & 1613; et selon que,
1603.
— v. 26.
Ie n’ay comme ce Grecq des Dieux grand interprete.
Hésiode, auteur d’une théogonie où il expose la généalogie & les amours des dieux.
— v. 30.
Resuant comme vn oyson qu’on mene à la pature; allant à la pature, 1609 à 1613.
Variante vicieuse qui répète le mot allant du vers antérieur.
Page 21, v. 9.
Mais retournons à nous, & sages deuenus, 1613; & sage deuenus, 1608
& 1612.
S. III, p. 22.
Cœuvres (Marquis de), François-Annibal d’Estrées, né en 1573, mort en 1670, frère de Gabrielle; il fut nommé évêque de Noyon à vingt & un ans, puis, douze années plus tard, en 1626, il devint maréchal de France.
Page 23, v. 28.
Estant serf du desir d’aprendre & de sçauoir; du desir, d’aprendre,
1609.
— v. 34.
Si la science pauure, affreuse est mesprisée, 1608; affreuse & mesprisée, 1609 à 1613.
Page 24, v. 3.
Et si lon nest docteur sans prendre ses degrés; si l’on n’est, 1612
& 1613.
Nest pour naist, comme plus loin, p. 61, v. 23, tresne pour traisne. La véritable leçon paraît être: Si l’on est.
— v. 10.
En credit esleuez ils disposent de tout, 1608 & 1613; du tout, 1609
& 1612.
Page 24, v. 22.
Entre l’espoir du bien, & la peur du danger de froisser…; du danger, 1609 & 1612.
Page 25, v. 8.
Et le surnom de bon me va t’on reprochant, correction; 1608 donne tou pour ton. Cette inversion est très-fréquente chez notre poëte:
Et moins avance t’on.(S. XI.)
Et change la nature De sept ans en sept ans nostre temperature.(S. V.)
D’autre part, 1609, 1612 & 1613 portent: Et le surnom de bon me va tout reprochant.
Cette dernière leçon est correcte. Le vers devient moins dur; mais la pensée perd en précision.
— v. 24.
Offrir tout de la bouche & d’vn propos menteur; repos, 1613.
— v. 29.
Ainsi qu’asnes ces gens sont tout vestus de gris; tous vestus, 1609 à 1613.
Page 26, v. 27.
N’est plus rien qu’_vne_ idolle; vn idole, 1612 & 1613.
— v. 34.
Il faut estre trop pront, escrire à tout propos, 1608 & 1612; trop prompt à escrire, 1613.
Page 29, v. 15.
Compere, ce dit-il, 1608 & 1609;—_Et comme_, 1612 & 1613. Faute évidente due au vers précédent & au suiuant qui tous deux commencent par Et comme.
— v. 19.
Et d’vn œil innocent il couuroit sa pensée, 1608 & 1612; la pensée,
1613.
Page 29, v. 32.
N’en deplaise aux Docteurs, Cordeliers, Iacopins; Iacobins, 1609 à
1613.
Page 30, v. 14.
Et qui morts nous profite; même leçon en 1609 & 1612; ne profite,
1613.
Page 31, v. 2.
Puis qu’en ce monde icy on n’en faict differance; on en fait difference, 1613.
— v. 15.
De tout, peut estre en fin; du tout, 1612 & 1613.
— v. 19.
... Sinon de dire voire, 1609 à 1613, sinon dire voire, 1608.
— v. 23.
Puis que pauure & quémande, 1608 à 1612; quaymande, 1613.
Page 32, v. 1.
I’aurais vn beau teston, 1608 & 1613; vn beau teton, 1609 & 1612.
— v. 15.
S’auancer par cet’ art; cet art, 1609 à 1613.
— v. 21.
S’acorde d’_armonie_; s’acorde d’_harmonies_, 1612.
— v. 25.
D’vn autre œil nous verrons les fieres destinées, 1608 à 1612; les hautes destinées, 1613.
Page 33, v. 15.
Qui sert de fable au peuple, aux plus grands de risée; & aux grands, 1612 à 1613.
Page 33, v. 25.
Apollon est gené par de sauuages loix; des sauuages loix, 1609 à
1613.
— v. 31.
Les poetes plus espais; espois, 1612 & 1613.
Page 34, v. 27.
Qu’ils ont tiré cet’ art; cet art, 1609 à 1613.
Page 35, v. 8.
Et que c’est mon amy, vn gremoire & des mots; vn grimoire, 1609 à
1613.
— v. 11.
Mon tans en cent caquets, 1609 à 1613; ces caquets, 1608.
— v. 14.
Doncq’ sans mettre l’enchere; mettre enchere, 1609 à 1613.
S. V, p. 36.
Bertault (Jean), né à Caen en 1552, mort en 1611. Secrétaire & lecteur de Henri III dès 1577, il devint abbé d’Aulnay au diocèse de Bayeux en 1594, & premier aumônier de Marie de Médicis en 1600. Enfin, en 1606, il fut nommé évêque de Sées.
— v. 5.
Chaque fat a son sens, correction; à son sens, 1608 & 1609; chasque fait à son sens, 1612; chasqu’vn fait à son sens, 1613.
— v. 17.
Et disent, ô chetifs qui mourant sur vn liure; que mourant, 1609 à
1613.
Page 37, v. 3.
Comme la mort vous fait, la taigne le deuore; vous deuore, 1609 à
1613.
— v. 14.
Digerent la viande; leur viande, 1609 à 1613.
Page 37, v. 20.
De la douce liqueur roussoyante du ciel; rosoyante, 1609 à 1613.
— v. 28.
Or sans me tourmenter des diuers apetis, 1608; de diuers apetis,
1612 & 1613.
Page 38, v. 2.
C’est ce qui m’en deplaist; me desplaist, 1609 à 1613.
— v. 5.
Qui dans le four l’Euesque enterine sa grace; entherine, 1609 à
1613.
— v. 11.
Et que iamais sergent, 1608 & 1613; & qui iamais, 1609 & 1612.
— v. 20.
Scaures du temps present; Sçaurez, 1609 à 1613.
— v. 34.
Et ores on contraire, on m’obiecte à peché, 1608 & 1609; on m’abiecte, 1612 & 1613.
Page 39, v. 5.
Au vif entendement; en cet entendement, 1609 à 1613.
— v. 11.
Et brauant les faueurs; En brauant, 1612 & 1613.
— v. 22.
Chaque age a ses façons & change la Nature; de nature, 1609 à 1613.
— v. 26.
Auecq’ l’age s’altere, 1608 & 1612; auec l’ame, 1613.
Page 40, v. 13.
Et d’vn cœur obstiné se heurte à ce qu’il aime, 1612 & 1613; s’heurte à ce qu’il aime, 1608.
Page 40, v. 25.
Imbecile, douteux, 1608 & 1612; douteur, 1613.
Page 41, v. 31.
Gouuernoit vn enfant & faisant le preud’homme; faisoit, 1609 à 1613.
Page 42, v. 1.
De son pedant qu’il fut, deuient son maquereau, 1608 & 1612; deuint son maquereau, 1613.
— v. 16.
Peres des siecles vieux, exemple de la vie, 1608 & 1612; exemples,
1613.
— v. 32.
Et de façons nouuelles, 1608 & 1612; & des façons, 1613.
Page 43, v. 5.
Sçait escrire & porter les vers, & les poulets; tes poulets, 1612.
S. VI, p. 44.
Béthune (Philippe de), comte de Selles, 1561-1649. Frère puîné de Sully, il fut chargé d’ambassades importantes en Écosse & à Rome. Louis XIII l’envoya en Autriche. Il fut gouverneur de Gaston d’Orléans. On trouve dans les manuscrits de la Bibl. nat., nº 3484 f. fr., les instructions dont il fut pourvu avant son départ, le 23 août 1501.
— v. 5.
Où comme au grand Hercule; vn grand hercule, 1612 & 1613.
— v. 8.
Tissu bijarement; bigarrement, 1609 à 1613.
Page 45, v. 4.
Je ne veux qu’à mes vers vostre Honneur se derobe; nostre, 1612 &
1613.
Page 46, v. 25.
A toy qui des ieunesse apris en son escolle, As adoré l’honneur, 1608 & 1612; appris en son escole A adorer, 1613.
Page 47, v. 1.
L’honneur que soubs faux titre habite auecque nous; auecq’ nous, 1609 à 1612.
— v. 7.
Qui nous veut faire entendre en ses vaines chimeres; ces vaines, 1609 à 1613.
Page 48, v. 3.
Que la terre de soy le fourment raportoit, 1608 & 1609; le froment,
1612 & 1613.
— v. 24.
Qui de l’auoir d’autruy ne se soulent iamais, 1608 & 1609; se saoulent, 1612 & 1613.
— v. 27.
D’où naquit le Bordeau, 1608 & 1609; le bourdeau, 1612 & 1613.
Page 49, v. 1.
Ce fier serpent qui couue vn venin soubs des fleurs; venim, 1609 &
1612.
— v. 17.
Qu’il n’est rien de si beau, 1608 & 1612; qui n’est rien, 1613.
— v. 32.
Cil qui mist les Souris en bataille.—Homère dans la Batrachomyomachie.
— v. 33.
Qui sceut à la Grenouille aprendre son caquet.—Aristophane, auteur de la comédie des Grenouilles.
— v. 34.
L’autre qui fist en vers vn Sopiquet.—Virgile & son petit poëme intitulé Moretum.
Page 50, v. 1.
Ie ferois esloigné; serois, 1609 à 1613.
Page 50, v. 12.
Ce malheureux honneur a tint le becq en l’eau; a tins, 1609 à 1613.
— v. 15.
Qui s’en va doucement; qu’il s’en va, 1609 & 1612.
— v. 17.
S’il veut que plus long tans à ces discours ie croye; ce discours, 1609 à 1613.
— v. 23.
Et le mal qui caché nous oste l’_embon-point_; l’_embom-point_, 1609 & 1612; l’_embompoint_, 1613.
S. VII, p. 52, v. 8.
Et duquel il vaut moins; il vaut mieux, 1609 à 1613.
Page 53, v. 6.
Tant il est mal aisé d’oster auecq’ estude; auecq’ l’_estude_, 1609 à
1613.
— v. 23.
Mes amours ne limitent, 1608; me limitent, 1612 & 1613.
— v. 34.
Toutesfois estant femme, elle aura ses delices; les delices, 1612.
Page 54, v. 2.
Qui dans l’estat d’amour la sçauront maintenir; sçauroit, 1609 à
1613.
— v. 6.
Captiuant les Amans des mœurs ou du discours; de mœurs ou de, 1609 à 1613.
— v. 9.
Qui voyant les deffaux; que voyant, 1612 & 1613.
Page 55, v. 1.
Et qu’au sarail du Turc, 1608 & 1612; & qu’au serrail, 1613.
— v. 29.
Se la promet sçauante, 1608 & 1612; sçauant, 1613.
— v. 30.
Que l’autre parle liure & fasse des merueilles, 1608 & 1609; de merueilles, 1612 & 1613.
Page 57, v. 1.
Que i’aimeray, ie croye; ie croy, 1609 & 1612.
— v. 4.
Sans cordes, sans timon, 1608; sans corde, 1612 & 1613.
— v. 7.
Se rit de voir de flots, 1608; des flots, 1609 à 1613.
S. VIII, p. 58.
Charles de Beaumanoir de Lavardin, 1586-1637, descendant des Beaumanoir & fils du maréchal de France, Jean de Lavardin, gouverneur du Maine. Il fut à huit ans pourvu de l’abbaye de Beaulieu-les-Mans, & en 1601, le roi l’appela à l’évêché du Mans, laissé vacant par Claude d’Angennes de Rambouillet. Il ne prit toutefois possession du siége que dix années plus tard.
— v. 5.
Faisant mainte oraison, 1608 & 1612; oraisons, 1613.
— v. 6.
Et tout percé des pointes, 1608 & 1612; de pointes, 1613.
Page 59, v. 8.
Entre les mains des Iuys, 1608; des Iuifs, 1612 & 1613.
— v. 23.
Il poursuyt, mais amy, laissons le discourir, correction; Ie poursuyt, 1608; Ie poursuis, 1609 à 1613.
Page 60, v. 29.
Te iurant mon amy que ie quitté ce lieu, 1608 & 1609; i’ay quitté,
1612 & 1613.
Page 62, v. 20.
Pour vn qui n’a du tout nul acquis de science; acquis nulle science, 1609 à 1613.
Page 63, v. 4.
M’eust donné l’_anguillade_, 1608; anguilade, 1612 & 1613.
Page 64, v. 8.
Comme on fait son trauail, ne derobroit sa gloire, 1608; desroboit, 1609 à 1613.
— v. 17.
Encor l’eusse-ie fait estant desesperé, 1612; s’estant desesperé,
1613.
Page 65, v. 8.
Et prie Dieu qu’il nous garde, 1613; qui nous garde, 1608 à 1612.
S. IX, p. 66.
Rapin (Nicolas), né en 1535 à Fontenay-le-Comte, mort en 1608. Il fut l’un des auteurs de la satire Menippée, dans laquelle il a notamment écrit les harangues de Monsieur de Lyon & du recteur Rose, jadis évêque de Senlis. Il a laissé des poésies latines & françaises qui ont été publiées collectivement en 1610 avec un recueil de vers mesurés.
Page 67, v. 2.
Et leur dire à leur nez, 1608 & 1613; en leur nez, 1609 & 1612.
— v. 24.
Que le cheual volant n’ait pissé que pour eux, 1608 & 1609; 1612 & 1613: passé.
Cette dernière variante, qui satisfait les lecteurs pudibonds, n’a aucun sens, tandis que la véritable leçon est une allusion comique à la fable, suivant laquelle Pégase fit d’un coup de pied jaillir de l’Hélicon la source d’Hippocrène.
Page 68, v. 16.
Ils attifent leurs mots, ageolliuent leur frase, 1608; attisent leurs mots, enioliuent, 1609 & 1612; attifent leurs mots, eniolivent, 1613.
— v. 21 & suiv.
Qui gentes en habits & sades en façons, 1608; fades en façons, 1609 à 1613.
— v. 27 & suiv.
Leur visage reluit de cereuse & de peautre, Propres en leur coifure, 1608; de ceruse & de peautre, propre en leur coifure, 1609 & 1612.
— v. 29.
Où ses diuins esprits, 1608 à 1613. Correction: ces diuins.
Page 69, v. 3.
Éclaté d’vn beau teint, 1608; esclaté, 1609 à 1613.
— v. 4.
La nature l’a peint; la peint, 1609 à 1612.
— v. 7.
Or Rapin quant à moy qui n’ay point tant d’esprit; moy ie n’ay, 1609 à 1613.
— v. 14.
Leur don’ra comme à luy; comme luy, 1609 & 1612.
Page 70, v. 5.
Hercule, Ænée, Achil’, 1608 & 1609; Ælee, Achil’, 1612 & 1613.
— v. 12.
L’homme le plus parfaict a manque de ceruelle, 1608; manqué, 1609 à
1613.
— v. 23.
Les brouillas nous embrouillent, 1608; broüillars, 1609 à 1613.
Page 70, v. 24.
Et de lieures cornus le cerueau nous barbouillent; & de liures cornus, 1613.
— v. 28.
Et pesez vos discours mesme, dans sa balance, 1608 & 1609; vos discours, mesme, 1612.
— v. 33.
Quelle main sus la terre; sur la terre, 1609 à 1613.
Page 72, v. 6.
Que son taint fait la nique, 1608 & 1609; que son teynt, 1612; teint, 1613.
— v. 16.
La court & sa maistresse, 1608; est sa maistresse, 1612 & 1613.
Page 73, v. 28.
Et mangeons des chardons; charbons, 1612.
Page 74, v. 18.
Larcanciel. Leçon des éditions originales.
Page 75, v. 9.
Qu’ils fissent à leurs frais; à leur frais, 1609 & 1612.
— v. 14.
L’ame bizarément, 1608 & 1609; bizarrement, 1612 & 1613.
— v. 28.
Il ne guarit de rien, 1608 & 1609; garit, 1612.
Page 76, v. 2.
Il met ses partis en auant, 1608 & 1609; ses parties, 1612.
Page 77, v. 6.
Trebuschant sur le cul, 1608 & 1609; par le cul, 1612 & 1613.
Page 77, v. 11.
Devers nous se vint rendre, 1609 & 1612; se vient, 1613.
— v. 20.
Ie regorgeois d’ennuy; regorgois, 1609 & 1612.
— v. 25.
Ie n’en pense pas moings, 1609 & 1612; pensois pas moins, 1613.
— v. 32.
Lors ie fus asseuré de ce que i’auois creu, 1608 & 1609; i’aurois creu, 1612.
Page 78, v. 16.
Sa race autres fois ancienne, 1608 & 1609; autrefois, 1612.
Page 79, v. 12.
Aux veilles des bons iours; de bons iours, 1612.
— v. 29.
Au temps qu’il auoit consommé, 1609 & 1612; qui l’auoit consommé,
1613.
Page 80, v. 22.
Luy pendoient au costé, qui sembloit, 1608, 1609; qui sembloient,
1612 & 1613.
— v. 29.
Qu’il fleuroit bien plus fort, correction; qui fleuroit, 1609 &
1612.
— v. 33.
Que sans robe il a veu la matière première, correction; que sa robe, 1609 & 1612; qu’en son globe, 1613.
La leçon adoptée est celle qui se rapproche le plus du texte italien traduit par Regnier.
... E qui si stima Haver… Veduta ignuda la materia prima.(CAPORALI, Rime piacevole. In Venetia, 1592. Presso G. B. Bonfudino, p. 94, v. 26.)
Page 81, v. 11.
Le pain quotidian de la pédanterie, 1609; quotidien, 1612.
Page 83, v. 14.
Quand sainct Marc s’habilla, 1609; S. Marc, 1612.
— v. 15.
Ie l’acomparerois, corr.; Ie la comparerois, 1609 & 1612.
— v. 24.
Qui dedans ses escrits; ces escrits, 1609 & 1612.
Page 84, v. 10.
Ainsi que la charté, 1609; cherté, 1612.
— v. 33.
De sa grace il gressa, 1609; graissa, 1612.
Page 85, v. 29.
Par force les chassant; les chassants, 1609 & 1612.
Page 87, v. 8.
I’y suis, ie le voy bien, 1609; Ie suis, 1612.
Page 89, v. 24.
Et mainte estrange beste; maint, 1609 & 1612.
Page 90, v. 10.
Bien que maistre Denis soit sçauant en sculture, 1609; Denis sçauant en la sculture, 1612.
— v. 11.
Fist-il auec son art, correction; son arc, 1609 & 1612.
— v. 14.
De ces trois corps tronquez, corr.; tronguez, 1609 & 1612.
Page 91, v. 15.
Monsieur, me dist-elle, auez-vous point soupé, 1609; aurez vous,
1612.
Page 92, v. 32.
Le museau vermoulu, 1609; vermolu, 1612.
Page 93, v. 11.
Qui me porte guignon, corr.; quignon, 1609 & 1612.
— v. 27.
Deux gands depariez, 1609; despariez, 1612.
Page 95, v. 11.
Et que l’on me bernast, 1609; berçast, 1612.
— v. 21.
Ie le conte pour vne; ie le conté, 1612.
— v. 27.
Mais monsieur crayez vous; croyez, 1612.
— v. 28.
Comme de chaneuottes; cheneuottes, 1612.
Page 96, v. 1.
Et les linceux trop cours; linceuls, 1612.
— v. 20.
Ie detache vn soüillé, ie m’oste vne iartiere; vn soüiller, ie m’oste vn’ iartiere, 1612.
Page 97, v. 28.
Et me tapis d’aguet; daguet, 1612.
Page 98, v. 4.
Au mortier embourbé; mourtier, 1612.
S. XII, p. 100.
Freminet (Martin Freminel dit), né à Paris en 1567, mort en 1619. Parti de bonne heure pour l’Italie (1589), où il étudia beaucoup Michel-Ange, il fut à son retour en France, en 1600, nommé premier peintre du Roi & chargé, en 1608, de la décoration de la chapelle de la Trinité à Fontainebleau. Sept ans plus tard, Marie de Médicis lui conféra l’ordre de Saint-Michel.
Page 100, v. 17.
Estrange effronterie en si peu d’importance, 1608; de si peu, 1609 &
1612.
Page 101, v. 5.
Non pas moy qui me ry, 1608; qui ne ry, 1609 & 1612.
— v. 31.
Vont criant les chouëttes, 1608; chuëttes, 1609 & 1612.
Page 102, v. 11.
Qu’ils estiment honneur, 1608; estiment l’honneur, 1612.
Page 103, v. 17.
Qui me pouront par l’age, 1608, 1609 & 1613; pourroit, 1612.
Page 106, v. 28.
_N’ayant pas tout à fait mis fin à ses vieux tours, La vieille me rendit tesmoin de ses discours. Tapy dans vn recoin & couuert d’vne porte…_Ces trois vers ont été remplacés, dans l’édition de 1613, par les suivants:
Ceste vieille Chouette à pas lents & posez, La parolle modeste & les yeux composez, Entra par reuerence, & resserrant la bouche, Timide en son respect sembloit Saincte Nitouche, D’vn Aue Maria luy donnant le bon-iour, Et de propos communs bien esloignez d’amour, Entretenoit la belle en qui i’ay la pensee D’vn doux imaginer si doucement blessee Qu’aymans & bien aymez, en nos doux passe-temps Nous rendons en amour ialoux les plus contans, Enfin comme en caquet ce vieux sexe fourmille De propos en propos & de fil en esguille, Se laissant emporter au flus de ses discours, Ie pensé qu’il falloit que le mal eust son cours. Feignant de m’en aller, daguet ie me recule Pour voir à quelle fin tendoit son preambule, Moy qui voyant son port si plein de saincteté Pour mourir, d’aucun mal ne me feusse doubté: Enfin me tapissant au recoin d’vne porte, I’entendy son propos…Page 107, v. 18.
Pour moy ie voudrois; ie voudroy, 1613.
Page 108, v. 6.
Fille qui sçait son monde a saison oportune.Ce vers & les treize suivants manquent dans l’édition de 1613.
Page 109, v. 6.
Ie cache mon dessin; dessein, 1613.
— v. 9.
Le scandale & l’opprobre, 1612; le scandale, l’opprobre, 1613.
Page 110, v. 22.
Et mesme de vos pertes; mesmes, 1613.
Page 111, v. 28.
Et faisant des mouuans; mouuants, 1613; mourans, 1729.
— v. 32.
Et le Poëte croté; & ce poëte, 1613.
S. XIV, p. 114.
Cette satire est adressée à Sully. En 1614, elle a paru sous le nom de Maître Guillaume, le Pasquin français. Enfin elle a été réimprimée dans le Recueil A. Z. A Paris, 1761 (Q., p. 207 à 216).
S. XV, p. 121, v. 20.
Se pleignent doucement, correction; se pleigent, 1613.
Page 123, v. 17.
Ils deuoient à propos tascher d’ouurir la bouche, 1613; correction, ils deuroient.
Cette faute se retrouve sat. VIII: Comme on fait son trauail ne desroboit sa gloire, 1613; au lieu de desrobroit.
Page 125, v. 21.
Informans de nos faits sans haine & sans enuie, 1613; variante, informons.
Page 125, v. 24.
N’est veu par mes escris si librement touché, 1613; correction, s’est veu.
S. XVI, p. 126.
Forquevaus (François Pavie de), gentilhomme de la maison de la reine Marguerite. Il était du Midi, & il mourut en 1611. On lui attribue à tort l’_Espadon satyrique_, dont l’auteur, ainsi qu’il résulte de certains passages de ce livre, était Franc-Comtois & vivait en 1615. Ces particularités viennent confirmer l’opinion d’après laquelle l’_Espadon_ serait l’œuvre de Claude d’Esternod, seigneur de Refranche & d’Esternod, près Ornans.
Page 127, v. 14.
Ou si parfois encor i’entre en la vieille escrime, correction; i’entre en vieille escrime, 1613.
S. XVII, p. 131.
Suivant Brossette, commentaire de 1729, cette satire aurait été écrite pour le roi Henri IV.
— v. 10.
Comme vn nouueau Toitan si le veux-ie combattre, 1613; correction de 1642, Titan.
Page 133, v. 6.
Ie lasche mon discours, correction; ton discours, 1613; ce discours, 1642.
— v. 10.
Si mon dernier souspir ne la iette dehors, 1613; variante, iettoit.
Page 137, v. 4.
Qui souffre ce qui m’est de souffrir impossible, correction; ce qui n’est, 1613.
Page 143, v. 15.
Et sa langue mon cœur par ma bouche embrasa.Correction. Le texte original porte:
Et sa langue mon cœur par ma bouche embrasée Me suggerant la manne en sa leure amassée.Il y a ici une mauvaise fin de vers & une lacune. Les Elzévirs, d’après le texte fourni pour le Second Livre des délices de la Poésie françoise, de I. Beaudouin, Paris, Toussainct du Bray, M. DC. XX, p. 679, ont rétabli ce passage de la manière suivante:
Et sa langue mon cœur par sa bouche embrasa, Bref tout ce qu’ose amour, ma Déesse l’osa.Ce dernier vers, brusquement jeté dans une énumération, ne paraît pas en son lieu. Il est en outre d’une médiocre facture.
En lisant avec attention le passage dont il s’agit, on est porté à croire que le vers manquant n’est pas là, où les Elzévirs l’ont rétabli.
Après ce vers:
Elle mit en mon col ses bras plus blancs que neige,il y a une lacune; puis le récit reprend sa marche logique avec la correction finale du vers:
Et sa langue mon cœur par ma bouche embrasa Me suggerant…Page 144, v. 14.
Puis que ie suis rectif au fort de ma ieunesse.Ce vers manque dans l’édition de 1613 ainsi que dans toutes les suivantes, à l’exception de celle d’Antoine du Breuil publiée en 1614, & celle d’Anthoine Estoc, Paris, 1619. On le trouve en outre en 1615 dans le texte de l’_Impuissance_, imprimée avec les Satyres bastardes & autres Œuures folastres du cadet Angoulevent, Paris M.DC.XV, in-12 de 164 pages plus 4 lim., tit. comp.
Notons en passant que ce livre singulier, sans nom d’imprimeur, porte pages 2 lim. 1, 115, 127 & 149, le fleuron à tête de lion accoté de deux cornes d’abondance que l’on remarque dans l’édition de Regnier de 1612.
C’est donc à l’aide de l’un ou de l’autre de ces divers volumes que les Elzévirs ont, dans leur édition de 1642, complété le texte où ils étaient accusés d’avoir fait une interpolation.
Page 145, v. 9.
Que l’œil d’vn enuyeux nos desseins empeschoit, correction; d’vn ennuyeux, 1613.
Page 145, v. 15.
Luy seul comme enuyeux d’vne chose si belle, correction; comme ennuyeux, 1613.
Page 146, v. 20.
Pour m’acheuer de peindre esteignit ma vigueur.Dans son excellente édition du Cabinet satyrique, M. Poulet-Malassis propose avec raison de lire: Pour m’acheuer de poindre.
— v. 34.
La fureur à la fin rompit sa modestie, correction; la faueur, 1613.
Page 147, v. 22.
I’ay meurtry, i’ay vollé, i’ay des vœuz pariurez, Trahy les Dieux benins, correction; vollé, ay des vœuz… les Dieux; venins, 1613.
Page 149.
Sur le trespas de Monsieur Passerat.
Ce sonnet est tiré du Recueil des Œuures poetiques de Ian Passerat, lecteur & interprete du Roy, augmenté de plus de la moitié outre les précédentes impressions. Dédié à Monsieur de Rosny. A Paris, chez Claude Morel, rüe Saint-Iaques, à l’enseigne de la Fontaisne, M.DC.VI. Avec priuilege du Roy.
Il se trouve à la fin du volume, p. 46 non chiff.
Page 150.
Stanses. Pièce tirée fº 200, des Muses gaillardes recueillies des plus beaux esprits de ce temps par A. D. B. parisien. A Paris, de l’Imprimerie d’Anthoine du Breuil, au mont Saint-Hilaire, rue d’Écosse à la Couronne: & en sa boutique au Palais en la Gallerie des Prisonniers, M.DC.IX. Avec priuilege du Roy (du 7 août 1609).
— v. 5.
Sur les paons audacieux, 1609; sur ces paons, 1613.
— v. 12.
Et la Cheuesche à Minerue, 1609; & la Chouette, 1613.
— v. 14.
Tel oyseau qui leur a pleu, 1609; tels oyseaux qui leur ont pleu, 1613.
Page 150, v. 17.
A tatons _au lieu d’_oyseau, 1609; pour son oyseau, 1613.
— v. 18.
Print vn Aze qui vous f…, 1609; vn Asnon qui void goute, 1613.
Page 152, v. 1.
Sa façon, correction; 1613: De façon.
— v. 12.
Vne saliue, correction; 1613: D’vne saliue.
— v. 18.
Qui tient la mort entre ses dents.—Après ce vers Brossette a intercalé la stance suivante d’après le texte du Cabinet satyrique:
Ha! que ceste humeur languissante Du temps iadis est differente, Quand braue, courageux & chaut, Tout passoit au fil de sa rage, N’estant si ieune pucelage Qu’il n’enfilast de prime assaut!Page 156, contre vn Amoureux transy.
L’édition de 1642 contient de plus que celle de 1613 les sept strophes suivantes prises dans le recueil cité plus haut. Elles font suite aux cinq qui précèdent.
L’effort fait plus que le merite, Car pour trop meriter vn bien Le plus souuent on n’en a rien; Et dans l’amoureuse poursuite, Quelquesfois l’importunité Fait plus que la capacité. I’approuue bien la modestie, Ie hay les amans effrontez; Euitons les extremitez: Mais des Dames vne partie, Comme estant sans election, Iuge en discours l’affection. En discourant à sa Maistresse, Que ne promet l’amant subtil? Car chacun, tant pauure soit-il, Peut estre riche de promesse; «Les Grands, les Vignes, les Amans «Trompent tousiours de leurs sermens. Mais vous ne trompez que vous-mesme, En faisant le froid à dessein. Ie crois que vous n’estes pas sain: Vous auez le visage blesme. Où le front a tant de froideur, Le cœur n’a pas beaucoup d’ardeur. Vostre Belle qui n’est pas lourde, Rit de ce que vous en croyez. Qui vous voit pense que soyez Ou vous muet, ou elle sourde. Parlez, elle vous oira bien; Mais elle attend, & n’entend rien. Elle attend d’vn desir de femme, D’ouyr de vous quelques beaux mots. Mais s’il est vray qu’à nos propos On recognoist quelle est nostre ame, Elle vous voit, à ceste fois, Manquer d’esprit comme de voix. Qu’vn honteux respect ne vous touche, Fortune ayme vn audacieux. Pensez, voyant Amour sans yeux, Mais non pas sans mains ny sans bouche, Qu’apres ceux qui font des presens L’Amour est pour les bien-disans,Page 157, QVATRAINS.
Le Dieu d’Amour.
Cette petite pièce, qui a paru pour la première fois dans la deuxième édition des Fleurs des plus excellens poëtes donnée en 1601 chez Nicolas & Pierre Bonfons, p. 240, offre un texte un peu différent dans la réimpression des Satyres de Régnier de 1613. On lit en effet dans ce dernier volume:
Le Dieu d’Amour se deuoit peindre Aussy grand comme vn autre Dieu, N’estoit qu’il luy suffit d’atteindre Iusqu’à la piece du milieu.Peu importent, d’ailleurs, les variantes. Le quatrain en question est d’une authenticité douteuse. On le trouve en effet dans les manuscrits de la Bib. nat. (1662, f. fr., fº 27) tel que nous l’avons donné, avec le titre: Sur un Petit dieu d’amour, & la signature T. S. qui désigne Theodorus Seba, c’est-à-dire Théodore de Bèze.
C’est probablement en raison de cette particularité révélée par les frères du Puy, gardes de la Bibliothèque du Roy, que les Elzeviers n’ont pas reproduit ce quatrain dans leur édition de 1642.
Page 159, Discours au Roy, v. 9.
Qui plus qu’_vne_ Hydre affreuse; vn Hydre, 1609 & 1612.
— v. 12.
Qui reduite aux abois; aux bois, 1609 & 1612.
Page 160, v. 7.
Qui s’employant aux ars; s’employoient, 1609 & 1612.
— v. 11.
La mer aux deux costés ceste ouurage bordoit, 1608 & 1609; cest ouurage, 1612.
— v. 12.
De l’Aucate à Bayonne.
Leçon des éditions originales. Leucate, Leocata, autrefois ville forte, fut assiégé en 1590 par les Espagnols.
— v. 25.
Et purgeant le venin; venim, 1609 & 1612.
Page 161, v. 14.
Du puissant archiduc, le cardinal d’Autriche. Amiens fut repris le 25 septembre 1597. Voir dans l’Estoile, édition Champollion, II, 287, deux dépêches sur les diverses phases du siége & les évolutions de l’armée de secours.
— v. 18.
Où si tost que le fer l’en rendoit possesseur, 1608; s’en rendoit,
1609 & 1612.
Page 162, v. 8.
Tandis que la fureur précipitoit son cours.
Hors 1608 & 1609, toutes les éditions, même les plus récentes, portent: Tandis que la faueur, leçon défectueuse dont on a déjà rencontré un exemple p. 146, v. 34:
La faueur à la fin rompit sa modestie.Page 162, v. 29.
Et depuis de bon œil le Soleil; & depuis le Soleil de bon œil, 1609