Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi, tome 1 (de 2)

Fin du Tome Premier

 

NOTES :

 

[Note 1 : Voir appendice II, la nomenclature des objets emportés.]

[Note 2 : Titre religieux (_imam_).]

[Note 3 : Matelots indigènes.]

[Note 4 : Cotonnade teinte à l’indigo, fabriquée exclusivement à Pondichéry et à Chandernagor.]

[Note 5 : Soldats indigènes.]

[Note 6 : Caste de chanteurs et de musiciens.]

[Note 7 : Vêtement en cotonnade, sorte de blouse ample.]

[Note 8 : 800 cauries font 1 ba, 80 cauries font 1 kémé, 1600 cauries ou 2 ba valent 5 francs en argent.]

[Note 9 : Il y a en permanence dans les deux villages, y compris le transit : 30 charges de kolas de 25 kilogrammes, 50 barres de sel, 120 captifs de tout âge et des deux sexes, une trentaine d’ânes, 10 à 15 bœufs porteurs, et un chiffre variable de chevaux à vendre (de 3 à 10).]

[Note 10 : Espèces d’arbres dont il est parlé plus loin.]

[Note 11 : Voir pour renseignements complémentaires le chapitre Kong.]

[Note 12 : Ouvriers en bois d’origine peule.]

[Note 13 : Rek est un mot wolof que Diawé croit français ; il veut dire : « sans hésitation, sans restriction ».]

[Note 14 : Notes sur les croyances et pratiques religieuses des Bammana, par le docteur Tautain, ex-médecin de la mission Gallieni. (_Bulletin de la Société d’Anthropologie_, 1880.)]

[Note 15 : Comme on peut s’en assurer, ces renseignements, quoique vagues, sont empreints d’exactitude. Je les laisse subsister pour que l’on puisse comparer.]

[Note 16 : Dans tous les manuscrits le nom est resté en blanc.]

[Note 17 : Depuis j’ai appris que ce village est abandonné ; il est situé à quelques kilomètres au nord de Tiola.]

[Note 18 : Posidonius, ap. Athenæus lib. IV. cap. 13.]

[Note 19 : Voir le chapitre de Fourou pour leurs diamou (nom de famille ou de tribu) et pour les idiomes qu’ils parlent.]

[Note 20 : Voir page 103.]

[Note 21 : La population totale des États de Samory s’élève à 280000 habitants ; quant à ses pays de protectorat, ils n’ont fourni que des contingents très faibles pendant cette guerre. Le Ouorodougou n’a pas fourni un homme et le Toma non plus.]

[Note 22 : Sorte de tubercule, ayant le goût d’un mauvais navet.]

[Note 23 : Sofa ou soufa, comme l’a dit le docteur Tautain, veut dire textuellement père du cheval, palefrenier. En principe ils n’avaient que cette fonction, mais par la suite on a étendu cette appellation à tout ce qui porte un fusil.]

[Note 24 : J’ai vu un griot parcourir une ruine avec un piston d’enfant (jouet qui se vend 1 à 2 francs dans un bazar).]

[Note 25 : Depuis, c’est-à-dire vers le 20 octobre, Tiéba s’était même emparé du diassa de Baffa et en avait exterminé la garnison.]

[Note 26 : Sikasso est le nom par lequel les Mandé désignent le village, les Sénoufo le nomment Sikokana : so veut dire, en mandé, « village », et kana veut dire la même chose en sénoufo.]

[Note 27 : J’ai vainement demandé depuis où était situé ce pays, personne ne le connaît ni n’en a entendu parler.]

[Note 28 : Les patates et ignames en purée, mangées avec cette sauce, sont très bonnes ; c’est un plat recommandable pour l’estomac européen.]

[Note 29 : Lenguésoro porte aussi le nom de Lensoro et Sorydianebara.]

[Note 30 : Kouroudougou ne veut pas dire, comme son étymologie semble l’indiquer : pays des pierres ou des montagnes. Ce sont ses habitants qui portent le nom de « Kourou ».]

[Note 31 : On apporte du Gantiédougou beaucoup de citrons à Tiong-i. Je les achetai toujours sur ce marché à raison de 1 caurie pièce, ce qui met le prix à 30 centimes le cent.]

[Note 32 : Étant à Ouolosébougou, un brave Kouloubali de Nobougou (État de Ségou) vint près de ma case et offrit quelques cauries à un de mes hommes, lui demandant en échange de voir le toubab (Européen). Mon ânier lui dit que cela ne coûtait rien et qu’il allait lui faire voir le blanc tout de suite ; le Kouloubali demanda alors mon nom et on lui répondit, pour lui faire une farce : « C’est un Diara ».

J’avais entendu ce dialogue et je fis entrer cet homme ; il me salua par le mot Diara. Je me prêtai de bonne grâce à cette petite fumisterie et lui répondis par le mbati allongé de rigueur. Ce brave homme a dû répéter cela sur le marché, et ce diamou m’est resté ; beaucoup d’indigènes se figurent que c’est réellement mon nom.

Dans tout le Soudan, quand on connaît le diamou (nom de tribu) d’un individu, il suffit de le prononcer pour le saluer. Ainsi, un Sidibé rencontrant et voulant saluer un Konaté lui dira simplement : « Konaté », à quoi le Konaté répond : « Mbati, Sidibé ».]

[Note 33 : C’est cet incident qui donna naissance au bruit de ma mort, qui fut colporté par les noirs avec un tel luxe de détails qu’il parvint à nos postes du Soudan français et en France, où cette fausse nouvelle plongea ma mère dans un cruel deuil de six mois.]

[Note 34 : Depuis ma rentrée en France, j’ai eu l’occasion de revoir cette plante dans une exposition horticole. C’est le safran indien, le curcuma de la Martinique. L’orthographe indigène est سورن ; n’est il pas curieux qu’en écrivant safran سڢرن on y trouve les mêmes radicaux, avec cette différence que le point du fa a été omis et a ainsi donné naissance à un oua ?

On peut faire la même réflexion pour ڧڢ, café, et ڧو, caoua : là aussi il manque un simple point diacritique pour identifier les deux noms.]

[Note 35 : Habituellement, avant de vendre de l’or, les marchands le font tremper pendant quelque temps dans la terre humide afin d’en augmenter le poids.]

[Note 36 : Cette anomalie ne peut s’expliquer que par la configuration très boisée de la région traversée par le cours supérieur du Bagoé. Il roule ses eaux pendant 200 kilomètres au milieu d’une végétation des plus épaisses. Ces terrains boisés absorbent et retiennent facilement les eaux des pluies, qu’ils ne laissent échapper que d’une façon lente et continue. Le cours de la rivière est par suite régularisé, de sorte que son débit, tout en étant considérable pendant la saison pluvieuse, se maintient plus longtemps à un étiage élevé et ne diminue que lentement. Il en résulte que la branche orientale du Niger est moins considérable que le bras principal dans lequel elle se jette à Mopti.]

[Note 37 : Dans les environs de Dôre, à l’époque du passage de Barth, 5000 cauries valaient 5 fr. 50.]

[Note 38 : La guinée noire se vend ici (_kémé dourou_) 1 franc la coudée de 50 centimètres ; le calicot blanc (_kémé ouoro_) 1 fr. 20 la même coudée.]

[Note 39 : Ces amulettes ont la vertu, disent les Siène-ré, de donner beaucoup d’enfants.]

[Note 40 : Le Follona et non Foulouna, comme l’a écrit Barth, est un pays presque exclusivement peuplé de Siène-ré et de colonies dioula ; on n’y trouve pas de Foulbé, comme l’aurait pu faire supposer le mot Foulouna. Follona veut dire en siène-ré, chefs ici ou chefs dedans ; on l’appelle aussi Follokan et Folloklou (pays des chefs ou du chef).]

[Note 41 : J’ignore si Fan est un nom propre ou si c’est seulement le titre par lequel on désignait le père de Tiéba. En tout cas, aujourd’hui encore le titre du souverain du Follona est fan follo.]

[Note 42 : Les Tagoua font partie de la grande famille mandé et sont établis en grand nombre à Ngokho. Tatoués comme les Siène-ré, ils parlent soit le mandé, soit le siène-ré. Leurs noms de tribus sont Bamma, Traouré, Konné, Diarabasou ou Diarasouba ; il y en a qui sont musulmans, et d’autres fétichistes, ils ne diffèrent en rien des autres Mandé que je connais.]

[Note 43 : De Léra, quand le chemin Sandergou est praticable, on met dix jours pour aller à Kong. Les principales étapes sont : Léra, Sandergou, Niandakhara, Dionkoso, campement sur la rive gauche du Comoë, Kapi, Lenguékoro, Kong.]

[Note 44 : Cette nouvelle était fausse.]

[Note 45 : La fonction de siratigui paraît être de création très ancienne et s’est maintenue dans cette partie des régions mandé jusqu’à nos jours. On avait donné comme étymologie que siratigui voulait dire « celui qui perçoit l’impôt » ; ici ce n’est pas absolument le cas. Dans cette région les siratigui sont sous les ordres des chefs qui commandent aux frontières ; ce sont eux qui ouvrent les communications avec les pays voisins et qui sont envoyés pour régler les questions de captifs évadés, etc. Par leurs relations avec les chefs des environs, ils sont connus et leurs hommes également. Accompagné par eux, les voyages sont plus faciles : leurs hommes sont de véritables sauf-conduits.]

[Note 46 : La végétation est ici en avance de deux mois sur Niélé ; le néré, qui était seulement en fleur là-bas, est ici à maturité ; les cé sont déjà mûrs, tandis qu’à Bammako ils ne mûrissent qu’en juin et juillet.]

[Note 47 : Quelques Sénégalais pensent que toubab vient du mot toubabé (l’homme qui porte un pantalon). Les Toucouleurs disent toubaco, de toubanké (également homme à pantalon). Mon avis est que ce mot n’est autre chose que l’altération du mot arabe thébib (médecin), car nous avons tous la réputation de professer la médecine, et il n’y a pas de jour où l’Européen qui voyage ne soit sollicité par le noir pour obtenir un remède quelconque.]

[Note 48 : Cet arbre semble être le korgam de Barth. Ce voyageur le signale à son passage dans le Gourma, en quittant Say pour se rendre dans l’Aribinda et le Libtako.]

[Note 49 : Voir chapitres IX et X.]

[Note 50 : D’après une règle phonétique en pratique dans toutes ces régions, le g devant a ou o se dit b, et le k se prononce p. Ainsi Kong se dit Pon. Pour bien le prononcer il faut brusquement ouvrir la bouche. L’étymologie de Kong semble être « tête » (capitale) en mandé-dioula ; en soso, Kong veut dire : « bien habité ».]

[Note 51 : Kokosou veut dire « village derrière le ruisseau ».]

[Note 52 : Marrabasou veut dire « village des Haoussa, village des teinturiers » (car par ici les Haoussa exercent eux seuls cette profession).]

[Note 53 : Grande mosquée.]

[Note 54 : Les gens de Kong disent que Kong est plus grand et plus peuplé que Djenné ; les gens de Djenné eux-mêmes l’affirment. Caillié estimait la population de Djenné à 8 ou 10000 habitants. Le chiffre que je cite ne doit donc guère s’écarter de la vérité.]

[Note 55 : Chemin de Moïse, chemin de Jésus, chemin de Mahomet.]

[Note 56 : Petits pains d’épice faits avec du mil, du miel, des piments.]

[Note 57 : Ces graines proviennent d’une plante ayant beaucoup de ressemblance avec celle qui produit la feuille à emballer les kola ; elles sont rondes, noires, très dures et de la grosseur des baies de genièvre ou de petits pois.]

[Note 58 : Tout ce qui est en soie est appelé hanniki à Kong.]

[Note 59 : Dans chaque quartier il y a un ou deux hommes sachant faire les burnous et vivant exclusivement de ce métier.]

[Note 60 : Le mot daba vient d’un instrument aratoire dont on ne peut se servir que des deux mains (des 10 doigts).]

[Note 61 : Mokho veut dire « homme ».]

[Note 62 : Ponguisé veut dire « étoffe de Kong », et dadji « crachat » (de la couleur rouge du jus de kola).]

[Note 63 : Dans toute la région de Kong, l’arbre à cé et l’arbre à néré restent stériles ; la limite de culture maximum sud est par 9° 30′ ; plus au sud, l’arbre pousse encore, mais ne donne plus de fruits. La vraie zone de culture pour ces deux arbres est comprise entre 9° 30′ et 12°.]

[Note 64 : Le tintoulou est la graisse extraite du sarcocarpe fibreux qui enveloppe l’amande du palmier à huile.]

[Note 65 : Le tingolotoulou (_nté koulou toulou_, l’huile du noyau du palmier) est l’huile extraite de la noisette du palmier à huile. (Voir le chapitre XV.)]

[Note 66 : A raison de 28000 cauries pour un âne (56 fr. l’un) et 46000 pour les deux bœufs, dont un était en très mauvais état (46 fr. pièce).]

[Note 67 : Il ne se passait pas de jour que je reçusse la visite d’un voisin venant me demander un écrit destiné à donner l’intelligence à ses enfants.

J’avais beau leur représenter que l’efficacité d’un tel remède était difficile à prouver, ils insistaient tellement, que je me vis forcé, à mon grand regret, de me prêter à plusieurs reprises à cette fantaisie.

Je m’en acquittai le plus loyalement possible en écrivant à l’encre sur les tablettes en bois qui leur servent d’ardoises :

« Que Dieu leur donne la lumière. »

La tablette était ensuite bien lavée, et l’encre, mêlée à l’eau qui avait servi au nettoyage de la planchette, était donnée à boire aux petits.

D’autres solliciteurs venaient me demander un écrit préservant des balles et faisant dévier ses propres projectiles, afin que de son côté il n’atteignît personne en guerre.]

[Note 68 : Cependant, à mon second séjour j’ai cru surprendre dans une conversation qu’il existait ici des documents historiques sur lesquels on transcrivait les événements saillants, documents tenus à jour scrupuleusement.]

[Note 69 : Kouroudougou ne veut pas dire « pays des pierres ou des montagnes », comme son étymologie pourrait le faire supposer ; Kourou est un nom de peuple.]

[Note 70 : Cette appellation est absolument impropre. Le mot Bambara est à Kong le synonyme de kafir (infidèle), et comme toutes les peuplades des environs sont fétichistes, ils appellent Bambaradougou tous les pays qui ne sont pas musulmans.]

[Note 71 : Homme âgé et vénéré.]

[Note 72 : Note de M. O. Houdas, professeur à l’École des langues orientales, sur l’écriture des gens de Kong :

« L’écriture arabe employée par les gens de Kong est celle dont font usage tous les nègres du Soudan ; elle appartient au genre que j’ai appelé soudani et qui est une des variétés du type maghrebin. Ce qui caractérise ce genre d’écriture, c’est la ressemblance frappante qu’ont conservée bon nombre de lettres avec les caractères correspondants de l’écriture coufique telle qu’elle était usitée vers le IVe siècle de l’hégire. On y retrouve, en effet, la forme rectangulaire des lettres emphatiques qui, dans les autres genres d’écriture, a été remplacée par la figure d’une poire couchée ; les trois lettres djim, ha et kha sont représentées par une ligne brisée au lieu d’une demi-ellipse accompagnée de la partie correspondante de sa normale : le dal et le dzal ont trois branches au lieu de deux, etc.

« Il parait bien difficile, d’après ces observations, de ne point admettre que les gens de Kong, ainsi d’ailleurs que les autres musulmans du Soudan, n’ont pas tiré directement leur écriture du coufique à l’époque où ce dernier caractère était encore usité dans les livres liturgiques, c’est-à-dire au Ve siècle de l’hégire au plus tard. En outre, il est plus que probable que l’introduction de l’écriture arabe et celle de l’islamisme qui l’amenait à sa suite se sont faites directement de Kairouan et non du Maroc ou de l’Algérie, car dans ces deux dernières contrées l’usage du coufique paraît avoir cessé de fort bonne heure pour faire place à une écriture plus élégante et plus cursive. Il serait bien surprenant que les nègres eussent adopté un caractère lourd et disgracieux s’ils avaient eu connaissance d’un type, d’un tracé plus commode et d’une allure plus dégagée. »]

[Note 73 : Komono veut dire « derrière le Comoé, derrière le fleuve Komo », no est un affixe qui signifie « après ». Nous en avons un autre exemple dans Tagouano, « derrière les Tagoua ». En effet le Tagouano est situé derrière, c’est-à-dire à l’est des Tagoua, qui habitent Ngokho, Mbeng-é et les environs.]

[Note 74 : Partis le 19 mars, mes deux courriers sont arrivés à Bammako le 20 juin, c’est-à-dire trois mois après. Ils ont reçu partout l’accueil le plus bienveillant ; Pégué, Tiéba et Samory leur ont fait de nombreux cadeaux. Les populations qu’ils ont traversées étaient entièrement gagnées à notre cause. Partout mon passage avait laissé une heureuse impression. Ils ont fait ce voyage sans armes : mes lettres seules leur ont servi de sauf-conduit.]

[Note 75 : Usage pris aux Mandé musulmans.]

[Note 76 : Une charge de porteur, femme ou homme, pèse de 25 à 35 kilos.]

[Note 77 : Les sadioumé sont des échassiers noirs et blancs qui, à l’approche de l’hivernage, viennent nicher sur les gros arbres des villages ; on les appelle vulgairement « oiseaux d’hivernage ».]

[Note 78 : Pluriel de Peul. Synonymes de Poul, Foulla, Fellata, etc.]

[Note 79 : Sur les premières éditions de la carte du Dépôt de la guerre, le Borgou était placé dans la région comprise au nord de Djenné entre Sokolo et le Niger.]

[Note 80 : J’ai appris depuis que c’est Mounéri (frère d’Ahmadou de Ségou).]

[Note 81 : Beaucoup de musulmans de Kong rendent la liberté à leurs captifs. J’ai eu l’occasion de voir à Kong des gens des deux sexes ayant obtenu la liberté de leurs maîtres. Je ne pense pas cependant qu’il faut attribuer cet acte à la clémence ou à la générosité du propriétaire, je crois plutôt que c’est un signe de pénitence, pour se faire pardonner quelque gros péché, ou encore que c’est suivant les conseils d’un kéniélala, ainsi que cela se passe fréquemment pour les ânes et les ânesses, qui sont exempts de travail et qu’on voit errer dans les villages. Quand un de ces animaux vient boire ou manger dans la calebasse d’une femme sans qu’il y soit convié, le fait est considéré par la brave femme comme une bonne fortune.

Par la suite j’ai appris de la bouche de notables musulmans que la libération des captifs était recommandée par les livres saints. Le Coran en effet contient un paragraphe dans lequel il est dit : « Quand un esclave te demandera sa liberté par écrit, tu la lui donneras, en y ajoutant une partie des biens que le seigneur t’a prodigués. »

J’ai du reste remarqué que tous les esclaves libérés avaient reçu une instruction religieuse assez complète et qu’ils savaient tous lire.

C’est une mesure très louable, puisque l’esclavage ainsi compris n’est qu’une mesure civilisatrice.]

[Note 82 : Le colonel Archinard, depuis ma rentrée, a placé le territoire du Sâro sous notre protectorat.]

[Note 83 : Mangha veut dire en poular : grand.]

[Note 84 : Lakh lalo des Wolof.]

[Note 85 : Doufiné, en bobo-niéniégué, veut dire « Dieu ».]

[Note 86 : Les derniers que l’on rencontre en allant vers l’est.]

[Note 87 : Textuellement : « homme faisant fonction de roi ».]

[Note 88 : Pays indépendant, situé entre le Ségou et Djenné et placé sous l’autorité des Sonninké les plus influents de la région.]

[Note 89 : Le couscous est préparé avec du petit mil (sanio) que l’on pile jusqu’à ce qu’il présente des granules grosses comme de la semoule, puis il est cuit à la vapeur dans un chaudron perce de trous qui sert de couvercle à une marmite pleine d’eau. Le couscous, une fois cuit, est séché au soleil et peut se conserver fort longtemps. Pour l’apprêter, il suffit de l’arroser avec un peu d’eau bouillante. Il se mange avec toutes les sauces, à la viande, ou simplement dans du lait frais ou caillé.]

[Note 90 : Tombo (chenille), foroko (outre, peau de bouc), fani (étoffe : étoffe en outre de chenille).]

[Note 91 : Le lomas est une broderie particulière, qui veut dire de « trois doigts de largeur ».]

[Note 92 : Bouche noire.]

[Note 93 : Comme cette étymologie me paraît hasardée, je la cite comme on-dit ; jusqu’à confirmation, je n’y crois pas.]

[Note 94 : Peuple du Gourounsi.]

[Note 95 : A Poura, m’a-t-on dit, les gens ont un peu plus de facilité pour se livrer à l’exploitation de l’or ; les orpailleurs lavent les alluvions d’un ruisseau dans lequel il y a de l’eau encore pendant quelques mois après la fin des pluies.]

[Note 96 : Les Dafing et les Mossi de Boromo ne prononcent jamais di, ils changent partout cette diphtongue en z : ainsi ils disent Zoula au lieu de Dioula, a man zan au lieu de a man dian (il n’y a pas loin), Zabéré pour Diabéré, etc.]

[Note 97 : On appelle aussi Gandiari : Diamberma, Zamberma ou Zaberma ; c’est ce dernier nom qui est le nom du pays d’origine de Gandiari et de ses guerriers. Ils viennent de Zaberma, rive gauche du Niger, au nord de Say et du Haoussa.]

[Note 98 : Il n’a pas donné suite à ses projets de dévastation.]

[Note 99 : Nom sous lequel on désigne certains ânes d’une robe couleur chair (voir chapitre Mossi).]

[Note 100 : Nom sous lequel on désigne la nuance de certains ânes (voir chapitre Mossi).]

[Note 101 : Mil tout préparé cuit avec de la patate pilée et du piment, que l’on mange en marchant.]

[Note 102 : « Tu l’obtiendras, louange à Dieu ! Que Dieu te le donne ! Il n’y a pas d’inconvénients. Que Dieu te donne la paix ! » etc.]

[Note 103 : Le kountan est un arbre ressemblant à un prunier sauvage, il atteint une assez grosse taille. Son fruit est de la grosseur d’une prune d’Europe ; il est blanc et sa chair est visqueuse. Le noyau est très gros, rugueux, réticulé et adhérent à la chair, dont il est excessivement difficile à détacher.

Cet arbre semble être le Chrysobalanus Icaco des Antilles.

Il existe un spécimen de cet arbre dans la cour du poste de Médine (Soudan français).

La boisson qu’on prépare avec cette prune n’est pas fabriquée comme le dolo de mil, de sorgho ou de maïs ; le fruit, fermenté, est cuit et recuit après avoir été séparé de son noyau.

Cette boisson enivre les indigènes : mais pour un Européen il faudrait en boire pendant plusieurs heures pour éprouver de l’ivresse. Il constitue pour lui un puissant laxatif.

Le noyau, séché, est conservé dans les greniers. En temps de disette et pendant les marches quand on ne peut se procurer d’autres vivres, les Gourounga en mangent l’amande.]

[Note 104 : Le r’ remplace le غ arabe.]

[Note 105 : Nattes tressées en gros roseaux.]

[Note 106 : Voir chapitre X, t. II, pour les détails sur ses vêtements.]

[Note 107 : Naba veut dire : roi, maître, chef.]

[Note 108 : Nabiga veut dire en mossi : enfant de roi.]

[Note 109 : Sakhaboutenga veut dire en mossi : Pays du to. Sakhabou est le mot mandé to, et tenga correspond à la terminaison mandé : dougou.]

[Note 110 : Natenga, abréviation de nabatenga, résidence du naba, capitale.]

[Note 111 : Waghadougou veut dire en mandé : village de la brousse ou, encore, pays des paniers.]

[Note 112 : Ouor’odor’o, en mossi, veut dire : beaucoup de cases ; ouor’o, beaucoup ; dor’-o, case.]

[Note 113 : Comme dans tous les pays soudanais que j’ai visités, on ne rapporte jamais la tête des lièvres dans le village : cela porte malheur, paraît-il.]

[Note 114 : Les Mossi désignent les autres peuples voisins sous des noms particuliers, dont quelques-uns ont déjà été signalés par Barth. Ce voyageur, probablement par suite d’une mauvaise transcription, dit que les Mossi nomment les Haoussa : Sangoro, c’est Zang-ouér’o qu’il faut lire. Il convient aussi d’ajouter à cette nomenclature : les Tombo, qu’ils nomment : Kibga ; les Gourounga (habitants du Gourounsi) ; les Lakhama, qu’ils appellent Nokhorissé. Les Mandé sont appelés Tauréarga et encore Zauréarga ; les Peuls : Tchilmigo ; les Pakhalla : Kouakhallakha, et les Songhay : Marenga.]

[Note 115 : La lettre r’, que j’aurai souvent l’occasion d’employer, représente un son très répandu dans le langage mossi. Ce son est moins dur que celui du خ arabe, que je représente toujours par kh ; il équivaut au غ arabe ; en commençant il est toujours prononcé avec difficulté par les Européens. Peu à peu l’oreille s’y fait cependant et l’on arrive à le prononcer assez aisément par la suite.]

[Note 116 : Naba est un titre qui signifie en mossi : maître, seigneur, roi, chef ; pour se distinguer des autres naba, le chef suprême du Mossi porte le titre de naba sanom (roi or) ; il est désigné aussi souvent sous le nom de Mor’o naba (roi des Mor’o, des Mossi). Son prénom est Makha, et son nom de famille Gomma.]

[Note 117 : Le Yatenga n’appartient pas à Naba Sanom : le souverain de ce pays est absolument indépendant, il réside à Ouadiougué et entretient des relations amicales avec le Mossi (pour plus de renseignements, voir la fin de ce chapitre).]

[Note 118 : La mission dont il s’agit est vraisemblablement l’expédition du lieutenant allemand von François, qui remontait du Togo vers Gambakha.]

[Note 119 : Pendant mon séjour à Oual-Oualé, plus tard j’appris, par des Mossi venant de Waghadougou, que pendant que j’étais chez Naba Sanom, la nouvelle de l’arrivée à Gambakha d’un blanc et de trente hommes armés troubla Naba Sanom ; le bruit se répandit bientôt que j’étais l’avant-garde de cette expédition. On conseilla au naba de me conserver à Waghadougou comme prisonnier en attendant les événements ; mais les musulmans influents, consultés, déclarèrent qu’il fallait me renvoyer et m’empêcher de rallier l’expédition de Gambakha. C’est pourquoi je fus dirigé vers Boukary Naba et le Dafina.]

[Note 120 : Le gombo est un légume très mucilagineux et bienfaisant par excellence. Il pousse après de longues tiges, a la forme d’une corne d’abondance d’environ cinq à dix centimètres de longueur. L’extérieur est velu et l’intérieur renferme une grande quantité de grains ronds. Les indigènes s’en servent surtout pour les sauces. Ce légume est connu au Brésil, aux Antilles, aux États-Unis et en Turquie. Les Arabes l’appellent mouloukaïa.]

[Note 121 : Volta Blanche.]

[Note 122 : Il n’existe aucun centre désigné spécialement par le mot Yatenga, c’est le nom d’un pays assez vaste situé entre le Mossi et le territoire des Tombo. (Voir la fin de ce chapitre.)]

[Note 123 : Ebn Batouta, qui visita Tombouctou en 1352, dit que la ville était alors principalement habitée par des gens de Mima et des Touareg (Massoufa) qui avaient un chef particulier.]

[Note 124 : Langue du Mossi.]

[Note 125 : En fait de cavaliers je n’ai à peu près vu que des gens du naba ; les autres personnages montent modestement une ânesse avec un coussin placé sur la croupe en guise de selle.]

[Note 126 : Ce poivre est renfermé dans de petites cosses de 7 à 8 centimètres de longueur ; il croît en sol humide dans la zone de végétation dense entre le 8e degré et la mer. La plante est une liane qui se multiplie par boutures.]

[Note 127 : Le niamakou est une plante à souche vivace ; sa fleur est rouge cramoisi dans le haut et jaune dans le bas ; elle pousse à l’état isolé dans plusieurs régions que j’ai visitées, mais on la tire surtout du voisinage du 8e degré de latitude nord.

Son fruit est une capsule coriace, bosselée, d’une couleur bistre quand elle est séchée. Elle renferme des graines noires un peu aplaties, qui sont mélangées à une pulpe incolore et acide.

Les indigènes pilent la coque avec la graine. La plante me semble n’être autre chose que l’_Amomum melegueta_.]

[Note 128 : Les pays du Soudan où l’on trouve les meilleurs chevaux sont, de l’ouest à l’est : le Kingui, le Bakhounou, le Macina, le Yatenga, les pays songhay, le nord du Haoussa. Ce sont des pays de plaine, élevés, sans bas-fonds marécageux. Ils sont compris entre 13° et 18° de latitude nord ; dans toutes ces contrées on abreuve les chevaux aux puits.]

[Note 129 : Les Chevaux dans les temps historiques et préhistoriques.]

[Note 130 : On m’a affirmé qu’à Mani on pourrait trouver à acheter une dizaine d’ânes dans une journée.]

[Note 131 : Sur les 18 ânes que j’ai eus à mon service et dont j’ai fait l’acquisition à Bakel, 2 sont morts à Ouolosébougou au bout de 4 mois de service (crochets non percés) ; 1 laissé au commandant de Bamakou (blessé au pied) ; 2 laissés à Tiong-i (devenus inutiles par suite de suppression de bagages) ; 3 vendus à Kong (10 mois de service) ; 1 vendu à Ouahabou (1 an de service) ; 4 volés dans le Gourounsi (18 mois de service) ; 2 morts à Oual-Oualé (16 mois de service) ; 3 morts à Salaga (18 mois de service). Tous ces animaux ont été constamment exposés aux intempéries et n’ont reçu de mil qu’à partir de Fourou, après 8 mois de service déjà.]

[Note 132 : Les ânes mossi sont presque tous des sarfatté.]

[Note 133 : Dans le Haoussa les ânes valent de 25000 à 30000 cauries (du temps de Barth, 5000) ; à Salaga, leur prix varie, actuellement, entre 90000 et 120000 cauries (du temps de Barth, ils valaient de 15 à 20000).]

[Note 134 : Les Touareg sont aussi appelés Sorgou et Bourdammé par les Mossi. — Sorgou est le nom mandé et veut dire méchant, mauvais ; Bourdammé est le nom sous lequel on désigne les Touareg à Tombouctou.]

[Note 135 : Ces districts exportent un peu de cotonnade blanche sur Oual-Oualé.]

[Note 136 : Lounga, mot mossi qui désigne le tam-tam à cordes.]

[Note 137 : Doudéga, sorte de violon à archet ; instrument peul.]

[Note 138 : Gangang-o, tam-tam monté sur calebasse.]

[Note 139 : Ouér’a, flûte.]

[Note 140 : L’âne à Salaga atteint quelquefois le prix de 90 à 120000 cauries, le captif de 120 à 150000, mais son prix normal est de 40 à 45000.]

[Note 141 : Le battage et le repassage se font à l’aide d’un tabouret et de deux petits maillets en bois, bien connus des Wolof, qui nomment le tabouret tabarka, et les maillets dom i tabarka (enfants du tabouret).]

[Note 142 : Ces deux chefs sont morts de maladie ; quelques-uns disent empoisonnés.]