Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi, tome 2 (de 2)
Famille Sousou ou Soso
LES SOUSOU OU SOSO[85]
Actuellement le pays où habitent les Soso est compris entre le rio Pongo au nord, les rivières Scarcies au sud, l’Océan à l’ouest ; le Benna, le Tambourka et quelques autres provinces les plus occidentales du Fouta-Djallo forment sa limite à l’est.
Il est traversé, dans toute son étendue, par la chaîne des monts Soso, qui le divise en deux parties bien distinctes : le bas pays, compris entre le versant occidental et la mer ; le haut pays, formé par les plateaux et le versant oriental.
Les Soso ne sont pas autochtones. Leur occupation ne remonte pas bien loin dans le passé ; leurs dernières invasions sont même de date relativement récente ; ce qui ressortirait assez d’ailleurs, à défaut d’autres preuves, de l’attitude orgueilleuse, conquérante et hostile qu’ils ont conservée envers leurs voisins, anciens maîtres du sol, dépossédés par eux. Qui étaient-ils ces Soso vainqueurs ? D’où étaient-ils venus ? A quel grand groupe des noirs soudaniens appartenaient-ils ? Et par quelle série de migrations sont-ils devenus définitivement les maîtres du haut et du bas pays ? Autant de questions qu’il paraît d’abord bien difficile de résoudre.
La première mention que font les historiens arabes des Sousou ou Soso se trouve dans Ebn Khaldoun, tome II, page 110 : « On rapporte, dit-il, que, du côté de l’Orient, les Ghana avaient pour voisins les Sousou ou Ceuseu ».
Puis, nous trouvons dans El-Békri, an 1203-4 (600 de l’hégire) : « Le Ghanata, très affaibli, est pris par les Sousou, une des tribus parentes des Wakoré ».
D’après ces auteurs, il serait donc établi qu’au commencement du XIIIe siècle, les Sousou habitaient à l’orient du Ghanata et qu’à cette époque ils s’emparèrent de ce pays.
Puis nous savons également, par Ahmed Baba, que pendant le règne de Mari Diara Ier, entre les années 1235 et 1260, ce dernier s’empara sur eux du Ghanata, ce qui réduit leur domination à une cinquantaine d’années environ.
D’où venaient ces Sousou ou Soso, voisins du Ghanata, dont parlent Ebn Khaldoun, El-Békri et Ahmed Baba ? L’histoire ne nous l’apprend pas, et nous ne pouvons que conjecturer sur leur origine.
Ils sont Mandé ; leur langue a été étudiée, il est impossible d’en douter. Il est fort probable qu’ils vivaient parmi les autres Mandé depuis fort longtemps déjà. Nous sommes cependant porté à croire que dans les temps les plus reculés les Soso vivaient dans le Sankaran, où l’on retrouve leur trace, et que ceux dont nous parlent les historiens arabes n’étaient qu’une fraction. Ils ont dû remonter le Niger, s’établir vers la limite des Senhadja, puis, profitant de l’affaiblissement des peuples berbères et aidés des Mandé (qui plus tard ont formé les Sonninké), ils ont dû s’emparer du Ghanata et y prendre le pouvoir.
Chassés par Mari Diara, à la tête de conquérants de même race qu’eux, qu’ont-ils pu devenir ?
A partir de cette époque, et à mesure que ces peuplades s’éloignent des centres musulmans, les historiens arabes deviennent muets.
Toutefois, si l’on considère, d’une part, qu’il leur fut certainement impossible de continuer leur migration vers le nord, défendu par les Berbères-Touaregs, et que pour se diriger vers l’est ils auraient dû traverser les peuples mandé qui venaient de les subjuguer ; si, d’autre part, on considère que de nos jours la Haute-Gambie, la vallée du Bakhoy et du Bafing sont peuplées par des hommes d’origine soso, on est obligé de conclure que les Soso vaincus se portèrent vers l’ouest.
Le docteur Quintin et le général Faidherbe nous apprennent du reste que dans le courant du XIIIe siècle les Soso émigrèrent sur le Haut-Sénégal et qu’ils y restèrent jusqu’au moment de l’invasion du Fouta par les Dénianké (esclaves peul métissés de Mandé), sous les ordres de Koli. Ces Dénianké, poussés eux-mêmes par les Sonr’ay vainqueurs, refoulèrent les Soso ou Socé à travers le Bondou, le Bambouk, le Ferlo, le Sine, et le Saloum, vers la Haute-Gambie et la Casamance (cela se passait vers la fin du XVe siècle ou le commencement du XVIe). Peut-être même les Diallonké se rattachent-ils aux Soso ou Socé ? Je l’ignore. Tant que l’on n’aura pas étudié les noms de famille (diamou) de l’une et de l’autre famille, il me paraît impossible de se prononcer avec quelque certitude.
Nous avons dit plus haut qu’une partie considérable des Soso, au lieu de remonter au nord, en suivant le cours du Niger, avait dû rester dans les environs du Sankaran. Cette fraction importante, devenue musulmane, s’est peu à peu portée vers l’ouest ; nous avons pour nous guider des traces manifestes laissées par elle dans le Solimanah, le Kimba, le Tamisso, le Tambourka et le Benna. On peut observer sa marche lente, mais victorieuse, refoulant devant elle les tribus fétichistes des Timéné, des Landouman, des Nalou, des Baga, des Boulam, etc., auxquelles nous n’hésitons pas à assigner une origine commune. C’est-à-dire que nous pensons qu’elles ne sont pas autre chose que des tribus détachées de la grande famille mandé.
L’époque et les causes de leurs migrations remontent assez haut dans le passé pour que la filiation semble se perdre dans cette obscurité du temps, mais les caractères linguistiques nous aident singulièrement à rétablir la chaîne interrompue.
Vers la fin du XVIe siècle, les Soso eurent des luttes terribles à soutenir contre les peuples que nous venons d’énumérer ; le souvenir en est encore conservé par leurs griots. Enfin, ils luttèrent également contre les Foulbé du Fouta-Djallo, et leur soumission (?) ne date que du siècle dernier.
FAMILLE MANDÉ-MALI
L’histoire des Mandé-Mali-nké est l’histoire générale des peuples de même origine qui ont concouru à la formation du puissant empire de Mali.
Par son nombre, cette fraction semble pourtant avoir occupé une situation prépondérante dans l’empire de Mali, auquel elle a donné son nom.
Au moment de la désagrégation du royaume de Mali sous le règne du roi sonr’ay Askia Mohammed (commencement du XVIe siècle) nous avons vu plus haut que le Mali se divisa en cinq groupements ou gouvernements autonomes.
Les Malinké, dispersés un peu partout dans les pays tributaires du Mali, durent probablement chercher à se concentrer et se retirèrent vers les pays où habitaient les gens de la même fraction qu’eux, c’est-à-dire vers le Haut-Niger et les pays qui constituent actuellement les provinces méridionales des États de Samory.
Seules quelques fractions de Malinké étaient encore fixées le long du Niger, vers Ségou, et occupaient les rives du Bakhoy et le Fouladougou.
Elles prirent même part à la lutte mémorable entre Ngolo et Sagoné, lutte qui mit le Soudan occidental à feu et à sang pendant plusieurs années vers le milieu du XVIIIe siècle.
Plus tard, vers la fin du XVIIIe siècle, Mansong, roi des Bammana du Ségou, vint attaquer sans succès Bangassi, leur citadelle du Fouladougou, puis ni l’histoire ni la tradition ne nous transmettent plus de faits saillants jusque vers la première moitié du XIXe siècle, époque des luttes de Kankan Mahmady avec les Siène-ré du Tengréla et le Ouassoulou (voir le chapitre États de Samory).
FAMILLE MANDÉ-DIOULA
Nous avons vu comme l’avènement de la dynastie des Sonni sur le trône sonr’ay-mandé a donné naissance à la famille dioula en 1350.
Cette fraction ne paraît pas avoir été bien nombreuse à l’origine, disent les Dioula eux-mêmes ; ils ne comptaient que cinq familles : les Da’ou, les Kérou, les Barou, les Touré[86] et les Ouattara.
La tradition conservée par les gens de Kong dit que les Dioula voulaient bien faire partie des gens de Mansa Sliman, mais dans leur adhésion il y avait une clause par laquelle ils n’abandonnaient pas leurs droits au commandement. C’est probablement pour cette raison que nous les voyons, sous le règne de ce sultan, gouverner plusieurs provinces.
Ahmed Baba mentionne dans la presqu’île un des gouverneurs sous le nom de Ouattara Koy ; deux dans le Bendougou sous les noms de Touré Koy, Da’ou Koy ; et enfin un autre sur la rive nord du Niger sous le nom de Barou Koy. Un Kérou Koy est mentionné également par l’historien arabe ; mais comme l’orthographe du nom laisse à désirer et que sa lecture n’est pas absolument sûre, nous n’avons cru devoir le citer que pour ordre.
A ces familles se sont jointes, au moment de la scission avec les Sonninké, diverses autres familles :
Une deuxième famille ouattara, les Sakhanokho, les Sissé, les Kamata, les Kamakhaté, les Timité, les Daniokho.
Les deux familles ouattara et Sakhanokho se disent apparentées aux Diawara ; elles ont le même tenné que les Diawara Sagoné : la tête de chèvre.
Les Dioula sont à classer parmi les premiers peuples mandé qui ont adhéré à l’islamisme. Habitant les environs de Djenné, région qu’on pourrait appeler le berceau de la civilisation musulmane du Soudan, les Dioula se sont adonnés principalement au commerce ; ils s’érigèrent peu à peu en ligue commerciale, fondèrent de nombreuses colonies et acceptèrent dans leur sein d’autres Mandé comme adhérents.
On trouve parmi eux des Diara, des Kouroubari, des Sakho, des Bamba, des Diabakhaté, des Traouré.
A l’époque de la désagrégation du Mali, vers 1500, à la suite des victoires de Mohammed Askia, et plus tard vers la fin du XVIe siècle au moment de la conquête marocaine, de nombreuses fractions de Mandé-Dioula quittèrent le Bendougou, le Mianka et le Kénédougou et vinrent se fixer dans le Follona, le Kouroudougou, le Tagouano et surtout le Ouorodougou.
La plupart des Dioula prirent parti pour Sagoné dans la lutte contre Dabo ou Ngolo, de 1748 à 1754. Mais, à la mort de Sagoné, craignant les représailles du parti vainqueur, les colonies qui occupaient le Ségou avec une partie des Dioula du Bendougou émigrèrent à travers le Dafina et se fixèrent dans le Mossi.
Ngolo, n’ayant pas réussi à entraver le mouvement d’émigration et voyant échouer tous ses moyens de conciliation, se décida à aller leur faire la guerre pour tâcher d’obtenir des Dioula leur retour sur le Niger.
La première expédition fut impuissante et nous savons que Ngolo tomba malade et mourut pendant la seconde, en 1787.
Quand Mansong succéda à son père Ngolo, les premières années de son règne furent occupées à se disputer le pouvoir avec son frère Niancoro, puis à expéditionner contre Daisé Kouroubari et les Malinké du Fouladougou. Ces circonstances ayant porté, pendant près de quinze ans de règne, le théâtre des opérations de guerre vers l’ouest, il est tout naturel de voir Ahmadou Amat Labbo fonder le Macina et Sékou Ouattara créer un empire dioula à Kong ; 1790 est en effet la date de la prise de Kong par Sékou Ouattara.
Aujourd’hui les Dioula ou Dioura constituent en quelque sorte un peuple. Tous les Mandé qui ne sont pas musulmans sont pour eux des Bambara, ce qui équivaut à infidèle, mais il ne faudrait pas croire que s’il s’agissait de s’emparer du pouvoir, ils renieraient leurs compatriotes mandé et qu’ils ne seconderaient pas les Bammana ou les Malinké.
A part l’État mandé-dioula de Kong, il existe des régions entières peuplées de Dioula et de nombreuses colonies disséminées un peu partout. Le Djennéri, le Macina, le Mossi, le Mianka[87], le Bendougou, le Kénédougou, le Follona, le Diammara, le Tagouano, le Kouroudougou et le Ouorodougou renferment des colonies dioula très puissantes. Dans toutes les autres régions et surtout dans les centres commerciaux on trouve toujours des familles de Dioula : il y en a qui se sont infiltrées jusque vers le golfe de Guinée. On en rencontre quelques-unes à Krinjabo, et j’en ai vu une à Yacassé sur le Comoë et une autre à Mouosou (Grand-Bassam).
Quand on sait parler le mandé il est rare de ne pas trouver de gens pouvant vous servir d’interprète, surtout dans les pays où il existe un mouvement d’affaires. Le voyageur qui avec le mandé saurait parler le haoussa et l’arabe serait à même d’aller sans interprète du cap Vert en Égypte.
Le Dioula est en général musulman ; il ne s’occupe que de commerce, d’industrie et de culture. En principe, il ne fait la guerre que pour défendre l’intégrité de son territoire ou pour se venger de rapines, d’exactions ; rarement la guerre a pour but la chasse à l’esclave.
Les Dioula n’ont pas à proprement parler de tenné, et ceux qui en ont n’observent pas les sottes coutumes qui se rapportent à ces pratiques.
Ils conviennent, à Kong, que ceux qui ont imaginé la coutume des tenné étaient des gens bien simples, voire même des malins, disentils, car on ne trouve jamais comme tenné le bœuf, le mouton ou tout autre animal comestible, à moins qu’il ne soit d’une rareté telle qu’il soit introuvable, comme un bœuf absolument noir, n’ayant pas un poil de blanc !
Quelle douce privation, en effet, que de se passer de la fantaisie de manger ou de toucher :
Un merle métallique,
Du vautour urubus,
Un petit-sénégalais (oiseau),
Du boa,
Du trigonocéphale,
Du lion,
Un légume sauvage qui ne rentre jamais dans l’alimentation courante,
Du lait de fauve,
Ou une certaine variété de mouche !!
Les Dioula l’ont si bien compris, qu’ils ont laissé tomber les tenné dans l’oubli.
Ils se sont également affranchis de la tyrannie des griots, ces chanteurs qui pullulent à la cour du moindre souverain, et qui par les rues chantent les grossières louanges de leur maître. Aussi n’en voit-on chez eux que bien rarement, ce qui prouve un état de supériorité bien marqué sur les autres branches de la famille mandé.
Les Mandé-Dioula se marquent tous d’une façon uniforme : trois larges entailles partant des coins de la bouche et se terminant en éventail à hauteur de l’oreille. Certains d’entre eux, les Barou entre autres, ajoutent une petite virgule sur la joue gauche et quelquefois sur la joue droite. (Consulter aussi le chapitre Kong.)
NOTES :
[Note 1 : Le bonnet dit mafou a la forme d’une toque ; il est en coton brodé en losanges, de couleurs diverses. C’est la coiffure favorite de Naba Sanom et des nabiga de Waghadougou.]
[Note 2 : En quittant le Soudan français je ne savais parler que le bambara, dialecte mandé sur lequel j’avais publié un petit essai en 1886 ; j’ai dû par la suite me perfectionner dans cette langue, et en arrivant à Kong je le parlais très bien. Entre temps j’avais appris le siène-ré, et en arrivant dans le Mossi je ne possédais qu’un vocabulaire d’une cinquantaine de mots mossi, ce qui était loin d’être suffisant pour s’exprimer. Mon court séjour dans ce pays et la pénurie d’interprètes m’empêchèrent de m’y perfectionner autant que je l’aurais désiré, de sorte que je ne parlais qu’imparfaitement le mossi et comprenais peu ou pas le gourounga. J’ai essayé de me constituer un vocabulaire, mais la diversité des idiomes et les nombreuses préoccupations de tout genre m’en ont empêché. Dans certains villages j’étais très embarrassé et bien moins fier que dans le Mossi, où je servais d’interprète à mes hommes.]
[Note 3 : C’est la seconde fois que je trouve des arachides de cette espèce ; la première fois c’était à Niélé. Les coques sont bien pleines, comme des arachides du Cayor et de la Casamance, mais elles se différencient par leurs dimensions, qui se rapprochent des arachides de bas prix du Bas Sénégal, et par leur couleur, qui est d’un rouge sang très accentué qui les fait reconnaître immédiatement.]
[Note 4 : Le bombo est une farine de petit mil passé au feu avant d’être moulu et mélangé de piments rouges pilés et délayés dans de l’eau. Cette boisson est offerte comme bienvenue aux voyageurs. Dans tous les pays du Soudan où les gens sont tant soit peu civilisés, il est de règle de ne vous poser de question sur votre voyage que lorsqu’on a bu le bombo.]
[Note 5 : En mossi et en dagomba : habitation de l’imam.]
[Note 6 : Le banan est un hangar couvert en chaume où se tiennent les réunions d’oisifs pendant certaines heures de la journée. Dans beaucoup de villages, ce hangar est remplacé par un échafaudage placé au pied d’un bombax (banan). C’est par extension que le hangar porte le même nom que l’arbre.]
[Note 7 : Pendant cette saison il est très rare de trouver un arbre ou un endroit à portée du village pour y établir un campement ; tous les terrains sont cultivés.]
[Note 8 : En mandé : sérouba.]
[Note 9 : Au Sénégal on donne le nom de Petite Côte à la partie du littoral comprise entre Rufisque et l’entrée de la rivière Saloum.]
[Note 10 : En mampoursa on appelle le mor’ (langue du Mossi) : moteri. Ex. : a oum la moteri, « il entend le mossi ».]
[Note 11 : Il s’agit du lieutenant allemand von François.]
[Note 12 : Dans le Mampoursi, on appelle le mor’ (langue du Mossi) : moteri. Ex : a oum la moteri « il entend le mor’ ».]
[Note 13 : Touré est bien un diamou mandé, car il est porté par des fétichistes kagoro qui n’ont jamais mis le pied dans le Haoussa. Je fais cette observation pour les étymologistes qui pourraient dire que Touré vient de Ba-touré, homme étranger, en haoussa. On pourrait en effet supposer que le ba est tombé par l’usage, comme devant Ba-Haoussa, homme du Haoussa ; mais ici ce n’est pas le cas, Touré est bien un diamou mandé.]
[Note 14 : L’expression maître est très souvent employée par les femmes à l’égard de leur mari. Jamais elles ne se permettent de l’appeler par son nom ou de l’appeler : mon mari ; quand elles parlent de lui, elles l’appellent lui, l’_hôte_, celui-ci, s’il n’a pas de titre connu, chef de village ou instituteur, etc. Elles disent en parlant de lui : c’est l’homonyme de Moussa, de Mouktar, etc.]
[Note 15 : Ce qui veut dire : « riz blanc des deux femmes du même mari ». Cette variété de riz est bien connue dans tout le Soudan et elle est très appréciée.]
[Note 16 : La propriété foncière n’existe pas : elle n’est que momentanée, la terre étant réputée appartenir au naba de Nalirougou, personne ne peut l’aliéner.]
[Note 17 : Le prix des ânes varie à Oual-Oualé entre 30000 et 50000 cauries.]
[Note 18 : Il pourrait très bien se faire que ces traces relativement petites soient celles d’une variété de petits hippopotames et non de jeunes animaux comme je le suppose. Cependant les noirs de tous les pays que j’ai visités citent comme mœurs particulières de l’hippopotame que dès qu’une femelle a mis bas un jeune mâle elle est forcée de fuir avec le petit pour échapper aux mâles adultes, qui tueraient le jeune. Comme à côté des petites traces je n’ai jamais observé celles de la mère, j’en conclus que si l’on n’est pas en présence d’une variété plus petite, la femelle doit abandonner son petit dès qu’il est sevré pour retourner auprès des mâles adultes, qui se tiennent dans les grands cours d’eau seulement.]
[Note 19 : Mot dagomsa qui correspond à « hameau », en opposition à tenga, qui est toujours la résidence d’un naba.]
[Note 20 : Le séné est un petit arbuste qui porte des fruits offrant de la ressemblance avec la mirabelle, c’est le Ximenia americana. L’épicarpe du fruit est astringent, et la pulpe est légèrement purgative. Le noyau est lisse, et l’amande douce et bonne à manger.]
[Note 21 : Voyez Macrizi, Histoire des Coptes, avec traduction et annotations de Ferd. Wüstenfeld, 1845 ; Gœttingue.]
[Note 22 : Bondoukou est désigné à Salaga par le mot haoussa « Bitougou ».]
[Note 23 : Le sel de Grand-Bassam n’est pas très prisé par les indigènes, ses cristaux étant trop menus.]
[Note 24 : L’or de ces régions est dirigé surtout sur Djenné. Tout le courant se détourne au profit de cette ville et au détriment de la côte de Guinée.]
[Note 25 : Maison J. Deville, rue des Jeûneurs.]
[Note 26 : J’ai appris, depuis, que c’était M. Colombel, lieutenant d’infanterie de marine.]
[Note 27 : Ceux de Tourrougou et de Siripé.]
[Note 28 : En gouannia : Kampantiourou ; en haoussa : Toulouwa.]
[Note 29 : La famille du chef de Pambi a exercé pendant longtemps le pouvoir à Kété et aux environs. Elle s’est peu à peu retirée vers Salaga pour échapper aux exigences toujours croissantes de leur suzerain achanti.]
[Note 30 : Appellation haoussa qui veut dire « village de la brousse ».]
[Note 31 : Mâdougou veut dire, en haoussa, « chef de caravane, homme respectable, chef de quartier »]
[Note 32 : De Kintampo à Coranza on compte trois ou quatre jours de marche, et de Coranza à Koumassi neuf ou dix, ce qui porte, d’après mes calculs, Coumassi à environ 220 kilomètres à vol d’oiseau de Kintampo.]
[Note 33 : Beaucoup de Haoussa se livrent en route à la confection de nattes fort jolies en ban, ornées de dessins divers noir et rouge. Le prix d’une natte s’élève de 2000 à 3500 cauries ; elles offrent de l’analogie, comme travail, avec celles de Mourdia (Bélédougou), seulement ces dernières sont confectionnées en paille de mil au lieu de ban.]
[Note 34 : Voyez, pour les causes qui engendrent l’esclavage, Esclavage, Islamisme et Christianisme du même auteur. (Paris, 1891, Société des Éditions scientifiques, 4, rue Antoine-Dubois).]
[Note 35 : J’écris Tain au lieu de Tyn, comme l’écrit le capitaine anglais Lonsdale, le nom de cette rivière se prononçant partout Tain et non Tyn, qu’on est tenté de lire Tine.]
[Note 36 : Marraraba ne veut pas dire en haoussa : « à mi-distance, à moitié chemin », comme l’affirme Barth. La traduction de ce mot en mandé est sirafara, « bifurcation, endroit où le chemin se partage ».]
[Note 37 : Mantiala est connu par les Haoussa sous le nom de Gari Adama, « case d’Adama ».]
[Note 38 : Appelé par les Haoussa : Baki n’goulbi, « bords du fleuve ».]
[Note 39 : Kœlle, Grammaire vei.
Despatch communicating the discovery of a native written character at Bohmar on the western coast of Africa, near Liberia, by Lieut. Forbes R. N., with notes on the Vei language and alphabet by E. Norris Esq., London, 1849.]
[Note 40 : Dans le Gondja, on désigne les Dioumma par le nom de Pantara.]
[Note 41 : J’ai su le nom de mon compatriote par une de ses cartes, que j’ai trouvée entre les mains d’un marchand de Bondoukou.]
[Note 42 : Plus dans le sud, dans le centre des régions aurifères, il existe encore une division plus petite, la moitié du damma : 0 fr. 10 ou 0 fr. 11 ; on pèse cette quantité avec une autre petite graine nommée pouassaba. Quand cette graine fait défaut, on se sert de grains de riz non décortiqués de grosseur moyenne, trois grains étant égaux au damma ; on en coupe une en deux, et un grain de riz et demi constitue alors le pouassaba ou kouassaba.]
[Note 43 : Birindara veut dire « à l’entrée de la brousse ».]
[Note 44 : Diawé partit le soir même de mon arrivée à Panamvi, 25 décembre, arriva à Kong le 29 de bon matin, ayant parcouru une distance de 200 kilomètres à vol d’oiseau en moins de quatre jours.]
[Note 45 : Treich était parti d’Assinie avec 50 hommes, dont 25 miliciens armés ; en arrivant à Bondoukou, il dut renvoyer les miliciens pour cause d’indiscipline ; ils firent retour sous les ordres d’un mulâtre qui avait accompagné Treich. Les 25 autres hommes qui restaient à Treich étaient en lutte ouverte avec lui. A mon arrivée à Kong, il ne pouvait plus se faire obéir, je dus sévir énergiquement, et les mutins et meneurs, au nombre de 15, furent renvoyés sur mon instigation quelques jours après mon arrivée à Kong.]
[Note 46 : Depuis j’ai appris qu’à la suite des bruits alarmants qui avaient couru sur mon compte, le colonel Galliéni, alors commandant supérieur du haut fleuve, et les officiers de Bammako ont employé tous leurs moyens d’information pour savoir la vérité sur mon sort. C’est ainsi que l’on s’était adressé à El-Hadj Mahmadou Lamine, de Ténetou, pour avoir de mes nouvelles. Comme on le voit, son envoyé est arrivé jusqu’à Bobo-Dioulasou.]
[Note 47 : La terminaison krou ou kourou correspond, en lange agni, aux terminaisons sou et dougou des Mandé. L’une et l’autre veulent dire : « village de, habitation de », etc.]
[Note 48 : Attakrou est le premier village de l’Indénié que l’on rencontre en venant de l’Anno.]
[Note 49 : En haoussa, sansanné veut dire « camp », et Mango dans plusieurs langues, notamment en mandé, est le nom sous lequel on désigne Groûmania.]
[Note 50 : Elé veut dire en agni « lieu des pirogues », et so « lieu ».]
[Note 51 : Il ne faut pas en conclure que la navigation est impossible au delà. Les indigènes des villages en amont d’Attakrou ne fabriquent que les pirogues nécessaires pour passer d’une rive à l’autre et pêcher le long des rives ; elles sont trop informes pour servir à de longs trajets : c’est la seule raison pour laquelle le fleuve n’est pas utilisé.]
[Note 52 : Pendant ma descente du Comoë j’ai pu me procurer toute la collection des singes vivant dans la région ; je me promettais de l’offrir au muséum de Paris, mais les uns sont morts en arrivant à Grand-Bassam, les autres à bord, et le dernier, un magnifique tié que j’avais confié à mon ami Dupuy, vétérinaire aux saphis, est mort à Dakar.]
[Note 53 : Personne n’est chrétien dans cette région. Bénié Couamié possédait cette sainte image tout simplement parce que, pour lui, elle personnifiait la femme européenne.]
[Note 54 : J’ai vu un cocotier à Sorobango, près Bondoukou, deux à Aniasué sur le Comoë, et deux au campement d’Aponkrou, près de Bettié.]
[Note 55 : L’Akapless était appelé aussi royaume d’Aka et Atakla.]
[Note 56 : On sait que Costa est l’ancien nom sous lequel on désignait le Comoë ou Akba ou rivière de Grand-Bassam.]
[Note 57 : Amatifou est le chef de Krinjabo qui nous a cédé ses droits en 1842. A cette époque il avait environ trente-cinq ans ; il est mort en 1886 et a eu pour successeur son neveu Aka Simadou.]
[Note 58 : En langue agni on désigne les Européens sous le nom de Borofoé et les peuples de l’intérieur en général sous le nom de Zorofoé.]
[Note 59 : Dans la convention de délimitation franco-anglaise du 10 août 1889, la frontière française part à 1000 mètres à l’ouest d’Afforénou ou Newtown, sur le bord de la mer, suit la rive droite de la lagune Tendo et Éhy, puis la rive droite du Tanoë jusqu’à Nougoua. A partir de ce point, la ligne frontière suivra le 5e degré de latitude en tenant compte des traités passés et en suivant exactement la limite des États à cheval sur le 5e degré.]
[Note 60 : Les noms de plusieurs d’entre ces îles ont été, par suite des reproductions successives, ou changés, ou légèrement tronqués. C’est ainsi que la petite île Leydet se nommait île Jonnon. L’île Audric, située en face de la baie de Dabou, avait été baptisée île Aubry, etc.]
[Note 61 : Piter est un surnom. Ce chef s’appelait, en langue agni, Atékébré. C’est lui qui nous concéda nos droits sur Grand-Bassam. Son successeur se nommait Assama, auquel succéda le chef actuel Blé, d’origine zemma (Apolloniens).]
[Note 62 : La manille est une monnaie qui a cours dans toute la lagune d’Ébrié et dans le Comoë près de son embouchure ; elle n’a pas cours à Assinie. C’est un bracelet en alliage de cuivre et d’étain que l’on fabrique à Manchester et à Nantes ; il a une valeur de 20 à 23 centimes. Quand on achète des produits aux indigènes, on les paye en manilles, qu’ils viennent ensuite échanger contre des marchandises aux factoreries au fur et à mesure qu’ils en ont besoin.]
[Note 63 : Buonfanti a fait une conférence sur son voyage à la Société de géographie royale belge à Bruxelles. Elle est publiée dans son Bulletin de 1884. Accusé d’imposture, Buonfanti n’a jamais pu se disculper de l’accusation lancée contre lui, et n’a jamais pu donner des preuves sérieuses sur la véracité de son récit. Il est mort récemment au Congo.]
[Note 64 : C’est avec intention que je n’ai pris des objets connus des indigènes que dans une aussi faible proportion. Rien ne flatte le noir comme de recevoir un cadeau ou d’acheter un objet ou une étoffe que l’on ne peut se procurer nulle part. Le noir, comme nous du reste, aime les nouveautés, il se laisse séduire par tout ce que son voisin ne pourra peut-être jamais se procurer. Il est heureux de pouvoir dire : « J’ai acheté un objet dont personne ne connaît le nom ».]
[Note 65 : J’avais emporté, en prévision d’une captivité chez un des rois de l’intérieur, des semences des principaux légumes d’Europe, afin de me permettre d’améliorer mon ordinaire.]
[Note 66 : Serki veut dire « chef » en haoussa.]
[Note 67 : Voyez page 386.]
[Note 68 : Les Mandé sont aussi désignés par d’autres peuples sous le nom de Wakoré, Wangara, Sakhersi, Sakhayerski, etc., et surtout par le nom générique de Dioula.]
[Note 69 : C’est à tort qu’on écrit Sousou, Soussou, Sozo ou bien encore Susu ; le vrai nom des habitants du Rio Pongo est Soso (prononcez Soço). (Note du R. P. Raimbault, Catéchisme français-soso. Mission du Rio Pongo, 1885.)]
[Note 70 : Nom par lequel les Haoussa désignent les Mandé.]
[Note 71 : Nous pensons que la dénomination Ghanata ne s’appliquerait pas exclusivement au Baghéna ou Bakhounou actuel ; l’empire était à cheval sur les deux rives du Niger. Dans le Mossi on m’a souvent désigné la région de Douentsa sous le nom de Garnata.]
[Note 72 : Barth et d’autres écrivains, tels que Léon l’Africain (traduction de Jean Temporel), appellent souvent les Wakoré (plus tard Sonninké) du nom d’Assouanek ; il ne faut pas trouver dans ce nom l’étymologie de Sonninké, car ce nom ne leur a été octroyé que plus tard, comme nous le verrons par la suite, mais il faut le traduire par اسّوع نك, c’est-à-dire Assoua-nké, « hommes de l’Assoua ». L’Assoua est encore une province voisine du Fermagha (rive gauche du Niger au sud de Tombouctou).]
[Note 73 : Encore aujourd’hui les Sonninké se désignent par le nom de Séré-khollé, hommes blancs, nom qui, corrompu, est devenu le Sérewoulé, Serécollé ou Sarakollet.]
[Note 74 : Ebn Khaldoun, tome II, page 110, dit au sujet de cette nouvelle famille ; « On rapporte que du côté de l’Orient les Ghana avaient pour voisins les Sousou ou Ceuseu صوصو سوسو »]
[Note 75 : Le sultan de la cour duquel les deux frères s’échappèrent était vraisemblablement, d’après Barth et Rolfs, Mansa Magha Ier. Sonni Ali Kilnou est donc arrivé au pouvoir vers 1335 et 1340 : et la fin de la première dynastie de Za remonte donc à cette même époque.]
[Note 76 : Touré est un nom de famille que l’on retrouve non seulement dans les familles Malinké-Kagoro, mais encore chez les Dioula, et surtout chez les Haoussa. Les Touré et les Sissé sont encore fort nombreux dans les provinces nord du Sokoto, sur les confins du Zamberma ou Zaberma.]
[Note 77 : Sous le règne de Mansa Sliman, en 1359, il existe déjà dans le Ségou un Ouarraba Koy, ce qui veut dire un chef diara ; ouarraba, lion, fauve, étant le synonyme de Diara. A la même époque nous y voyons aussi un Sama Koy, c’est-à-dire un chef sama-nké, c’est-à-dire d’origine bammana.]
[Note 78 : Le parti de Ngolo ou Dabo était composé : 1o de Bambara ; 2o des Ouled-Masouk, tribu noble des Ouled-Embarek ; 3o des Ahel-Semborou, fraction de Foulbé (qui venaient de se fixer dans le Bakhounou) ; 4o d’importantes fractions de Sonninké Diawara.
Le parti de Sagoné était composé : 1o des Rouma, conquérants marocains qui occupaient une partie du pays et s’étaient mariés et fusionnés avec les indigènes ; 2o des Zénagha ; 3o des Ouled-Alousch, la fraction la plus guerrière des Ouled-Embarek ; 4o des Ahel-Massa ou gens de Saro, fraction de Sonninké ; 5o de Mandé-Mali-nké. Voyez Barth, tome V, édition allemande, appendice I, page 511.]
[Note 79 : Docteur Quintin. — Étude ethnographique sur les pays entre Sénégal et Niger. — Société de Géographie de Paris.]
[Note 80 : C’est ce même Daisé Kouroubari qui régnait dans le Kaarta à l’époque du passage de Mungo-Park (1796), et l’on peut voir dans la relation de voyage de Park que ce pays était en guerre avec le Ségou.]
[Note 81 : Mansong régnait à Ségou au premier et au second voyage de Mungo-Park.]
[Note 82 : Cf. docteur Quintin.]
[Note 83 : Massa dans beaucoup de pays mandé veut dire « roi ». A Kong on ne se sert aussi de ce titre pour désigner le souverain.]
[Note 84 : Comme il y a de nombreuses familles portant le nom de Kouroubari, les membres de la famille royale descendant de Sébé Kouroubari font suivre leur nom du titre massa-si (graine de roi, descendant de roi).]
[Note 85 : Nous avons souvent pensé que les Sousou des historiens arabes ne seraient peut-être autre chose que les Sissé. A ce sujet, nous avons demandé à M. René Basset de vouloir bien consulter les textes anciens. Le savant professeur, après examen, a conclu que, les points diacritiques ne faisant pas défaut, il fallait rejeter cette hypothèse.]
[Note 86 : Touré veut dire « éléphant » en sonninké ; leur tenné est l’éléphant comme les Sama-nké chez les Bammana.]
[Note 87 : Caillé en traversant le Mianka dit : « Ce pays est habité par des Mandingues Diaula ou Yola », ce sont les Dioula ; du reste, toutes les régions que je viens d’énumérer sont aussi connues sous le nom générique de Diouladougou.]
[Illustration : Croquis de Waghadougou.]
[Illustration : DENSITÉ DE POPULATION.]
[Illustration : RELIGIONS.]
[Illustration : PEUL ET MANDÉ.]
[Illustration : VOIES COMMERCIALES.]
[Illustration : LIMITES DE CULTURE.]
[Illustration : PROFILS.
1o. De Bammako au Baoulé
2o. De Toula à Sikasso
3o. De Tiola à Dioumanténé]
[Illustration : PROFILS.
4o. De Nafégué à Lokhognilé
5o. De Diarakrou à Dialacoroso
6o. De Gouété à Koroma]
[Illustration : PROFILS.
7o. De Koroma à Diabéré
8o. De Diabéré à Pakhé
9o. De Pakhé à Patenga]
[Illustration : PROFILS.
10o. De Sagoué à Tourmountiou
11o. De Tourmountiou à la Volta Noire
12o. De la Volta Noire à Nasian]
[Illustration : PROFILS.
13o. De Nasian au Camp de Kinguéné
14o. Du Camp de Kinguéné à Zanzanzo
15o. De Zanzanzo à Attakrou]
[Illustration : TATOUAGES No.1.
FAMILLES MOSSI]
[Illustration : TATOUAGES No.2.
FAMILLES GOURONGA — DAFINA — BOBO]
[Illustration : TATOUAGES No.3.
FAMILLES BOBO — HAOUSSA — SOMMO OU SONGHO — MAMPOURGA ET DAGOMBA]
[Illustration : TATOUAGES No.4.
FAMILLES KIPIRGA — FALAFALLA TAGOUANO — MANDÉ ET SAMOKHO — SIÉNÉ-RÉ — ZAZÉRÉ — KOMONO, DOKHOSIÉ, TIÉFO]
[Illustration : CARTE DU HAUT-NIGER AU GOLFE DE GUINÉE PAR LE PAYS DE KONG ET LE MOSSI levée et dressée de 1887 à 1889 par L. G. BINGER, Capne. d’Infrie. de Marine par ordre de m. ETIENNE, Sous-Secretaire d’Etat des Colonies.
Carte des lagunes DE GRAND BASSAM ET D’ASSINIE d’après les travaux du Capitaine BINGER et les travaux hydrographiques les plus récents. 1889
COURS INFÉRIEUR DE LA RIVIÈRE COMOÉ OU AKBA levé à la boussole par le Capitaine G. BINGER 1889
BINGER — DU NIGER AU GOLFE DE GUINÉE.
HACHETTE & Cie.
Gravé par Erhard Fres., 35bis. Rue Denfert-Rochereau, Paris.
Imp. Dufrenoy, 49, rue du Montparnasse, Paris.]