Ginger
Chapitre Un
Je suis une sorte de conseillère conjugale, avec une spécialisation très particulière. Mon expertise reconnue pour accompagner les hommes ou les couples dans la mise en place d’une stratégie de féminisation me fait entrer en contact avec une variété incroyable de tempéraments. Des pulsions de soumission latentes, des désirs de transformation à divers de degrés se cachent parfois au cœur des hommes les plus virils. Même si, comme vous pouvez l’imaginer, la plupart des hommes qui me contactent sont déjà bien conscients de leur ambivalence, car ce n’est pas quelque chose de facile à reconnaitre pour eux. D’autres s’adressent à moi simplement en me voyant comme une intermédiaire, pour les mettre en relation avec des femmes dominantes de façon stable. Parce que le plus difficile dans un couple, voyez-vous, est souvent que la femme puisse accepter de prendre en compte cette nouvelle réalité : celui qu’elle croyait être son mari, un homme fort et viril comme les autres, a maintenant besoin d’autre chose pour être en phase avec ses penchants secrets. Et toutes les femmes ne sont évidemment pas prêtes à un changement aussi radical, même confiné dans le strict périmètre dans leur vie privée ou dans la chambre à coucher.
Mon expérience m’a appris que les hommes seuls (ou qui se prétendent tels) qui s’adressent à moi disparaissent en général avant six mois, sans plus donner signe de vie. Leur explication semble être que j’essaie de les rendre « trop gay » par rapport à leurs attentes. Comme si une telle chose était possible pour eux, pour ces types qui ont le désir d’être soumis et traité comme des femmes objets au plus profond d’eux ! Je suis très bonne juge de caractères, et je peux prédire que ceux qui ne suivent pas mes recommandations finissent par mener une vie de frustration avec leurs penchants refoulés, plutôt que le véritable épanouissement qu’ils pourraient atteindre en acceptant qui ils sont réellement.
Evelyne m’a contactée il y a quelques années, pour parler de son mari. J’ai tout de suite apprécié cette femme franche et directe, qui n’avait apparemment pas peur de ce qu’elle pensait avoir découvert. Au contraire, elle voulait échanger avec une professionnelle expérimentée comme moi pour s’assurer que son mari était bien le fétichiste de la petite culotte qu’elle soupçonnait. Elle avait détecté chez lui, bien avant leur mariage, une excitation prononcée et presque incontrôlable lorsqu’il la voyait ou la touchait alors qu’elle portait des petites culottes. Pourtant, Evelyne savait que ses dessous n’étaient pas, ou pas toujours, particulièrement affriolants ou sexy, mais elle a identifié un schéma assez récurrent quand ils devenaient intimes et couchaient ensemble : son mari était souvent beaucoup plus excité et troublé durant des préliminaires qui incluaient qu’elle reste en petite culotte, que pendant l’acte d’accouplement lui-même.
Dès que leur relation a commencé à être sérieuse, il s’est mis à lui offrir des petites culottes, puis ensuite à lui demander de porter spécifiquement l’une ou l’autre, qu’il préparait parfois pour elle sur la commode. Elle n’avait pas de problème avec ça et portait ce qu’il lui demandait sans y voir autre chose qu’une fantaisie de sa part, jusqu’à ce qu’elle constate, un peu surprise, que son mari arborait une érection monumentale alors que, les deux mains dans le tiroir de ses sous-vêtements, il était en train de choisir la petite culotte qu’il voulait lui voir porter le lendemain. Un soupçon était né chez elle, et à partir de cet instant, les penchants fétichistes de son mari ne faisaient plus guère de doute pour elle.
Elle en a eu la confirmation éloquente quand, un soir au moment de préliminaires assez tranquilles, elle suggéré à celui qui n’était pas encore son mari de venir la pénétrer alors qu’elle portait encore sur elle sa petite culotte. Avec quelques mots murmurés de façon directe, elle a simplement écarté sur le côté le tissu de sa petite culotte d’une main, et de son autre main elle a attiré la verge de son mari en elle. Elle ne l’avait jamais senti aussi raide et dur, ni aussi fébrile, il était haletant au-dessus d’elle de façon affolante, et pour la première fois de leur relation, il a eu ce qui ressemblait à une éjaculation précoce. Il s’en est excusé platement, gêné et embarrassé, mais Evelyne souriait sans lui en vouloir. Elle savait qu’il avait joui aussi fort, sans réussir à se contrôler, à cause de la sensation et de l’idée de sa verge contre la matière douce et soyeuse du sous-vêtement féminin qu’elle portait.
Voilà ce qu’Evelyne m’a raconté concernant son mari, et elle ne serait pas venue me voir pour faire appel à mes conseils si ça s’arrêtait là. Après tout, beaucoup d’hommes trouvent qu’une femme en sous-vêtements est sexy, sans rien qui relève d’un fétichisme de féminisation. Mais elle avait détecté quelque chose de plus dont elle voulait me parler pour avoir mon avis de professionnelle.
Un jour, alors qu’elle était en retard et n’était pour une fois pas d’humeur à attendre que son mari choisisse pour elle une petite culotte, elle s’est énervée durant quelques secondes.
"Bon, si tu veux vraiment que quelqu’un porte ça aujourd’hui, il faudra que ce soit toi !" lui a-t-elle lancé sans vraiment y réfléchir.
Juste après avoir prononcé ces mots, elle a vu son mari se figer pendant une seconde et devenir écarlate. Il bandait déjà, comme toujours quand il manipulait les sous-vêtements en dentelle, et elle avait pu voir le sexe de son mari palpiter plus fort, au point qu’elle avait cru un instant qu’il allait avoir une éjaculation involontaire dans la seconde après qu’elle ait suggéré qu’il porte lui-même le sous-vêtement en dentelle. Elle avait capté la lueur si révélatrice dans les yeux de son mari, et le rougissement profond et incontrôlable qu’il affichait trahissait son secret honteux. Depuis cet instant, elle soupçonnait son mari de fantasmer de porter des petites culottes de femme. Elle m’a confié qu’elle savait ou pensait néanmoins qu’il ne l’avait jamais réellement fait, tout simplement à cause de la différence de gabarit entre eux : son mari ne pourrait jamais rentrer dans une de ses petites culottes sans la réduire en lambeaux.
J’ai été très intéressée par tout ce qu’elle m’a appris, par sa finesse psychologique et son ouverture d’esprit concernant ce qu’elle pensait avoir découvert sur son mari, et aussi, chose assez rare, par le fait qu’Evelyne semblait avoir envie de cultiver et développer ces penchants chez son mari. Certaines femmes venaient en effet me voir pour me demander de réprimer ou supprimer ce qu’elles considéraient comme des déviances. Elles ne tenaient alors que très peu compte de mes avis, et je ne donnais en général pas cher de la durée de vie de leur couple, ou en tout cas de leur épanouissement sexuel commun. Evelyne n’était pas dans ce cas, et a facilement accepté de suivre ma première recommandation, un essai tout simple pour essayer d’amener son mari à se dévoiler, et à lui montrer qu’elle était prête à l’accepter tel qu’il était.
"Bonjour mon chéri" a dit Evelyne en prenant une gorgée de sa tasse de café.
"Bonjour ma chérie" a répondu celui qui ne savait pas encore qu’il allait bientôt devenir Ginger. "C’est quoi cette boîte ?"
"C’est un petit cadeau pour toi" a répondu sa femme. "Mais tu dois me promettre deux choses avant que je te le donne."
Evelyne savait que son mari, curieux compulsif, avait hâte de savoir ce qu’il y avait dans cette petite boite avec son nom dessus.
"Promettre quelque chose ? Pour avoir le droit de l’ouvrir ?" a-t-il demandé, un peu surpris.
"Oui, tu dois promettre quelque chose" a répété Evelyne, en prenant une voix autoritaire et arrogante comme je le lui avais conseillé. "Deux choses pour être précise, non négociables."
"Oh. D’accord" a répondu la future Ginger. "Je promets."
"Tu le jures ?" a insisté Evelyne avec un regard sévère, les sourcils froncés.
"Je le jure" a répondu son mari en montrant un peu d’anxiété.
"Première chose" a dit Evelyne en réprimant son sourire de supériorité, des petits papillons dans l’estomac en constatant que son mari cédait si facilement, "tu dois porter ce que j’ai acheté pour toi aujourd’hui. Tu le mettras juste après ta douche, et tu le garderas jusqu’à ce que je te dise que tu peux l’enlever." Elle a attendu jusqu’à ce qu’elle reçoive un signe de tête en réponse. "Deuxième chose à promettre" a poursuivi Evelyne en s’armant de courage pour garder sa voix ferme alors qu’elle s’aventurait dans un territoire inconnu pour elle, "tu devras le porter à chaque fois que je te le demanderai."
"Je te promets. Les deux choses" a-t-il répondu, sentant sa propre nervosité monter à propos de ce qu’il venait d’accepter. "Je vais le porter aujourd’hui, et quand tu voudras ensuite."
Evelyne avait du mal à contenir son excitation quand elle a poussé le petit paquet cadeau vers son mari. Prenant ce temps, la future Ginger qui s’ignorait encore a ouvert la boîte, sa respiration devenant soudain courte, le visage rouge en découvrant ce qu’elle contenait. Il a sorti une petite culotte de satin rouge avec un volant en dentelle le long de l’ouverture de chaque cuisse et autour de la taille, avec un petit nœud rose délicat au centre. C’était la petite culotte préférée parmi toutes celles qu’il avait offertes à sa femme, et son œil de connaisseur a immédiatement reconnue que celle qu’il tenant en main était plus grande… sûrement sa propre taille à lui !
Evelyne a regardé le visage de son mari brûler à en devenir presque aussi écarlate que la petite culotte qu’il tenait dans ses mains. Comme il était debout devant elle, elle n’avait aucun mal à constater que son mari bandait furieusement, le sexe viril réagissant instinctivement au contact soyeux mais sûrement aussi déjà aux images et aux conséquences des deux promesses qu’il venait de faire. Comme elle l’escomptait, la queue de son mari était devenue dure comme de la pierre en tenant la petite culotte et en comprenant qu’il allait la porter.
"Qu’est-ce que tu en penses ?" a demandé Evelyne, sa voix fêlée par l’émotion.
"Je… je l’adore…" a dit son mari, partagé entre enthousiasme et appréhension.
Evelyne a poussé un profond soupir de soulagement. Jusque-là, elle avait eu des doutes concernant la réaction potentielle de son mari, mais il a été encore plus excité qu’elle ne l’imaginait. Il a pratiquement couru à l’étage pour se doucher sans plus penser à prendre son petit-déjeuner, puis il est redescendu fièrement en portant seulement la petite culotte rouge, qui ne faisait rien pour contenir son excitation érigée. Ce matin-là, avant de partir au travail, Evelyne a eu droit à son propre cadeau en récompense, avec son mari qui a imploré de pouvoir se mettre à genoux devant elle pour la lécher jusqu’à l’orgasme. Evelyne adorait les cunnilingus de son mari, et elle a gloussé d’excitation devant l’enthousiasme de son mari, dont la langue s’est déchainée sur sa chatte pour lui donner un plaisir délicieux. Elle a joui pleinement, ravie de voir que son mari avait accepté son petit cadeau, et qu’il était fermement excité par la petite culotte qu’il portait.
À partir de ce premier pas, nous avons établi un lien de confiance, Evelyn et moi, et la collection de petites culottes de son mari s’est agrandie rapidement, au point de progressivement remplacer la plupart des caleçons et slips qu’il possédait jusque-là. Mon conseil était aussi simple qu’efficace, et avait fait sourire Evelyne devant son petit côté sournois : à chaque fois qu’elle offrait une nouvelle petite culotte à son mari, elle faisait disparaitre un sous-vêtement masculin de la pile. Bientôt, Evelyne s’assurait qu’elle et son mari portaient le plus souvent possible les mêmes petits culottes le même jour, ou au moins des paires assorties, pour créer un lien de connivence féminine entre eux. Alors que son mari devenait parfaitement à l’aise avec ce premier pas vers la féminisation, Evelyne a fini par penser qu’elle voulait en faire plus pour lui, mais elle ne savait pas comment pousser son mari dans cette direction, quel levier utiliser, quel autre petit pas lui faire franchir pour qu’il progresse, mais sans l’affoler.
Nous avons passé beaucoup de temps à échanger par mail, j’avais besoin de comprendre ce qu’Evelyne voulait exactement, mais aussi ce qu’elle pouvait imaginer que son mari voulait. Les limites de chacun doivent être respectées, au moins au début, et si elle voulait repousser celles de son mari, il fallait s’y prendre lentement, avec compréhension et subtilité. Evelyne m’a dit qu’elle ne voulait prévoir aucune limite a priori, et qu’une féminisation totale était l’objectif ultime d’après elle. Elle avait la conviction profonde que c’était ce que son mari voulait aussi, même si pour le moment, elle n’avait rien d’autre que son intuition pour étayer cette affirmation. Elle m’a dit qu’elle avait surpris une fois, au début de leur relation, son mari en train de regarder des images érotiques dont il avait toute une collection. Les images n’étaient pas réellement pornographiques, elles mettaient en scène des actrices X américaines de années 80 à la peau bronzée, avec des seins parfaits pas encore siliconés à l’époque, des femmes qui portaient de la lingerie sexy sur leurs cuisses galbées, et des coiffures permanentées volumineuses. Apparemment, l’une de ses actrices s’appelait Ginger, et Evelyne était persuadée que son mari fantasmait de ressembler à cette femme.
C’est comme ça que nous avons décidé de nous référer à son mari en tant que Ginger, pour qu’Evelyne aussi s’habitue à le féminiser mentalement déjà, pour voir si l’idée lui convenait. Je lui ai ensuite fait comprendre qu’elle ne parviendrait peut-être jamais à faire de son mari une vraie Ginger, à lui faire porter de la lingerie féminine complète et des talons hauts, et qu’il fallait être sûr que c’était ce qu’il voulait aussi. Il faudrait du temps pour découvrir les véritables désirs de chacun. La première étape consistait à faire sortir Ginger de sa zone de confort et à lui faire penser à porter autre chose qu’une simple petite culotte. À l’approche de Noël, j’ai suggéré une nuisette sexy que nous avons choisie ensemble, en satin noir avec une doublure, le revers et les poignets ornés de dentelle rose, quelque chose de très sexy mais aussi très féminin.
Après un bon mois d’échanges de mails, nous avons établi un rythme avec Evelyne. Les éléments que nous considérions comme des étapes mineures prendraient environ deux à trois semaines pour s’installer, pour préparer le terrain pour le changement suivant. Les changements plus importants nécessiteraient six semaines, peut-être plus. Pour le premier de ces changements que nous considérions comme significatifs, nous avons décidé d’utiliser l’intervalle de temps entre Noël et la Saint-Valentin, qui nous semblait idéal pour ça.
"J’espère que ça ne te dérange pas" a dit Evelyne en glissant à son mari le cadeau que nous avions qualifié « d’amorçage ». "Je sais que d’habitude nous n’échangeons pas ce genre de cadeaux à Noël, mais j’ai pensé que ça te ferait plaisir. En tout cas, je sais qu’à moi, ça me ferait plaisir" a-t-elle dit avec ambiguïté.
Son mari a pris la grande boite rectangulaire et légère, ornée d’un gros nœud rouge, et il a regardé le visage de sa femme sans deviner l’appréhension qu’elle ressentait. Il ne pouvait pas savoir que ce cadeau était simplement la première brique d’un plan que sa femme avait échafaudé avec moi (il ignorait même mon existence), avec un objectif précis en tête pour lui, pour qu’il devienne elle. Si tout se passait comme prévu, au Noël prochain, Evelyne aurait à côté d’elle Ginger, à un degré très avancé de féminisation.
"Tu m’offres un cadeau qui te ferait plaisir ?" a-t-il dit en ouvrant la boîte. "Oh, merde… c’est…" a-t-il bredouillé quand ses doigts ont touché timidement la nuisette, "c’est… si beau… et doux…"
"J’espère qu’elle va t’aller !" a dit Evelyne, rayonnante.
Elle connaissant suffisamment les mensurations de son mari, et avait passé assez de temps à chercher dans des boutiques spécialisées, pour savoir que la nuisette lui irait, mais elle utilisait ces mots comme une incitation pour que son mari l’essaye tout de suite. L’astuce a fonctionné et il s’est levé de sa chaise, laissant tomber son peignoir bleu en éponge et dépliant le long négligé féminin. "Elle est incroyable !"
Evelyne l’a aidé a glissé ses bras dans la nuisete, en s’assurant qu’elle analysait correctement la réponse de son mari. Il n’y avait aucune résistance dans les gestes de son époux, et elle pouvait voir l’excitation phallique grandir dans le bikini en satin noir qu’il portait ce matin-là. En tirant sur la ceinture pour la nouer à la taille, il s’est lentement retourné dans sa nuisette de femme, attendant les mots de son épouse.
"Oh, ça te va à merveille !" a jubilé Evelyne en laissant éclater son enthousiasme sincère. "Parfaitement assorti avec ton petit bas !"
Ses mots étaient calculés, elle a délibérément fait attention à ne pas faire référence à une petite culotte pour ne pas brûler les étapes de la féminisation. Les mots devaient accompagner le changement, sans trop le précéder. La veille, elle s’était également assurée que la petite culotte serait noire avec un petit nœud rose, pour qu’elle soit parfaitement assortie à la nuisette.
"C’est… très rose, non ?" a soudain hésité un peu son mari.
Evelyne s’était préparée à cette objection avec mon aide. Ginger, ma chérie, le rose va bientôt devenir ta couleur préférée. "Non, pas tant que ça" a répondu calmement Evelyne. "Je me suis dit que c’était une couleur qui va avec tout, c’est assez passe-partout" a-t-elle affirmé sans ciller. Puis elle a avancé un petit pas de plus, pour aider le piège à se refermer. "Est-ce que ça te plait autant qu’à moi ?" a-t-elle demandé d’une voix soudain plus timide, comme si elle remettait en question sa décision. "Tu ne penses pas que c’est trop, n’est-ce pas ? Je veux dire…" a-t-elle fait en baissant les yeux, essayant d’avoir l’air embarrassée. "Je peux la rendre, si tu ne l’aimes pas."
"Oh non, non, surtout pas… Je l’adore ! Elle est parfaite" s’est-il empressé de dire, se déplaçant vers la chaise d’Evelyne pour s’agenouiller devant elle. "Je vais la porter tous les soirs et tous les matins !"
"Ça me fait tellement plaisir ! Je suis si heureuse si ça te fait plaisir aussi !" a dit Evelyne en jetant ses bras autour de son mari.
Elle lui a juste fait un petit baiser curieusement chaste sur les lèvres, tout en utilisant le plat de son pied pour venir caresser la verge si dure prisonnière dans la petite culotte en soie. Elle pouvait sentir le phallus raide, le gland sirupeux de liquide pré-éjaculatoire, mais elle ne lui a pas donné davantage que cette caresse un peu grossière avec son pied, avant d’écarter doucement ses cuisses. C’était ce que nous avions convenu, elle et moi : ne pas trop parler, faire comme si tout était tellement naturel qu’il n’y avait pas besoin de l’exprimer. À chaque étape, qu’elle soit grande ou petite, Evelyne devait non seulement affirmer son bonheur et sa satisfaction, mais aussi le renforcer en caressant un peu son mari pour s’assurer qu’il était excité. Ensuite, elle lui faisait comprendre qu’elle attendait qu’il la serve. Simplement, sans discussion, pour établir et inculquer inconsciemment à la future Ginger que sa place était celle de la soumission, et que faire plaisir à Evelyne était une récompense suffisante, beaucoup plus importante que le soulagement de ses propres besoins. Elle a joui délicieusement sous la langue de son mari ce matin-là, un doux cunnilingus comme remerciement pour le cadeau inattendu, ignorant ensuite avec un simple sourire l’érection douloureusement turgescente de celui-ci quand il s’est relevé.
Le couple a passé le réveillon du Nouvel An à la maison. Le mari était vêtu de son peignoir préféré et d’un string très sexy qui était destiné aux occasions spéciales. Après un peu de vin et une soirée intime, il s’est endormi pour la première fois avec sa nuisette. Evelyne a réussi à faire en sorte que ça se reproduise encore les nuits suivantes, ce qui était à chaque fois un petit pas de plus pour préparer l’étape cruciale prévue pour la Saint-Valentin.
***
"Mon chéri…" a commencé Evelyne avant de faire une pause, jouant l’incertitude. "Oh non, je ne sais pas si je dois…"
"Qu’est-ce qu’il y a, Evelyne ?"
"J’ai acheté ça sur un coup de tête, je ne sais pas ce qui m’a pris…" a dit Evelyne, exagérant son rôle en se mordant la lèvre inférieure. "Quand je l’ai vue dans le magasin, ça me semblait tellement parfait, mais maintenant je ne suis plus aussi sûre."
"Mais de quoi tu parles ?"
"Tu me promets de ne pas te fâcher ?" a dit Evelyne, la panique dans sa voix en partie réelle. "Et tu dois me dire si ça ne te plait pas, ok ?" Elle s’est agrippée au cadeau qu’elle tenait encore alors que son mari tendait la main pour le prendre. "Je ne sais pas… je n’aurais pas dû…"
"Laisse-moi le voir, ok ?" a-t-il plaidé. "Je dois le voir pour te donner mon avis, non ?"
"Ok…" a accordé Evelyne, en pleine incertitude.
Elle a retenu son souffle en le regardant ouvrir la boîte. C’était un pas de géant, et elle a immédiatement regretté d’être allée à l’encontre de mes conseils. Je lui avais pourtant dit que vouloir aller trop vite pouvait faire échouer tous ses plans, et qu’à vouloir forcer l’allure, elle risquait surtout des retours en arrière, et que dans un domaine aussi intime et personnel, tous les acquis pouvaient être fragilisés par une seule erreur. Elle était un peu étourdie alors que son mari enlevait le couvercle de la boîte, elle a pris une profonde inspiration pour essayer désespérément de retrouver son calme et être prête à sauver la situation en cas de catastrophe.
"Alors, c’est trop, hein ?" a finalement lâché Evelyne. "C’est juste que… tu t’es endormi dans ta nuisette tellement de fois…" a-t-elle dit en déglutissant. "Et tu sembles toujours passer une si bonne nuit… être plus heureux le matin après avoir dormi dedans… je me suis dit que peut-être…"
Il a déballé une longue chemise de nuit en satin bleu pâle avec des bretelles spaghetti et une bande de dentelle qui commençait juste sous le bras, endroit où elle aurait dû souligner une fine poitrine de femme (vous n’imaginez pas la difficulté à trouver des sous-vêtements en grande taille pour des seins bonnets A), qui coupait à travers son ventre et se terminait à sa hanche gauche où elle rencontrait une autre dentelle exquise.
Evelyne était soudain très consciente de l’aspect ultra féminin et sexy de ce choix, alors que je lui avais recommandé d’avancer de façon beaucoup plus progressive avec une nuisette plus discrète, et d’attendre la Saint-Valentin pour tenter quelque chose d’aussi osé et sexy. Mais dès qu’Evelyne avait vu cette chemise de nuit, elle avait dû l’acheter. Maintenant, elle était confrontée à un mur de silence estomaqué de la part de son mari. Avait-elle été trop loin ? La Ginger dont elle voulait accélérer l’éclosion allait-elle se refermer sur pied, et les caleçons de son mari refaire leur apparition alors qu’elle pensé avoir réussi à les faire disparaitre presque définitivement ?
"Je suis désolée… je n’aurais pas dû… je vais la rendre…" a dit Evelyne, la voix brisée alors qu’elle tendait la main vers la chemise de nuit.
"Non. Attends une seconde…" a dit son mari. Elle pouvait le voir hésiter, en proie à une lutte interne qui le plongeait dans la confusion. "Si déjà tu l’as achetée… et que tu as pensé que ce serait pour moi… je pense que je devrais au moins l’essayer, non ?" a-t-il réfléchi à haute voix.
"Vraiment ? Tu ferais ça pour moi ? Ça me ferait tellement plaisir… !" a dit Evelyne en retrouvant soudain espoir, et en insistant sur les ressorts que nous avions décidé de mettre en place depuis le début.
Comme elle s’y attendait, la chemise de nuit était serrée au niveau du torse et jusqu’aux hanches, où la fente dans le tissu lui donnait ensuite un aspect plus fluide. Comme elle l’avait fait auparavant, elle s’était assurée que la culotte du jour était assortie à la couleur de cette chemise de nuit aux épaules presque dénudées. Dans sa petite culotte en dentelle blanche, son époux ne pouvait rien faire pour cacher son excitation croissante, qui a dû ajuster deux fois son pénis cisaillé par l’élastique. Il avait manifestement mordu à l’hameçon ! Sous les encouragements, les compliments et les félicitations d’Evelyne, il a conservé cette nouvelle chemise de nuit, dormant avec pour les cinq nuits suivantes. Quand Evelyne a mentionné qu’elle avait besoin d’être lavée, il a instinctivement demandé s’il pouvait en avoir une ou plusieurs autres, une remarque qui l’a comblée.
Autour d’un verre de vin, Evelyne et la future Ginger ont consulté des boutiques de vêtements de nuit en ligne. À la suggestion d’Evelyne, ils ont également ajouté une robe de chambre courte qui n’avait pas la doublure en coton brossé, afin qu’il puisse la porter pendant les mois plus chauds. Au fur et à mesure que la garde-robe féminine de Ginger s’étoffait, Evelyne prenait soin de faire disparaitre quelques vêtements masculins pour conserver un volume constant de vêtements, et remplacer progressivement ceux qu’elle ne voulait plus qu’il mette.
Une fois cette étape franchie, nous avons jugé sage d’attendre plusieurs semaines pour laisser la nouvelle normalité s’installer et prendre place dans l’esprit de son mari. Je m’assurais avec Evelyne que son mari mettait bien ses sous-vêtements féminins tous les jours, y compris ses nuisettes matin et soir. Il fallait surveiller aussi son niveau d’excitation, qui donnerait le signal qu’il était prêt à passer à la nouvelle phase : tant qu’il bandait encore facilement juste en enfilant ces sous-vêtements, il n’avait pas encore totalement assimilé cette étape, et je devais modérer l’impatience d’Evelyne.
De simples suggestions ont ensuite permis de poursuivre les progrès, mais très lentement, sachant que le risque d’aller trop vite était toujours présent. Evelyne a multiplié les déclarations plus ou moins explicites ou tendancieuses, parlant du fait que les petites culottes étaient vraiment plus douces et sexy sur une peau intégralement épilée, lâchant de petits commentaires désagréables quand elle passait sa main dans les poils pubiens de la queue de son mari les rares fois où elle le branlait autrement qu’avec son pied. Quand il la léchait, ce qui arrivait presque quotidiennement, elle mentionnait toujours la douceur de sa chatte épilée, demandant à son mari s’il trouvait que son intimité était lisse sous sa langue, et lui faisant comprendre, à mots plus ou moins couverts, qu’elle aussi préférerait sucer un sexe épilé chez lui. Elle a fait disparaitre les rasoirs de son mari, et quand il en a eu besoin, elle a joué la surprise, lui indiquant d’utiliser les siens, ceux roses pour les femmes, en lui donnant aussi sa crème à raser, vantant la meilleure hydratation en oubliant de mentionner qu’elle était parfumée à la lavande.
Au cours de l’été, elle a convaincu son mari de se raser les poils pubiens et le torse, lui faisant utiliser sa crème hydratante parfumée, après quoi il enfilait une nuisette peu après le dîner chaque soir. Elle le voyait sourire et avoir de douces érections, très réactif aux contacts soyeux sur sa peau lisse. Sous mes instructions, nous avons aussi décidé qu’Evelyne devait contrôler et limiter les éjaculations de son mari à deux par mois, et elle tenait un calendrier pour ça, variant les jours où elle lui accordait un soulagement pour qu’il ne puisse pas se rendre compte qu’elle les programmait sciemment en respectant un intervalle minimum de douze à seize jours. En parallèle, j’avais aussi insisté pour qu’elle se fasse lécher jusqu’à l’orgasme tous les soirs par son mari, instituant un rituel de sexe oral non réciproque au terme duquel il sortait frustré et excité, les saveurs des jus de sa femme plein le visage quand il s’endormait sur son érection non soulagée. Evelyne ne se faisait pas prier pour ça, la langue de son mari devenant plus talentueuse à force de pratique. Suivant mes conseils, elle lui suggérait aussi fortement de lui donner un deuxième cunnilingus hors de la chambre assez régulièrement, par exemple dans le fauteuil du salon pendant qu’elle regardait à la télévision des émissions de mode et de relooking en fond sonore.
Devant mon insistance à rester prudente malgré les progrès et la bonne volonté de son mari, Evelyne a laissé les choses se stabiliser dans cet état pendant les mois de juillet, août et septembre. Elle n’avait cependant pas perdu de vue son objectif, qui était de créer une Ginger parfaite jusqu’au bout des ongles, une petite servante féminisée à talons hauts et à perruque, mais je lui ai répété qu’elle devait être patiente pour y parvenir sans effrayer son mari. Ni elle ni moi n’avions une idée précise des véritables limites de celui-ci, et nous avons décidé de franchir une nouvelle étape.
Nous avons établi un plan pour Octobre et j’ai trouvé un bar qui organisait une fête d’Halloween qui, d’après les photos des événements précédents, était assez tapageuse avec des tenues plutôt extravagantes. L’idée était de le convaincre que leur déguisement serait d’être habillé presque exactement de la même façon, et en portant une tenue presque exclusivement composée de lingerie féminine. Avant de montrer les nouveaux articles à son mari, elle et moi avions discuté de ses réactions possibles et de la meilleure façon d’apaiser ses craintes. À première vue, l’idée de porter de la lingerie assortie à celle de sa femme était une excellente idée, mais le fait qu’il la porte dans un endroit public pouvait être très effrayante. Au cours de nos nombreuses discussions au sujet de son mari, nous avions aussi convenu qu’il était temps pour Evelyne de commencer à se référer à son mari au féminin, par petites touches, comme s’il s’agissait de petites erreurs sans conséquence mais naturelles.
Quand son mari est venu la rejoindre, les bras en croix, écarlate et incapable de la regarder dans les yeux, Evelyne a pourtant été très satisfaite : il avait enfilé la tenue qu’elle avait préparé pour lui, ce qui était déjà une sacrée victoire en soi. Bien sûr, ce n’était que l’essayage préliminaire de leurs tenues, et il lui restait encore maintenant à le convaincre d’accepter de sortir en public avec elle dans cette tenue le jour d’Halloween, mais elle avait un plan pour ça aussi.
"Je ne pourrai jamais porter ça, Evelyne…" a-t-il dit, la voix suppliante, sa simple présence démentant ce qu’il venait d’affirmer.
"Oh mon Dieu !" s’est écriée Evelyne avec un enthousiasme exubérant, "tu es tellement sexy comme ça !"
"Oh… merci" a-t-il dit, encore plus embarrassé. "Mais c’est trop… trop court… trop sexy pour être porté comme ça…"
"Oh relax" a dit Evelyne en réprimandant son mari d’une voix autoritaire, parce que nous avions décidé que ce serait sûrement l’approche la plus efficace. "Arrête de geindre, ce n’est qu’une partie de ta tenue. Dis-moi plutôt ce que tu penses de la mienne. Ça me va ?"
Evelyne a glissé hors de son peignoir et a fait un pas autour du lit pour se montrer de face à son mari déjà excité un peu malgré lui par sa propre tenue si osée. Elle portait un bustier noir en cuir et en résille, qui ne faisait pas grand-chose pour contenir son ample poitrine poussée en un décolleté affriolant et vertigineux, un bikini noir taille basse très échancré et qui moulait son sexe lisse en un abricot parfaitement fendu en deux, des bas noirs en résille et une paire de talons hauts noirs et vernis de plus de dix centimètres de haut.
"Putain de merde…" a répondu son mari, bouche bée.
Avec un sourire de satisfaction, Evelyne a noté qu’il bandait à son maximum, ce qui était toujours une bonne indication qu’elle reprenait le contrôle. Elle s’est retournée lentement pour lui montrer son dos, jetant un regard séducteur par-dessus son épaule à son mari tout en cambrant le dos, ses mains sur ses genoux faisant ressortir ses fesses presque nues à part pour la ficelle du string avalée par son sillon fessier.
"Les coutures de mes bas sont-elles droites, bébé ?" a dit Evelyne en regardant les yeux de son mari qui la dévorait du regard. "Ma chérie !" a répété Evelyne en essayant de prendre un ton sévère, mais sans pouvoir réprimer son sourire en voyant la bouche ouverte de son mari. "Bébé !"
"Quoi ?" a-t-il sursauté, comme s’il sortait d’une transe.
"Est-ce que mes coutures sont droites, idiot ?"
"Oh, oui, oui elles le sont" a-t-il dit, les yeux fascinés par les jambes galbées d’Evelyne et ses mollets élancés par les talons hauts. "Mais… tu ne t’attends pas à ce que je porte des talons comme ça, n’est-ce pas ? Je vais… tomber et me casser les chevilles."
"Mais non, ne t’inquiète pas, mon cœur" a rassuré Evelyne. Elle s’est redressée et est passée lentement devant lui, laissant sa main effleurer longuement l’entrejambe palpitant de son mari. "J’ai pensé à quelque chose pour toi. Laisse-moi une seconde…"
Evelyne s’est penchée vers l’avant en ouvrant son placard, se cambrant à nouveau en deux et offrant à son mari une vue imprenable sur sa croupe, se balançant d’avant en arrière en faisant semblant de ne pas trouver ce qu’elle cherchait, alors qu’elle avait déjà la main dessus. Debout derrière elle, bouche bée, son mari a ajusté le devant de sa culotte pour la quatrième ou cinquième fois tout en regardant les bas résille et le bikini disparaître entre les fesses de sa femme. Elle avait toujours eu de belles jambes et des fesses sexy, mais la combinaison des talons, des bas et de la petite culotte envoyait des frissons électriques à l’entrejambe de son mari. Il y a quelques mois de ça, il aurait peut-être osé attraper Evelyne pour la coucher sur le lit et la besogner immédiatement, comme un homme animé de pulsions raisonnablement viriles l’aurait fait sans hésiter. Mais depuis plusieurs semaines maintenant, sa femme dirigeait d’une poigne de fer toutes les choses qui tournaient autour du sexe entre eux, et il avait la troublante certitude qu’il n’avait plus le droit de céder à de telles pulsions masculines.
"Ha, les voilà !" a dit Evelyne en ressortant lentement du placard en gardant ses fesses pointées vers lui. "Assieds-toi sur le lit, bébé."
Evelyne n’a pu s’empêcher de sourire en voyant à quel point son mari était gêné par la raideur de son érection, son souffle court trahissant son excitation, obligé d’ajuster l’élastique de son string pour faire de la place à sa queue bandée. Elle avait choisi pour lui un modèle un peu plus serré et échancré que d’habitude, et son pauvre petit mari était en galère pour garder son membre couvert de tissu, ses deux grosses boules douloureusement comprimées. Par le haut, tout le gland en entier dépassait au-dessus de l’élastique en dentelle et du petit nœud rose, le sommet du chibre luisant d’une belle couche séminale qui suintait par la fente du méat.
"On dirait que tu es bien excité, bébé" a remarqué Evelyne en posant la boîte à chaussures à côté de lui sur le lit.
"Oui… oui. Je veux dire, mon Dieu, Evelyne, tu t’es vue dans cette tenue ? Mmhh…" a-t-il haleté alors qu’elle passait la pulpe de son index sur son gland.
Il a regardé, encore plus hébété, le fin doigt manucuré passer sur le tissu malléable et spongieux au sommet de son pénis raide, récoltant une grosse couche de liquide pré-éjaculatoire translucide et collant.
"Ma tenue ? Je suis sûre que tu bandais déjà en sortant de la salle de bain juste à cause de la tienne" a dit Evelyne.
En le regardant dans les yeux, elle a avancé son doigt recouvert de sécrétions phalliques dans la bouche de son mari en le lui posant sur la langue, s’essuyant tranquillement dessus. Avant qu’il ne puisse répondre à sa remarque ou réagir à l’insertion de ce doigt, Evelyne s’est penchée en avant et a attrapé l’arrière de la tête de son mari, lui enfonçant sa langue dans la bouche. Après le choc initial d’une seconde, ils ont échangé un baiser profond, sensuel et intime jusqu’à ce qu’Evelyne le relâche.
"Je parie que tu t’es toujours demandé quel goût avait ta belle petite queue, n’est-ce pas ?" a susurré Evelyne. Elle a vu qu’il rougissait soudainement encore plus, devenant écarlate. "Quoi ? Ce n’est pas la première fois que tu y goûtes ? Oh, dis-moi tout, bébé !" a bondi Evelyne sans hésiter. Comme il ne répondait pas, elle s’est mise debout, les deux mains sur les hanches avec une posture naturellement autoritaire et dominante, le regardant sévèrement de haut. "Allez ! Avoue tout, bébé !"
"Ok…" a-t-il dit, les yeux baissés sur ses bas en résille, incapable d’établir le contact visuel avec sa femme mais voyant son érection juteuse à la place. "Je… je me suis goûté quelques fois… après m’être branlé."
"Eh bien, c’est très vilain" a dit Evelyne en se moquant de lui. "Tu ne t’es pas branlé récemment, au moins ?"
"Oh ! Non, non…" a-t-il dit, un peu moins convaincant. "Pas depuis deux semaines, je pense."
"Vraiment ?" L’esprit d’Evelyne tournait autour des idées que nous avions partagées, elle et mois, quelques semaines auparavant, concernant la nécessaire prise de contrôle sur toutes les éjaculations de son mari. "Il faudra qu’on reparle de ça une autre fois" a-t-elle finalement dit en balayant la transgression puis en revenant aux chaussures qu’elle avait choisies pour lui. "Mais d’abord, je veux vraiment te voir porter ça !"
Evelyne a sorti une paire de chaussures plates noires vernies avec un nœud sur chaque pied. La semelle était en caoutchouc, afin que son mari ne glisse pas. En lui donnant une chaussure à la fois, il les a rapidement enfilées, et elle l’a fait se lever et se promener avec. Les chaussures plates ne sont pas très différentes des chaussures de ville masculines traditionnelles, il n’avait donc aucun problème pour marcher. En regardant son mari adopter instinctivement une démarche aussi féminine que possible, Evelyne a senti un nouveau niveau d’excitation parcourir son corps. Le string qu’elle portait était trempé, son excitation aurait pu être visible si elle n’avait pas opportunément choisi une couleur noire.
"Je te jure, bébé" a dit Evelyne d’une voix sulfureuse, serrant ses jambes et sentant son humidité couler le long de ses cuisses, "ta tenue m’excite vraiment beaucoup… j’ai besoin que tu me lèches la chatte tout de suite… !" Tendant la main et attrapant la queue dure de son mari et future Ginger, Evelyne l’a conduit jusqu’au lit, avant de le retourner et de le pousser sur le dos sur le lit. "Bras en l’air !" a-t-elle dit avant de lui grimper dessus, avançant jusqu’à ce qu’elle soit à califourchon sur son visage. "Je ne veux pas que tu te touches quand je ne peux pas te voir" a-t-elle justifié.
Sans un mot de plus, elle a tiré sa petite culotte sur le côté avant d’étouffer son mari avec sa fente trempée. Elle a littéralement frotté sa chatte contre la bouche de son époux en ondulant des hanches de façon lascive, miaulant de plaisir sous les coups de langue de son mari docile. En quelques courtes minutes de ce traitement un peu humiliant pour lui, elle a senti un orgasme intense monter en elle, lui chevauchant encore plus durement la langue et le visage.
"Ouii… ouiii… encore… encore…" a-t-elle feulé, "lèche-moi, bon sang, lèche… ! Pousse ta langue dans ma chatte, bon Dieu… ouiii… ouiii… ouiiii !!"
Elle a agrippé les cheveux de son mari à deux mains, baissant les yeux pour le voir hébété et submergé de désir alors qu’elle laissait s’exprimer davantage son côté dominant. Se sentant impuissant et excité, il a fait de son mieux pour ne pas s’étouffer dans la mouille fluide qui coulait de la chatte de sa femme qui l’empêchait presque de respirer pour qu’il l’amène à un plaisir brutal.
"Oh putain ouiiii !! OUIIII !!" a crié Evelyne quand la jouissance l’a transpercée. "OUIIII !"
Elle n’avait jamais été du genre à crier aussi fort ou à être vulgaire au lit, et son déchaînement soudain a choqué et excité son mari qui a senti sa verge dure tressaillir encore plus, prête à exploser. Si Evelyne n’avait pas pensé à lui coincer les bras dans cette position qui le rendait si impuissant et soumis, il était sûr qu’il serait en train de se branler avec fureur, et qu’il aurait déjà joui aussi.
"Oh putain de merde…" a fait la voix haletante d’Evelyne, traduisant le plaisir intense qu’elle avait pris, se laissant tomber en avant vers la tête du lit. "Putain c’était incroyable…"
Evelyne a attrapé son téléphone sur la table de chevet et il lui a fallu se concentrer pour l’installer dans un support et passer en mode caméra pour filmer la partie basse du lit. Une fois en place, elle a roulé vers le haut, s’appuyant sur plusieurs oreillers, laissant ses jambes ouvertes de façon obscène.
"Tu es excité, bébé ?" a-t-elle demandé en sentant son corps encore frissonnant de son orgasme si jouissif.
"Oh oui, et comment !" a répondu son mari avec une point de désespoir urgent dans la voix.
"Assieds-toi au bout du lit, en face de moi" a demandé sa femme, "je veux regarder."
"Regarder quoi ?" a répondu son mari, un regard de panique lui envahissant le visage. L’idée de se masturber pendant que sa femme le regardait n’était pas quelque chose qu’il avait déjà envisagé auparavant. "Tu n’es pas sérieuse…"
"Je suis très sérieuse" a-t-elle répondu avec sévérité. "Je ne vais pas seulement regarder, d’ailleurs, je vais aussi te donner des ordres pendant que tu le fais."
"Des ordres ?"
"Quand je te dis d’arrêter" a dit Evelyne en lui écartant légèrement les genoux, "tu t’arrêtes" a-t-elle dit en lui serrant les jambes l’une contre l’autre. "Si tu ne le fais pas, je serai très triste."
"Je n’arrive pas à croire que tu veuilles me regarder…"
"Et pourtant, c’est ce que je veux" a-t-elle répondu en lui écartant de nouveau les genoux. "Maintenant commence doucement, je ne veux pas que tu finisses trop vite." Les yeux de Evelyne se sont fixés sur son mari en lingerie tandis que la main de ce dernier commençait à s’activer, ses doigts noués sur sa queue dure comme de la pierre. Elle savait que ce ne serait pas long, mais elle avait besoin que ça dure, elle avait des projets et des choses à renforcer en profitant de ce moment où il était tellement excité, et donc forcément docile et très influençable. De plus, elle l’enregistrait sur son téléphone et ne voulait pas que ce soit tellement court qu’elle ne puisse pas vraiment en profiter ensuite. En face de lui, elle le regardait, s’excitant de le voir dans sa tenue ultra féminine et sexy, sa poitrine trop plate recouverte de cuir et de résille.
"Ok" a-t-elle dit sévèrement, "arrête-toi là !" Son mari gémi, ne voulant pas attendre et ayant désespérément besoin de jouir. "J’ai oublié quelque chose."
Elle a fait glisser son string le long de ses jambes, se positionnant de façon à pouvoir regarder l’écran du téléphone tout en pointant sa chatte et sa croupe vers son mari. Elle était satisfaite de ce qu’elle voyait, son mari était positionné parfaitement en face de la caméra pour une exposition complète sur le petit écran. "Deux autres petites surprises pour toi, en fait. Je pense que tu vas vraiment aimer ça !".
Evelyne a appuyé sa poitrine à l’arrière de la tête de son mari tout en laissant sa main gauche glisser sur son torse, venant chercher ses petits seins pour l’exciter. En même temps, elle a saisi une bouteille de lubrifiant pour en verser sur la queue déjà luisante de liquide séminal qui sortait de la petite culotte de son homme. "Branle-toi doucement et gentiment… tu n’as le droit d’utiliser que deux doigts, pas plus… oui, comme ça…" a-t-elle dit quand il a obéi avec un gémissement de frustration, n’utilisant que son pouce et son index autour de son membre nécessiteux. "Seulement deux doigts, pas plus !" a-t-elle répété, "je vais chercher ton autre surprise."
"Mmmhh… vite…" a murmuré son mari d’une voix désespérée.
"Quoi, c’est amusant, non ?" a demandé Evelyne, souriant quand il a hoché rapidement la tête.
L’obliger à se branler avec seulement deux doigts était une idée que j’avais suggérée à Evelyne, une introduction au long cours pour que, quand son mari deviendrait Ginger, il ne pense plus à sa queue autrement que comme un clitoris, un sexe qui n’avait pas besoin de longs coups de poignets virils pour jouir, mais qui devait apprendre à se contenter de caresses limitées.
"Voilà qui va rendre ta tenue encore meilleure !" a dit Evelyne en revenant derrière son mari. Evelyne a glissé un faux sein, sous forme de petites boules profilés de silicone, dans chacun des bonnets du bustier, lui donnant des rondeurs délicieuses. "Tu es tellement plus sexy avec des seins !"
"Quoi… !?" a fait son mari, pétrifié. Elle pouvait sentir la panique dans sa voix, toute l’attention de son mari était passé de son besoin de se soulager à l’apparition soudaine de petits seins ronds sur son torse. "Des… des seins… ?"
Agissant rapidement, Evelyne s’est précipitée sur le lit, face à son mari et écartant ses cuisses devant lui. Il n’a pas fallu longtemps pour que la chatte de sa femme lui brouille un peu plus l’esprit.
"Je trouve que tu es tellement sexy comme ça" a roucoulé Evelyne tandis que ses doigts se déplaçaient adroitement sur son clitoris. "Regarde comme tu me fais mouiller… caresse-toi lentement comme moi, bébé… oui, oui, deux doigts, oui…"
Hypnotisé par ce qu’Evelyne faisait devant lui, il a suivi ses instructions avec obéissance, commençant et arrêtant chaque fois qu’elle le lui demandait, avec des petits miaulements explicites tout en acceptant de se soumettre à chaque interruption qui le rendait fou. Il n’a même pas hésité à l’imiter quand elle s’est caressé un sein, et elle pouvait voir combien les deux seuls doigts qu’il avait le droit d’utiliser étaient trempés d’huile pré-éjaculatoire toujours plus gluante.
"Tu te sens sexy, bébé ?" a demandé la voix sensuelle d’Evelyne alors qu’elle sentait son propre orgasme approcher.
"Oui, oui…" a-t-il répondu avec enthousiasme. "Je peux jouir maintenant ? S’il te plaît !"
"Dis-moi à quel point tu aimes ta tenue" a gémi Evelyne, "dis-moi que tu te sens belle et sexy, ma chérie, et tu pourras jouir en même temps que moi, bébé."
"Ouiii…" a-t-elle gémi, "je me sens sexy… sexy… tellement… tellement féminine…"
Tout en se crispant, il a regardé avec étonnement sa femme jouir en l’entendant prononcer ce mot. "MMMHH ! Ouiii… Oh mon Dieu ! Je jouiiiis !" a-t-elle feulé.
Il a craqué une seconde après, son pieu érigé se mettant à éjaculer comme une fontaine d’une éruption presque phénoménale de sperme, sa semence s’envolant dans les airs en longues giclées qui lui sont retombées dessus, revenant sur son torse et ses jambes alors que tous les muscles de son corps se contractaient. Evelyne savait, grâce à ses conversations avec moi, qu’elle devait capitaliser avant que la culpabilité ne s’installe. La plupart des apprentis en féminisation ressentaient une honte profonde de ce qu’ils avaient fait, tout de suite après l’éjaculation et l’assouvissement de leurs pulsions. Ils n’avaient alors qu’une hâte, c’était de se changer et de se débarrasser de leurs vêtements de fille pour redevenir l’homme qu’ils pensaient encore devoir être.
Evelyne ne laisserait pas à son mari la possibilité de passer par là. Sans attendre, elle est venue vers lui, ramassant avec son index trempé de mouille un gros amas visqueux de sperme blanc sur l’épaule de son mari, avant de lui plonger son doigt dans la bouche, le nourrissant de son sperme. Choqué, il a essayé de se retirer, mais Evelyne a rapidement retiré son doigt et l’a embrassé profondément. Avant qu’il ne puisse songer à demander la permission d’enlever sa lingerie, Evelyne l’a ramené entre ses cuisses et lui a ordonné de la lécher jusqu’à un nouvel orgasme. La culpabilité de son premier pas vers la féminisation n’a jamais eu le temps de s’installer, au moins pour l’instant.
***
Au matin, il s’est réveillé en portant toujours sa lingerie. Se glissant silencieusement hors du lit, il est passé à la salle de bain, sentant une douleur lancinante dans son entrejambe à cause de son érection matinale cisaillée de toute part par les élastiques du string. Il a souri pour lui-même : après avoir éjaculé si fort la nuit dernière sous les ordres de sa femme, il avait supposé qu’il n’aurait plus la force d’avoir encore de quoi faire durcir sa queue, mais apparemment ce n’était pas le cas. Avant d’avoir eu son café, il était toujours plus ou moins en pilote automatique et a attrapé une robe de nuit courte couleur pêche avant de se diriger vers la cuisine. Il a souri de nouveau en remarquant qu’un de ses faux seins était toujours en place dans son bustier. Pendant un moment, il s’est demandé s’il devait l’enlever ou non, décidant de le laisser pour l’instant. Alors qu’il attendait que le café termine de couler, il a entendu sa femme s’approcher derrière lui. Evelyne l’a entouré de ses bras par derrière, son bras entourant la taille de son mari tandis que son autre main se glissait dans la robe de chambre de celui-ci, remettant dans le bustier le sein manquant.
"Oups… c’était vraiment chaud, hier soir" a-t-il dit en se tournant pour tendre un café à Evelyne, "je ne sais pas ce qui nous a pris !"
Quelque peu déçu, il a remarqué qu’Evelyne portait un sweat-shirt trop grand et un short de course au lieu de la lingerie dans laquelle elle s’était endormie. D’un coup, il s’est senti stupide et en décalage. Sa femme lui a caressé l’entrejambe, le faisant durcir dans sa petite culotte tout en l’embrassant profondément, ce qui a un peu compensé son sentiment de malaise.
"Hé, bébé" a dit Evelyne avec un sourire en coin, "tu ne veux pas abîmer ces bas en te promenant pieds nus, n’est-ce pas ?" Elle a déposé les chaussures plates devant lui, prenant un peu de son café en attendant que son marie mette les chaussures. "Et je sais exactement ce qui nous a pris, hier soir" a dit Evelyne en sentant encore des frissons de désir lui parcourir l’échine, "et je sais que je veux le refaire encore et encore !" a-t-elle affirmé en étudiant la réaction de son mari. "Je ne sais pas ce que tu vas dire" a-t-elle souri avec assurance, "mais ton corps a déjà pris la décision pour toi."
En baissant les yeux, il a pu voir la bosse très évidente sur le devant de sa nuisette. Essayant de cacher sa réaction, il a rougi profondément devant son excitation évidente, oubliant qu’il portait de la lingerie féminine alors que même sa femme n’en portait pas.
"Va chercher ma tablette dans l’autre pièce, bébé" a commandé tranquillement Evelyne en sirotant son café. "Nous avons des courses à faire." Alors qu’il allait sortir pour obéir, Evelyne a dû l’arrêter avec un claquement de doigt un peu désobligeant. "Hé hé ! Chaussures, bébé !"
"Oh, oui, pardon, c’est vrai" a-t-il répondu, penaud en mettant ses chaussures plates.
Revenant avec la tablette portable de sa femme, Evelyne a tiré une chaise pour qu’il puisse s’asseoir à côté d’elle. Le plan d’Evelyne était de l’impliquer dans le shopping tout en restant en contact presque constant avec lui. Une fois la chaise installée à côté d’elle, elle lui a demandé de tenir la tablette d’une main gauche pendant qu’Evelyne gérait la souris de l’autre. La main gauche d’Evelyne le caressait sous la table, lui touchant les jambes tandis que son corps se penchait contre le sien en une intimité douce. Elle voulait lui transmettre son excitation, et vérifier que celle de son mari était aussi toujours bien présente. Lorsqu’elle voyait quelque chose qui lui plaisait vraiment, elle enfonçait doucement ses ongles dans la jambe de son mari et s’y accrochait, remontant doucement vers le haut, captant la chaleur d’une érection interminable. En moins d’une heure de ce shopping priapique, son mari était l’heureux propriétaire de deux autres bustiers, d’un corset, d’un chemisier rose vif, de six paires de bas de différentes couleurs, d’une autre paire de chaussures plates et d’une paire de petits talons de cinq centimètres de haut. Malgré les protestations de son mari, Evelyne avait déclaré qu’il en avait absolument besoin, et un massage des testicules juste à ce moment a terminé de le convaincre du bien-fondé de l’opinion de sa femme.
Evelyne savait qu’il était temps de récompenser son mari pour son comportement, et elle ne voulait pas non plus faire de Ginger une future accro au shopping. Se déplaçant rapidement, Evelyne s’est levée, a enlevé son short et s’est assise sur la table en face de son mari. Lui guidant la tête à deux mains, elle a dirigé la langue de son époux vers sa chatte en manque, et elle a eu deux orgasmes dont elle avait désespérément besoin suite à l’excitation des achats de féminisation pour lui. Finalement, elle l’a autorisé à prendre une douche, se raser et s’habiller. Comme il devait sortir de la maison, il a dû se contenter de porter un bikini bleu poudre sous ses vêtements normaux. Il était reconnaissant de ne pas avoir à porter à nouveau un bustier et des bas sous sa tenue d’homme, mais il devait avouer qu’une partie de lui regrettait la sensation de cette lingerie douce sur son corps. Porter seulement une petite culotte était maintenant presque décevant pour lui.
Evelyne arrivait généralement à la maison avant Ginger, ce qui lui permettait de récupérer les paquets au fur et à mesure qu’ils arrivaient sans en avertir son mari. Elle savait que leur nuit d’essayage de leur lingerie assortie avait été un pas gigantesque pour l’émergence de Ginger, et elle voulait lui donner le temps de l’accepter et de l’assimiler. Avec mon aide et mes conseils, Evelyne se rappelait sans cesse la nécessité de prendre les choses lentement. Cela faisait bientôt un an qu’elle avait commencé à pousser son mari dans cette direction, et mon expérience l’aidait à comprendre qu’elle avait déjà fait de grands pas avec lui, même si elle était toujours aussi impatiente.
Le soir de la fête d’Halloween est enfin arrivé. Bien qu’Evelyne ait essayé de rester calme et de ne pas paraître trop excitée par cette soirée, en réalité elle bouillait intérieurement et comptait les jours depuis le début du mois. Elle avait bien veillé à ce que son mari ne porte pas autre chose que des petites culottes et des nuisettes depuis plus de trois semaines. Elle avait remarqué qu’elle n’avait même plus vraiment besoin de le lui dire, il restait dans sa tenue de nuit le plus tard possible le matin avant de partir travailler, et parfois jusqu’à midi le week-end, et il la remettait le soir en rentrant du travail. Auparavant, il attendait la fin du dîner pour se changer, mais maintenant, depuis qu’Evelyne avait pris soin de laisser la tenue étalée en évidence sur le lit quand il rentrait, il se changeait dans l’heure qui suivait son retour à la maison.
Evelyne avait préparé un sac pour eux pour prendre la chambre d’hôtel qu’elle avait réservée. Le bar où ils devaient aller ensemble était hors de la ville et, comme ils comptaient boire, Evelyne avait jugé plus prudent de prendre un hôtel. De même, un peu loin de chez eux, son mari serait sûrement plus à l’aise. Elle s’est installée confortablement et a essayé de rester calme. Ce soir serait un autre pas de géant dans les progrès de la Ginger qu’elle voulait avoir dans sa vie. Pour les aider, Evelyne avait apporté une bouteille de vin, que son mari a ouvert avec des mains tremblantes, lui aussi nerveux. Ce serait la première fois qu’il porterait des vêtements intégralement de femme, une tenue même pas particulièrement provocante qui le couvrirait en grande partie, mais c’étaient tout de même des vêtements de femme. Avec un peu plus d’un mètre quatre-vingts, il ne convaincrait jamais personne qu’il était une femme, et il était anxieux de la façon dont il serait perçu, même pendant une soirée permissive comme Halloween.
Au deuxième verre, Evelyne est allée dans la salle de bain pour se coiffer. Bien qu’elle ait choisi des déguisements de nonnes, son costume était beaucoup plus osé que celui de son mari, et c’était délibéré. Lorsqu’Evelyne a demandé à être resservie une troisième fois, son mari est apparu dans l’embrasure de la porte de la salle de bains, vêtu seulement de la petite culotte qu’il portait ce jour-là.
"J’adore comment elle te va" a dit Evelyne en regardant l’entrejambe de son mari dans le miroir. "Je t’ai aussi pris quelque chose pour t’aider avec ta tenue de ce soir." Elle a pris une bouteille qu’elle a tendue à son mari anxieux. "Tu peux l’étaler pendant que je me prépare."
"Tu crois vraiment que quelqu’un va regarder mes jambes de si près ?" a-t-il demandé avec surprise en constatant qu’il s’agissait de crème dépilatoire.
"Honnêtement, c’est possible" a répondu Evelyne, "mais c’est aussi pour que tu te sentes plus à l’aise. Les bas et tous les vêtements sont beaucoup plus agréables à porter contre une peau qui n’a pas de poils."
"Je suppose que ça ne peut pas faire de mal…" a-t-il finalement répondu après quelques secondes d’hésitation.
Assis sur les toilettes, il a étalé la crème sur ses jambes, sa poitrine et ses fesses. Sentant l’occasion se présenter, Evelyne lui a fait lever les bras et lui a dit de bien penser à ses aisselles aussi. Lorsqu’il a essayé de protester, Evelyne s’est lovée contre lui avec une moue faussement implorante, lui caressant le sexe à travers sa petite culotte jusqu’à ce que les protestations disparaissent, ce qui n’a pas duré longtemps puisqu’il n’avait pas eu l’opportunité d’éjaculer depuis deux semaines, comme Evelyne s’en était délibérément assuré. Lorsque le moment est venu d’enlever la crème, il est entré dans la douche, agréablement surpris par la facilité avec laquelle ses poils se détachaient de son corps. Evelyne a veillé à ce qu’il se sèche en tapotant et sans frotter, lui donnant de la crème hydratante à étaler avant de l’envoyer enfiler sa lingerie.
En faisant glisser les bas le long de ses jambes, il a immédiatement remarqué la différence de sensation. À peine le bustier a-t-il dépassé ses hanches qu’il était déjà dur comme du bois et qu’il a senti son liquide séminal fuir de ses bourses surchargées. Les pensées dans sa tête sont immédiatement revenues à la dernière fois qu’il avait porté le bustier et la nuit et le matin qui avaient suivi. En continuant à s’habiller, son excitation luttait avec sa nervosité et prenait le pas, pour le moment du moins. Lorsqu’il a fini de se préparer, il a enfilé ses chaussures plates et s’est dirigé vers la salle de bains où Evelyne mettait la touche finale à son maquillage.
"Putain de merde !" s’est-il exclamé en voyant Evelyne qui portait aussi sa lingerie.
"Tu aimes ce que tu vois, bébé ?" a-t-elle demandé en terminant son mascara.
"Tu es superbe, Evelyne !" a-t-il répondu en ajustant sa virilité douloureuse.
"Assieds-toi sur les toilettes" a-t-elle dit. "Je veux juste te mettre un peu de maquillage aussi. Juste pour le plaisir".
"Oh… ok…"
Ce à quoi il ne s’attendait pas était que sa femme vienne se mettre à cheval sur ses genoux pour appliquer le maquillage. La sensation des jambes vêtues de bas d’Evelyne contre les siennes a fait monter sa tension sexuelle en flèche. Ne se préoccupant plus du tout de ce qu’elle faisait à son visage, il espérait juste que sa femme ne bougerait pas de cet endroit et aurait peut-être envie de le caresser comme elle le faisait parfois, de plus en plus rarement d’ailleurs. Elle lui a fait tourner le visage d’un côté puis de l’autre alors qu’elle lui appliquait de l’eye-liner, mais ça n’avait pas vraiment de réalité pour lui, tout ce qui lui importait était de pouvoir mettre ses mains sur les jambes, les fesses et la taille de sa femme si terriblement sexy ce soir.
"Ok, maintenant j’ai besoin que tu fermes les yeux et que tu ne regardes pas" a-t-elle dit en se levant lentement. "Je ne veux pas que tu voies avant que tu sois complètement habillée, je veux que ça te fasse une surprise."
Conduisant son mari hors de la salle de bain, elle a soigneusement mis la blouse noire de nonne sur la tête de son mari, en fermant la fermeture éclair dans le dos. Sont venus ensuite un col rond en tissu blanc, une petite ceinture noire et enfin un voile de nonne pour la chevelure et l’arrière de la tête. Evelyne a rayonné d’excitation en voyant le look qu’elle avait réussi à créer, totalement satisfaite.
"Putain de merde !" s’est-il exclamé quand elle l’a retourné en face du miroir. "Je n’arrive pas à croire ! Mes yeux ! Et mes lèvres ! Je veux dire… merde… !"
Evelyne a souri en le voyant passer sa langue sur ses lèvres rouge rubis. La robe n’épousait pas sa silhouette, et l’habit et le maquillage donnaient à son mari un sentiment d’anonymat. Le but de la tenue n’était pas de le faire passer pour une véritable nonne, mais de l’habiller confortablement et de le rendre naturellement à l’aise avec l’idée de se travestir et de s’afficher en public en tant que femme.
"Tu penses quoi de la robe ?" a demandé Evelyne, le prendre par la taille.
"C’est confortable, et pas trop serré" a-t-il dit en se penchant d’avant en arrière plusieurs fois, "et ça me permet de montrer mes faux seins."
"Je suis vraiment contente que ça te plaise. Ça te dérangerait de m’aider à enfiler la mienne maintenant ?"
"Pas du tout" a-t-il répondu, se retournant juste à temps pour voir Evelyne se pencher comme elle l’avait prévu. "Putain de merde c’est quoi ça !?"
"Qu’est-ce que tu crois ?" a souri Evelyne en laissant ses fesses se balancer d’avant en arrière. "J’ai acheté beaucoup de vêtements pour toi, j’avais besoin de quelque chose de sexy pour moi aussi."
"C’est… c’est ce que je pense ?" a-t-il bredouillé.
Il faisait allusion à ce qu’il pouvait voir à travers la résille qui couvrait à peine les fesses de sa femme, le joyau rouge d’un plug anal qui brillait dans la lumière. Evelyne avait toujours voulu en essayer un, et surtout, elle voulait absolument que son mari en ait envie aussi, et c’était sa façon de le faire. Tôt ou tard, si elle voulait faire le transformer en une version féminisée de lui-même avec Ginger, il faudrait lui apprendre à explorer les plaisirs de son orifice anal. Et plutôt tôt que tard, d’ailleurs.
"Ça… ça fait quel effet ?" a-t-il demandé dans un murmure en aidant sa femme à remonter sa robe sur ses jambes.
"C’est plutôt agréable en fait" a répondu Evelyne en glissant ses bras dans sa robe.
"Ça ne te semble pas trop… bizarre ?"
"C’est sûr que c’est un peu surprenant au début" a répondu Evelyne alors qu’il lui zippait l’arrière de sa robe, "mais ce n’est pas trop gros donc c’est plutôt agréable, mais tu le sens vraiment quand tu marches. Ou quand il vibre."
"Quoi !? Tu veux dire que ça vibre ?" a-t-il fait, le visage presque paniqué.
"Non, non bébé, pas activement" a dit Evelyne. "Mais je pouvais le sentir dans la voiture, sous le siège. Honnêtement, s’il y avait eu quelques bosses de plus sur la route, je pense que ça aurait pu me faire jouir." Elle a vu qu’elle avait captivé l’intérêt de son mari. "Au fait, j’en ai commandé deux. Juste au cas où tu voudrais essayer aussi…"
Evelyne a levé son verre et a servi son mari, qui a pris plusieurs grandes gorgées. Elle avait veillé à ce qu’il consomme les trois-quarts du contenu de la bouteille, mais avec sa taille, il lui fallait un peu de temps pour être éméché. Maintenant qu’elle avait fini de s’habiller, il a pu voir que la robe de sa femme était tout de même très différente de la sienne, très noire et moulante, avec un décolleté plongeant qui couvrait à peine le bustier en dessous. L’ample décolleté d’Evelyne était totalement exposé, ce qui n’a pas aidé à calmer l’excitation qu’il ressentait.
"Qu’est-ce que tu en dis, bébé ?" a demandé Evelyne en lui caressant l’entrejambe, "tu as envie d’être aussi coquin que moi ce soir ?"
"Ouiii…" a-t-il gémi sans hésitation.
Elle avait déjà expérimenté prudemment cette zone intime chez lui, et elle se doutait qu’il serait plutôt réceptif. Elle avait aventuré un doigt lubrifié occasionnel pour le lui glisser dans le sillon, et même caresser son petit trou plissé juste avant son éjaculation pendant une fellation. Mais il s’agissait là de nouveau d’un pas supplémentaire significatif, et son mari le franchissait allégrement. Une minute plus tard, il était penché sur le meuble de la salle de bain et regardait le reflet sexy de sa femme derrière lui. Elle lui parlait doucement pour lui faire oublier sa soumission pourtant de plus en plus évidente, tout en lui lubrifiant l’anus. Alors que pour la mise en place de son propre plug elle avait eu besoin d’une minute à peine, elle a pris plus de dix minutes pour faire pénétrer le plug tout en douceur dans l’orifice vierge de son mari, qui a poussé un soupir langoureux en sentant l’intrus entrer en lui et se mettre en place.
En se redressant et en sortant de la salle de bas, il a senti les muscles de son sphincter se contracter, et son érection, heureusement masquée sous son habit de nonne, était presque douloureuse. Il a été fasciné une nouvelle fois en regardant la tenue de sa femme. Le col rond qu’Evelyne portait s’arrêtait bien au-dessus de ses seins et ne masquait en rien la vue de son décolleté. L’habit était également plus petit que le sien, très moulant et mettant en valeur les longues boucles blondes de sa femme. Une chaîne en or s’enroulait autour de la taille fine d’Evelyne, avec une extrémité qui pendait jusqu’à la jambe gauche, attirant l’attention sur le côté fendu de sa jupe qui laissait voir ses bas résilles. Avec ses talons hauts, elle était plus proche de la prostituée sulfureuse que de la nonne prude.
"Personne ne va penser que nous sommes jumelles ce soir, Evelyne !" a constaté platement son mari, rappelant à sa femme le prétexte qu’elle lui avait donné pour qu’il accepte de venir habillé en nonne avec elle pour Halloween.
"Je me fiche de ce que les gens pensent" a dit Evelyne en lui prenant le bras, "je ne me soucie que de toi, bébé."
Dans le couloir de l’hôtel, il avait bien trop de choses à assimiler pour s’inquiéter de sortir en robe. Il y avait le plug anal, la sensation de sa lingerie contre sa peau fraîchement rasée, et la tenue terriblement provocante que portait Evelyne. Bien qu’il ne l’aurait jamais dit en face à sa femme, il la trouvait très chaude là-dedans, et même un peu salope. La façon dont elle marchait en se déhanchant sur ses talons vertigineux ne l’aidait pas non plus à se concentrer, et ajoutait encore à la raideur de son entrejambe en érection permanente et constamment comprimée par le string qu’il portait.
"Je pense que tu as juste besoin d’une dernière chose" a dit Evelyne en s’appuyant sur la paroi de l’ascenseur.
"Ah oui ? Quoi ?" a-t-il répondu, en ayant presque peur de demander.
"Eh bien, quand les nonnes prononcent leurs vœux, elles prennent aussi un nouveau nom" a dit Evelyne en souriant, croisant sa jambe gauche sur sa jambe droite, exposant ainsi une grande partie de sa cuisse à cause de la fente de sa robe. "Mmhh ! Tu as senti ça ?" a gloussé Evelyne avant de gémir légèrement alors que le mouvement de l’ascenseur était transmis à sa zone anale par le plug.
"Oh putain ouiii…" a gémi son mari. "Ça va être une longue nuit…"
"Oui, j’espère vraiment" a répondu Evelyne en sentant ses cuisses devenir humides. "J’ai pensé à un prénom pour toi. Je vais t’appeler Ginger ce soir, ma chérie."
Elle n’a pas demandé la permission ni attendu la réponse, se contentant du gémissement et du rougissement de son petit mari soumis pour constater combien elle avait visé juste.
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