La conscience quantique et l'au-delà

Emmanuel Ransford · Chapitre 3 sur 13

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La conscience quantique et l'au-delà

Lexique

 

Acausalité : absence de loi causale.

 

Aléatoire : se dit d’un comportement ou d’une évolution non déterministe,

qui peut sembler acausale et prend alors l’apparence du hasard.

 

Conscience quantique : conscience qui émerge de l’activité cérébrale

(purement électrochimique apparemment) du cerveau à l’état vigil, telle que

l’hypothèse de l’holomatière permet de l’envisager. Elle répond à la

formule : « la conscience quantique est du paral supralé » (paral de grande

envergure suprale). (Voir au chapitre 3.)

 

Déterministe : se dit d’une évolution ou d’un comportement qui répond à

une loi causale imposée de l’extérieur à l’être ou à la chose qu’elle

concerne. Cette loi déterministe est exogène ou exo-causale. Elle est donc

non modifiable, immuable ou figée. Elle est subie.

 

Endocausalité : loi causale endogène à l’être. Elle est donc choisie par lui,

ce qui la rend modifiable et potentiellement fluctuante, variable et donc, en

un mot, non-déterministe.

 

Exocausalité : loi causale exogène à l’être. Elle est donc subie et non

modifiable par lui, ce qui la lui rend figée et déterministe.

 

Grande toile suprale : (dite aussi grande toile cosmique) ensemble des

liens suprals, invisibles, qui existent entre les holoparticules de l’univers à

un moment donné. Elle contient des myriades de suprels. Elle est proche de

notions telles que les annales akashiques de l’hindouisme, l’inconscient

collectif de C. G. Jung, et les champs morphogénétiques de R. Sheldrake.

 

Hasard : le vrai hasard désigne l’effet sans cause ; il est a-causal. Holomatière : elle est, dans l’hypothèse qui est adoptée ici, la substance de

base de notre univers – elle se présente sous sa forme habituelle de matière

ordinaire. Elle loge dans chaque particule de l’univers une partie

déterministe ou exo-causale (son ‘phi’), et une partie aléatoire ou endo-

causale (son ‘psi’). L’holomatière existe sous deux formes alternatives, qui

sont l’état matière et l’état paral, selon respectivement que le ‘psi’ est latent

ou actif. Elle se caractérise donc par une dualité matière-paral, qui prend

l’apparence d’une dualité onde-particule. (Voir au chapitre 2.)

 

Holoparticule : particule quantique conçue comme une particule

élémentaire d’holomatière. Elle est bi-dimensionnelle, et possède à la fois

une partie déterministe ou exo-causale, qui est son ‘phi’ ; et une partie

aléatoire ou endo-causale, qui est son ‘psi’. Ce dernier est généralement

inactif et latent. (Le ‘phi’ est physique, le ‘psi’ est psychique. Voir, au

chapitre 2, le schéma M-P-S qui s’en déduit.)

 

Interférence : l’interférence ondulatoire est une propriété fondamentale des

vagues, des ondes, des vibrations et autres oscillations de la nature. Elle

permet à des ondes distinctes qui se superposent ou se recouvrent

localement de se renforcer (interférence constructive) ou de s’amoindrir

(interférence destructive) mutuellement, selon qu’elles sont en phase ou en

opposition de phase. Les ondes quantiques interfèrent entre elles de façon

sélective. Elles sont en outre susceptibles de disparaître momentanément

car elles sont paralables. (Voir aux chapitres 1 & 2.)

 

Quantition : loi binaire du tout ou rien, imposée aux particules quantiques

quand elles sont à l’état matière de l’holomatière. Elle leur interdit de se

laisser briser ou découper en plusieurs morceaux, c’est-à-dire en plusieurs

sous-ensembles ondulatoires qui auraient perdu leur capacité d’interférence

mutuelle. (Voir au chapitre 2.)

 

Matière : ce mot, dans sa nouvelle acception liée à la notion d’holomatière,

désigne son état ordinaire, à ‘psi’ latent et à ‘phi’ actif. Cet état est

déterministe ou exo-causal, et ondulatoire.

 

Menace quantique : situation où une particule quantique – alors floue,

« sur-étalée » ou « sur-dispersée » par rapport à son environnement – risque de se faire découper, en violation de la quantition. Pour éliminer cette

menace et respecter la quantition, elle changera ses propriétés et son

comportement. (La logique de cette modification soudaine est illustrée par

la « légende du défi de glace » du chapitre 2.)

 

Métaconscience : forme immanente de l’au-delà, lié à la grande toile

suprale. (Voir au chapitre 3.)

 

Paral : état de l’holomatière à ‘psi’ actif. (Il reflète les propriétés atypiques

du ‘psi’.)

 

Paralable : se dit de l’onde quantique, ou de l’onde d’holomatière à l’état

matière. Cela signifie qu’elle peut passer à l’état paral. Alors, elle s’efface

ou disparaît momentanément.

 

Paralgène : micro-ou plutôt, nano-structure cérébrale présumée qui

provoque la mutation en paral de particules initialement à l’état matière.

(Voir au chapitre 3.)

 

Phase parale : passage soudain à l’état paral de l’holomatière à l’état

matière. Ce passage, ou cette « phase », est furtif et transitoire. Les phases

parales ont des propriétés atypiques qui les distinguent des évolutions

matérielles ordinaires, car elles reflètent les traits originaux du ‘psi’

endocausal. (Elles sont notamment aléatoires.) Elles regroupent les

évolutions microphysiques que l’on dit non-unitaires, tels les sauts ou

transitions quantiques, et les réductions du paquet d’ondes ou les collapses

du vecteur d’état. (Voir au chapitre 2.)

 

Protoconscient : degré de conscience extrêmement ténu de toute

holoparticule quand elle passe individuellement à l’état paral. (Elle quitte

alors son état matière, usuel, qui est toujours inconscient.)

 

‘Phi’ : désigne la dimension exo-causale (déterministe) de toute particule

d’holomatière (holoparticule). Le ‘phi’ est matériel et objectif. C’est lui qui

régit l’état matière de l’holomatière. (Voir au chapitre 2.) ‘Psi’ : désigne la dimension endo-causale (aléatoire) qui, dans l’hypothèse

de l’holomatière, est présente dans toute particule élémentaire. Le ‘psi’ est

subjectif et psychique. Il est inconscient à l’état latent (état matière de

l’holomatière) et protoconscient – voire même, pleinement conscient si son

envergure ou son ampleur suprale le permet – à l’état actif (état paral de

l’holomatière). (Voir au chapitre 2.)

 

Psychomatière : ancien nom de l’holomatière.

 

Quantition : loi du tout ou rien qui interdit aux particules quantiques à

l’état matière (ondulatoire) de se laisser découper en morceaux dissociés,

dorénavant incapables d’interférer entre eux. La quantition est une notion

interférente et non pas spatiale. Elle est la grande différence qui sépare les

objets quantiques des objets ordinaires : ces derniers, classiques, ne lui sont

pas soumis. (Voir au chapitre 2.)

 

Quantifcation : ancien nom de la quantition.

 

Super-matière : nom populaire de l’holomatière.

 

Supralable : se dit de ce qui est susceptible d’établir des liaisons suprales,

ou des liens de supralité. Cette propriété est exclusive au ‘psi’ des

holoparticules.

 

Supralicide : ce dit de ce qui détruit la supralité, c’est-à-dire des liens

suprals. Seules les phases parales sont supralicides.

 

Supralité : propriété du ‘psi’ des particules, qui lui permet d’être soudé ou

rassemblé quelles que soient les distances entre diverses particules, comme

si des « liens suprals » invisibles couraient de l’une à l’autre. Elle se

manifeste par la non-séparabilité quantique (dite aussi l’enchevêtrement,

l’intrication ou la non-localité). (Voir aux chapitres 1 & 2.)

 

Suprel : figure ou motif élémentaire créé par un ensemble de liens de

supralité joignant des particules. Il est une structure invisible qui code et

mémorise une information psychique spécifique, qui elle-même est fonction du motif. C’est un « pixel supral », ou encore un « pixel de l’esprit » ! (Voir

au chapitre 3.)

 

Ur-causalité : endo-causalité pure ou totale, c’est-à-dire non liée à la

moindre exo-causalité. Avec elle, on quitte le monde de l’immanence, qui

est celui de l’endocausalité partielle, pour un monde de transcendance. (Voir

au chapitre 4.)

 

Ur-delà : forme d’au-delà qui est liée à la notion d’ur-causalité.

 

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