La mythologie du Rhin

X.-B. (Xavier-Boniface) Saintine · Chapitre 17 sur 17

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La mythologie du Rhin

Envoi

A M. ANTOINE MINOREL

CHIMISTE, MATHÉMATICIEN ET PHILOSOPHE ERRATIQUE

 

[Illustration]

ENVOI

A M. ANTOINE MINOREL,

CHIMISTE, MATHÉMATICIEN ET PHILOSOPHE ERRATIQUE.

 

Les savants et les philosophes nous ont toujours été contraires. Ils ont fini par prouver que les géants étaient beaucoup plus rares qu’on ne le pensait généralement; que le chêne sacré était un chêne comme un autre, et le frêne Ygdrasil un frêne invraisemblable; que les bruits des vents et de la tempête ne sont pas dus seulement aux cris des huarts noirs et aux aboiements des meutes du chasseur sauvage. Philosophes et savants, par vous nos pères se sont laissé persuader que les éruptions des volcans ont d’autres causes déterminantes que les luttes acharnées des sorciers et des démons, se disputant l’empire des enfers; que l’arc-en-ciel n’a pas toute la solidité qui convient à un pont; et autres démonstrations analogues.

Jusque-là il n’y avait trop rien à dire.

Cependant, peu à peu, de tous ses domaines célestes, la mythologie du nord n’en avait plus conservé qu’un seul, l’AURORE BORÉALE.

L’aurore boréale, emblème poétique et saisissant, était un reflet de la Valhalla, l’ombre éclatante de tous ces divins fronts rayonnants, le produit splendide des lueurs, des étincelles, des éclairs jaillissant des épées dans les mêlées incessantes des héros et des dieux.

A cette explication, claire et plausible, la science ne trouvait pas un mot à répondre; de l’aurore boréale, elle ne savait rien, absolument rien!

L’aurore boréale restait donc le dernier abri, la forteresse inexpugnable de notre mythologie!

Tout à coup, précédé d’une rumeur étrange, un homme sinistre descend des Alpes. Cet homme sinistre, à l’œil sombre, à la barbe inculte et divisée en deux pointes, c’était toi, Antoine; d’après cette rumeur étrange, l’aurore boréale ne devait plus être considérée désormais que comme un amas de particules de glace flottant dans les régions supérieures de l’atmosphère; cette doctrine, subversive de tout principe mythologique, tu l’avais ramassée à la suite d’un certain physicien de Genève appelé de Laville, je crois; tu la propages, tu l’exaltes, tu parles de calorique, d’électricité, de magnétisme terrestre; les badauds de la science t’écoutent la bouche grande ouverte; ils applaudissent à la découverte du Génevois, devenue la tienne, et, grâce à lui, grâce à toi, s’écroule le dernier rempart de la mythologie du nord! Voilà de vos prouesses à vous autres!

Ainsi dépossédée, où la mythologie se réfugiera-t-elle?… Où? Dans la mémoire et dans la conscience des peuples!

Tu hausses les épaules, Antoine; tu prends tes grands airs de philosophe sceptique et railleur, en roulant ton éternelle cigarette! Selon toi, toutes les mythologies du monde n’ont jamais été que les romans-feuilletons du passé, affaires de conteurs et de poëtes, pour amuser l’imagination des oisifs et servir de prétexte aux fêtes populaires. Personne, même parmi la plèbe des villes et des campagnes, ne les a jamais prises au sérieux; et nous autres, mythologues, nous ne sommes que des collectionneurs de vieux rêves évanouis, de neiges fondues, de brouillards dissipés et de fusées éteintes.

Ne l’as-tu pas dit, traître?

Eh bien, intéressé aujourd’hui à rendre aux études de ce genre toute leur importance relative, je prétends, non glorifier ces rêves, Dieu m’en garde, car combien de fois, les passant en revue, je me suis efforcé d’en rire pour ne pas en pleurer, mais je prétends témoigner contre toi de leur influence, de leur durée, mieux encore, te prouver qu’en niant leur puissante action sur le peuple, tu t’es mis en contradiction flagrante avec toi-même.

En naissant, tous autant que nous sommes, nous voyons les objets dans le sens opposé à celui qu’ils ont naturellement, c’est-à-dire à l’envers. Cette grande vérité physiologique, c’est toi qui me l’as enseignée, mon maître. A ce propos, tu m’as même cité Platon. Platon, que tu approuves, va plus loin. Dans les phénomènes physiques de l’univers, selon lui, tout se meut en complète harmonie; chez l’homme, au contraire, les phénomènes de l’ordre moral inclinent de leur propre mouvement vers le chaos, c’est à-dire vers la déraison.

Si Platon et toi vous êtes dans le vrai, alors, Antoine, quoi d’étonnant que les classes laborieuses, infimes, de la société, n’ayant guère le temps de s’occuper du redressement de leur intelligence contrefaite, laissées même, par un calcul égoïste de tant de gouvernements successifs, dans une ignorance, dans une obscurité pleines de visions et de fantômes, se soient, surtout dans les pays de la rêverie et du mysticisme, abandonnées à cette multitude de folies superstitieuses?

L’Allemagne a gardé bon souvenir de Thor et de son marteau; j’en ai déjà parlé dans cet ouvrage, plus sérieux qu’il ne paraît l’être, et que, pour ton instruction, je te conseille de lire et de relire. Fidèle à son souvenir, à la fin du seizième siècle, même en adoptant le calendrier grégorien, en dépit de toutes les réclamations du clergé catholique, elle exigea qu’un des jours de la semaine fût spécialement consacré au fils aîné d’Odin et de Frigg, et le jeudi s’y nomme encore Thorsdag. L’Angleterre a suivi cet exemple; Thursday signifiant de même le jour de Thor.

Dans certains pays du nord, l’_Odins’dag_ figure aussi dans les almanachs.

Cela t’étonne, et tu t’imagines peut-être que la vieille Germanie seule résiste avec tant d’opiniâtreté dans ses entêtements mythologiques? Comme l’astronome de la fable, comme tous les savants, du reste, absorbé dans tes équations et tes supputations, tu as perdu la connaissance de ce qui se passe près de toi, autour de toi. Est-ce que chez nous, en France, comme chez nos voisins du midi, la dénomination des mois, celle des jours de la semaine, ne sont pas aujourd’hui, et pour longtemps encore sans doute, empruntées, sinon à la théogonie scandinave, du moins à celle des Grecs et des Romains, à Mars, à Vénus, à Mercure? De même que l’Allemagne est restée indienne et druidique, nous avons gardé cette empreinte romaine, si vigoureusement apposée par César sur la Gaule.

Hier encore, nos usages, nos arts, notre littérature, les expressions de notre langage, tout n’était-il pas païen aux trois quarts? En dehors du calendrier, sommes-nous complétement christianisés aujourd’hui?

Le paganisme romain a persisté parmi les peuples de race latine aussi bien que l’autre parmi les nations d’origine germanique ou scandinave. Pour le prouver, il me suffira d’évoquer ici un mythe, un seul, afin de circonscrire la dissertation dans d’étroites limites, tout en lui laissant cependant sa marche régulière et chronologique.

Eh bien, Antoine, choisis toi-même le sujet!… Voyons, cherche!… La barque à Caron te va-t-elle?… Oui?… Va pour la barque à Caron!

J’agis ici, je le sais, un peu à la manière des tireurs de cartes, qui ont toujours soin de vous en faire choisir une à leur convenance quand vous avez pensé la prendre au hasard. Peu importe! Nous n’y regardons pas de si près. La barque à Caron est justement la carte qu’il me fallait! Cela me suffit, et j’entre en matière.

Dès les premiers siècles du christianisme, au rapport de l’historien Procope, l’héritage du vieux Caron, l’emploi de passeur d’âmes, s’était partagé entre plusieurs marins caboteurs de nos provinces picardes ou neustriennes des bords de l’Océan.

Quand minuit sonnait, le patron à qui échéait le service durant cette nuit entendait frapper trois coups à sa porte. Il ouvrait et ne voyait personne; mais une voix faible, à peine articulée, une voix de l’air, lui demandait si sa barque était prête.

La barque vide flottait, déjà attachée au rivage.

Alors la voix mystérieuse faisait un appel auquel des êtres invisibles, les âmes des défunts sans aucun doute, ne répondaient qu’en prenant place dans l’esquif, toujours vide en apparence. A mesure que ces étranges passagers y affluaient, le bateau plongeait peu à peu sous leur poids. La barque suffisamment lestée, le patron montait à bord, hissait la voile, saisissait le gouvernail et mettait le cap sur une des îles de la Grande-Bretagne.

Ce paquebot fantastique arrivé à destination, la même voix faisait de nouveau l’appel; on entendait comme un léger frôlement sur un des bords de l’embarcation, qui s’élevait de plus en plus sur les flots, à mesure que ses passagers invisibles, non pas impondérables, prenaient possession du rivage.

C’était vers l’Irlande que se dirigeaient quotidiennement ces cargaisons d’âmes; elles prenaient ensuite le chemin de cette caverne célèbre, appelée plus tard le purgatoire de saint Patrice, et qui passait alors pour la porte principale de l’enfer.

Ainsi, la barque à Caron était encore de service quand lui-même, devant les premières ferveurs de la religion nouvelle, avait jugé prudent de s’effacer et de faire le mort. Patience! il va reparaître. Où cela? Partout. Sans vouloir le suivre dans toutes ses apparitions, disons que, dès la fin du treizième siècle, un grand poëte chrétien, le Dante, de sa pleine autorité, avait rétabli le vieux Caron comme nautonier de son Enfer. Après lui, dans cette même Italie, mieux encore, dans la ville catholique par excellence, et travaillant sous les yeux d’un pape, Michel-Ange, un savant, un artiste sublime, le représentait dans son tableau du Jugement dernier en même temps que Dieu, le Christ, la Vierge et les saints. Sans Caron, pas d’enfer possible! telle était encore l’opinion de Rome chrétienne au quinzième siècle.

Nous traverserions pas à pas tout le moyen âge, qu’à toutes les époques, sous tous les régimes, nous retrouverions le vieux nautonier, sa barque et son obole. Tout cela n’est-il pas devenu proverbial chez nous? La barque à Caron ne fournissait-elle pas encore naguère le couplet final obligé de toutes nos chansons à boire? Quant à son obole, nous y arrivons.

Dans son Histoire des sépultures nationales, Legrand d’Aussy rapporte que le clergé de France, ne pouvant détruire parmi les gens de la campagne l’usage du Naulus, c’est-à-dire de l’obole destinée à payer le passeur d’âmes, avait ordonné que: «au lieu de mettre une pièce de monnaie dans la bouche du mort, on y mettrait une hostie consacrée.»

Sauval, dans ses Antiquités de Paris, à la date de 1630, nous apprend qu’en fouillant de vieux cimetières, dans le clos des Carmélites, et à Notre-Dame des Champs, on trouva une quantité de défunts ayant encore leur obole entre les dents.

Ces graves autorités ne te suffisent-elles pas? Eh bien, sceptique, sache donc que dans mon fameux voyage à Châlon-sur-Saône, j’ai séjourné dans un village de la Bourgogne, où j’ai vu, de mes yeux vu, acquitter encore la contribution du Naulus!

Que si ton incrédulité s’opiniâtre à nier l’évidence résultant de toutes ces preuves accumulées, si tu ne crois ni à Sauval, ni à Legrand d’Aussy, ni à Michel-Ange, ni à Dante, ni à ton serviteur et ami, sais-tu, Antoine, à qui je te renverrai en dernier ressort? A toi-même, oui, à toi!

Te le rappelles-tu, un jour, dans l’église d’un chef-lieu de canton des environs de Paris, tous deux, assistant à un convoi, nous avons, non sans quelque surprise, vu l’officiant recevoir des mains du bedeau un pain et une bouteille de vin à l’intention du mort. Je n’étais pas mythologue alors et je laissai passer la chose sans trop m’en émouvoir; mais, cette fois, s’il ne s’agissait pas directement de Caron, nous nagions du moins dans des eaux analogues; c’était évidemment un écho de la vieille Rome, et même de la vieille celtique qui arrivait jusqu’à nous.

Eh bien, crois-tu maintenant que nous en ayons fini avec toutes ces neiges fondues et ces brouillards évanouis? Antoine, dans notre beau pays, pays des lumières et du progrès, où il faut du nouveau coûte que coûte, où l’on songe sérieusement à se débarrasser des errements de l’ère moderne, tu le vois, nous sommes loin encore d’être tout à fait délicotés de ceux de l’ère ancienne.

Combien de siècles, combien de générations de philosophes, de sages magistrats, d’opiniâtres confesseurs faut-il donc pour faire disparaître complétement de chez un peuple ses anciennes habitudes religieuses, alors même qu’elles ne sont plus que de la mythologie?

Sur les bords du Rhin, si le peuple se rappelle encore ses Elfes, ses petits Nains, ses Kobolds, nos paysans, quoique devenus rétifs devant leurs curés, quoique laissant à leurs femmes seules le soin de fréquenter les églises, ne croient pas moins aujourd’hui aux sorcières et aux jeteurs de sort.

Le besoin de croire est plus fort que la mauvaise volonté des hommes. On n’est jamais incrédule que d’un côté.

Ami, cette grande vérité ne s’applique pas seulement à ces pauvres ignorants, utiles et laborieux, qu’on appelle le peuple. Parmi les classes élevées, instruites, favorisées par la richesse, par le loisir, l’incrédulité, soi-disant philosophique, est venue s’établir, et, tour à tour, Gessner, Cagliostro, Mesmer, les thaumaturges, les magnétiseurs, les tables tournantes, les esprits fluidiques, les esprits frappeurs, sont arrivés juste au moment où vous autres, les esprits forts, vous pensiez avoir fait table rase de toutes nos superstitions.

Que conclure de cela? En vérité, j’ai grande envie de me rallier à ton système, comme à celui de Platon, touchant les aberrations natives de l’humanité.

Bien insensé fut-il celui qui, le premier, s’imagina de déclarer l’homme un animal raisonnable; un animal susceptible de raisonnement, oui, à la bonne heure! voilà ce qu’il fallait dire! L’homme raisonne, et raisonne parfois juste, mais à la condition qu’il aura appris à raisonner, en soumettant son esprit et ses passions à une sage discipline; qu’il aura imposé silence aux fantaisies de son imagination; qu’il aura cherché Dieu dans la nature, dans la vérité, dans sa conscience, non chez les poëtes ou les mythologues.

Telle est, mon ami, la moralité que j’ai cru devoir faire ressortir de la Mythologie du Rhin.

STOLZENFELS (bords du Rhin), 1860.

MARLY-LE-ROI, 1861.

[Illustration]

 

TABLE DES MATIÈRES

 

I. ÉPOQUE PRIMITIVE.—Premiers colons du Rhin.—Des savants à l’école.—De la langue sanscrite et du bas-breton.—UN DIEU FAINÉANT.—Divinités microscopiques.—CULTE DES ARBRES.—Des arbres de naissance et des arbres de mort 3

II. DES DRUIDES ET DE LEUR DOCTRINE.—Ésus.—Le chêne sacré.—Le tilleul de Pforzheim.—Une plante de l’opposition.—Du gui et de l’anguinum.—L’oracle de Dodone.—Chevaux immaculés.—LES DRUIDESSES.—Un électeur en retard.—Institution philanthropique des sacrifices humains 25

III. VISITE A LA TERRE DES AÏEUX.—Les deux rives du Rhin.—Pierres druidiques.—La noce et l’enterrement.—Culte nocturne.—Un vitrier demi-dieu.—Le duel de société.—Une compatriote d’Aspasie.—Boudoir d’une dame celte.—Récit du barde.—Teutons et Titans.—Tremblement de terre 51

IV. INVASION DES DIEUX DE ROME EN GERMANIE.—Drusus et la druidesse.—Grande découverte philologique au sujet du TEUTATÈS gaulois.—Transformations de toutes sortes.—IRMENSUL.—Le Rhin divinisé.—Les dieux franchissent le fleuve.—Druides de la troisième époque 85

V. LE MONDE AVANT ET DEPUIS ODIN.—Naissance d’Ymer.—Les Géants de la Gelée.—Une bûche fendue en deux.—Le premier homme et la première femme.—Le frêne Ygdrasil et sa ménagerie.—Les trois joyaux de Thor.—L’épée enchantée de Freyr.—Un souvenir de la garde nationale de Belleville.—Histoire de Kvasir et des deux nains.—Miel et sang.—Invocation 113

VI. BIOGRAPHIES RÉSUMÉES.—Un dieu clairvoyant.—Un dieu rayonnant.—Tyr et le loup Fenris.—Hôpital de la Valhalla.—Pourquoi Odin était-il borgne?—LES TROIS NORNES.—Mimer le Sage.—Une déesse mère de quatre bœufs.—LES GALANTERIES D’HEIMDALL, le dieu aux dents d’or 141

VII. CIEL ET ENFER.—Les Valkyries.—Divertissements dans la Valhalla.—Porc et sanglier.—Un enfer gelé.—MORT DE BALDER.—Dévouement de Frigg.—La forêt aux arbres de fer.—Crépuscule des dieux.—Les pommes d’Iduna.—CHUTE DU CIEL ET FIN DU MONDE.—Réflexions sur cet événement.—Petit bonhomme vit encore 161

VIII. Comme quoi les dieux de l’Inde ne vivent qu’un kalpa, c’est-à-dire la durée d’un monde à l’autre.—Comme quoi le dieu Wishnou était borgne.—Comme quoi les Celtes et les Scandinaves admettaient la métempsycose, à l’instar des Indiens.—Comme quoi Odin, avec ses émanations, procède du dieu Bouddha.—Du Mahabarata et du Ramayana.—Chronologie.—Age du monde.—Tableaux comparatifs.—Citations.—Preuves à l’appui.—UN CÉNOTAPHE 193

IX. CONFÉDÉRATION DE TOUS LES DIEUX DU NORD.—Liberté des cultes.—Le christianisme.—Miserere mei, Jesus!—Dénombrement à la façon d’Homère.—Les dieux prussiens, slaves et finlandais.—Le dieu des cerises et le dieu des abeilles.—Une femme d’argent.—CHANT DE NOCE D’ILMARINNEN.—Un dieu squelette.—Le pilon et le mortier de Yaga-Baba.—Préliminaires de la bataille.—La petite chapelle de la colline.—Signal de l’attaque.—JÉSUS ET MARIE 199

X. MARIETTA ET L’ÉGLANTINE.—Ésus et Jésus.—Amalgame.—Un catéchumène.—Défense de se nourrir de la chair du cheval.—Les évêques-soldats.—Interruption.—Rentrez chez vous, bonhomme!—Rôle de la Prusse dans la mythologie du moyen âge.—Tybilinus, le dieu noir.—La petite fleur bleue 226

XI. ESPRITS ÉLÉMENTAIRES DE L’AIR, DU FEU ET DE LA TERRE.—Des sylphes, de leurs divertissements et de leurs usages domestiques.—La petite reine Mab.—Les follets.—Elfes clairs et elfes noirs—Véritable cause du somnambulisme naturel.—LA FIANCÉE DU VENT.—Le feu grisou.—Maître Hœmmerling.—Le dernier gnome 241

XII. ESPRITS ÉLÉMENTAIRES DES EAUX.—Pétrarque à Cologne.—Jugement de Dieu par l’eau.—DES NIXES ET DES ONDINES.—Une permission de dix heures.—L’ONDINE AU PIED BLANC.—Toc, toc! hâtez-vous!—Horribles mystères du Rhin.—La cour du grand Nichus.—NIXCOBT, le messager des morts.—Ses joyeux tours.—Je me mets à la recherche d’une Ondine 257

XIII. ESPRITS FAMILIERS.—Le Butzemann.—LA BONNE DAME HOLLÉ.—LES KOBOLDS.—Un kobold au service d’une cuisinière.—Zotteraies et petites dames blanches.—LES KILLECROFFS, fils du diable.—Anges blancs.—LES DÉSIRS SATISFAITS, fable 283

XIV. LES GÉANTS ET LES NAINS.—Duel d’Éphesim et de Grommelund.—Nains de cour et petits Nains.—Les fils d’Ymer.—Les moissonneurs invisibles.—HISTOIRE DU NAIN KREISS ET DU GÉANT QUADRAGANT.—Comment les géants se mirent au service des nains 305

XV. DES ENCHANTEURS ET DES ENCHANTÉS.—VOYAGE D’ASA THOR ET DE SES COMPAGNONS.—L’hôtellerie aux cinq corridors.—Skrymner.—Un gant perdu et retrouvé.—Arrivée à la grande ville d’Utgard.—Lutte du dieu Thor contre la nourrice du roi.—FRÉDÉRIC BARBEROUSSE AU KISFHAUSER.—Teutonia! Teutonia!—Ce que sont devenus les anciens dieux.—Vénus et le bon chevalier Tannhauser.—JUPITER DANS L’ÎLE AUX LAPINS.—UN DIEU DE NOS JOURS 335

XVI. LES FEMMES MISSIONNAIRES, LES FEMMES PROPHÉTESSES, LES FEMMES FORTES, LES FEMMES SERPENTS.—Mythologie de l’enfance.—Les marraines.—Les fées.—La baguette magique et le manche à balai.—LA FIANCÉE DU KINAST.—Un mari au clou.—LES TROIS BAISERS DE LÉONHARD.—Le Monde des Morts, le Monde des Spectres, le Monde des Ombres.—Les animaux mythologiques 361

ENVOI A M. ANTOINE MINOREL, chimiste, mathématicien et philosophe erratique 387

 

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.

 

Paris.—Imprimerie de Ch. Lahure et Cie, rue de Fleurus, 9.

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