La Veille de la Sainte-Agnès
Chapitre XXXV
Ah ! Porphyro ! dit-elle, il n’y a qu’un instant
Ta voix résonnait délicieusement à mon oreille
Faisant une tremblante harmonie de chacun de tes serments
Tes tristes yeux étaient vivants, pleins de douceurs et clairs !
Quel changement t’advint ? comme tu es pâle, glacial et
morne.
Rends-moi ta voix que j’entendais, mon Porphyro,
Ces regards infinis, ces plaintes trop aimées.
Oh ! ne me laisse pas dans cette affliction sans fin
Car si tu meurs, mon amour, que pourrais-je devenir ?
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