Les Linottes

Georges Courteline · Chapitre 17 sur 36

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Les Linottes

Chapitre V

– Afin, dit-il au chapelier, de me rendre à l’heureux rendez-vous – lirelirelou, gratte-moi le mou, mon cœur souffre mais absout – avec, décemment, sur ma tête, quelque chose de som-bre et de surnaturel, je désirerais un quatrième météore, du même prix, et aussi ténébreux que les trois autres.

 

V

 

Cependant, comme il n’est plaisanterie si heureuse qu’elle ne perde son sel à la longue, Roté se dit qu’il avait assez ri et que le moment était venu de passer à d’autres exercices. Il imagina donc ceci : faire à son quatrième chapeau les honneurs de son ver rongeur, lui en tenir la portière ouverte comme à une per-sonne de marque, et l’installer, lui d’abord, sur le rembourré de la banquette, où il l’irait ensuite rejoindre.

Cette conception se recommandait à l’approbation des connaisseurs par des qualités tout à part d’ingéniosité et d’astuce, et je dois confesser, la vérité m’y pousse, qu’elle fut couronnée, en effet, d’une éclatante réussite. Non !… Ni au chambranle supérieur, ni au plafond bas du sapin, Roté ne cha-huta son tube !… Seulement, s’étant assis dessus par mégarde, il le fit éclater sous le poids de ses fesses comme une groseille à maquereau.

Alors, rêveur mélancolique, l’âme visitée d’une angoisse, ne doutant plus qu’il se butât à la malignité féroce et inexorable d’un Dieu, il résolut d’en venir aux grands moyens et de triom-pher quand même. Accoudé à la glace baissée de la voiture :

– Oh hé ! hurla-t-il. Chapelier !

 

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