La Maison de l'Ogre
Vins
Madère 1858 retour de l’Inde Grand Montrachez 1877 Saint-Nicolas Bourgueil 1884 Smith Haut-Laffitte 1875—Chambertin 1877 Château-Yquem 1875 Veuve Cliquot—Georges Goulet 1884 Fine Champagne 1842 Café—Liqueurs
Le service fait par quatre-vingts maîtres d’hôtel—aidés du personnel secondaire d’à peu près autant de personnes.
Chacun des six cents convives avait devant lui cinq verres de couleurs différentes.
Des noces de Gamache.
Et, ce soir-là, combien de malheureux, combien de femmes, d’enfants se sont couchés sans souper.
Voyons, le nouveau président de la République,—c’est, dit-on, un honnête homme, mais on dit aussi qu’il n’est que cela;—il ne met pas, comme son prédécesseur, dans sa poche, la grosse liste civile qui lui est allouée,—il dépense l’argent qu’il reçoit,—il s’est fait faire pour l’Exposition un très beau landau neuf, attelé de deux chevaux de prix. Ah! le beau landau! ah! les beaux chevaux! Ça a dû coûter cher.
Les journaux publient les toilettes de madame la présidente:—aujourd’hui, le rose tendre, le blanc, le bleu pâle,—un tricolore discret,—une aigrette de diamants, et, un autre jour,—et, d’autres jours encore, d’autres et de nouvelles parures.
C’est très bien;—mais n’était-on pas plus près de la République quand Henri IV écrivait à Sully:
«Mon ami, j’irai ce soir dîner chez vous à l’Arsenal.—Tâchez d’avoir du poisson,—nous boirons une ou deux bouteilles de votre petit vin d’Arbois.»
Louis-Philippe se promenant dans les rues de Paris avec son chapeau gris sur la tête—et son parapluie à la main,—n’avait-il pas l’air plus républicain que M. Carnot dans son beau landau?
Jamais les journaux ne rendaient compte des toilettes de la reine Amélie ni des parures de ses filles et de ses brus,—on ne les voyait jamais dehors. Autour de la reine, elles travaillaient pour les enfants pauvres,—elles se conformaient modestement à la célèbre épitaphe d’une matrone romaine.
Elle vécut chaste, restant dans sa maison et filant de la laine.
Gasta vixit, domun servivit, lanam fecit.
Quand la femme que j’ai citée disait: «C’est nous, aujourd’hui, qu’est les principes!» ce n’est pas ces principes-là qu’elle voulait, qu’elle espérait imiter.
Mais, si la République veut de la magnificence, elle doit regretter Louis XIV, qui se montrait avec dix millions de pierreries sur son habit.
La «maison militaire», que le roi Louis XVI avait supprimée par économie, a été rétablie par M. Carnot et pour l’avocat Grévy.
Et M. Yves Guyot est reçu dans les villes au bruit du canon.
C’est nous qu’est les rois.
Qui pourrait dire en France qu’il est plus heureux depuis que nous sommes censés en République,—excepté les quelques centaines de naufrageurs qui ont partagé les épaves—et qui n’oseraient pas, ceux-là, prétendre qu’ils ne sont pas heureux des désastres de la patrie; car, sans la tempête qui a troublé et agité les profondeurs, la vase et la fange n’auraient pu monter à la surface sous forme d’écume.
UNE PROPHÉTIE
J’ai lu dernièrement, dans un journal,—je crois bien que c’est dans la Grande Revue—Paris et Saint-Pétersbourg,—que quelques critiques m’accusent de me répéter quelquefois,—et le journal me défendait très gracieusement.
Si vous le permettez, nous allons un peu causer.—Je commencerai, comme font les criminels pour se concilier l’indulgence du juge d’instruction et du tribunal, comme on dit au Palais et dans les journaux judiciaires:—«J’entrerai d’abord dans la voie des aveux;» puis j’essayerai de plaider ma cause et d’obtenir au moins les «circonstances atténuantes.»
Je me répète quelquefois, tantôt sans m’en apercevoir, tantôt avec préméditation.—Voilà quant aux aveux.
J’ai eu pour ami un juge d’instruction. Un jour que j’avais voulu assister à l’interrogatoire qu’il faisait subir à un accusé qui s’embrouilla ou qu’il embrouilla assez vite, je lui fis cette question: «Ne seriez-vous pas bien embarrassé si l’accusé ne vous répondait absolument rien et, à vos questions plus ou moins captieuses, gardait un silence obstiné?—Plus embarrassé, me dit-il, que vous ne sauriez le supposer; mais cela n’est jamais arrivé ni à moi ni à aucun de mes confrères; quelques accusés essayent de ne pas parler, mais ça ne dure pas longtemps. Peut-être suis-je comme eux et aurais-je mieux fait de laisser passer l’accusation sans rien dire; parmi les lecteurs bienveillants, quelques-uns ne s’en seraient pas aperçus ou y attacheraient peu d’importance; quant aux autres, tout ce que je dirais ne convaincrait pas ceux qui ne veulent pas être convaincus.—Mais, puisque j’ai commencé, continuons.
Je voudrais qu’on me montrât un homme, parleur ou écrivain, qui, ayant raconté des histoires et des contes pendant plus de soixante ans, oserait affirmer qu’il ne lui est jamais arrivé de raconter deux fois le même conte ou la même histoire.
Je me rappelle en ce moment un journaliste qui eut, sous la Restauration, une célébrité incontestée alors, bien vite oublié depuis,—il s’appelait Châtelain.—Il disait un jour: «Voilà vingt ans que je fais tous les matins, dans mon journal, le même article avec le même succès.»
Ce n’est pas ma faute si des gens auxquels j’ai déclaré la guerre n’ont pas plus varié, les uns leurs coquineries, les autres leur bêtise.
Si un tire-laine, d’une main, me vole ma bourse, je crie au voleur! Si de l’autre main, il me prend ma montre, que voulez-vous que je crie?— Je crie encore au voleur! n’est-ce pas? et, excepté le voleur, personne ne songera à m’en blâmer.
Si le feu est à la maison, on crie au feu! et on crie au feu jusqu’à ce que les secours arrivent, sans se préoccuper de chercher des synonymes et de varier ses cris.
Il me revient à la mémoire un exemple de «répétition» qui, d’après une légende conservée à la Sorbonne, fit obtenir un prix de vers latins à l’élève qui s’en avisa.
Le sujet proposé était la description d’un incendie, et dans cette description il avait écrit ce vers:
Undam, undam, undam, accurite cives!
que j’ai traduit assez bien, mais pas tout à fait bien, par ce vers français:
De l’eau! de l’eau! de l’eau! citoyens, accourez!
Je dis assez bien—parce que ce qui fut remarqué dans ce vers, c’était l’harmonie imitative—qui était alors très à la mode.—Il semblait, en lisant ce vers, entendre le son monotone et sinistre des cloches et du tocsin.
Si ce son est reproduit par cette répétition:
De l’eau! de l’eau! de l’eau!
il l’est bien mieux encore par le latin si on pratique, en le lisant, les élisions exigées pour la mesure du vers:
Und! und! und!—accurite, cives
autant que dans le vers célèbre:
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?
Une des plus vives et des plus complètes jouissances qui soient permises à l’esprit humain—est d’abord de découvrir une vérité.
Puis ensuite de trouver, pour exprimer cette vérité, une formule nette, concise, disant tout, sans un seul mot de trop, formant une image qui frappe l’imagination, s’imprime, s’incruste dans la mémoire.
C’est un travail qui ressemble à celui d’un naturaliste conchyliologiste qui a trouvé dans la mer une coquille dont il ne fait qu’entrevoir ou deviner la beauté, enveloppée qu’elle est par la vase durcie—qu’on appelle le «drap marin». Au moyen de certains acides et d’une patience obstinée, il arrive à la nettoyer, à la débarrasser du «drap marin», à la «décaper», et alors il lui est permis de la contempler dans tout son éclat.
Cette jouissance extrême, il m’a été donné de l’éprouver trois ou quatre fois dans ma vie,—et de trouver des formules qui ont été acceptées comme aphorismes, axiomes—et mêmes proverbes;—ce qui n’arrive que lorsque l’auteur a disparu, lorsque la chose est tombée dans le «domaine public», que chacun en prend possession et s’en sert comme d’une chose à lui.
Comme sur certains points j’ai résumé, condensé, parfois, un travail assez long, et exprimé en quelques mots ce qu’il serait facile de délayer en vingt pages, je considère le sujet comme suffisamment étudié; d’autres peut-être feraient mieux, mais pas moi.—J’ai dit tout ce que [je] sais, et, lorsque se représentent de nouveau le mensonge, l’erreur ou la bêtise que j’ai voulu combattre, je reproduis sans scrupule ma réponse déjà faite aux mensonges, erreurs ou bêtises déjà combattus.
J’ai ma poudrière et mon sac à plomb garnis, et je ne me crois pas obligé, pour chaque coup de fusil, de fabriquer de nouvelle poudre et de fondre de nouvelles balles.
Quand un bûcheron veut abattre un arbre, il donne de nouveaux coups précisément dans l’entaille que sa hache a faite au premier coup.
Quand le marin veut atteindre, accoster telle île ou telle embarcation, il donne des coups d’aviron répétés,—égaux, mesurés, cadencés, et d’autant plus puissants qu’ils sont toujours les mêmes.
J’ai, depuis longtemps, des principes fixes, des idées arrêtées sur les hommes et sur les choses, moins variés qu’on ne croit, formant un cercle, tournant en rond et se reproduisant les uns après les autres.—J’appelle par son nom chaque homme, chaque mensonge, chaque bévue, chaque infamie, à mesure que chacun ou chacune repasse.
Certes, il me serait plus facile de varier mes formules si j’avais un certain nombre de fois modifié mes principes, mes opinions, mes jugements.
On vient de discuter, pour la vingtième fois, plusieurs questions à la Chambre des députés.—Eh bien, ces questions, je les ai laborieusement étudiées, je me suis formé des sentiments qui n’ont pas changé et ne changeront pas.
Sur la question des vagabonds, par exemple, et des mendiants, je ne puis que répéter ce que j’ai dit plus d’une fois: Il faut distinguer le «pauvre» par vieillesse, par maladie, par manque de travail,—le pauvre de situation,—du pauvre de profession, qui, dans la mendicité, a trouvé des ressources plus fortes que ne pourrait lui en donner le travail.—Ces pauvres de profession sont les parasites des vrais pauvres; par leur effronterie, par leurs importunités opiniâtres, ils interceptent la charité et l’empêchent d’arriver aux vrais pauvres.—Ces pauvres de profession, ces mendiants audacieux, ces vagabonds sont les voleurs et les assassins de demain.
Eh bien, que chaque commune garde ses pauvres;—elle saura ceux qui ne peuvent pas travailler et gagner leur vie, par la vieillesse, par l’infirmité, par la maladie,—par le manque d’ouvrage;—elle verra si cette situation cesse et quand elle cessera,—si la commune est pauvre elle-même, elle sera soutenue par le département.
Il vient de se faire une campagne contre le Laboratoire de Paris, qui ne réprime qu’une partie des fraudes des marchands de vins;—je ne sais si l’administration du directeur a été parfaitement correcte, mais les attaques visaient l’institution, et non pas lui; les marchands de vins, qui sont aujourd’hui un des pouvoirs de l’Etat, voulant détruire une surveillance incommode qui les gêne dans une industrie qui consiste à voler et à empoisonner les populations,—il faut pourtant, puisque cette question se représente, que je répète ce que j’ai déjà dit tant de fois.
Si l’acheteur glissait au marchand de vins de fausses pièces de cent sous, il serait arrêté, emprisonné, frappé de grosses amendes comme voleur,—peut-être mis aux travaux forcés comme faux monnayeur.
Si le chaland mettait dans la marmite de l’épicier ou du marchand de vins de l’arsenic ou tout autre substance toxique, il serait arrêté et jugé comme empoisonneur, et subirait les peines édictées par la loi.
Eh bien, le marchand de vins et l’épicier qui volent et empoisonnent l’acheteur font juste ce que ferait l’acheteur qui volerait ou empoisonnerait l’épicier et le marchand de vins. Pourquoi des synonymes atténuants et doucereux? pourquoi vente à faux poids, sophistication, etc.,—pourquoi ne sont-ils pas également punis des mêmes peines?
M. Pelletan, député, en pleine Assemblée, vient de faire le panégyrique des féroces assassins de l’ingénieur Watrin, de Decazeville, et d’insulter à la mémoire de la victime, prétendant qu’il fallait amnistier ces pauvres assassins et ne pas les exaspérer. «Les amnistier, s’est écrié un autre député, M. de Lanjuinais; que MM. les assassins commencent!»
Cette fois, ce n’est pas moi qui me suis répété.
Je vois entre parenthèses. (_Rires_); c’était cependant ce qui s’était dit de plus raisonnable et de plus sérieux dans cette scandaleuse réunion.
Eh bien, supposons que la chose et l’homme en valussent la peine, que je cherche et probablement trouve un mot, un terme, une formule qui exprimerait combien a été odieux, absurde, criminel et bête le discours de M. Pelletan. Supposons qu’un de ces jours, il recommence, en vue d’une ignoble popularité, à proférer des élucubrations ou des discours analogues, je n’hésiterai pas répéter le terme dont je me serais servi si, du premier coup, il avait suffisamment exprimé ma pensée.
A ce propos, lors de l’horrible catastrophe de Saint-Étienne, deux ingénieurs se sont fait intrépidement descendre dans le puits et en ont été retirés plus d’à moitié morts.
M. Basly, l’ex-cabaretier,—s’est écrié tout de suite que c’était la faute des patrons et des ingénieurs.—On ne dit pas quelle part de ses vingt-cinq francs il a donné pour les familles des victimes;—les ministres Guyot et Constans se sont portés sur les lieux et, lâchement, n’ont pas oser décorer les deux ingénieurs.—Quant aux ouvriers, ce n’est pas ces deux hommes qui se sont si intrépidement, si noblement dévoués pour les secourir,—qu’ils aimeront, qu’ils écouteront, auxquels, le cas échéant, ils donneront leurs voix pour les représenter à la Chambre: ce sera à M. Basly.—Eh bien, quand j’aurai dit une fois que M. Basly, l’ex-cabaretier, l’entrepreneur, l’impresario de grèves et d’émeutes est un animal dangereux, une bête puante et enragée, surtout pour le malheur des ouvriers!—chaque fois que reparaîtra M. Basly, je répéterai que M. Basly est un animal dangereux et une bête puante et enragée, qu’il serait juste et salutaire de jeter au fond d’un puits, en plein grisou, avec autant de calme que le «divin» Homère répète et donne sans cesse à Achille le nom d’Achille aux pieds légers [Grec: podas ochus]—et Agamemnon celui de roi des hommes [Grec: anax andrôn].
Pour finir sur ce point, j’adresse mes remerciements à ceux qui ont remarqué mes répétitions; car c’est une preuve qu’ils m’ont lu au moins pendant deux fois.
Quand le procès Boulanger sera fini,—s’il est destiné à finir, il y en a un autre tout prêt—qui demandera moins de temps et moins de peine à la commission et aux magistrats chargés de l’instruction.
C’est celui de M. Constans, aujourd’hui ministre de l’intérieur.
Lorsque Verrès revint de Sicile chargé de dépouilles, on ne le fit pas consul. Cicéron dévoila ses forfaitures, ses concussions, ses pillages, ses crimes de tous genres, et il dut disparaître.
M. Constans, qui, il n’est plus permis d’en douter, depuis qu’on a publié le rapport de Richaud, a joué au Tonkin le petit Verrès; pour prix de ses déprédations, de ses exactions, a été choisi pour ministre par M. Carnot.
Le procès doit être fait non seulement à M. Constans, mais aussi à ses collègues, qui connaissaient les rapports du malheureux Richaud;—et à M. Carnot, qui n’ignorait pas les bruits qui couraient et qui sont tellement confirmés aujourd’hui, que l’opinion publique, exaspérée, commence à émettre des doutes sur le choléra qui aurait frappé Richaud, à la mort duquel M. Constans avait tant d’intérêt.—Je ne répète ce bruit que «sous toutes réserves», comme disent les journaux.
M. Carnot est «honnête»; mais cela ne suffit pas, il faut qu’il ne s’entoure que d’honnêtes gens;—sans cela, il manque essentiellement à son devoir.—Cadet Roussel (ça, c’est encore une chose que j’ai déjà dite et que je répète), Cadet Roussel était bon enfant, mais on n’avait pas songé à en faire le chef d’une grande nation, le président de la République française.
Comment M. Carnot a-t-il pu choisir d’abord et conserver ensuite un homme comme M. Constans, dont on peut dire avec vérité:
Ce qu’il y a de plus propre dans sa vie, c’est d’avoir été vidangeur.
Ce n’était pas au moment où on appelait et attirait le monde entier à Paris par les splendeurs de l’Exposition qu’il fallait lui présenter un pareil ministère, comme spécimen de ce que peut produire la France en honnêtes gens et en hommes d’État.
Puisque que je suis «entré dans la voie des aveux», il n’en coûtera pas davantage à mes lecteurs, à mes juges, de me pardonner une infraction de plus.
Je vais me «répéter», reproduire quelques courts passages d’un livre que j’ai publié il y a une vingtaine années et qui a pour titre: ON DEMANDE UN TYRAN.
Ce livre contient des prédictions dont la plus grande partie ne s’est déjà que trop réalisée.
«On proclamait l’amnistie, et on allait en grande pompe recevoir aux frontières et dans les ports tous les citoyens, tous les «martyrs»;—ils «rentraient dans leurs droits», et étaient non seulement électeurs, mais candidats acclamés plutôt qu’élus. M. Gambetta n’était nommé qu’à une faible majorité.—On voyait pêle-mêle entrer à la députation, d’abord tous les condamnés, déportés, etc., puis les plus compromis des «socialistes», puis tous les piliers d’estaminet, les orateurs de taverne, les forts au billard, etc.»
On redémolissait la maison de M. Thiers, on supprimait le Rappel,—on donnait des avertissements à la République française, le Journal officiel s’appelait la Carmagnole, on élevait des statues aux martyrs de la Commune, assassinés par les Versaillais,—la propriété étant décidément le vol, on faisait rendre gorge aux propriétaires.
Mais bientôt ce ministère était déclaré traître et l’Assemblée réactionnaire:—nouvelle dissolution,—nouvelles élections,—avènement d’une nouvelle couche sociale.
Entrent alors à l’Assemblée, les souteneurs de filles, les marchands de chaînes de sûreté,—les croupiers des trois cartes,—les victimes de la police correctionnelle et les martyrs de la cour d’assises.
Le ministère se compose de Polyte, de Gugusse et d’un fils naturel de Troppmann;—on déclare Ça ira l’air national,—mais ce gouvernement est bientôt à son tour traité de réactionnaire, Polyte, Gugusse et Troppmann fils se trouvent bien au pouvoir, s’y défendent par la force et se déclarent triumvirs.
Alors,—de mon rêve,—je ne me rappelle qu’une confusion de gâchis, de boue et de sang, des fuites, des exils, des pillages, des incendies, des pendaisons, des têtes coupées.
Puis je vis les murs de Paris couverts d’affiches: