Le Coeur d'une sirène Lova
Chapitre 14
Le lendemain, nous eûmes la joie de retrouver Alex au centre, fraîchement rentré de Boston.
Gavin programma une réunion impromptue dans son bureau pour faire le point sur sa mission. Charlotte et moi y fûmes conviés.
Je trépignais d’impatience à l’idée d’entendre le compte-rendu de l’expédition d’Alex.
Le numéro 2 du Mer World n’y alla pas par quatre chemins :
— Mes soupçons se sont confirmés. Le banc des sirènes de Boston vise à nous affaiblir. Plusieurs d’entre elles étaient présentes à la Pool Party lors de l’incident.
Le coin de la bouche de Gavin tressauta.
— Je ne les ai pourtant pas invitées, se rappela-t-il. Comment l’as-tu appris ?
— Je leur ai fait croire que je les avais aperçues au cours de la soirée, répondit Alex d’un air fripon.
— Bien joué, le complimenta Charlotte.
— Durant tout mon séjour, ajouta le directeur adjoint, les Bostoniens se sont montrés trop gentils pour être honnêtes. Ils m’ont accueilli les bras ouverts, comme si nous n’étions pas des rivaux de longue date. Leur leader, William, m’a même fait une offre de partenariat. J’en ai parlé avec Margo au téléphone : il propose de fusionner nos bancs pour former une entité unique, les Sirènes de l’Atlantique. Par opposition aux sirènes de Los Angeles, côté Pacifique. J’ai fait mine d’être intéressé.
Je me grattai le menton.
— C’est une stratégie de type cheval de Troie, analysai-je. Ils entrent chez nous avec notre consentement, puis ils nous envahissent.
Charlotte se rallia à mon avis :
— Je pense aussi, padawan.
— Évidemment, je ne me suis pas arrêté à de simples soupçons, nous informa Alex. Je me suis débrouillé pour prélever l’ADN de l’individu que je suspectais, à savoir William, et les confronter aux résultats des analyses de l’autopsie que j’avais réussi à me procurer. Cela matchait.
— Vous avez trouvé le coupable, m’exclamai-je. Vous allez le livrer aux autorités ?
Alex me détailla d’un air songeur.
— Non, puisque cela compromettrait notre couverture. Les sirènes de Boston doivent continuer à croire que nous sommes leurs nouveaux alliés. Du reste, bien que nous ne soyons pas leurs amis, nous n’aimerions pas voir un de nos congénères derrière les barreaux.
Je m’estomaquai :
— Même si le triton en question a commis un meurtre ?
Mon tuteur de stage demeura ferme :
— Nous ne pratiquons pas la délation. Et, je le répète, ce n’est pas dans notre intérêt d’envoyer l’un de nos semblables en prison. Les sirènes doivent rester libres, pas sous la mainmise des humains. Ce sont eux nos vrais ennemis.
L’argument d’Alex me laissait dubitatif. En somme, il prônait l’immunité aux criminels s’il s’agissait de sirènes. Il préférait qu’un assassin comme William aille à sa guise plutôt que de le savoir détenu par les hommes ?
Le PDG coupa court à mes ruminations :
— Tu as bien mené ta barque, Alex. Je te tire mon chapeau. Grâce à toi, nous avons résolu cette affaire et nous avons une longueur d’avance sur le banc de Boston.
— Qu’en est-il de la police ? s’enquit Charlotte. Vous les avez fait classer l’affaire, Gavin ?
Ce dernier esquissa un sourire de triomphe.
— Disons que j’ai su convaincre le shérif qu’il valait mieux laisser tomber une enquête qui avait de grandes chances de n’aboutir à rien. J’ai offert des pass VIP à tout son département pour notre prochain show.
Ma mâchoire manqua de se décrocher.
— Dénoncer un assassin vous gêne, mais pratiquer la corruption, non ? m’indignai-je. De quel côté de la loi êtes-vous ?
Margo me dévisagea d’un air réprobateur :
— Qui se charge de lui répondre ?
Victoria se porta volontaire :
— Ethan, nous voulons protéger notre peuple. Nous agissons selon l’intérêt de notre espèce. Pour être tout à fait honnête, nous avons plus d’amour et de respect pour les baleines et les cachalots que pour la plupart des êtres humains. Si tu croyais que les sirènes étaient des Ariel innocentes et gentillettes, tu te trompes. La réalité est que nous ne sommes ni bonnes, ni mauvaises. Comme vous, non ?
Les yeux rivés sur moi, son époux crut bon de préciser :
— Quand il s’agit de défendre les nôtres, nous pouvons être impitoyables.
— Tu es entré dans un univers dangereux, me prévint Margo. Je crains que tu n’aies encore rien vu.
Elle avait proféré ces mots d’un ton âpre qui contrastait avec la chaleur dont elle avait fait preuve la veille. Je croisai les bras sur ma poitrine. Décidément, Margo avait le don de souffler le chaud et le froid. Tant mieux, ça m’aiderait à l’oublier.
— Tu es en train de perdre tes illusions, fit remarquer Alex. Mais maintenant que nous t’avons ouvert les portes de notre monde, tu ne peux plus en sortir. Tu dois marcher avec nous. Ou devrais-je plutôt dire, nager avec nous.
Son timbre avait des accents menaçants. Je ne me démontai pas pour autant. C’était le moment de taper du poing sur la table, sans quoi, je me ferais écraser.
— Vous prétendez vous soucier des animaux marins, mais vous avez vu comment vous les traitez ? me récriai-je. Ils baignent dans une eau croupissante. Pourquoi n’agrandissez-vous pas les piscines ? Pourquoi n’envisagez-vous pas une semi-captivité ? Avez-vous seulement étudié la question ?
En m’entendant parler, j’eus une pensée pour Liam. Il aurait applaudi mes propos.
— Non, poursuivis-je avec hargne, car tout ce qui vous importe, c’est de gagner le plus d’argent possible ! Vous vous habillez avec des vêtements de grands couturiers, vous possédez des voitures et des maisons de luxe. Vous vous pavanez sur les tapis rouges et jouez les mannequins. Au lieu d’utiliser vos pouvoirs pour soulager vos pensionnaires ! Vous méprisez les humains, mais valez-vous mieux qu’eux ? Bon sang, vous êtes des sirènes et ce parc ressemble à un cirque aquatique des années 80. Le Mer World pourrait et devrait être un modèle d’écologie et de préservation de la biodiversité ! Il devrait être en avance sur son temps, pas en retard.
L’espace d’une seconde, mes paroles clouèrent l’assemblée sur place. Je marquai une pause pour reprendre mon souffle.
Margo me toisa d’un air de défi. Puis, elle battit des mains :
— Bravo monsieur le militant ! Je vois que ton colocataire t’a bien lavé le cerveau. Ah, ces idéalistes…
Je tombai des nues.
— Lavé le cerveau ? Idéaliste ? Non, mais, je rêve… Tu n’es même pas d’accord avec moi ? Tu pourrais au moins acquiescer et me sortir un prétexte pour ne pas agir.
Gavin me ravit la parole :
— Tes doléances sont légitimes, Ethan. Ça fait des années qu’Anthony et moi, nous nous efforçons d’œuvrer dans ce sens. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple que ça. Le public est satisfait du parc tel qu’il est. La mise en semi-liberté des animaux ne l’intéresse pas. Car ça voudrait dire qu’il en aurait moins pour son argent. Des animaux en semi-liberté seraient moins visibles, moins accessibles et ils ne feraient pas le show. Tu as employé avec justesse le terme de « cirque aquatique ». C’est exactement ce qu’est le Mer World, mais les gens en redemandent. Un dauphin clown ou acrobate les réjouit davantage qu’une orque en liberté, qu’ils verraient en tout petit, au loin, à l’aide de jumelles… Néanmoins, sache que nous reversons une grande partie de nos bénéfices à la recherche, à des associations de défense de la faune marine. Quant à l’implication de Margo dans la mode, elle nous permet d’éveiller les consciences sur la problématique des cosmétiques qui utilisent de l’huile de scalène, issue du foie des requins et des cachalots, l’ambre gris des baleines, ou encore le spermaceti, provenant de la cervelle des dauphins. Margo se bat pour que les produits de beauté soient tous cruelty-free.
— Tout n’est pas tout noir ou tout blanc dans la vie, renchérit Victoria.
Je ne pouvais la contredire.
— À toi de te demander où est ton intérêt, Ethan, souligna Alex. Défendre la veuve et l’orphelin ou réaliser tes rêves ? Nous sommes un clan puissant. Si tu acceptes de faire partie des nôtres, tu bénéficieras de notre protection.
Je cillai.
— Ai-je vraiment le choix ? À présent que je connais vos secrets, on dirait que je ne peux plus reculer…
— Certes, fit Margo en réduisant la distance entre nous, mais tu as la possibilité de revendiquer ton appartenance à notre groupe. De la choisir plutôt que de la subir.
Je ravalai ma bile. Si j’y réfléchissais bien et mettais mon ego de côté, je n’avais guère de raison de m’opposer à eux. Mon objectif était de devenir soigneur. Leur soutien m’aiderait à faire mon trou.
— Je suis d’accord pour vous rejoindre, déclarai-je.
Le visage de Margo s’éclaira. Elle papillonna des cils.
— À la bonne heure !
— Dans ce cas, intervint son père en plantant son regard dans le mien, je voudrais que nous scellions ton engagement de manière solennelle lors d’une cérémonie. Dans l’océan. Ce soir. Chaque membre de notre bande a été adoubé de cette façon.
Tous approuvèrent de concert. J’acquiesçai.
— Alors, à ce soir, décréta le PDG. Rendez-vous sur la plage à vingt heures.
Je profitai de l’occasion pour plaider ma cause :
— Une dernière chose. Puisqu’il est question d’ambition… Mon but est de devenir soigneur animalier. Je ne suis pas venu de France pour trier du courrier ou gérer un compte TikTok. Je suis là pour apprendre un métier. C’est la condition que je pose pour être des vôtres.
Charlotte m’adressa un sourire de connivence. Elle me glissa à l’oreille :
— Bien envoyé, Ethan. Il était temps que tu t’affirmes.
Je sondai Alex du regard.
— Très bien, approuva ce dernier. Nous t’assignerons des tâches relatives au soin des bêtes. D’autant plus que d’après les rumeurs, tu sais y faire avec Ondine…
Ma face devint certainement écarlate.
— Oui, elle m’a bien accepté, balbutiai-je.
— Ne sois pas modeste, me conseilla Victoria. Ne minimise pas tes qualités. À partir d’aujourd’hui, nous voulons que tu marches la tête haute. Après ta cérémonie d’intronisation, tu seras une nouvelle personne. Comporte-toi comme tel.
Être quelqu’un d’autre. L’idée me séduisait.
J’allais leur montrer de quoi j’étais capable. Qui je pouvais être.
***
Pendant toute la journée, je ne pensais qu’à la cérémonie à venir. Je bombardai Charlotte de questions sur la sienne : où elle s’était déroulée, quelle tenue elle portait, quels mots elle avait prononcés… Comme pour me torturer, ma collègue fut peu loquace.
— Tout va bien se passer, se contenta-t-elle de répondre. Si on ne t’a donné aucune directive, c’est qu’il n’y a pas à s’en faire. Viens comme tu es, ça suffira. Et en attendant, concentre-toi sur ton travail. C’est toi qui as exigé de t’occuper des animaux, alors fais-le. Ne lambine pas.
Ce n’était pas tant que je lambinais. Je mettais du cœur à l’ouvrage, mais mes pensées vagabondaient ailleurs. Je ne parvenais pas à focaliser mon attention plus de quelques minutes. Heureusement, le vétérinaire me confia des tâches de débutant. Je pus les exécuter même sans concentration.
Le soir arriva bien vite. Au moment où je quittai les locaux du Mer World, Victoria m’intercepta et me remit un sac :
— Voici ton maillot pour la cérémonie. Il a été confectionné en France avec du nylon recyclé à partir d’anciens filets de pêche et de déchets plastiques des océans. C’est du haut de gamme. Il est aux couleurs de notre banc : turquoise et bleu métallisé. Tu te sentiras comme un triton dedans.
— Merci, Victoria.
J’emportai avec précaution le paquet.
De retour chez moi, je me fis tout petit pour éviter de rendre des comptes à Liam, occupé à se préparer un sandwich. Je m’élançai vers ma salle de bains où je m’enfermai à double tour, ma tenue sous le bras.
Là, j’extirpai le maillot du sac et admirai la pièce. Victoria n’avait pas exagéré. J’avais affaire à du matériel de qualité. Le lycra était soyeux, la matière dense.
Je me dévêtis, l’enfilai et me mirai dans la psyché. Mes yeux s’élargirent et je ne pus contenir un sourire lorsque je me découvris dans la glace.
D’habitude, je détestais me mettre en maillot. Les maillots ordinaires ne masquaient pas les imperfections de mon corps : mes pectoraux pas assez fermes à mon goût, mes bras que j’aurais aimés plus musclés, mon ventre sans tablettes de chocolat.
Dans ce maillot aux allures de combinaison, ma morphologie était mise en valeur. Sa matière gainante soulignait ma silhouette. L’étoffe du vêtement de bain était si confortable qu’il était comme une seconde peau. Sa couleur seyait à mon teint. Je ne portais pas un maillot, c’était lui qui me portait. Il soutenait mon énergie.
J’aurais volontiers défilé devant Liam. Hélas, cette intronisation resterait mon secret.
Après m’être coiffé, je remis mes habits de jour et gagnai la porte du salon en trombe.
— Tu repars déjà ? m’interrogea Liam, la bouche pleine.
— Oui, j’ai oublié quelque chose au travail, mentis-je. Je vais le récupérer.
— Quoi ?
— Tu es curieux, dis donc. Eh bien, un rapport que j’ai commencé et que je dois terminer pour demain.
— Il n’est pas sur ton ordinateur ?
— Non. Sur une clé USB.
Dieu merci, j’avais de la répartie. Mais j’aurais préféré que Liam me lâche les baskets.
— C’est bon ? m’exaspérai-je. Ton interrogatoire est terminé ?
— Désolé. C’était pour faire la conversation. Je n’aime pas qu’on s’embrouille. Est-ce qu’on peut faire la paix ?
— Euh… D’accord.
Le regard de Liam s’empreignit d’une liesse qui me fit plaisir à voir.
— Viens manger un bout pour sceller notre réconciliation ! proposa-t-il. Ta clé USB ne va pas se volatiliser dans la nuit. Tu iras la chercher plus tard. Mes sandwichs au thon sont un pur délice.
Je maugréai :
— Je ne comprends pas qu’avec tes convictions écologiques, tu ne sois pas végétarien. La surpêche, c’est un vrai problème. Mais je dois y aller, ce serait dommage que l’agent d’entretien récupère mon bien.
Ne trouvant rien à répliquer, mon colocataire me libéra.
Dans le métro, je notai que je me sentais différent. Je me sentais fort. Était-ce l’effet du maillot sous mes vêtements ou la perspective de la cérémonie ? Je me tenais droit, les épaules ouvertes, la tête digne.
Je parvins à destination à l’heure convenue. La plage était déserte. Une dizaine de sirènes étaient regroupées en un cercle fermé. Il n’y avait pas un bruit, hormis le roulis des vagues s’écrasant sur le rivage.
Mes collègues les plus proches étaient tous présents. Les autres visages ne m’étaient pas familiers. L’assemblée était d’une élégance à couper le souffle. Les mâles étaient en costumes de créateurs, les femelles en tenues de soirée. Cependant, Margo les surpassait tous par sa grâce.
Elle avait endossé une robe champagne à sequins à dos nu, fendue sur le côté, qui dévoilait ses jambes sveltes.
D’un air empreint de gravité, Gavin embrassa l’assemblée du regard et, avec la plus grande solennité, proféra :
— Bienvenue au baptême marin d’Ethan Roche. Cette cérémonie est le rite par lequel une nouvelle recrue affirme officiellement son allégeance envers notre banc et son engagement à servir nos intérêts. En contrepartie, nous lui faisons bénéficier de notre protection et de nos ressources.
L’officiant darda sur moi un œil attentif. J’étais suspendu à ses lèvres.
— Ethan, tu vas être immergé dans l’océan à nos côtés. L’eau est source de vie. Cette plongée représente la mort de ton ancien moi. Ta sortie de l’eau symbolisera ton entrée dans ta nouvelle vie et dans notre communauté. L’acceptes-tu ?
— Je l’accepte, répondis-je tout bas.
Le célébrant me reprit :
— Je n’ai rien entendu. L’acceptes-tu ?
D’une voix ferme et posée, je répétai, en appuyant sur chaque syllabe :
— Je l’accepte.
Margo demanda à l’assistance :
— Et vous, acceptez-vous Ethan parmi nous ?
Des murmures d’approbation s’élevèrent.
— Tu peux te déshabiller et entrer dans l’eau, m’intima Gavin.
Ce disant, il fit un geste de la main pour inviter les membres du banc à en faire de même. Ceux-ci suivirent la consigne de l’officiant et s’avancèrent dans l’onde, dans des maillots aussi beaux que le mien.
Le contact de l’eau me fit frissonner. Les participants formèrent un cercle autour de moi. Ils se tinrent par la main et nagèrent en ronde tandis que je me glissai dans l’eau.
— Tu peux aller plus profond, m’intima Margo en avançant dans l’onde. En apnée.
J’obtempérai et m’immergeai entièrement. Tout en m’aidant à me tenir allongé, le célébrant fredonna un refrain entêtant que reprirent les adeptes à l’unisson. Leurs voix étaient suaves. Elles coulaient, roulaient et se mêlaient à merveille au mouvement des vagues. Je n’avais jamais écouté de chant aussi mélodieux.
Quand il prit fin, Gavin me fit me redresser :
— Tu as entendu notre chant. Il scelle notre union. Il nous assure de ta fidélité et de ta loyauté. Tu es désormais lié à nous à jamais.
— J’ai compris.
— Victoria sera ta marraine. Elle aura la responsabilité de te guider et de te soutenir. Marraine, veux-tu remettre à ton filleul sa perle ?
Victoria sortit du cercle pour s’approcher de moi. Elle tenait dans sa paume une coquille ouverte contenant une perle noire aux reflets nacrés reliée à un bracelet en or. Elle saisit la gourmette et la noua autour de mon poignet.
— Voilà, conclut Gavin. Tu es à présent baptisé selon notre rite. Cette perle est un bijou puissant, elle a été bénie sous les rayons de la pleine lune. Comme tu n’es pas une sirène, tu n’as pas accès à la même magie que nous. Nous te l’offrons afin qu’elle te protège, telle une amulette. Prends-en grand soin.
— Je le ferai.
Les sirènes entamèrent une danse digne des plus belles chorégraphies de natation synchronisée.
Je les admirais, des étoiles dans les yeux. Je flottais dans la mer, mais je me sentais sur un nuage. La mélodie entonnée par les sirènes me berçait. J’étais au septième ciel.
Margo me tira de mon rêve éveillé en faisant taire ses congénères.
— Nous pouvons nous disperser, décréta-t-elle.
C’était déjà fini ? Mince, j’en redemandais…
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