Le livre noir de Vladimir Poutine

Galia Ackerman · Chapitre 2 sur 27

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Le livre noir de Vladimir Poutine

Notices biographiques

 

GALIA ACKERMAN (1948) est docteure en histoire de l’université Paris-I

Panthéon-Sorbonne et chercheuse associée à l’université de Caen. Elle est spécialisée dans l’histoire de l’URSS, de la Russie post-soviétique et de l’Ukraine. Elle est l’auteure d’une dizaine de livres dont Le Régiment immortel. La guerre sacrée de Poutine (Paris, Premier Parallèle, 2019, réédité en 2022), un ouvrage pionnier qui explore l’idéologie de la Russie poutinienne. Elle est rédactrice en chef d’un média électronique bilingue (anglais-français), Desk Russie, destiné à combattre la désinformation et à donner au public français et international des clés pour comprendre la Russie de Poutine. Elle a codirigé avec Stéphane Courtois l’ouvrage La Seconde Guerre mondiale dans le discours politique russe. À la lumière du conflit russo-ukrainien (Paris, L’Harmattan, 2016).

 

ANTOINE ARJAKOVSKY (1966) est un historien français d’origine

ukrainienne spécialiste de la pensée religieuse orthodoxe, en particulier russe et ukrainienne. Directeur du Collège universitaire français de Moscou, puis directeur adjoint de l’Institut français d’Ukraine (1998-2004), il a créé et dirigé l’Institut d’études œcuméniques au sein de l’Université catholique d’Ukraine (2004-2011). Depuis 2011, il codirige le département « Société, Liberté, Paix » au collège des Bernardins à Paris. Auteur d’une douzaine d’ouvrages, il a publié en particulier Russie-Ukraine. De la guerre à la paix ? (Sion, Parole et Silence, 2014) et Occident-Russie. Comment sortir du conflit ? (Paris, Balland, 2017).

 

STÉPHANE COURTOIS (1947) est un historien spécialiste du communisme

français et international. Fondateur et directeur de la revue universitaire Communisme (1982-2017), il est l’auteur de plusieurs dizaines d’ouvrages et a dirigé des collections au Seuil et aux Éditions du Rocher et du Cerf. Il a été le maître d’œuvre du Livre noir du communisme (Paris, Robert Laffont, 1997, 26 traductions). Il donne depuis vingt ans un grand cours sur le communisme à l’Institut catholique d’études supérieures (La Roche-sur-Yon) et a publié en 2017 Lénine, l’inventeur du totalitarisme (Paris, Perrin, 2017) qui a été couronné par le Grand Prix du livre d’histoire (Le Figaro/la chaîne Histoire) et le Grand prix de la biographie politique du Touquet-Paris Plage.

 

IRYNA DMYTRYCHYN (1971) est une historienne spécialiste de l’Ukraine,

traductrice et maître de conférences d’ukrainien à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO, Paris). Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et codirige depuis 2001, aux éditions L’Harmattan, la collection « Présence ukrainienne » où elle a publié en particulier L’Ukraine vue par les écrivains ukrainiens (Paris, L’Harmattan, 2006), Le Voyage de Monsieur Herriot. Un épisode de la grande famine en Ukraine (Paris, L’Harmattan, 2018), ainsi qu’une Anthologie du Donbass (Paris, L’Harmattan, 2018) ; et avec Galia Ackerman, Tchernobyl. Vivre, penser, figurer (Paris, L’Harmattan, 2021).

 

THORNIKÉ GORDADZÉ (1975) est un Géorgien qui apprit le français au

lycée à Koutaïssi (URSS) avant de venir en France où il fut diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux, puis de Paris, et avant d’obtenir la nationalité française en 2001. En 2010, il est nommé par le nouveau président géorgien, Mikheil Saakachvili, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des relations avec l’Union européenne, puis en 2012 ministre d’État chargé de l’intégration européenne et euro-atlantique. Chercheur associé au Centre d’étude des relations internationales de Sciences-Po, il est le cofondateur en 2013 du Georgian Institute for Strategic Studies. Il est depuis 1999 l’auteur de très nombreux articles sur la situation dans le Caucase post-soviétique et sur les menaces de la Russie de Poutine.

 

YVES HAMANT (1946) est agrégé de russe et docteur en sciences

politiques. Après avoir vécu plusieurs années dans l’URSS de Leonid Brejnev où il fut attaché culturel à l’ambassade de France à Moscou de 1974 à 1979, il a été le premier traducteur en français de L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne. Il a soutenu en 1990 une thèse intitulée « Le pouvoir soviétique et l’identité russe » et il est professeur à l’université Paris-Nanterre (anciennement Paris-X) où il enseigne la civilisation russe et l’histoire contemporaine de la Russie. Intellectuel catholique, il a publié en 2000 une biographie d’un de ses amis, le père Alexandre Men, prêtre orthodoxe et grande figure spirituelle en URSS, assassiné à la hache près de son église en 1990. Il a publié dans la revue Esprit (mars 2022) un article très éclairant sur « Le poutinisme, un phénomène multifactoriel ».

 

ANDREÏ KOZOVOÏ (1975) est né à Moscou. Il est le fils d’un poète et

traducteur, prisonnier politique exilé en France en 1981. Maître de conférences en langue et littérature russe, habilité à diriger les recherches à l’université de Lille, il est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’URSS : La Chute de l’Union soviétique (Paris, Tallandier, 2011), Russie, réformes et dictatures – 1953-2016 (Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2017), Les Services secrets russes. Des tsars à Poutine (Paris, Tallandier, 2020), Brejnev l’antihéros (Perrin, Paris, 2021).

MYKOLA RIABTCHOUK (1953) est un politologue né en Ukraine occidentale qui a fait ses études supérieures à Lviv et à Moscou, puis a séjourné trois ans aux États-Unis. Ses travaux sont consacrés aux problématiques de l’identité nationale, de la formation de la société civile, de la naissance d’un État-nation et de l’époque post-communiste. Il est directeur de recherche à l’Institut d’études politiques et des nationalités de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine et maître de conférences à l’université de Varsovie. Président d’honneur de l’antenne ukrainienne du PEN Club. Il a publié en français De la « Petite-Russie » à l’Ukraine (Paris, L’Harmattan, 2003), et dans Le Monde daté du 10 mai 2022, il a publié une pleine page intitulée « L’Occident est bien plus influencé par l’impérialisme russe qu’il ne l’admet ».

 

NICOLAS TENZER (1961) est un ancien élève de l’École normale supérieure, de Sciences-Po Paris et de l’École nationale d’administration. Haut fonctionnaire de 1987 à 2008, il a enseigné à Sciences-Po à partir de 1986. Il est le président fondateur du Centre d’étude et de réflexion pour l’action politique (CERAP) et directeur de sa revue Le Banquet. Auteur d’une douzaine d’ouvrages consacrés aux doctrines politiques et à la vie politique française, il a publié en particulier Le Monde à l’horizon 2030. La règle et le désordre (Paris, Perrin, 2011). Il est un défenseur de l’action de l’OTAN dans le monde et collabore au Centre d’analyse politique européenne qui défend l’alliance transatlantique et les valeurs et principes démocratiques.

 

FRANÇOISE THOM (1951) est une historienne française, agrégée de russe,

spécialiste de la Russie et de l’URSS, et maître de conférences titulaire d’une habilitation à diriger les recherches en histoire contemporaine à l’université Paris-Sorbonne. Remarquée dès 1983 pour sa thèse publiée sous le titre La Langue de bois (Paris, Julliard, 1987), elle est l’auteure d’une dizaine d’ouvrages, en particulier Le Moment Gorbatchev (Hachette, Paris, 1989), Géopolitique de la Russie (Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2016), Comprendre le poutinisme (Paris, Desclée de Brouwer, 2018) et La Marche à rebours. Regards sur l’histoire soviétique et russe (Sorbonne Université Presses, Paris, 2021). Pour sa remarquable biographie Beria. Le Janus du Kremlin (Paris, Cerf, 2013), elle a reçu un prix de l’Académie des sciences morales et politiques.

 

CÉCILE VAISSIÉ (1962) est une historienne, agrégée de russe et

spécialiste de l’URSS. Après sa thèse publiée sous le titre Pour votre liberté et pour la nôtre : le combat des dissidents en Russie (Paris, Robert Laffont, 1999), elle enseigne en lycée et à l’université avant d’être nommée directrice du département de russe de l’université Rennes-II. Elle a publié en 2008 Les Ingénieurs des âmes en chef. Littérature et politique en URSS (1946-1986) (Paris, Belin), puis en 2019 Le Clan Mikhalkov. Culture et pouvoirs en Russie (1917-2017) (Rennes, PUR). En 2016, dans Les Réseaux du Kremlin en France (Paris, Les Petits Matins), elle a montré les divers moyens d’influence du soft power de Vladimir Poutine dans notre pays ; cela lui a valu une campagne orchestrée d’attaques en justice pour diffamation, qui, à l’exception d’une seule, ont toutes été rejetées par le tribunal qui a estimé que présenter quelqu’un comme étant « pro-Kremlin » ne portait pas atteinte à son « honneur ».

 

MAÏRBEK VATCHAGAEV (1965), né en Tchétchénie, est diplômé de la faculté d’histoire de l’université d’État de Tchétchénie-Ingouchie, avec une thèse sur la place de la Tchétchénie dans la guerre du Caucase. Après un stage à l’Institut d’histoire russe de l’Académie des sciences de Russie à Moscou de 1991 à 1994, il rentre en Tchétchénie où il devient un proche collaborateur de l’indépendantiste puis président de Tchétchénie, Aslan Maskhadov. Nommé représentant plénipotentiaire de la République tchétchène d’Itchkérie à Moscou, il y est arrêté lors du déclenchement de la deuxième guerre par Vladimir Poutine en 1999. Condamné à de la prison, puis amnistié, il s’exile en France en 2000 et se consacre désormais à l’histoire et au journalisme. Il a publié en 2008 L’Aigle et le loup. La Tchétchénie dans la guerre du Caucase au e XIX siècle (Paris, Buchet-Chastel, avec Aude Merlin).

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