Les Premiers de leur siècle

Christophe Bigot · Chapitre 39 sur 39

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Les Premiers de leur siècle

Reconnaissance de dettes

 

Ce roman m’a été inspiré par un ouvrage intitulé Une correspondance romantique, publié par Flammarion en 1947. Il s’agit de lettres de Marie d’Agoult, Henri Lehmann et Franz Liszt. Elles ont été retrouvées dans les archives familiales par Solange Joubert, arrière-petite-fille de Clémence Oppenheimber née Casadavant et devenue Mme Henri Lehmann après son remariage. À ce jour, cette correspondance aussi drôle qu’émouvante constitue la plus précieuse source d’informations sur le protagoniste des Premiers de leur siècle. Je lui ai emprunté nombre de personnages et de péripéties, et j’y ai surtout puisé le désir de cloner la voix unique de Lehmann, pour tenter de redonner corps à cet incurable Schlemihl.

Comme il ne peut par ailleurs être question de citer la totalité des ouvrages consultés pour la préparation de ce qui demeure une œuvre de fiction, je mentionnerai seulement ceux sans lesquels il serait resté à l’état de projet.

Le catalogue réalisé par Marie-Madeleine Aubrun pour l’exposition Lehmann, organisée par le musée Carnavalet il y a trente ans, m’a été d’une aide inappréciable.

Tout aussi essentiels ont été les travaux de Charles Dupêchez consacrés à la comtesse d’Agoult, depuis la biographie parue chez Perrin jusqu’à l’édition de la Correspondance intégrale chez Champion, en passant par celle des Mémoires, souvenirs et journaux de la comtesse d’Agoult dans la collection « Le Temps retrouvé » du Mercure de France, et du roman Nélida chez Calmann-Lévy.

Les Écrits sur l’art d’Ingres, L’Atelier d’Ingres d’Amaury-Duval, dans l’édition de Daniel Ternois parue chez Arthena, le Journal de Delacroix, accompagné du monumental appareil critique de Michèle Hannoosh pour les éditions Corti, le livre d’Anne Martin-Fugier La Vie d’artiste au XIX e siècle chez Hachette, la biographie de Beth Archer Brombert consacrée à La Princesse Belgiojoso (Albin Michel) et enfin l’excellente monographie de Christine Peltre sur Théodore Chassériau (Gallimard), m’ont fourni quantité de détails et d’anecdotes.

Parmi les sources littéraires qui ont nourri certaines pages, directement ou indirectement, il faudrait citer Indiana de Sand, Béatrix de Balzac, les Promenades dans Rome de Stendhal, ainsi que la délicieuse biographie romancée de Liszt par Zsolt Harsányi (La vie de Liszt est un roman, Actes Sud Babel).

*

Cette reconnaissance de dettes serait incomplète sans la manifestation de mon affectueuse gratitude à ceux dont le soutien m’a aidé à traverser une période de labeur et d’incertitude. Parmi eux, Anny Carré et Jean-Pierre Bigot, Laurence Videloup et Bernard Dufour, Anne-Marie et Denis Moulène pour les résidences d’écrivain informelles avec gîte, couvert et bonnes vibrations. Mon pool essonnien, ma team caennaise, ma crew fontenaisienne, le Monet’s club et le gang magnoludovicien, pour les lectures et relectures bénévoles, les encouragements et les conseils avisés. Mon éditrice Nadia Butaud, pour son engagement sans faille au service du présent roman.

J’adresse enfin mes remerciements chaleureux à Mme Zoubeida Moulfi, du département documentation et information de l’Institut national des jeunes aveugles (INJA) pour m’avoir ouvert les portes de la chapelle décorée par Lehmann.

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Christophe Bigot

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