Théâtre . 2

Eugène Labiche ; texte établi par Henry Gidel · Chapitre 22 sur 41

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Théâtre . 2

Scène XVII

Les mêmes, Blancminet

 

Blancminet, entrant furieux. − Ah ! çà ! venez−vous dîner, oui ou non ?

Bourgillon. − Est−ce que nous sommes en retard ?

Blancminet. − Je vous avais dit à trois heures précises... et il en est sept ! ... la soupe est froide et le melon est chaud !

Loiseau. − Allons !

Bourgillon. − Un instant ! ... avant de partir, signons l'acte de vente pour l'étude !

Mistral. − Au fait ! ... j'aime mieux signer ce papier−là que l'autre ! ... Donnez−moi la plume.

Bourgillon, apercevant la bague de Mistral. − Tiens ! vous avez une bague qui ressemble à la mienne !

Mistral, à part. − Bigre ! ... (Haut, tout en signant.) Oui... ce sont des cheveux de ma tante ! ... qui est blonde !

Bourgillon, tendant la plume à Loiseau. − Signez, Loiseau... comme témoin.

Loiseau. − Volontiers...

Bourgillon, apercevant la bague de Loiseau. − Encore une bague qui ressemble à la mienne !

Loiseau, à part. − Mâtin ! (Haut.) Ce sont des cheveux de mon oncle qui est blonde... (Se reprenant.) Blond ! ... blond ! ...

Tous. − A table ! ... à table !

Choeur

Air

Cet incendie effroyable

N'est qu'un tout petit malheur ;

Courons oublier à table

Notre commune douleur.

RIDEAU

 

Scène XVII 132 L'Affaire de la rue de Lourcine