365 rendez-vous avec Marcia

Marcia Pilote · Chapitre 4 sur 16 · partie 1/2

Pages du PDF

365 rendez-vous avec Marcia

Janvier

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 2 parties.

Table des matières

 

Préface

Un mot de Marcia

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Les acronymes de mon cru

Remerciements

Autres ouvrages de Marcia Pilote

OceanofPDF.com

1er janvier

 

Pleurer en début d’année

 

Ça m’est arrivé plusieurs fois: pleurer le 1er janvier sans trop savoir pourquoi. Comme si, avant de commencer l’année pour de bon, il fallait ouvrir les écluses afin de liquider les larmes retenues, celles restées coincées, celles qu’on n’a pas osé ou pas pu verser. Il y a deux ans, j’ai

pleuré le 1er janvier pendant plus de dix heures consécutives et j’ai aimé ça. Curieusement cela m’a permis d’ajouter une CLÉ à mon trousseau, celle de la libération. Je souhaiterais bien revivre l’expérience cette année, mais malheureusement, ça ne se commande pas. Pleurer comme dans déverser un trop-plein, arroser un terrain vague, laisser couler les vestiges d’expériences qui ont laissé une trace salée au fond de l’âme. Pleurer tout simplement, comme quand on a le rhume et que notre nez coule, sauf que là, ce sont nos yeux et ce sont des larmes. Faire rouler les larmes sur ses joues et les laisser transporter avec elles toute la tristesse accumulée sans même qu’on le sache. La mort, la maladie, l’injustice, l’incompréhension, les souvenirs qui remontent, le temps qui passe. Les 365 pages du calendrier tournées, les gens avec qui nous aurions aimé commencer l’année et qui ne sont plus de ce monde, ces belles personnes que jamais nous ne reverrons. Et les lumières qui brillent dans le noir et qui se ferment chaque fois que nos paupières en font autant pour fabriquer une larme en clignant. La tristesse au compte-gouttes. La tristesse apaisante. Nécessaire liquidation de fin d’année. Je croyais sincèrement être la seule à qui ça arrivait, mais ce n’est

pas le cas. Nous sommes plusieurs à pleurer le 1er janvier. Quelques minutes, quelques heures, toute une journée. Depuis que je pleure ce jour-là, j’ai appris à en faire une tradition, un moment de recueillement pour souligner la vie qui passe, la vie qui coule et moi sur ma rivière, où je réussis à avancer de moins en moins à contre-courant.

– J’ai pleuré le 1er janvier 1991, car je couchais pour la première fois

dans mon petit appartement, venant de vivre une rupture avec le père

de ma fille. Une nouvelle année et une nouvelle vie commençaient.

– J’ai pleuré le 1er janvier 2005 quand j’ai réalisé le grand vide que

venait de laisser ma tantine Marie, décédée l’été d’avant.

– J’ai pleuré le 1er janvier 2006, car je savais qu’avec l’homme que je

venais de rencontrer, j’allais faire un bon bout de chemin et que cela

avait valu la peine de l’attendre si longtemps. Neuf années plus tard, je

comprends la nature de cette émotion, et maintenant, c’est la gratitude

qui fait rouler mes larmes.

– J’ai pleuré le 1er janvier 2013 en réalisant que mes filles étaient

maintenant des femmes et qu’il fallait que moi aussi, j’en redevienne

une à 100%. Que la femme que j’étais devait reprendre sa place, avec

ses projets et ses désirs. Mon rôle de mère était terminé. J’allais devoir

le jouer autrement.

– J’ai pleuré le 1er janvier 2010, malade au lit, ne sachant pas encore que

j’allais être hospitalisée et que mon corps s’apprêtait à vivre une grosse

épreuve qui laisserait de graves dommages permanents.

Je vous souhaite de pleurer aujourd’hui, et à mes larmes s’ajouteront les

vôtres, créant ainsi un bassin virtuel d’expériences, de force, de souvenirs, dans lequel nous pourrons aller plonger en sachant que chaque fois, nous en ressortirons ressourcées.

Mon but n’est pas de vous faire pleurer. Mais pour vous aider à faire

jaillir l’émotion dont je vous parle, je vous ai concocté quelques phrases à compléter, question de vous rapprocher de la source qui retient votre bassin de larmes.

– C’est mon premier temps des Fêtes sans…

– J’aurais tellement aimé, en ce début d’année, être capable de…

– C’est la première fois cette année que je réussis à…

– Je n’aurais jamais cru possible que…

– Je dis merci à…

 

2 janvier

 

Nous toutes

 

En ce début d’année,

Je ne te raconterai pas ma vie,

Je ne te raconterai pas d’histoires,

Je ne te raconterai pas mes rêves,

Je ne te raconterai pas de mensonges,

Je ne te raconterai pas mes voyages,

Je ne te raconterai pas mon enfance,

Je ne te raconterai pas ma journée,

Je ne te raconterai pas mes mésaventures,

Je ne te raconterai pas de blagues.

Aujourd’hui, je te raconterai surtout l’effet que tu me fais quand je sais

que tu existes.

Je te raconterai à quel point je t’admire.

Je te raconterai que souvent, quand j’ai peur ou que je doute, je pense à

toi.

Je trouve qu’on se ressemble, je sens qu’on va loin ensemble.

Tu as remarqué que je n’ai pas dit: «On va aller loin.»

Parce que je trouve qu’on est déjà loin, je nous trouve bonnes, on

avance, on continue. Malgré les épreuves, les revers, les coups durs, les ennuis, on est là par milliers, on s’occupe de nos enfants, de nos parents, de l’humanité. C’est nous qui refaisons le monde chaque fois que nous accouchons.

C’est nous qui nous tenons par la main quand l’une d’entre nous est sur

le point de tomber.

C’est nous qui savons comment l’aider à se relever.

Et si c’est nous qui tombons, on sait qu’il y a un filet grand comme le

monde, aussi grand qu’il y a de femmes pour nous attraper.

Je vous raconterai à quel point sans nous toutes, ce ne serait pas possible

d’avancer, d’aller si loin.

Nous sommes des amies, des sœurs, des collègues, des voisines, des

cousines, des femmes vivant sur la même planète. Chaque heure du jour ou de la nuit, il y a une femme qui travaille, qui cuisine, qui allaite un enfant, qui prépare à manger, qui brasse de grosses affaires, qui conduit, qui lit, qui parle, qui revendique, mais il y a aussi une femme qui doute, qui a peur, qui pleure, qui se cache, qui a honte, qui ne veut pas, qui ne veut plus.

Et cette femme, c’est nous. Nous sommes cette femme.

Il y a par-dessus tout celle qui sait, celle qui fonce, celle qui croit, celle

qui veut, celle qui peut, mais surtout celle qui avance pour aller vers le grand trousseau. Imaginez un immense trousseau où chaque femme viendrait y ajouter sa CLÉ, ce qu’elle sait, ce qu’elle détient comme savoir. Avec ces millions de clés, nous pourrions enfin ouvrir toutes les portes.

 

3 janvier

 

Ce que je ne veux plus En début d’année, la question que vous me posez le plus souvent est la suivante: Comment fait-on pour dresser la liste des objectifs qu’on veut atteindre durant l’année? Je vous réponds toujours la même chose, que je ne le sais pas, que je ne crois pas aux objectifs tels qu’ils sont traditionnellement enseignés. J’ai même été obligée d’inventer ma propre méthode puisque je n’arrivais jamais à trouver une technique qui m’allumait. Ma méthode est vraiment à contre-courant. Je vous la propose, je vous l’explique, je vous en donne la CLÉ si vous le désirez. Voici: je ne travaille jamais en fonction de ce que je veux mais de ce que je ne veux plus.

Ma technique est fort simple. Prenez des feuilles et un crayon, ou vous

pouvez le faire à l’ordi.

Pour chaque domaine de votre vie (vie amoureuse, vie professionnelle,

vie financière, vie matérielle, vie familiale et sociale, vie spirituelle, mentale et physique), vous écrivez spontanément ce que vous n’aimez pas. Ne cherchez pas de midi à quatorze heures. Servez-vous de mes 7D.

Qu’est-ce qui me:

– Déplaît

– Dérange

– Distrait

– Dégoûte

– Dépasse

– Déçoit

– Désorganise

Si, avec les 7D, vous n’arrivez pas à trouver des éléments concrets,

poursuivez avec cette liste:

Qu’est-ce qui me PPIIFE:

– Perturbe

– Préoccupe

– Inquiète

– Irrite

– Fait peur

– Énerve

Quand, sous chaque catégorie, vous aurez vos réponses, vous serez alors

en mesure de savoir ce que vous aimeriez vraiment.

Par exemple, si vous avez écrit que dans votre vie amoureuse, vous avez

souvent peur d’être laissée, votre objectif cette année pourrait être de régler cette peur et d’en comprendre la source.

Si, dans votre vie financière, vous avez écrit que vous êtes préoccupée

par le fait de ne pas avoir d’argent de côté, votre objectif cette année pourrait être de trouver des façons de vous sentir plus dégagée financièrement.

Si, dans votre vie matérielle, vous avez écrit que vous êtes dérangée et

dépassée par tout le bordel, votre objectif pourrait être de trouver des solutions à votre mesure pour vivre une relation satisfaisante avec le matériel.

Vous me suivez? Rien de plus simple. Ensuite, vous pouvez utiliser un

outil, un tableau de vie, un cahier des succès, des affirmations ou toute autre méthode de votre choix pour vous motiver à garder le cap sur ce que vous désirez voir arriver dans votre vie. C’est la seule technique qui fonctionne véritablement pour moi. Vous m’en donnerez des nouvelles.

 

4 janvier

 

Pas de niaisage Avez-vous remarqué que ce sont souvent les personnes les plus occupées qui s’impliquent le plus? Violette LeBon, une de mes enseignantes préférées, disait souvent: «Si vous voulez être certaine que les choses soient faites, demandez à quelqu’un de très occupé.» Elle avait raison. J’ai observé ceci: plus j’ai de temps pour faire quelque chose, plus je niaise. Moins j’ai de temps, plus je suis efficace. Si j’ai deux heures pour écrire un texte, je vais l’écrire en soixante minutes et il sera très bon puisque je n’ai pas le temps de douter; mais si j’ai la journée, je vais prendre huit heures pour écrire le même texte. Je vais recommencer, je vais m’éparpiller, je vais douter de mon talent, je vais faire une petite brassée et au final, je ne serai pas satisfaite autant que si j’avais eu un délai serré pour le faire. Ce n’est peut-être pas comme ça pour tout le monde, mais c’est mon cas. Ma devise pourrait être: Pas de niaisage. On le fait et après c’est terminé, on passe à autre chose. Quand on fonctionne de cette façon, la vie nous soutient dans nos projets. En ce début d’année où nous avons envie de commencer sur de bons rails, je vous dirais ceci: la CLÉ pour avoir le temps de tout faire, c’est de n’avoir aucune possibilité de l’étirer. C’est très difficile à expliquer car théoriquement si vous regardez mon horaire sur papier, vous aurez peut-être envie d’aller faire une sieste tellement il peut paraître chargé. Pourtant, je ne me sens jamais surchargée, j’ai même le temps de faire du bénévolat de façon régulière, de voir Gustave presque tous les jours et j’ai plein de projets. Ce n’est pas tant la tâche à proprement parler qui nous cause du souci, mais comment on se positionne face à la tâche. Si on laisse intervenir le doute, la peur de ne pas y arriver ou de manquer de temps dans le processus, un dérapage nous guette. À l’inverse, si on garde nos énergies pour accomplir la tâche et non gérer la peur qu’elle suscite en nous, nous aurons le loisir de dire oui à plusieurs projets intéressants. Ne nous surprenons pas si les autres nous demandent de régler des dossiers, car ils sont d’accord avec le fait que si on veut que ce soit un dossier réglé, il vaut mieux demander à quelqu’un d’occupé!

 

5 janvier

 

Je voudrais tant Au Nouvel An, quand mes tantes et mes oncles me disaient: «On va te souhaiter la santé, c’est ça l’important», je n’en comprenais pas le sens.

Quand tu es enfant, ce n’est pas de santé dont tu rêves mais plutôt de la

dernière bicyclette dix vitesses blanche avec une barre au milieu. Puis, je suis devenue adulte et j’ai commencé à souhaiter la même chose à mes neveux et nièces. J’étais officiellement entrée dans le club des matantes!

On le sait rationnellement, la santé, c’est ce qu’il y a de plus important,

mais le sait-on dans notre corps, dans notre âme, toutes les secondes de notre vie? J’en doute. Car si on en avait conscience, on ferait tout pour la préserver, on ne la tiendrait pas pour acquise.

Je viens de passer 46 heures au lit. Couchée à 20 h jeudi et relevée à 8 h

le samedi. Gastro. Relevée pour courir (courir est un bien grand mot) ou ramper jusqu’à la salle de bain. Je savais très bien que si je gardais le lit et que je dormais, je serais sur pied dans quelques heures. Dans ces moments de faiblesse, je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces femmes pour qui ce n’est pas le cas.

Je pense à vous qui êtes très malades, qui avez reçu un diagnostic fatal,

je pense à vous et même si je sais que ça ne changera rien à votre état, j’ai besoin de vous dire que je suis avec vous de tout cœur, j’ai besoin de vous dire que je vais honorer ma vie, ma santé et que je vais vivre à 100% pour vous toutes qui ne le pouvez plus vraiment. Je ne gaspillerai plus aucune heure de cette vie si précieuse. J’ai été clouée 46 heures au lit en sachant que ce n’était qu’un mauvais moment à passer, mais je ne pouvais m’empêcher de penser à vous. Je voudrais tant que toutes celles qui le peuvent puissent honorer cette santé et vivre leur vie à 100%. Je voudrais tant que tous les jours, et non seulement les jours de maladie, nous rendions hommage à notre merveilleux corps qui nous permet de nous déplacer, de faire tout ce qu’on veut faire, de danser, de chanter, de manger, d’aimer. Je voudrais tant que ce ne soit pas qu’au début de l’année qu’on puisse se regarder les unes les autres dans les yeux et s’offrir des vœux de santé, sachant qu’il n’y a que ça qui compte, que c’est la CLÉ qui peut ouvrir toutes les portes de nos désirs.

Je voudrais tant que toutes les femmes malades souffrent moins, je

voudrais tant vous prendre dans mes bras et vous dire à quel point je vous aime, même si je ne vous connais pas, à quel point je pense à vous et que je vous admire. Je vais porter le message que vous aimeriez sans doute dire à toutes les femmes pétantes: honorez ce si beau cadeau. Remerciez. Profitez.

 

6 janvier

 

J’ai hâte que ça finisse

– J’ai hâte que ça finisse!

On entend cette phrase en début d’année, autour du 6 janvier. Les gens

ont hâte de retrouver leur routine: recommencer à manger et à boire normalement, se coucher plus tôt et écouter leurs émissions à la télévision. On ne le dira pas assez souvent que le temps des Fêtes est très «épuisant» pour tout le monde, surtout que de nos jours, il faut en faire beaucoup tout en ayant l’air d’avoir fait du yoga tout l’après-midi. C’est la faute à Marilou, à Pinterest et à tous ces marchands d’illusions qui nous font croire que tout est si simple. Sous des apparences de simplicité, il y a une réalité tout autre. Les invités peuvent bien s’asseoir sur des coussins juchés sur des palettes entrées dans mon salon pour l’occasion, les cadeaux de Noël peuvent bien avoir été faits à la main et être emballés dans du papier kraft, les gâteaux déposés là sur la table en déclinaison de huit saveurs, coupés asymétriquement pour faire plus naturel. On peut bien boire dans des pots Mason, notre robe-tunique de Noël peut bien avoir l’air d’un tablier nouveau genre et les mocassins de notre bébé faits à la main peuvent bien être tellement cutes, il n’en demeure pas moins que l’allure désinvolte des réceptions d’aujourd’hui requiert encore plus de travail et de souci du détail que la bonne vieille grosse bûche, les chaises pliantes, la table à cartes et le ragoût de boulettes. Je n’ai jamais aimé les modes, surtout en ce qui concerne le domestique et les vêtements. Je suis même une rebelle de la mode. Pourquoi? Parce que je considère que toute forme de mode est un piège pour les femmes qui se font prendre dans un système érigé par des publicitaires qui savent comment toucher une corde sensible, sans toutefois en mesurer l’impact et le coût dans la vie quotidienne et sur le sommeil des femmes. Oui, vous avez bien lu, sur le sommeil. Une femme qui pense à la réussite de sa prochaine réception du temps des Fêtes et qui veut correspondre en tous points aux critères d’esthétique imposés par la tendance de l’heure ne glisse pas dans le sommeil en toute quiétude. Elle risque de passer la nuit à rêver à ses préparatifs stressants alors que son vrai rêve serait de passer les prochains jours en pyjama, dans de grosses pantoufles en Père-Noël, en faisant des casse-têtes avec les enfants.

La question que je me suis toujours posée est donc: Pourquoi? Pourquoi

n’arrivons-nous pas à reprendre le contrôle de la situation? Parce qu’on s’entend qu’il y a dérapage, non? Je dis contrôle non pas dans le sens de tout contrôler et de se faire traiter de Germaine, mais de reprendre la barre de ces moments qu’on vit sous la pression de la performance et l’obligation de correspondre à des modèles irréalistes. Je ne suis pas meilleure qu’une autre, mais je détiens une CLÉ qui vous permettra peut-être de trouver la vôtre. Cela tient en quatre mots: VOUS AVEZ LE DROIT, le 6 janvier venu, de dresser un bilan positif de vos vacances du temps des Fêtes. Non seulement vous avez le droit, mais vous en avez le devoir. Vous avez le droit de vivre cette période de l’année comme vous le désirez, à votre façon, et votre façon est unique. Vous ne trouverez pas vos idées dans les magazines mais en vous. Vous avez toute l’année pour réfléchir à la question. Profitez du fait que vous êtes encore dans l’ambiance du temps des Fêtes pour prendre l’engagement de faire ça autrement cette année. Cela peut vous sembler encore loin, mais le temps passe si vite que la première chose que vous saurez, c’est que Noël sera déjà revenu. Vous l’accueillerez de quelle façon? Plusieurs se fendent en quatre pour offrir des souvenirs magiques à leurs enfants en cette période de l’année, mais je peux vous dire qu’il n’y a absolument rien de moins magique qu’une mère épuisée, et ce, même si elle est dans le plus beau décor Pinterest au monde, sous des lanternes scintillantes en papier de riz fabriquées à la main.

 

7 janvier

 

À lire avant de faire des résolutions J’ai un petit avertissement à vous faire concernant les résolutions de début d’année et ce que vous voulez changer. Sachez que pour tout ce que vous allez demander, la vie vous enverra des leçons s’y rattachant pour que vous puissiez vous exercer. Par exemple, si vous dites:

– Je voudrais être plus patiente cette année…

Devinez ce que la vie vous enverra? Des situations pour que vous

travailliez votre patience: des personnes lentes chaque fois que vous êtes pressée en ligne à l’épicerie, des gens qui ne comprennent pas vite quand vous devrez expliquer quelque chose, des bouchons de circulation plus souvent qu’autrement. Si vous êtes une bonne élève et que vous devenez de moins en moins exaspérée lorsque vous vous retrouverez dans ces situations, vous n’aurez plus besoin d’en vivre (mettons autour du mois de mai), car vous aurez gradué. Il en va de même pour toutes vos demandes.

– Vous voulez plus de santé? Votre peur d’être malade et les habitudes

qui nuisent à votre santé seront omniprésentes pour que vous mesuriez

de façon réaliste où vous en êtes face à la santé.

– Vous voulez rencontrer l’être aimé La vie placera probablement sur

votre route des personnes inadéquates et contraires à vos préférences

dans le but de préciser ce que vous voulez vraiment et ce que vous ne

voulez plus.

– Vous voulez plus de temps pour vous? Ne vous surprenez pas si les

invitations se mettent à pleuvoir. La vie veut tester votre résolution

pour voir si elle est sérieuse et jusqu’à quel point vous allez honorer

votre parole.

Il est aussi très important de savoir qu’il y a deux types de résolutions:

celles qui sont prises par peur et celles qui sont prises par amour.

Exemple: faire du sport

Si vous voulez faire du sport parce que vous avez peur de prendre du

poids, c’est une résolution que vous aurez de la difficulté à tenir.

Si, par contre, vous voulez faire du sport parce que vous avez envie de

bien vous traiter et d’aimer votre corps de plus en plus, vous obtiendrez les résultats escomptés.

La CLÉ pour une résolution qui tient la route tout au long de l’année est

de la traiter sous l’angle de l’amour. L’amour de soi, l’amour de son prochain, l’amour tout court. Il n’y a que cela de vrai. Telle devrait être votre première résolution.

 

8 janvier

 

J’ai vu des femmes

 

Tout est possible. Je le sais. Non pas parce que j’ai accompli des choses extraordinaires, car je ne vous parlerai pas de moi mais de vous. C’est en vous regardant aller, c’est en m’intéressant à vos vies que je peux le confirmer. Tout est possible. Je ne veux pas que vous pensiez que je vais ajouter qu’il faut y croire, qu’il faut rêver, qu’il faut travailler fort, qu’il faut penser positif, qu’il faut vouloir, qu’il faut le lancer dans l’univers. Non, car on a beau faire tout ça, parfois ça ne fonctionne pas. Mon tout est possible n’a rien à voir avec des réalisations ou des exploits, mais bien avec une force tranquille, invisible, fascinante, que plusieurs d’entre vous portent. Vous me l’avez montrée et c’est à ce moment que j’en ai conclu que tout était possible.

C’est en parlant avec vous, en vous écoutant me raconter votre histoire

que j’ai su que c’était vrai. J’ai vu des femmes avoir la force de s’en aller sans savoir où, sans avoir un sou. J’ai vu des femmes continuer à sourire malgré la maladie qui s’installait dans leur corps. J’ai vu des femmes quitter des emplois très rémunérateurs pour changer complètement de vie professionnelle. J’ai vu des femmes prendre la parole alors qu’elles avaient de la difficulté à parler à la suite d’un AVC. J’ai vu des femmes recommencer à croire à l’amour après une trahison, j’ai vu des femmes en aider d’autres après avoir elles-mêmes vécu une tragédie. J’ai vu des femmes tomber et j’ai vu des femmes se relever. Toutes ces femmes que j’ai vues me l’ont confirmé: tout est possible. Il suffit de le savoir. C’est en écoutant, en échangeant, en regardant et en m’intéressant à vous toutes qui auriez eu toutes les raisons de fermer à double tour la porte du possible et qui ne l’avez pas fait, que j’ai su que c’était vrai. Tout est possible. Merci à vous toutes et à celles que je n’ai pas encore rencontrées mais qui croiseront ma route. Merci de m’avoir donné cette précieuse CLÉ, que je garderai en cas de besoin, et dont je me servirai dans les moments où je douterai que tout est possible.

Je vous invite en ce début d’année à demander à la vie de placer sur

votre route des personnes extraordinaires qui vous feront cet effet. Pour ma part, je peux vous confirmer que c’est ce qui donne un sens à mon existence.

 

9 janvier

 

Capital d’énergie

 

J’ai toujours pensé que j’avais une énergie au-dessus de la moyenne. Eh bien, c’est faux. Plus je vieillis, plus je me rends compte que ce n’est pas mon énergie qui est exceptionnelle mais ma capacité à garder mes batteries rechargées. Nuance. La bonne nouvelle est que si vous êtes attentive aux événements qui ont cours durant votre journée, vous pourrez facilement ajuster le tir et garder ainsi votre énergie haute. L’obstacle majeur à surmonter: les voleurs d’énergie.

Qu’est-ce qu’un voleur d’énergie?

Les voleurs d’énergie(énergivores) ont besoin de vous voler de l’énergie

pour recharger leurs batteries. Ce sont des personnes dépendantes de leur dose d’énergie quotidienne. S’ils ne vous la soutirent pas, ils se tourneront vers quelqu’un d’autre. Ne soyez pas inquiète pour eux, ils savent s’entourer de donneurs. C’est comme s’ils fouillaient dans votre porte-monnaie sans votre permission, car ils sont en déficit budgétaire et ont des dettes à payer, sauf qu’ils sont en déficit d’énergie et ils ont des batteries à recharger.

Comment savoir si quelqu’un vous vole votre énergie?

Rien de plus simple. Si, après avoir passé un moment avec une personne,

vous vous sentez fatiguée, c’est qu’il vient d’y avoir vol d’énergie. (Ça fait des années que je vérifie ce fait et je peux confirmer que c’est vrai à tout coup).

Situations fréquentes où il y a vol d’énergie:

Tentez de remarquer votre niveau d’énergie quand vous venez de vivre

l’une de ces situations. Il sera probablement très bas.

– Un souper au restaurant avec une amie. Elle se plaint de son chum,

vous raconte les mêmes histoires depuis quatre mois. Vous n’osez pas

lui dire que cela ne vous intéresse pas.

– À la pause-café, un collègue vous dit du mal d’un autre collègue

pendant quinze minutes.

– Une personne vous raconte des anecdotes remplies de détails

inintéressants. Exemple: votre voisin vous raconte les démarches

effectuées pour trouver le meilleur prix pour sa thermopompe.

– Votre voisine vous récite sa recette de croustade aux pommes.

– Une personne entre dans votre bulle en vous envahissant avec son

commérage.

– Un Ti-Joe Connaissant tente de vous convaincre que vous n’avez pas

raison.

– Une personne vous attaque en pleine réunion afin de vous faire perdre

vos moyens.

– Votre enfant vous harcèle pour avoir quelque chose au magasin quand

vous venez de lui dire non.

– Votre enfant se relève dix fois après que vous l’avez mis au lit.

Trucs pour accroître votre énergie

– Savoir détecter vos fuites d’énergie

Être très consciente des pertes d’énergie au moment où elles se

produisent afin de pouvoir les enrayer. Elles peuvent être très subtiles.

– Savoir reconnaître les donneurs d’énergie

Baromètre: après un échange avec un donneur d’énergie, chaque

personne repart avec un bagage d’énergie accru, même pour la

personne qui a donné.

Les donneurs d’énergie sont beaucoup plus rares qu’on pourrait le

croire. Pour être un bon donneur d’énergie, il faut d’abord être en

accord avec soi-même. Après les avoir rencontrés, nous nous

retrouvons avec plus de dynamisme. La rencontre se termine avec un

gain pour chacun.

– Savoir reconnaître et déjouer les voleurs d’énergie

Cela permet de se protéger d’eux et élaborant des stratégies

personnelles afin qu’ils aient moins d’emprise sur nous.

Petit exercice

Prenez donc cinq minutes ce soir pour faire la liste des activités qui vous ont remplie d’énergie et celles qui vous ont vidée. Faites un bilan des plus et des moins, et vous aurez un portrait rapide des situations énergétiques. En d’autres mots, si vous avez passé la journée à faire des choses ou côtoyé des gens qui ont drainé votre énergie, pas étonnant que vous soyez vannée! Mais le contraire est aussi vrai. Si votre colonne des plus est plus longue que celle des moins, vous vous retrouvez le soir venu avec un surplus d’énergie. L’idée est donc de tenter de supprimer ou de modifier les activités qui vous drainent au profit d’activités qui vous énergisent. C’est la CLÉ pour en avoir en banque.

 

10 janvier

Dossier réglé

 

J’ai suivi un cours il y a très longtemps. J’avais 17 ans. Mon père m’avait prêté l’argent, car ce cours/formation coûtait très cher. Le cours s’intitulait: Mon temps m’appartient, et l’homme qui le donnait avait élaboré un système d’agenda à la carte absolument génial. On recevait une grosse boite dans laquelle on y trouvait un petit cartable et des refills de pages intitulés: cette semaine, la semaine prochaine, les semaines suivantes, mes objectifs, mes engagements. C’était un outil vraiment efficace que j’ai continué à utiliser très longtemps. Puis, par la suite, je me suis concocté mes outils pour répondre à mes besoins, mais ça, je vous en reparlerai plus loin. Pendant cette formation qui s’échelonnait sur deux jours, nous avions droit à des conférences données par le formateur Nicholas Echonomo, où il nous présentait des concepts pour gérer notre temps de façon efficace. J’en ai retenu plusieurs et j’ai envie, en ce début d’année, de vous offrir celui dont je me sers encore à ce jour et que je mets en pratique plusieurs fois par semaine. Il est très simple et peut faire gagner plusieurs heures par mois:

Complétez votre cycle d’action

– Vous êtes en train de vider et ranger l’épicerie? Ne faites rien d’autre

avant d’avoir terminé.

– Vous venez de vous laver les mains?

Ne sortez pas de la salle de bain avant d’avoir replacé la serviette à sa

place.

– Vous commencez à écrire un courriel pour l’organisation de votre

prochain souper de filles?

Ne vous levez pas de votre chaise avant d’avoir appuyé sur envoyer.

– Vous cuisinez un potage?

Ne sortez pas de la cuisine avant que toutes les épluchures de légumes

et la planche soient ramassées.

J’avoue qu’il est beaucoup plus difficile de mettre ce principe en

pratique à l’ère des téléphones intelligents qu’on a tout le temps entre les mains et où il est de mise de faire trois choses en même temps: brasser un potage, répondre à un texto tout en parlant au téléphone. Il est donc courant de ne même pas nous apercevoir qu’on laisse des tâches en suspens. Pas étonnant que nombre de femmes s’auto-diagnostiquent TDAH… Combien de fois je vous entends dire:

– Moi et mon TDAH… J’commence plein d’affaires sans les finir.

– Tu as reçu un diagnostic?

– Non, mais c’est certain que je le suis…

Je me tais car je ne veux pas passer pour une chipie, mais je peux vous

dire que les véritables cas de TDAH diagnostiqués ne dépassent pas le quart de ceux imaginés. Avant de poser votre propre diagnostic, essayez d’être très attentive à ce que vous faites. Premièrement, lâchez les p’tites machines et concentrez-vous sur la tâche que vous êtes en train de faire et appliquez-vous à terminer votre cycle. C’est tout. La respiration et la pleine conscience aident aussi à entrer dans un rythme qui requiert notre attention.

Je dis souvent que je suis lente et ça fait marrer ceux et celles qui me

connaissent. Je suis très efficace, je suis capable d’exécuter des choses dans un court délai, mais curieusement, je suis lente. J’aime prendre mon temps, j’aime penser que j’ai tout mon temps même si c’est faux. J’aime me faire croire qu’il n’y a jamais d’urgence, que tout va être parfait et que ce que j’ai à faire ne repose que sur cette solide base: terminer mes cycles d’actions dans TOUT ce que je fais. C’est ma CLÉ pour ne pas courir partout, ne pas avoir l’impression d’être éparpillée et, surtout, ne pas penser que je n’ai rien accompli de ma journée. Quand on ne complète rien, on a la mauvaise impression de n’avoir rien accompli, ce qui est faux. La vérité, c’est qu’on en a accompli énormément, mais rien n’est terminé, alors notre cerveau n’a pas pu cocher que le dossier était réglé. On se promène donc toute la journée avec des dossiers ouverts. Je peux vous assurer qu’avec cette petite technique simple et facile, vous pourrez fermer tous vos dossiers et vous coucher le soir avec un sentiment de fierté.

11 janvier

 

Les pages du matin

 

Pour ce livre où je vous offre une clé par jour, j’ai longtemps réfléchi à ce que pourrait être la formule. Puisque je voulais qu’il s’agisse de rendez-vous quotidiens entre amies, je n’avais pas envie de vous faire des exposés trop théoriques sur des concepts ou des livres que j’ai lus et qui m’aident à vivre. Pour vous parler des outils qui m’aident à me construire une vie comme je l’aime, j’ai décidé de le faire comme si nous conversions autour d’une table et que je vous expliquais brièvement ce qui m’enchante et m’aide dans ces concepts. Je ne vous expliquerai pas de fond en comble comment je mets en pratique ces précieuses techniques et je ne vous ferai pas non plus un résumé des livres dont je vous parlerai. Je vais plutôt vous dire comment je les utilise et si vous y trouvez un intérêt, vous aurez en main la CLÉ pour aller explorer les sujets. Ça vous va? Je vous propose donc en cette semaine du mois de janvier de vous parler de mes cinq outils incontournables sans lesquels je ne serais pas qui je suis. J’avoue que lorsque je parle de ces outils chers à mes yeux, j’aime mieux le faire de vive voix. C’est pour cette raison que j’aime tant donner des formations où je vous ouvre mon coffre et que j’adore vous faire des capsules coffre-à-outils sur ma plateforme Marcia comme je l’aime, où je peux oralement vous expliquer ces techniques.

Je commence cette série avec l’outil qui fait partie de ma vie, que je fais

tous les jours depuis 18 ans et qui se nomme Les pages du matin.

Si je vous disais que je connais une technique qui vous redonnera

l’énergie que vous avez perdue, qui vous fera gagner trois heures par jour, accroîtra votre estime de soi, améliorera la communication avec votre entourage, vous permettra de cibler exactement ce qui vous préoccupe et vous procurera la sensation d’être à jour en tout temps, me croiriez-vous? Si j’ajoutais que pour goûter à ses bienfaits au quotidien, il vous suffit de vous asseoir trente minutes le matin, un crayon à la main, et d’écrire automatiquement tout ce qui vous passe par la tête jusqu’à ce que vous ayez rempli trois pages de cartable, le feriez-vous? Si vous répondez oui, eh bien, sachez que vous venez d’adhérer à une technique que plusieurs millions de personnes dans le monde mettent en pratique depuis des décennies et qui s’appelle Les pages du matin. Cette approche est tirée du livre Libérez votre créativité, de Julia Cameron, éd. J’ai lu.

J’aime tellement cette technique que je ne comprends pas pourquoi elle

n’est pas obligatoire. Si j’étais première ministre, j’offrirais une allocation de plusieurs centaines de dollars par année à toutes les femmes qui, tous les jours, prennent trente minutes le matin pour faire cet exercice. Je récompenserais les citoyennes qui font de la prévention et qui contribuent, en prenant soin d’elles-mêmes, à ce que la société se porte mieux.

En quoi cela consiste:

– Tous les jours avant de commencer votre journée, vous écrivez à la

main l’équivalent de trois pages de cartable. Qu’est-ce qu’on y écrit?

Tout ce qui nous passe par la tête, sans censure, avec rapidité et de

façon spontanée et décousue. Vous ne commencez pas votre journée

tant que vos trois pages ne sont pas complétées. Je ne vous expliquerai

pas de long en large quels en sont les bienfaits, car c’est une

expérience qui est difficile à décrire. Je peux seulement vous dire que

je ne pourrais plus m’en passer, que c’est la meilleure façon de voir

clair dans tout ce qui me préoccupe, de prendre du temps pour moi,

d’apprendre à me connaître et de ne plus jamais dire que je me suis

perdue de vue. Mes pages du matin sont non négociables. Je les fais

depuis 18 ans. Sept matins par semaine, cinquante-deux semaines par

années. Elles me permettent de me défouler, de me comprendre, de me

consoler, de défaire des nœuds et, surtout, de m’aimer.

Je l’affirme avec grande fierté: je ne serais pas celle que je suis et,

surtout, je n’aurais pas la vie que j’aime si je ne faisais pas cet exercice tous les jours. C’est la CLÉ pour ne jamais me sentir dépassée ni par mes émotions, ni dans mes relations, ni dans mes obligations. C’est ma façon de toujours marcher dans mes souliers à moi!

12 janvier

 

Quatre principes de vie si simples

 

Aujourd’hui, je vous parle des quatre accords toltèques. Les Toltèques, une civilisation mexicaine ancestrale, avaient des principes de vie (accords), et il y a quelques années, le médecin chaman Don Miguel Ruiz a décidé de partir à la recherche de ses ancêtres et d’en faire un livre. Ce livre, Les quatre accords toltèques, a été vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde et a été traduit en plusieurs langues. Ces principes de vie sont extrêmement simples et si on les met en pratique, ils constituent une puissante CLÉ pour la liberté. Le sous-titre du livre est La voie pour la liberté personnelle. J’avais écrit à la main sur un immense carton ces quatre points que j’ai placés à la vue pendant des années dans mon bureau. Je vous promets que si vous mettez ces propositions en pratique, vous vous sentirez plus libre. Je vous recommande de bien les étudier avant de les placer à l’ordre du jour de votre vie. Pour ce faire, le livre est un outil très simple d’utilisation et vous pouvez aussi l’écouter en version audio.

Voici les quatre accords toltèques:

Quoiqu’il arrive, n’en faites jamais une histoire personnelle

– Combien de fois dans une journée nous sentons-nous concernées par

des situations qui ne nous regardent pas et qui n’ont rien à voir avec

nous? Souvent. Trop souvent, nous prenons les choses «personnel».

Nous croyons que nous sommes la cause de la mauvaise ambiance au

bureau, de l’humeur massacrante de notre conjoint, on se remet en

question, on se tape sur la tête ou on se donne une importance qu’on

n’a pas. Si nous mettons en pratique ce principe de vie, nous en

arrivons à être capables de laisser notre ego de côté, de nous occuper

seulement de ce qui nous appartient et de ce sur quoi nous avons une

emprise.

Ne présumez de rien C’est celui des quatre accords qui est le plus difficile à mettre en pratique, mais soyez persévérantes et vous y parviendrez. Une fois que vous maîtriserez cette idée, vous n’en reviendrez pas du temps que vous gagnerez. De quoi s’agit-il? Chaque fois qu’on est en train de supposer, de présumer quoi que ce soit, il faut appuyer sur le bouton pause et cesser de faire jouer notre cassette. Pour commencer, prenez conscience de toutes les fois où vous êtes en mode supposition. Je peux affirmer sans me tromper que c’est plusieurs fois par jour.

– Si je fais telle chose, ils vont penser que…

– Gilbert est parti avant le dessert, il n’a pas aimé ma remarque.

– La professeure de ma fille me juge et n’aime pas ma façon d’éduquer

mon enfant.

– Si je n’achète pas le calendrier scout de mon neveu, ma belle-sœur va

dire que je suis une ingrate.

Par la suite, chaque fois que vous affirmez un énoncé basé sur

d’hypothétiques faits, sachez que vous êtes en train de contrevenir à cet accord toltèque. Par ailleurs, une journée libre de toute supposition est une journée qu’on peut savourer plutôt que de la gaspiller à ruminer.

Je ne fais aucune supposition et cela me simplifie vraiment la vie. S’il

advient que j’en fasse une qui me gâche la vie pendant des jours, je prends le téléphone et je vais vérifier avec la personne concernée. Dans 98% des cas, mes projections s’avèrent inexactes.

Que ta parole soit toujours impeccable

Très difficile à faire mais tellement génial quand on y parvient. Tout ce

qui sort de notre bouche doit représenter un plus pour les personnes qui l’entendent, nous y compris, ce qu’on déclare tout haut à notre endroit. Saviez-vous qu’on peut très bien faire une critique à quelqu’un et que cela produise un impact positif? Tout dépend de notre intention et des mots qu’on utilisera. Quand je pense des choses méchantes d’une personne, elles ne sortent pas de ma bouche, je les écris plutôt dans mes pages du matin. Je garde mes mots parlés pour les compliments, les encouragements, les opinions qui font avancer des causes et des projets. On ira même jusqu’à proposer dans cet accord de construire toutes nos phrases à la forme positive. Par exemple, à mon petit-fils qui commence à être propre, au lieu de dire: «Gustave, tu ne vas pas faire pipi dans tes culottes», je dirai plutôt: «Gustave, tu vas garder tes culottes propres.» Cela fait vraiment une différence.

Faites toujours de votre mieux

Attention ici, les perfectionnistes, je vous prie de ne pas croire qu’il

faille en faire plus! Le dernier accord toltèques veut tout simplement dire de faire les choses avec soin et attention. Parfois même, faire de son mieux peut vouloir dire prendre une pause ou aller faire une sieste. C’est vous qui le saurez!

 

13 janvier

 

La méthode Coué

 

Je veux vous parler d’une méthode qui est absolument fabuleuse, et bien qu’il y ait de nombreuses publications sur le sujet (il y a même un gros livre pour les nuls qui traite de la question), elle est méconnue. La méthode Coué a été élaborée par Émile Coué, psychologue et pharmacien (1897-1926), qui est le père de tout ce qu’on connaît comme approche: autohypnose, sophrologie, autosuggestion, pensée positive. De ses travaux découlent de nombreuses techniques connues aujourd’hui telles que l’effet placebo, la visualisation, les affirmations positives, etc.

Vous ne connaissez peut-être pas Émile Coué, mais vous avez sûrement

déjà entendu ou lu cette phrase qui est la base de sa méthode:

«Tous les jours à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.»

Chaque matin et chaque soir, vous répétez cette phrase vingt fois. Pour

être certaine que vous vous rendez à vingt, fabriquez-vous une cordelette avec vingt billes ou nœuds. J’utilise un vieux fil audio, il est rigide mais se plie facilement, et les nœuds sont d’une grosseur parfaite.

Je pratique cette technique depuis des années. Elle requiert dix minutes

de mon temps quotidiennement (cinq minutes le matin et cinq minutes le soir) et je peux ainsi m’approvisionner en munitions positives pour le reste de mes jours. Vous serez à même de constater que dans les moments difficiles, le contenu de votre banque de renfort refera surface pour vous offrir ce dont vous avez besoin afin de vous tenir la tête au-dessus de l’eau. Ces mots représentent pour moi la CLÉ de la sérénité en tout temps, même dans les moments de grande détresse. Essayez-la.

Cette si belle phrase qui donne espoir, qui dit que demain ça ira mieux,

contient toute la force qu’on a besoin d’avoir tout au long de l’année.

 

14 janvier

 

Le tableau de vie

 

Dans mon coffre à outils personnel, il y a toujours eu celui-ci. J’avais seize ans lorsqu’on m’a appris cette technique, et depuis, je ne commence jamais l’année sans que soit inscrit à mon nouvel agenda de janvier cette activité que je fais en solo. On l’appelle le tableau de vie, la carte de trésors, la roue de fortune ou le tableau de visualisation. Mes amies sont presque obligées d’en avoir un, car elles ne sont plus capables de m’entendre en vanter les mérites et m’entendre les sermonner:

– Comment ça se fait que tu n’as pas encore fait ton tableau de vie?

J’peux pas croire que tu résistes tant que ça à avoir tout ce que tu

désires!

De quoi s’agit-il au juste? Il s’agit d’exprimer en images ce que vous

désirez attirer dans toutes les sphères de votre vie et qui symbolise l’essence de votre désir. Par exemple pour la vie amoureuse, vous ne collerez pas la photo de la personne de vos rêves, mais plutôt une image de ce que représente pour vous la vie amoureuse de vos rêves. J’ai longtemps eu sur mon tableau de vie le dessin très coloré d’une roulotte avec deux chaises de plage et une corde à linge sur laquelle on pouvait voir un caleçon et un soutien-gorge avec des cœurs. Le côté bohème et rempli d’amour de cette image représentait à perfection ce que je voulais expérimenter dans ma vie amoureuse. Je vous confirme que je vis cette réalité depuis le premier jour où j’ai rencontré mon chum. Je pourrais écrire un livre sur les expériences surprenantes et presque incroyables liées aux images placées sur mon tableau depuis 35 ans et sur leurs manifestations concrètes dans ma vie au cours de l’année.

Un tableau de vie est la CLÉ qui ouvre toutes les portes des désirs qui

donnent un sens à notre vie. Il permet aussi, chaque fois qu’on le voit, de réaffirmer que c’est vraiment ce qu’on souhaite vivre.

Voici en vrac mes suggestions:

– Utilisez un carton qui sera facilement transportable d’une pièce à

l’autre. Ainsi, vous pourrez le cacher quand la visite viendra.

– Chaque fois que vous voyez une image qui vous parle sur une carte,

dans un magazine ou autre, conservez-la. Quand le moment de faire

votre tableau arrivera, vous aurez déjà une longueur d’avance, une

banque d’images.

– Divisez votre surface en six aires et regroupez vos images par

catégorie, soit environ cinq à six images par catégorie:

• Vie amoureuse

• Vie matérielle

• Vie spirituelle-mentale- physique

• Vie financière

• Vie sociale et familiale

• Vie professionnelle

J’aimerais tellement que toutes les femmes prennent le temps de se

fabriquer un tableau de vie. Ça ne coûte rien et c’est un outil dont vous vous ne pourrez plus vous passer. Vous m’en donnerez des nouvelles!

Cette phrase de Wayne Dyer reflète bien le processus qui s’opère quand

on travaille avec cet outil au quotidien:

«Il faut le croire pour le voir.»

Le tableau de vie vous permettra d’y croire. Ensuite viendra

automatiquement l’étape où vous le verrez. Je vous donne ma parole.

 

15 janvier

 

État de gratitude

 

Je vous en parlerai plus longuement un peu plus tard dans l’année, mais pour l’instant, je dois vous dire que cet outil est l’un des plus puissants que je connaisse. Pourquoi? Parce qu’il nous permet de nous placer dans un état de gratitude et de concentrer notre attention sur les belles choses qui arrivent au quotidien plutôt que de souligner à gros traits les moments d’insatisfaction. Sachez aussi que plus vous cultiverez la gratitude, plus vous récolterez des raisons de dire merci. C’est la CLÉ d’une vie où la reconnaissance est au cœur de nos expériences. Je vous propose de lire une de mes véritables pages quotidiennes. Je prends aussi parfois le temps de m’arrêter pour décrire plus longuement une émotion que m’a apporté un événement pour lequel j’ai de la gratitude. Une sorte de journal intime que j’aime relire dans mes temps libres.

Merci pour la belle vue sur le fleuve.

Merci pour ma caravane.

Merci pour ma façon d’être.

Merci pour Gustave qui joue aux petites autos.

Merci pour mes pages du matin.

Merci pour Louis-Marie qui me chante un poème au téléphone.

Merci pour les beaux livres à la bibliothèque.

Merci pour ma santé mentale.

Merci pour le master mind.

Merci pour le bel échange au téléphone avec Madeleine.

(Ma fille déménage demain et j’ai soudain ressenti une bouffée de fierté incomparable. J’étais en train de faire la vaisselle et je l’ai textée pour lui dire je t’aime. Elle m’a aussitôt rappelée pendant qu’elle s’apprêtait à faire ses dernières boîtes. Nous avons jasé de tout et de rien, pour faire notre petit rattrapage, comme on dit.)

Merci pour le centre sportif pour femmes.

Merci pour le silence dans ma maison.

Merci pour les femmes qui œuvrent à faire avancer les choses.

Merci pour mes parents si énergiques et agréables.

Merci pour la perfection des enchaînements.

Merci pour mon beau chum qui m’apporte des fleurs.

Merci pour ma solidité intérieure

Merci pour Gustave qui est fascinant et qui m’apporte beaucoup.

Merci pour la nourriture en abondance.

Merci pour ma belle voiture que j’aime et qui me mène à bon port.

Merci pour le beau chant des oiseaux.

Merci pour ma maison confortable.

Merci pour l’eau pétillante offerte par Brigitte.

Merci pour Facebook.

Merci pour le gazon frais coupé.

Merci pour la simplicité pour peinturer ma hotte de cuisine.

Merci pour les inscriptions en Abitibi.

Merci pour le bel article dans le journal.

Merci pour les bonnes idées.

Merci pour ma vivacité d’esprit.

Merci pour la protection en tout temps.

Merci pour ma force intérieure.

Et vous aujourd’hui, avant de vous coucher, si vous aviez à dresser la

liste des dix choses pour lesquelles vous êtes reconnaissante, elle ressemblerait à quoi?

 

16 janvier

 

Un si beau cadeau

 

Les femmes, je sais que votre temps est précieux. C’est pourquoi je tiens à vous dire merci de m’en donner un petit bout. Chaque jour, on passe cinq minutes ensemble, c’est énorme. À la fin de l’année, nous aurons passé plus de 30 heures! Ce sont les mots qui auront été notre courroie de transmission. Quand j’écrivais ces textes, j’étais vraiment en tête-à-tête avec vous. Je vous voyais, je vibrais avec vous et c’est principalement pour cette raison que j’avais envie concrètement qu’on se donne des moyens pour passer du temps ensemble, malgré nos horaires chargés. Rien de mieux qu’un livre pour ce faire. Vous l’apportez partout avec vous, vous l’ouvrez dans l’autobus, dans le métro, à votre pause au travail, le soir avant de vous coucher, vous pouvez même le lire en brassant une soupe ou enfermée dans la salle de bains. Je ne prendrai pas beaucoup de votre temps, quelques minutes par jour suffiront pour qu’on puisse se jaser un peu, pour que je puisse vous donner une petite tape dans le dos, vous partager mes trouvailles, vous dire que vous êtes belles, bonnes, fortes, géniales, et je saurai que vous me croirez parce que vous me faites confiance et que je ne vous dirais pas cela si je ne le pensais pas. Je vous côtoie depuis des années, je vous connais, je vous aime et vous le savez. Je voudrais tellement que vous sachiez à quel point vous êtes formidables. Oui, vous avez vos petits défauts, vos manies, vos peurs et vos phobies, mais ce n’est rien à côté de votre générosité, de votre disponibilité, de votre humour et de votre sensibilité. J’avais envie aujourd’hui par ce rendez-vous quotidien de simplement vous dire merci de m’avoir fait confiance et offert la CLÉ de votre cœur. Je vous fais la promesse, pour le reste de mes jours, d’honorer ce si beau cadeau.

 

17 janvier

 

Je déteste faire du sport

 

Vous vous êtes peut-être dit en ce début d’année: «Cette fois c’est la bonne! Je vais placer le sport en priorité dans ma vie!» Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, lisez attentivement ce qui suit.

Comment une fille, moi, qui n’aime pas le sport fait-elle pour réussir à

bouger trois fois par semaine depuis quatre ans?

Je vais ici vous donner mes meilleures CLÉS pour bouger. Je vous le dis

d’entrée de jeu, ce texte ne convient pas aux sportives, à celles qui vont au gym en joggant, qui comptent leurs pas et qui en mangent. Moi, disons qu’en ce qui concerne manger, le sport serait mon dernier choix au menu.

Je n’aime pas faire du sport, mais j’aime en avoir fait, vous me suivez?

J’ai donc dû développer mes propres astuces, techniques et méthodes pour me motiver. Je peux affirmer qu’elles sont efficaces (pour moi), car toutes les semaines, et ce, au moins trois fois, je bouge: soit à la piscine, soit en ski de fond, soit au gym, mais je fais trois séances sportives hebdomadairement.

Voici les recommandations d’une non-sportive qui réussit à bouger:

– Quand vous allez faire votre sport, ne dites jamais: Je m’en vais

m’entraîner. On se calme les hormones, vous n’êtes pas une athlète,

vous êtes une femme qui veut bouger. Déjà un poids de moins sur les

épaules. Dites plutôt: Je m’en vais écouter ma musique, je m’en vais

lire, je m’en vais écouter la télé (j’aime beaucoup les quatre écrans de

télé au gym), je m’en vais faire bouger mon corps… (Je dis souvent à

la blague que je vais promener mon chien. Je n’ai pas de chien mais si

Continuer : partie 2 sur 2