C'est trop tard pour la terre
La Réponse à… Nicolas Hulot
La Réponse à…
Nicolas Hulot
Nous avons vu que beaucoup de choses sont contestables dans les idées
mises en avant par les « défenseurs » de l’environnement. Jouant de
l’alarmisme, parfois de la caricature, ils proposent de changer radicalement
notre mode de vie.
Nous n’avons plus à faire face à de vagues rêveries de promeneurs
solitaires ou d’obscurs théoriciens de la décroissance, mais à une campagne
globale, savamment orchestrée à grand renfort de médias et de marketing.
Elle vise à imposer durablement des idées de nature à pousser les
hommes politiques à modifier notre façon de vivre. Il est donc fondamental
de creuser ces idées et de les débattre.
Comme l’écrivait en son temps J.M. Keynes, « Les idées, justes ou
fausses, mènent le monde ». Il avait parfaitement compris qu’une idée bien
exprimée, qu’elle soit vraie ou fausse, pouvait changer le cours de
l’histoire.
Je vous propose donc de répondre aux environnementalistes, et tout
spécialement à Nicolas Hulot. Pourquoi lui en particulier ? Parce qu’il a
réussi à se créer une notoriété qui dépasse de loin celles des groupes
environnementalistes traditionnels.
Son pacte écologique est une démarche politique. Il a invité les
citoyens, mais plus encore les candidats à l’élection présidentielle de 2007,
à se mobiliser autour des 10 objectifs du Pacte « écologique ».
Objectif 1 : Économie
vers une logique de durabilité ?
Pour Nicolas Hulot, le système économique, tel qu’il est organisé
aujourd’hui, est voué à sa perte car il engloutit massivement les ressources
naturelles et pollue. Il faudrait le modifier afin qu’il soit davantage tourné
vers la production de biens durables, vers des productions économes.
ou vers le respect des droits de propriété ?
La ressource naturelle la plus importante sur cette Terre, c’est l’être
humain. Grâce à sa créativité, il peut multiplier à l’infini les ressources en
découvrant leurs caractéristiques et en apprenant à les utiliser. Les
institutions comme le droit de propriété permettent d’optimiser la gestion de
ces ressources en évitant la tragédie des communs. Dans un monde de
rareté, les industriels ont de puissantes incitations à tirer le maximum des
matières premières et à recycler des déchets qui sont un gaspillage que la
concurrence ne leur permet pas de négliger. Dès 1894, Marx et Engels
l’avaient compris.
D’autre part, la production de biens durables plutôt que jetables ne peut
être considérée en dehors de la multitude des besoins individuels à
satisfaire. Un produit jetable par rapport à un produit durable a l’avantage
d’être moins cher et de libérer des ressources pour d’autres activités. Pour
produire des biens plus durables, il faudrait engager des ressources qui
jusqu’à présent sont investies ailleurs, pour satisfaire des besoins plus
urgents. Ce sont les individus qui choisissent au cas par cas ce qui leur
paraît le plus économique.
Objectif 2 : Énergie
organiser la baisse de la consommation ?
Pour Nicolas Hulot, notre génération doit amortir un double choc.
Celui lié aux émissions de gaz à effet de serre dues à l’utilisation du pétrole,
du gaz naturel et du charbon. L’autre tient à l’épuisement programmé du
pétrole qui nous laissera sans ressource énergétique puisqu’il n’est pas
possible, en l’état actuel de nos connaissances, de lui substituer des
ressources alternatives. Une seule solution donc : réduire massivement la
consommation énergétique globale.
ou ne pas céder au malthusianisme ?
Dans les faits, le débat sur le réchauffement climatique, ses causes et
ses conséquences, est nettement plus complexe que ne le laisse entendre
Nicolas Hulot. De nombreux scientifiques débattent toujours pour savoir si
le réchauffement s’accélère, s’il est dû aux gaz à effet de serre, si les
prévisions des modèles sont fiables et si l’augmentation des températures
est nécessairement néfaste.
Ensuite, il n’y a pas à craindre que le pétrole disparaisse de sitôt.
Aucune des prévisions alarmistes faites depuis 1914 ne s’est réalisée. Les
augmentations des prix qu’on a pu constater ont incité d’une part les
consommateurs à optimiser l’usage de cette ressource, en utilisant par
exemple des véhicules plus économiques. D’autre part, elles ont incité les
industriels à rechercher et exploiter de nouveaux gisements, à mieux les
exploiter, et à développer des procédés moins consommateurs de pétrole.
Grâce à cet enchaînement vertueux, la production de pétrole augmente et
son prix baisse de nouveau. C’est important car le pétrole est aujourd’hui
notre source principale d’énergie. Depuis plusieurs siècles, on assiste à une
décarbonisation des sources d’énergie employées. Le gaz naturel contient
moins d’atomes de carbone que le pétrole, qui lui même en contient moins
que le charbon, qui lui-même en contient moins que le bois. La tendance à
la baisse des rejets de , est déjà inscrite dans l’histoire. Faut-il accélérer CO2
le processus à coups de décrets et de taxes ? Rien n’est moins sûr, car un
rationnement de l’énergie pourrait causer des dommages importants. Un
renchérissement artificiel du coût de l’énergie augmenterait le coût de tous
les produits de base auxquels nous avons accès aujourd’hui dans les pays
développés et auxquels les pays pauvres essaient d’avoir accès. Cela
retardera notre développement et affaiblira notre capacité à trouver de
nouvelles sources d’énergie. En particulier, il réduira leurs capacités de
résister aux aléas climatiques. Ce n’est pas un hasard si, en 2004, le cyclone
Jeanne faisait 3 000 morts et 300 000 sans-abri à Haïti, alors que qu’ Ivan
provoquait 30 morts en Floride.
Objectif 3 : Agriculture
produire autrement ?
Pour Nicolas Hulot, l’agriculture industrielle n’est pas soutenable.
Motorisée, fortement consommatrice d’engrais et de pesticides, elle est
destructrice pour l’environnement. Il propose de transformer les
mécanismes de subvention pour en faire profiter l’agriculture durable.
ou supprimer les subventions ?
Nicolas Hulot a raison sur ce point. La Politique Agricole Commune a
engendré « le camouflage de ses coûts réels sous le flot des subventions. » En revanche, il ne va pas au bout de sa logique. Si la PAC suscite des effets
pervers, parmi lesquels le maintien d’une agriculture non économiquement
viable, pourquoi chercher à réorienter les subventions vers une agriculture
moins intensive. Est ce que cela ne constituerait pas, là encore, un
camouflage des coûts réels ?
D’autre part, le remplacement de l’agriculture intensive par
l’agriculture biologique n’aurait pas que des conséquences favorables à
l’environnement. Les rendements de l’agriculture biologique, plus faibles,
ne permettraient pas de nourrir le même nombre de personnes
qu’aujourd’hui. Il faudrait donc accroître drastiquement l’étendue des terres
exploitées, ce qui irait à l’encontre de la préservation des espaces naturels.
Enfin le bio fait, lui aussi, appel aux pesticides. Ils sont certes biologiques,
mais il faut les produire, dans des volumes d’autant plus importants qu’ils
sont moins efficaces et se dégradent rapidement. À titre d’exemple, pour
produire 25 000 tonnes d’une composante d’insecticide organique, le
Pyrèthre, il faut cultiver et ramasser 150 millions de fleurs de
chrysanthèmescxiv. Systématiser le bio réduirait, là encore, davantage les
espaces naturels.
Objectif 4 : Territoire
contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités humaines ?
Dans la tradition de toute une littérature urbaniste des dernières années,
Nicolas Hulot propose de renoncer à la multiplication des zones
pavillonnaires, qui « dévore le territoire ». Il souhaite relocaliser les
activités pour rapprocher les zones résidentielles et les activités
économiques, commerciales et de loisirs. Une telle densification des zones
habitées permettrait de diminuer les déplacements automobiles et la
pollution de l’air, tout en laissant plus de place aux paysages et aux
écosystèmes naturels.
ou laisser aux individus le droit de vivre et travailler là où ils le
souhaitent ?
Ce programme peut paraître séduisant. Il ne passe cependant pas le
crible de l’analyse. La lutte contre l’étalement urbain consiste en un
ensemble de réglementations allant de l’interdiction pure et simple de
construire sur certaines zones, à la réduction du développement des infrastructures routières et autoroutières. Il est loin d’être évident qu’une
telle politique, qui va à l’encontre du développement de la banlieue, puisse
atteindre ses objectifs.
Tout d’abord, la lutte contre l’étalement urbain est supposée favoriser
les paysages. Il est vrai que, si l’on réduit les zones sur lesquelles les
hommes peuvent habiter, on augmente ipso facto les zones disponibles pour
les autres activités. Cependant, les zones urbaines ne représentent que
18,4 %cxv du territoire français. L’économie de territoire naturel qu’on
pourrait dégager en luttant contre l’étalement urbain serait donc faible.
Ensuite, il n’est pas évident que la densification des zones permette de
diminuer les déplacements automobiles et la pollution de l’air. Comme
l’indique Wendell Coxcxvi, l’intensité du trafic est plus forte dans les zones à
forte densité. Les embouteillages, plus fréquents, ralentissent le trafic et
augmentent les temps de transport. Les individus dans les zones denses sont
in fine exposés à des niveaux de pollution plus élevés que dans les zones
moins denses.
Par ailleurs, la relocalisation des activités humaines que Nicolas Hulot
appelle de ses vœux se traduirait par une plus grande promiscuité des
individus, au sein de mégapoles de plus en plus denses. Il en résulterait une
raréfaction de la superficie disponible pour l’habitation, ce qui provoquerait
une augmentation des prix immobiliers. L’accession à la propriété en serait
sérieusement affectée, ruinant ainsi le rêve de la majorité des Français de
devenir un jour propriétaires de leur logement. Il s’agit donc d’une
proposition très défavorable aux classes moyennes et modestes…
Ajoutons que cette hausse du prix de l’immobilier pénaliserait aussi les
entreprises. Elles ne pourraient plus s’installer dans des zones périurbaines,
moins denses, où les prix sont moins chers. Il est illusoire de penser qu’il
sera possible de forcer des centaines de milliers d’entreprises et des millions
de banlieusards à se relocaliser.
Objectif 5 : Transports
sortir du tout routier ?
Selon Nicolas Hulot le trafic routier constitue un des principaux défis
écologiques. Il crée une pression forte sur la consommation de pétrole et
renforce les émissions de gaz à effet de serre. Il se développerait au
détriment des voies ferrées et navigables auxquelles il propose de donner la priorité. De même, il propose de favoriser les transports en commun et les
moyens « de circulation douce », tels le vélo ou la marche à pied.
ou laisser choisir les individus ?
Nicolas Hulot nous propose un programme visant à changer
radicalement notre mode de transport, à coups de taxes, réaménagement du
territoire, utilisation de voies ferrées ou navigables.
Le succès du transport routier est intimement lié aux lacunes des autres
modes de transport. Le train comme le bateau ne permettent pas de se
déplacer d’un point A à un point B, à moins d’envisager de cribler le
territoire de voies ferrées ou de canaux. Nous ne pouvons pas tous vivre à
proximité d’un nœud ferroviaire, d’une façade maritime ou d’un canal qui,
par chance, nous conduirait exactement là où nous voulons aller. C’est pour
cette raison que nos ancêtres, trop dépendants du rail et des voies
navigables, s’en sont libérés, en développant le moteur à explosion.
La voiture offre de plus grandes opportunités aux individus. Par
exemple, elle leur permet d’accéder à des emplois qui sinon seraient restés
inaccessibles. Comme l’illustre Wendell Cox, « avant l’avènement de
l’automobile, les gens pouvaient seulement accepter des emplois aux
endroits où le transport en commun et la marche pouvaient les amener.
Désormais, il est possible de rejoindre presque tous les emplois dans une
région urbaine à l’aide d’une automobilecxvii ».
Certes, il est souvent argumenté que le trafic dans les villes denses
pourra diminuer, si les gens utilisent systématiquement les transports
publics. À Paris, par exemple, le réseau RATP est fortement développé.
Seulement 44,5 % des Parisiens avaient une voiture en 1999, contre environ
70 % des habitants de l’Île-de-Francecxviii. Mais nous n’avons ni les moyens,
ni l’envie, de vivre tous entassés les uns sur les autres, dans des grandes
mégapoles.
Enfin, les mesures qui refusent de déployer les réseaux routiers
nécessaires à un trafic fluide vont donc diminuer la mobilité. Elles n’ont de
sens qu’à partir du moment où l’on reconnaît que l’épuisement du pétrole
est irréversible et que les gaz effet de serre sont la cause du réchauffement.
Or, ces deux points font débat. La fin du pétrole, annoncée depuis 1914,
n’est probablement pas pour demain. Les rejets liés au transport routier, qui
diminuent au gré des progrès technique, ne sont pas nécessairement la cause
du réchauffement.
Objectif 6 : Fiscalité
Établir le véritable prix des services rendus par la nature ?
Nicolas Hulot suggère d’utiliser largement les « instruments
économiques » au profit de ses idées environnementales. Il propose de
nouvelles taxes, avec des péages kilométriques et le retour de la vignette
automobile. Dans la même veine, il souhaite imposer de nouvelles normes
sur les constructions, ou de nouveaux quotas.
Ou mettre fin aux instruments anti-économiques ?
Indépendamment du fait que ces instruments sont déjà largement
employés dans l’économie française, il faut préciser que ces méthodes vont
entraver le fonctionnement du marché. Or, c’est lorsque le marché
fonctionne sans entraves que les prix reflètent au mieux la rareté relative
des biens. Lorsqu’on entrave les échanges volontaires des individus, via la
mise en place de taxes, de quotas ou de normes réglementaires, les prix ne
veulent plus dire grand-chose. Or, ce sont les prix qui permettent une
allocation rationnelle des ressources. C’est grâce à eux que les individus
peuvent comparer différentes alternatives dans la réalisation d’un projet et
éliminer celles qui seraient trop coûteuses, à savoir qu’elles engageraient
des ressources là où elles ne sont pas le plus urgemment demandées.
Si des coûts sont cachés, c’est en général parce qu’une réglementation
permet de les ignorer. Si l’objectif est de faire apparaître ces coûts, alors il
faut une vérité des prix, caractéristique d’une économie fondée sur la
propriété et la responsabilité.
Objectif 7 : Biodiversité
Faire entrer la nature dans l’aménagement du territoire ?
Selon Nicolas Hulot, l’homme provoque une « artificialisation » du
territoire. Les altérations provoquées par les activités humaines « réduisent
les capacités de déplacement et d’échange entre les espèces animales et
végétales, et provoquent leur déficit démographique, l’extinction des
espèces rares, l’érosion génétique, la fragilisation des écosystèmescxix ».
Il convient de créer un « réseau écologique national » et une « Agence
nationale du patrimoine naturel » pour gérer ces biens communs.
Ou remettre les choses en perspective ?
Nicolas Hulot propose, au nom de la biodiversité, d’engager de
nouvelles actions en faveur de la protection des espèces. Il rejoint ceux qui
tiennent un discours alarmiste, qui expliquent que jusqu’à 40 000 espèces
disparaîtraient chaque année. Cependant, comme l’affirme Bjorn Lomborg,
« il s’agit d’un chiffre en contradiction avec les faits réels et les théories
prudentescxx ». Les spécialistes de la question s’entendent pour dire que le
taux d’extinction des espèces restera en dessous de 0,208 par décennie et
sera probablement de 0,7 % sur les 50 prochaines annéescxxi. Au global, le
nombre d’espèces vivantes aurait augmenté, si bien qu’il n’y en aurait
jamais eu autant que dans nos sociétés actuellescxxii. Enfin, Nicolas Hulot
nous propose de faire un pas de plus vers la gestion publique du patrimoine
naturel. Celle-ci n’offre pas le cadre institutionnel le plus favorable à la
préservation des ressources, comme l’illustre la fameuse Tragédie des
Communs. Notre histoire, comme celle des anciens pays planifiés, montre
aussi que les politiques dirigistes à la Hulot produisent systématiquement
des effets pervers, allant à l’opposé des objectifs recherchés.
Objectif 8 : Santé
Prévenir avant de guérir ?
Nicolas Hulot considère que la santé publique se dégrade. Selon lui,
l’emploi massif des pesticides, la contamination de l’eau et de l’air
contribuent à augmenter le nombre de cancers, de cas d’allergies voire
d’atteintes à la fertilité ou de malformations humaines. Il jette le doute sur
l’emploi d’OGM et plaide pour un renforcement de la réglementation.
Ou ne pas céder aux fausses peurs ?
Alors qu’on observe une augmentation de l’espérance de vie depuis
des décennies, Nicolas Hulot nous présente une vision apocalyptique.
Les pesticides en sont un bon exemple. Ce sont les travaux du
Dr Ames, professeur de biochimie et de biologie moléculaire à l’université
de Berkeley (Californie), qui ont jeté le doute sur leurs effets sur la santé
humaine. Ce spécialiste du cancer, à l’origine d’un test visant à identifier un
lien entre produits chimiques et cancer, fut longtemps l’idole des
écologistes. Or il a radicalement changé de vision depuis, en découvrant
que le cancer était avant tout une maladie de la vieillesse. Selon lui, les pesticides ne sont pas en cause. La pollution « n’explique pas le cancer car
le type de pollution que nous subissons via l’eau ou les résidus pesticides
est dans des montants extrêmement faiblescxxiii ».
Il en va de même des OGM. Nicolas Hulot a fait le choix de ne
mentionner que les doutes à leur sujet, sans parler de leurs avantages en
matière d’agriculture, de traitement des allergies, d’alimentation,
thématiques qu’il considère par ailleurs cruciales. Ceci est d’autant plus
surprenant qu’à ce jour aucun effet indésirable n’a pu être identifié du fait
de l’utilisation des OGM. Les Américains consomment des produits
génétiquement modifiés depuis une dizaine d’années, sans qu’aucune crise
alimentaire se soit produite.
Objectif 9 : Recherche
Faire de l’environnement un moteur pour l’innovation ?
Nicolas Hulot déplore l’attribution de moyens humains et financiers
notoirement insuffisants pour la recherche sur la biodiversité, les énergies
renouvelables ou les contaminations chimiques. Il propose d’accentuer le
contrôle des scientifiques par les politiques et de réorienter le soutien à la
recherche vers la connaissance et les innovations technologiques en matière
environnementale.
Ou sortir du tout politique ?
Les propositions de Nicolas Hulot sont emblématiques des questions
que pose le concept de développement durable. La recherche doit-elle être
au service de la nature, ou de l’homme ? Faut-il par exemple privilégier la
recherche visant à la préservation des espaces naturels, ou celle visant à la
lutte contre le sida ou les maladies orphelines ? De même, si l’on considère
que la primauté doit être accordée à l’environnement, quelle recherche doit-
on privilégier ?
Les individus, les entreprises privées, le marché n’ont pas attendu
Nicolas Hulot pour mener les recherches fondamentales. Ils proposent tous
les jours des innovations technologiques qui améliorent grandement notre
qualité de vie et notre environnement.
Objectif 10 : Politique internationale
Prendre l’initiative ?
Pour Nicolas Hulot la France doit « faire du développement durable à
l’échelle planétaire l’axe prioritaire de sa politique européenne et
internationalecxxiv ». Pour ce faire, il propose de créer une Organisation des
Nations unies pour l’environnement, de créer des zones protégées, d’assurer
une meilleure protection douanière, de renforcer le dispositif européen de
lutte contre l’effet de serre et d’augmenter l’aide publique au
développement.
Ou refuser la gestion publique des ressources ?
Il existe déjà une multitude de traités, de réglementations et
d’organisations en charge des questions environnementales. Il serait peut-
être temps de tenter quelque chose de vraiment innovant, en laissant les
individus organiser leur avenir.
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