Clair de terre
Au Regard des Divinités
Qui disparaissent, pris au lasso par les brumes... Tourne éternellement tes seins dans les écumes Des chutes: la lumière est tout ce que j'étreins.
Va, comète du rire où le néant t'appelle,
Ouvre tes jambes sur l'éventail ou l'ombelle; Toi seule sais me rendre un printemps sang et eau.
Balances de la vie, avec toi pour fléau.
AU REGARD DES DIVINITÉS
À Louis ARAGON
«Un peu avant minuit près du débarcadère. «Si une femme échevelée te suit n'y prends pas garde. «C'est l'azur. Tu n'as rien à craindre de l'azur. «Il y aura un grand vase blond dans un arbre. «Le clocher du village des couleurs fondues «Te servira de point de repère. Prends ton temps, «Souviens-toi. Le geyser brun qui lance au ciel les
pousses de
fougère
«Te salue.»
La lettre cachetée aux trois coins d'un poisson
Passait maintenant dans la lumière des faubourgs Comme une enseigne de dompteur.
Au demeurant
La belle, la victime, celle qu'on appelait
Dans le quartier la petite pyramide de réséda Décousait pour elle seule un nuage pareil À un sachet de pitié.
Plus tard l'armure blanche
Qui vaquait aux soins domestiques et autres En prenant plus fort à son aise que jamais, L'enfant à la coquille, celui qui devait être...