Clair de terre
Plutôt la Vie
Ma course est celle de cinq jockeys
Le premier bute sur ma tête
Loin des tribunes
Là où les haies sont remplacées par des avalanches
Le second part seul
Le quatrième pousse à la consommation des noix de
coco en
guise de cierges
Mais le sixième virtuel
Dans la glace de mes jours impossibles
Ressemble à une patte de renard
Je m'arrache difficilement à la contemplation des sourcils
Au vert des sangs et des mines
À l'apparence humaine qui dissémine
Plus j'aime plus je suis aimé des bois où le cerf dans le
serpolet
Se signe à connaître que veux-tu
Descendre estimer mourir
Puis l'élément femelle croix des inquisiteurs
PLUTÔT LA VIE
Plutôt la vie que ces prismes sans épaisseur même si les
couleurs sont plus pures
Plutôt que cette heure toujours couverte que ces terribles
voitures de flammes froides
Que ces pierres blettes
Plutôt ce cœur à cran d'arrêt
Que cette mare aux murmures
Et que cette étoffe blanche qui chante à la fois dans l'air et
dans la terre
Que cette bénédiction nuptiale qui joint mon front à celui
de la
vanité totale
Plutôt la vie
Plutôt la vie avec ses draps conjuratoires Ses cicatrices d'évasions
Plutôt la vie plutôt cette rosace sur ma tombe La vie de la présence rien que de la présence Où une voix dit Es-tu là où une autre répond Es-tu là Je n'y suis guère hélas
Et pourtant quand nous ferions le jeu de ce que nous
faisons
mourir
Plutôt la vie
Plutôt la vie plutôt la vie Enfance vénérable Le ruban qui part d'un fakir
Ressemble à la glissière du monde
Le soleil a beau n'être qu'une épave
Pour peu que le corps de la femme lui ressemble Tu songes en contemplant la trajectoire tout du long Ou seulement en fermant les yeux sur l'orage adorable
qui a
nom ta main
Plutôt la vie
Plutôt la vie avec ses salons d'attente
Lorsqu'on sait qu'on ne sera jamais introduit Plutôt la vie que ces établissements thermaux Où le service est fait par des colliers
Plutôt la vie défavorable et longue