Dictionnaire érotique moderne
Dictionnaire Erotique
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 10 parties.
vous en souhaite.—Va-t’en voir s’ils viennent!
—Alors, dit Cloris tout allègre,
Un pied de mouton au vinaigre
Est bon selon mon appétit.
Mais Charlotte ces mots rehausse:
—J’aime mieux un bon pied de vit;
Il n’y faut point chercher de sauce.
(Épigramme sur les appétits de quelques dames.)
Sans bruit, accourez à moi;
Avec un bon pied-de-roi
Vous serez tôt secourue.
(Variétés hist. et littér.)
P (Le). Le membre viril—qu’on enfonce dans ce
terrain mouvant qu’on appelle le vagin de la femme.
Jamais mon pieu ne ballotte,
Et sitôt qu’ je l’ pouss’ d’un bord,
Crac! il se dress’ comme un r’ssort.
G. L .
P . Jeune homme innocent, ou vieillard crédule,
dont les filles se moquent volontiers, prenant son argent
et ne lui laissant pas prendre leur cul, et le renvoyant,
plumé à vif, au colombier paternel ou conjugal.
Près de là je vois un pigeon
Qui se tenait droit comme un jonc,
Le nez au vent et l’âme en peine.
Il regardait d’un air vainqueur
Ma nymphe qu’avait mal au cœur:
Pour un cœur vierge, quelle aubaine!
A . W .
J’ lui dis: Ma fille, allons, n’ fais pas d’ manières. Et j’ la conduis moi-même au pigeonnier.
(Chanson nouvelle.)
J’ai ma colombe.
—Moi, je tiens mon pigeon.
(Les Bohémiens de Paris.)
P . Aimer à prendre à belles mains les
fesses d’une femme,—où d’un homme quand on est
pédéraste.
Il lui pince amoureusement le cul.
H. M .
Godefroy, la nuit, après boire,
Pinça le cul, sournoisement,
A Renaud encor presque imberbe.
B. M .
P . L’outil masculin, l’engin avec lequel l’humanité
pine et se perpétue. On n’ose pas prononcer le mot, mais
on adore la chose, et il n’est pas de rêve de jeune fille qui
ne soit agréablement troublé par ce dieu qui n’a pas encore trouvé d’athée. Pine vient, soit du grec πηνη,
corde, soit du latin penis, queue, soit du français pénil.
L’autre la nommait sa pine.
R .
En notre troupe il y avait un prêtre breton qui avait la pine si
offensée.
(Moyen de parvenir.)
Ton valet a mal à la pine,
Ton anus est en désarroi,
Fort aisément je m’imagine
Ce qu’il a pu faire avec toi.
(Épigrammes.)
Elle me dit qu’elle était fort étonnée qu’à mon âge je ne fusse pas
plus instruite que cela sur le pinage, et que si je voulais être discrète, elle m’instruirait parfaitement.
(Anaïs.)
Pour lors, un bracquemart du plus fort calibre la finit et la venge
cinq ou six fois de l’insuffisante pinette qui vient de l’émoustiller.
(Les Aphrodites.)
Attends que je défasse tout cela: nous verrons la pine après.
L P .
... Piner est le mot des maçons.
L. P .
Dieu......
Pour les sétons et les cautères
Il fit les pois,
Et pour les pines solitaires
Il fit les doigts.
(Parnasse satyrique.)
P . Le membre viril.
Laquelle passa et repassa par les piques de neuf amoureux.
B .
Lors la lascive imprudemment applique
Son savoir grec pour redresser ma pique.
(Cabinet satyrique.)
Mais voyez ce brave cynique,
Qu’un bougre a mis au rang des chiens,
Se branler gravement la pique
A la barbe des Athéniens.
P .
De vieilles bigornes qui n’épargnent ni or ni argent pour se faire
piquer.
M .
Il piquait ses pages au lieu de piquer ses chevaux.
A ’A .
En jouant au piquet,
Ma Philis me disait:
Je me sens tout en feu
De me voir si beau jeu;
Mais que me sert, hélas!
Que j’écarte si bien,
Si, dans ce que je porte,
Il n’entre jamais rien.
(Goguette du bon vieux temps.)
P (Faire une). Faire l’acte
vénérien.
Quand j’ rencontre un’ gourgande,
J’ brave encor le péril,
Et j’ lui fais faire, si j’ bande,
La pirouett’ sur l’ nombril.
(Chanson d’étudiants.)
Cette expression, très ancienne, serait plus juste, si elle
donnait à penser que la femme fait le dessus. Exemple:
Jusqu’à ce que Vénus passe sur le disque du soleil, ou que la
sultane Moscha fasse une pirouette sur le nombril de Sa Hautesse: ce qui revient au même.
D L . (Compère Mathieu.)
P . Accoucher, mettre au monde une
pauvre petite créature qui s’en repentira un jour.
Ils lui feront enfler la panse,
Et, comme à moi, pisser des os.
(Cabinet satyrique.)
P . Bander roide et dru.
Bande ta pine et débande ta lyre:
L’important, au lit, est de pisser droit.
(Parnasse satyrique.)
P - . Bande-à-l’aise.
Où diable Valère a-t-il raccroché ce pisse-froid-là?
Comte C .
P . La femme.
De la chatouillarde amourette,
Soudain en la quête on se jette,
Tant qu’on revienne tout tari
Par ces pisseuses de Paris.
J .
A chaqu’ pisseus’ qu’il rencontrait,
Le petit bandit répétait...
(Chanson anonyme moderne.)
P . Le vit.
Une fille de village
M’a prins en affection;
Je luy donnay mon pistolet
Qu’elle a mis comme relique
Dans le tronc de sa boutique.
(Chansons folastres.)
P (Avoir du). Jouir, en faisant l’atto venereo,—le
seul acte qui cause un vrai plaisir.
Un jeune gars s’accusait d’avoir pris
Le grand plaisir, à qui tout autre cède.
G .
Je dois au grand sénéchal les prémices de mes plaisirs.
D .
Mais du plaisir avant cette aventure,
Léda connut le trait doux et fatal.
P .
Quelle est ma surprise aujourd’hui!
Dans ce nain je trouve un hercule.
Faut-il qu’il soit si ridicule
D’avoir du plaisir avec lui?
(Chanson anonyme moderne.)
Epoux, dans les bras de vos dames,
Vous goûtez les plaisirs des dieux.
C .
P . Introduire son membre dans le
vagin d’une femme mariée à un autre homme,—ce qui
fait pousser des cornes à celui-ci et quelquefois un enfant
à celle-là.
P . Baiser une femme.
Que fais-tu donc là? demandait un passant à Diogène, qui, en sa
qualité de cynique, n’avait pas craint de trousser une fille en plein Agora et était en train de besogner avec elle.—Tu le vois, je plante un homme, répondit-il.
A. F .
P . Décharger.
Maman, j’ai plus d’une fois
Trouvé ma couche trempée:
Mon cœur était aux abois:
Je fus bientôt détrompée.
Je fis cesser mes alarmes:
Ces pleurs qui mouillaient mon lit,
Ces pleurs n’étaient pas des larmes...
Mon petit doigt me l’a dit.
V. C .
P . Avoir la chaude-pisse.
Las! si ce membre eut l’arrogance
De fouiller trop les lieux sacrés,
Qu’on lui pardonne son offense,
Car il pleure assez ses péchez.
R .
P . La vérole—avec laquelle on blesse, et
quelquefois on tue la personne à qui on la communique.
Le plus marlou peut attraper le plomb.
D .
P . Se dit de l’odeur particulière que porte avec
soi la femme qui ne se lave pas, ou qui échauffe trop son
vagin seule ou en collaboration avec les hommes.
Nom d’un’ trombe!
Comm’ ça plombe
Dans ta vieille catacombe!
(Parnasse satyrique.)
P . Ruiner des hommes assez fous
pour payer l’amour de certaines femmes plus qu’il ne
vaut; ou seulement leur arracher quelques billets de mille
francs ou quelques louis.
Oiseaux plumés qu’a dispersés l’orage,
Ils vont chercher un monde plus parfait.
Mon épicier devient un personnage,
Arthur n’est rien, Oscar est sous-préfet.
G N .
P . Le membre viril.
Mais Robin, las de la servir,
Craignant une nouvelle plainte,
Lui dit: Hâte-toi de mourir,
Car mon poignard n’a plus de pointe.
R .
Lève sa cotte, et puis lui donne
D’un poignard à travers le corps.
L F .
Heureuse la nymphe légère,
Qui trompant sa jalouse mère,
Peut saisir un poignard si doux.
G .
P (Avoir le). Avoir le pénis garni de
poils blonds ou noirs.
Et jusques au nombril retroussant son peignoir, Leur montra qu’étant blonde elle avait le poil noir.
L. P .
P . Employé dans un sens obscène pour désigner:
1o L’acte vénérien.
Venons au point, au point qu’on n’ose dire.
C . M .
Ce pitaud doit valoir pour le point souhaité
Bachelier et docteur ensemble.
L F .
2o Le clitoris.
Le traître alors touche d’un doigt perfide
Le point précis où naît la volupté;
Ce point secret, délicat et timide
Dont le doux nom des Grecs est emprunté.
P .
P . Fille ou femme de mauvaise vie, qui
empoisonne quelquefois l’eau-de-vie, quelquefois le
musc,—et souvent l’homme.
Ce n’est pas une femme, c’est une poison.
A. V .
P . Maquereau, souteneur de filles.
Camille Fontallard, des poissons le monarque.
D .
Le perruquier jeune et actif est lui-même un poisson. Depuis un
siècle, on l’appelle merlan; mais quelquefois, souvent même, il cumule,—et ces dames ont des merlans—maquereaux.
P (Avoir de la). Avoir des tétons accusés.
Ces belles filles qui ont de la poitrine et rien dessous!
A. D .
Elle a dix-huit ans et pas de poitrine;
Sa robe est très close et monte au menton;
Rien n’en a gonflé la chaste lustrine:
Elle est droite ainsi qu’on rêve un bâton.
A. G .
P . Lui donner la vérole.
Toi, louve, toi, guenon, qui m’as si bien poivré,
Que je ne crois jamais en être délivré.
S -A .
Va, poivrière de Saint-Côme,
Je me fiche de ton Jérôme.
V .
P . Le vit,—par allusion à Karaguez, le
polichinelle turc, qui est tout en nœud. (V. ce mot.)
Papa, mon époux abuse
De ce titre solennel:
Croirais-tu qu’il me refuse
Jusqu’à son polichinel?
É . V .
Avoir le polichinelle dans le tiroir. Être enceinte.
P (Se). Se branler le vit. Boileau, qui
n’aimait pas les femmes nous a dit:
Polissez-le sans cesse et le repolissez.
Le noir cocu que la chair aiguillonne,
Tranquillement se polit le chinois.
(Chanson anonyme moderne.)
On dit aussi: Se balancer le chinois.
P , P . Libertin, libertine.
Tâche que ta chanson soit leste et polissonne.
L. P .
Aujourd’hui, Sophie est, je crois,
Aussi polissonne que toi.
B .
Le vieux, plus que le jeune, aime à polissonner.
L. P .
Il ne se passera guère entre nous que des polissonneries.
L P .
Pour être admise ici, sais-tu bien, ma chérie,
Qu’il faut être très forte en polissonnerie?
L. P .
Au lieu d’aller au salon avec toutes ces dames, à qui on dit et fait
des masses de polissonneries...
L N .
P (Faire une). Décaloter son prépuce en
bandant devant une femme, et le lui introduire dans le
vagin, pour lui prouver tout son respect—et la faire jouir
par la même occasion.
J’ m’offre à lui faire un’ politesse:
Ell’ m’ répond oui modestement.
(Chanson anonyme moderne.)
Il a voulu de quelque politesse
Payer au moins les soins de son hôtesse.
V .
Tous les jours quatre politesses
Seront le pain quotidien.
C .
P (Se). Se masturber.
Notre cocher, sans vergogne et sans fard,
Sur ses coursiers laissait frotter les rênes
Et des deux mains se polluait le dard.
A .
P . Les tétons.
Il montre aux regards de l’amour
Abricot mignon qui s’entr’ouvre,
Et plus haut deux pommes d’amour.
F .
Un beau bouquet de roses et de lis
Est au milieu de deux pommes d’albâtre.
V .
Quand tu frippais mes jupons,
Poussé par trent’-six rogommes,
N’ t’ai-j’ pas fait trouver des pommes
Où tu n’ cherchais qu’ des chiffons?
(Parnasse satyrique.)
P . Sucer un homme.
L’Espagnol amoureux se fait pomper le dard.
L. P .
P . Sucer l’extrémité du membre viril
pour y amener le sperme.
Et rien qu’en lui pompant l’extrémité du gland, Fait jaillir de son tronc un foutre ruisselant.
L. P .
P . Sucer un homme pour le mettre en
érection et le faire jouir.
Les largues nous pompent le nœud.
Mais nous, nous le pomperions mieux,
Si, comme la race canine,
Nous pouvions, sans gêne et sans mal,
Nous gamahucher le canal.
D -D .
P - . Fille de joie sur le ventre de laquelle tout le
monde passe.
Il nous appela des grivoises,
Des ponts-neufs, des fines matoises,
De ces filles, et cætera,
Qui pour cinq sols feraient cela.
J M .
P (Le) et le coil du pont. Jeu innocent qui
consiste à faire dire plusieurs fois de suite à une jeune
fille cette phrase; ce qui l’amène à dire en se trompant: Le
poil du con, le con du poil,—par anagramme.
Mon père a fait bâtir maison
Sur le pont du coil, sur le coil du pont;
Les charpentiers du roi la font
Sur le pont du coil, sur le coil du pont.
Ah! le joli petit pont
Que le pont du coil, que le coil du pont!
Il y a aussi cet autre dicton: Six petites pipes fines dans
un sac, qui, répété avec volubilité, produit: six petites
pines, etc.
P C . Le con, lieu charmant, appelé plus
poétiquement l’île de Cythère, est situé entre les cuisses
de la femme. Il reçoit cordialement MM. les vits et abrite
volontiers quels qu’ils soient, les produits de leurs
vaisseaux—spermatiques.
Dix fois Trufaldin a touché au port, sans pouvoir y entrer.
P -L .
P ’ (Être au). Être en érection.
P . Avoir l’habitude de placer son
paquet à droite de l’entre-jambes dans le pantalon—au
lieu de le placer à gauche, comme presque tout le
monde. On prétend qu’il n’y a que les pédérastes qui
portent à droite.—Il y a des pédérastes et beaucoup
d’honnêtes gens pour lesquels cette façon de porter est
plus commode.
P . Avoir l’habitude de placer son
membre sur le côté gauche du pantalon,—habitude
normale, prétendent les tailleurs et les femmes, les deux
classes d’humains qui s’occupent le plus de la position du
paquet.
..... A ce paquet aux dimensions fortes
Qu’on voit dans ta culotte et qu’à gauche tu portes.
L P .
P . Tirer un coup avec
elle,—terme de l’escrime amoureuse.
Mais, d’ quequ’ côté qu’on vous porte une botte, Mam’zelle, ôtez donc, ôtez vot’ culotte:
Mam’zelle, ôtez donc vot’ culotte.
B .
P (Être). Aimer à gamahucher les
femmes, à se faire le chien de ces chattes.
Ce derrière n’est pas l’idéal que rêva
Mon gendre, lequel est porté sur la minette.
A. G .
P . Faire valoir habilement, aux yeux des femmes,
les avantages qu’on possède dans son pantalon, par
exemple en se cambrant et en se présentant de profil.
P . En jouir, tirer un ou plusieurs
coups avec elle—qui appartient en effet à l’homme durant
tout le temps qu’il la tient sous lui, fichée au lit par son
clou spermatique.
Je l’ai possédée, j’ai pris les dernières faveurs.
M .
P . L’acte vénérien.
Il lui dit que s’il était couché avec elle, il entreprendrait de faire six
postes la nuit.
B .
Quoi qu’il en soit avant que d’être au bout,
Gaillardement six postes se sont faites.
L F .
P . Le postérieur, le cul.
L’abbesse lui dit chastement,
En couvrant son postère:
Par un trou fait dans mon drap blanc,
Mettez-moi ce clystère.
C .
P (Faire). Introduire le doigt, ordinairement
l’index, dans le derrière d’une femme ou d’un homme,
pendant l’acte vénérien, pour doubler la jouissance.
Je te branlerai, je te sucerai, je te ferai postillon... tu jouiras!
L N .
L’homme, de sa main droite, ou lui fait postillon, Ou la glisse en dessous et lui branle le con.
L. P .
P . Attitudes, positions et mouvements divers
du corps les plus propres au jeu de l’amour.—Les
Postures de l’Arêtin, suite de 16 sujets érotiques,
dessinés par Jules Romain, gravés par Marc-Antoine
Raimondi, et accompagnés de Sonnets par l’Arêtin, sont
perdues depuis longtemps par suite de la persécution
acharnée qui leur a été faite. On en retrouve cependant
un souvenir dans le petit volume intitulé l’Arêtin français.
Ces postures, fruits de l’imagination extravagante d’un
artiste qui ne veut rien faire de commun, c’est-à-dire, de
naturel, sont non-seulement peu usitées, mais peu
agréables, quand elles ne sont pas même irréalisables.
On a essayé de faire quelques autres manuels érotiques
de ce genre: l’Art de foutre en 40 manières, etc.; mais
dans ces petits livres, les figures ont rarement rapport au
titre, et le texte est d’une niaiserie qui passe la
permission. En un mot, ces sortes de manuels ont
toujours été jusqu’ici des attrapes. Les diverses postures
généralement pratiquées sont les suivantes:
En levrette, ce qui s’exécute tantôt sur un lit, tantôt la
femme appuyée à un meuble, à une fenêtre, etc.
Levrette paresseuse, quand les deux amants sont
couchés sur le côté, l’homme derrière la femme. Dans cette position, la femme remuant peu, peut fatiguer
successivement un grand nombre d’hommes.
Tire-bouchon-américain. La femme assise sur l’homme
assis lui-même sur une chaise, et le regardant; pour peu
qu’un homme bande bien, la femme décharge deux ou
trois fois et se satisfait entièrement.
La Diligence de Lyon, même position que la
précédente, mais exécutée sur un lit ou sur un divan.
La Bête à deux dos, l’homme et la femme couchés en
vis-à-vis l’un de l’autre, ce qu’on appelle encore danser à
plat, baiser à la papa, ourser (les gens grossiers), la
position naturelle (M. Prudhomme, les épiciers et tous les
maris honnêtes). Voir aussi la crapaudine, modification
agréable de cette posture.
Il n’y a rien de si plaisant à considérer qu’un beau corps en la
personne aimée, la structure de ses membres, ses postures et ses dispositions lascives.
M .
Car dans la même posture,
Dès le lendemain matin,
J’ai surpris ma créature
Avec un bénédictin.
C .
P -- . Les fesses d’une femme, quand elles sont
d’un embonpoint agréable,—comme celles de la Vénus Callipyge...
Mais tournez-vous donc un peu...
Quel superbe pot-au-feu!
C’est d’ la fière marchandise,
Mam’zelle Lise!
F. C .
P ou . La femme, parce
que c’est ordinairement la nuit que l’on vide dans son con
le liquide spermatique que l’on a fabriqué dans la journée.
La femme n’est pour moi, d’ailleurs, qu’un pot de chambre Où j’aime à décharger la liqueur de mon membre.
L P .
P . Tumeur vénérienne qui vient dans les aines,
et qu’on appelle ainsi probablement par antiphrase—
puisqu’elle vous empêche de marcher.
Des deux côtés du con tu nourris deux poulains, Et de pus malfaisants tous tes vaisseaux sont pleins.
(Un troupier au clou.)
P . Femme galante avec le cul de laquelle il est
permis à tout le monde de jouer, comme Néron avec celui de Poppée.
Je m’en fus rue Saint-Honoré pour y trouver ma poupée. Je lui
dis: Ma petite femme...
V .
P - . Variété de Bande-à-l’aise.
Retire-toi d’ici, laisse-moi, pousse-mol!
Que le diable t’emporte et te casse le col!
G fils.
P . Introduire profondément son outil dans le
ventre d’une femme et besogner comme il faut.
Celui-là poussait en ami.
R .
Oh! va... va!... mais va donc!... Pousse, tit homme... pousse!...
mais pousse donc!
H. M .
Ah! chien... chien!... que tu me fais mal!... Ah! mes fesses... mes
pauvres fesses... Tu pousses si fort que tu me crèves... ah!
L P .
P ’ . Après avoir peloté une
femme, la baiser d’autour et d’achar, à bride abattue.
De ce moment, il est décidé que le comte peut pousser à bout
l’aventure.
A. N .
P . Proverbe en
usage chez les couturières, et qui signifierait coudre, s’il
ne voulait pas dire: Jouer des reins pour avoir au cul la
pointe d’une aiguille de viande,—soit un bon gros vit.
P . Baiser une femme, la piquer de
son fleuret démoucheté.
Vien,
Chien,
Foutu vaurien,
Cess’ ta plainte
Et pouss’ ta pointe.
(Parnasse satyrique.)
P ’ . Femme déjà mûre qui se
charge d’initier un jouvenceau ou une jouvencelle aux
mystères de la Bonne Déesse, en baisant avec l’un et en
branlant l’autre,—ce que le code pénal appelle excitation
de mineurs à la débauche.
Non-seulement elle a soigné l’enfant de celui-ci, mais elle s’est
faite son précepteur d’amour.
A. D N .
P (Le). Le médium, qui est le saint Jean-
Baptiste de la jouissance, dont le vit est le Christ.
Il emploie avant cela,
Là, là, là,
Le précurseur que voilà!
Ce doigt, toujours honnête,
Qui prépare tout ça,
Va, va, va,
Avant que l’on entre là!
C .
P . Synonyme de cocu.
C’est un prédestiné,—il l’est, il devait l’être:—c’était écrit.
P ’ (Les). Toutes les menues
friandises qui mettent les amants en appétit de foutre:
baisers, langues, patinage mutuel, branlage, suçage, etc.,
—le meilleur de l’amour, enfin, en ce que cela dure aussi
longtemps que le veulent les raffinés.
Quand vous me promîtes, un jour,
D’abjurer vos séminaires,
Je vous accordai de l’amour
Tous les préliminaires.
Vous auriez eu tout le surplus,
Sans cette robe affreuse.
C .
P . Amusements libertins qu’on se permet en
amour avant le suprême amusement: jouer avant de jouir.
C’est un habile musicien que son amant: il entend à merveille les
préludes et les exécute d’une manière brillante, au grand contentement de Sylvie.
A. F .
P . Le pucelage d’un garçon ou d’une fille,—ce
que les poètes appellent dans leur précieux langage:
Les premiers fruits de la nubilité.
Quand il a eu seize ans, elle lui a ravi ses désirables prémices.
(Les Aphrodites.)
P . Se retirer précipitamment
de la femme que l’on baise, au moment où l’on va décharger, afin de ne pas lui faire d’enfants.
Vivez donc de privations!
Prenez donc des précautions!
B .
P . Croquer la pomme, c’est-à-dire: se
laisser baiser, devenir enceinte pour accoucher,—peut-
être d’un melon.
Avec Lycas, l’autre jour,
La jeune innocente
A cueilli des fleurs d’amour;
Mais trop imprudente,
Elle tremble d’avoir pris
Parmi les fleurs quelques fruits.
(Goguette du bon vieux temps.)
P ’ . Lui pincer les fesses;
lui introduire le doigt entre les fesses; et par-dessous ses
vêtements, soit dans le con, soit dans le cul.
Femme rit quand on lui propose
De lui prendre un instant le cul.
(Chanson anonyme moderne.)
P . Faire l’acte vénérien.
Elle se jeta à son col, et le mena dans sa chambre, où il prit le
déduit avec elle.
D’O .
M’a dit que vous veniez sitôt qu’il fera nuit
Coucher avecques elle, et prendre le déduit.
T .
Il estimait que rire et prendre le déduit avec sa femme en temps
sec lui était contraire.
B. D .
P . Faire l’acte vénérien.
Cette putain ne manque pas,
Car la nuit prenant ses ébats
Avecque lui dedans sa couche.
T .
Quand, dans nos amoureux combats,
Nous aurons pris nos ébats,
Nous dormirons au bruit des eaux.
(La Comédie des chansons.)
Ayant assez de loisir pour prendre leurs ébats ensemble à une
autre heure.
C . S .
C’est de cette façon que Blaise et Péronnelle
Prirent ensemble leurs ébats.
L F .
Blaise le magister, le marguillier Lucas
M’ont juré sur leur conscience,
Que quand tu voulais prendre avec eux tes ébats,
Tu les payais toujours d’avance.
F. B .
P . Faire l’acte vénérien.
Qui, pour la voir et fraîche et belle,
A pris son plaisir avec elle
Trois ans entiers.
J. G .
Lui, se voyant libre, ne manqua point à prendre son plaisir.
D’O .
Mais pourtant, petit cœur, quand vous m’eussiez laissé prendre
un peu mon plaisir.
T .
Elle était dans les bras de Chastel avec qui elle avait pris son
plaisir au son du luth.
C . S .
P - . Arrêter un
pédéraste, quand on est pédéraste soi-même, et de plus
chanteur (V. ce mot), au moment où il se déboutonne et
s’apprête à socratiser, ou à alcibiadiser, selon qu’il est
actif ou passif.
Après avoir provoqué à la débauche celui qui a eu le malheur de
les aborder, ils changent tout à coup de ton, le prennent, comme ils disent, au saute-dessus, et se donnant pour des agents de l’autorité, le menacent d’une arrestation...
A. T .
P L . Femme aimant les personnes
de son sexe.
Vous m’entendez, prêtresses de Lesbos,
Vous de Sapho disciples renaissantes.
P .
P V . Nom que M. Prudhomme donne
à la fille publique qui l’arrange, lorsqu’il s’est dérangé.
Elle rougit: chose que ne font guère
Celles qui sont prêtresses de Vénus.
L F .
P ’ . Érection solide et durable du
membre viril devant une femme, qui est toujours
beaucoup plus sensible à ces preuves d’amour-là qu’à
celles des amoureux transis.
Je m’en souviens encore comme si j’y étais, dit incontinent le
bijou de Thélis: neuf preuves d’amour en quatre heures.
D .
Qu’on nous dise qu’un’ veuve fait cas
Des preuves d’amour les plus fortes,
Et sans nombre et de toutes sortes,
Cela ne me surprend pas.
C .
Et puis des preuves de mon amitié, si vous voulez, parce que
vous êtes bien gentil.
L .
P . Le dieu fait homme, qui n’a pas encore trouvé
d’athées et à qui le beau sexe—les tribades exceptées—
se plaît à faire ses dévotions soir et matin, et même dans
la journée et dans la nuit.
Un priape, à travers le feuillage d’un arbre,
Ouvrait en souriant ses prunelles de marbre;
Et la vierge, le sein gonflé d’un doux émoi,
S’approche, rougissante et la joue enflammée, Entoure de ses bras la statue, et, pâmée,
S’écrie: Oh! je meurs! Vénus, pardonne-moi!
H. C .
Je m’élevais sur mes jambes, secouant frénétiquement mon
glorieux priape.
A. M (Gamiani.)
P . L’acte vénérien.
Tout propre à faire la prière,
Qu’on trouve ès heures de Cythère.
P .
Voici, extraite de l’Anti-Justine, la prière à la Vierge
Marie; c’est la page la plus originale du volume de Rétif:
Sainte et jolie Vierge Marie, que Panthère branlait, gamahuchait,
entétonnait dans le lit du cornard le bon Joseph, duquel cocufiage provint le doux Jésus, ce bon fouteur de la putain publique la belle Madeleine, marquise de Béthanie, dont le vagabond Jésus était en outre le souteneur, autrement dit le maquereau, lequel, au grand regret de la sainte garce, enculait encore saint Jean, son giton; sainte et jolie Marie, vierge comme moi, nous vous remercions de cette heureuse journée de fouterie; faites-nous la grâce, par les mérites de votre fils, de nous avoir un pareil dimanche prochain. Et vous, sainte Madeleine, que foutait l’abbé Jésus, ainsi que Jean l’enculé, obtenez-moi la grâce de foutre autant que vous, soit en con, soit en cul, quinze ou vingt fois par jour sans être épuisée. Vous foutiez avec des pharisiens, avec Hérode et même Ponce-Pilate, pour avoir de quoi nourrir le gourgandin Jésus, votre greluchon, et les vagabonds qui lui servaient de chouans; obtenez-moi de votre maquereau Jésus, qui, étant Dieu, a sans doute quelque pouvoir, d’avoir sous peu ce riche entreteneur qui est un
jour descendu de carrosse, bandant à mon intention, comme je revenais de chez mon amie madame Congrêlé, à cette fin qu’au moyen de l’argent que je gagnerai avec mon con, mon cul, mes tétons et ma langue dardée, je puisse soulager mon digne père dans sa vieillesse, non-seulement en foutant avec lui pour lui donner du plaisir, mais en me laissant vendre comme la pieuse fille d’Eresichton le fanatique, ou la pieuse Ocyroë, fille du centaure Chyron, qui, toutes deux, devinrent cavales, c’est-à-dire montures d’hommes et putains. Modèle d’homme et de maquereau, doux Jésus, fouteur acharné, greluchon complaisant de la brillante et exemplaire putain Madeleine, qui était si amoureuse de votre vit divin et de vos sacrées couilles, maintenez, par votre puissance, mon conin toujours étroit et satiné, mes tétons toujours fermes, ma peau, mon cul, mes fesses, mes bras, mes mains, mon cou, mes épaules toujours blancs; les vits de mes amants, celui de mon père y compris, toujours roides, leurs couilles toujours pleines: car vous teniez en cela du saint roi David, si fort selon le cœur de Dieu, puisqu’il était le premier fouteur de son temps. Faites, ô Jésus, que mes hauts talons, qui me prêtent tant de grâce et font bander tant de monde, ne me donnent jamais de cors aux pieds, mais que ces pieds tentatifs et toujours foutatifs restent longtemps comme ils sont. Amen!
P . Mélange confus, communauté entre
fouteurs et fouteuses.
Jetons l’innocence à la borne;
Mettons la pudeur au rebut.
Des époux trompés le tricorne
A cessé d’être un attribut.
Les sexes s’effacent,
Malgré les mœurs, les lois et les Platons;
L’honneur n’est plus où nos maris le placent...
Promiscuitons!
L. F .
P . Monsieur bien mis qui consent à mettre
une fille dans ses meubles et à oublier tous les mois,
dans le tiroir de l’un d’eux, quelques billets de banque
destinés à l’entretien de cette fille—et de son amant de
cœur.
Ces belles drôlesses... qui viennent de la rive droite de la Seine,
du pays où les protecteurs fleurissent.
A. D .
P . L’acte vénérien.
Surtout, quelque ardeur qui vous presse,
Ne faites point trop de prouesse.
V .
P . En voici seulement quelques-
uns des plus connus:
Le cas d’une fille est fait de chair de ciron, il démange toujours.
B .
Le cas d’une femme est de terre de marais, on y enfonce
jusqu’au ventre.
B .
Un con bien ménagé, à Paris surtout, vaut mieux que deux
métairies.
(Moyen de parvenir.)
Ja cul de putain
Au soir ne au matin
Ne sera sans merde.
(Anciens Fabliaux.)
Une femme ira plus pour un coup de vit qu’un âne pour dix coups
de bâton.
(Moyen de parvenir.)
Les femmes sont anges à l’église, diables en la maison, singes
au lit.
(Moyen de parvenir.)
Toute belle femme s’étant essayée au jeu d’amour ne le
désapprend jamais.
B .
Par commun proverbe on dit,
Qu’on connaît femme à la cornette
S’elle aime d’amour le déduet.
G. C .
Plus vous couvrirez une femme, plus il y pleuvra.
T .
Femme qui fait ses cuisses voir,
Et se montre en sale posture,
A tout homme fait à savoir
Que son con demande pâture.
T .
La femme a semence de cornes.
L L .
Quand femme dit souvent hélas,
Elle demande ailleurs soulas.
L L .
Le four est toujours chaud, mais la pâte n’est pas toujours levée.
(Moyen de parvenir.)
Il vaut mieux dépuceler une garce que d’avoir les restes d’un roi.
B .
Froides mains, chaudes amours.
L L .
Mais, belles, sachez qu’un beau manche
Réchauffe aussi bien qu’un manchon.
T .
L’oisiveté est mère de paillardise.
(Le Synode nocturne des tribades.)
L’amour est le chemin du cœur
Et le cœur l’est du reste.
Mademoiselle S .
Et quand on a le cœur
De femme honnête, on a bientôt le reste.
V .
P . Les inviter à monter tirer
un coup.
Une jeune lorette
A minois séduisant,
D’une œillade discrète
Provoquait le passant.
A. M .
P . Les testicules, dont les femmes
sont si friandes, à cause de l’excellente eau de noyau qui
en sort.
Si malgré les vœux de madame,
Les prunes de monsieur m’ont plu,
On doit excuser une femme
Que tenta le fruit défendu.
M .
P (Un). Un cul.
On dit: Cheminer à la prussienne, pour foutre en cul.
Le général Kléber
A la barrièr’ d’Enfer
Rencontra z’un Prussien
Qui lui montra le sien.
(Chanson du quartier Latin.)
P . Adolescent qui n’a encore connu que la veuve
Poignet.
Le jeune homme puceau l’appelle son affaire.
L. P .
P . Fardeau pesant dont toute jeune fille qui
aspire à devenir femme se débarrasse volontiers—tout en
faisant sa Sophie—en faveur de la première pine qui
passe, la tête haute, le cou tendu.
Le roi impatient et ne goûtant pas qu’un autre ait un pucelage
qu’il payait.
T R .
Heureux cent fois qui trouve un pucelage!
C’est un grand bien.
V .
Enfin dans un petit village
On trouva l’heureux pucelage
Qui près du roi devait coucher.
P .
Avoir dans un bordel perdu son pucelage.
A. G .
Je me fous de ce météore
Qui de pucelage a le nom.
(Parnasse satyrique.)
P (Avoir son). Façon de parler hyperbolique,
qui signifie seulement: N’avoir pas fait l’œuvre de chair
depuis plus ou moins de temps.
Tu tombes à pique, mon bonhomme: tu vas avoir mon pucelage,
car il y a bien trois grands jours que je n’ai cassé une canne.
A. F .
P . Le rara avis des sociétés modernes, qui
couronnent des rosières pour faire croire qu’il y en a,—
comme si le pucelage était une chose de conserve!
Mademoiselle Charlotte du Tillet ne fut jamais mariée, mais on dit
qu’elle n’était plus pucelle pour cela.
T R .
Veuve de huit galants, il la prit pour pucelle;
Et dans son erreur par la belle
Apparemment il fut laissé.
L F .
—Combien dureront nos amours?
Dit la pucelle, au clair de lune.
—L’amoureux répond: O ma brune,
Toujours, toujours!
A. P ’A .
P B . Fille galante. Cette
expression, tirée d’un roman de Paul de Kock, remplace
maintenant celle qu’on employait aux XVIe e et XVII
siècles: pucelles de Marolles.
P . Femme de mauvaise vie.—J’aurais cru ce
mot moderne dans cette acception: je l’ai retrouvé dans
une épigramme de Sygognes:
Lise, cette insigne punaise,
Me fait montre de ses ducats,
Et c’est afin que je la baise:
Mais qu’elle ne l’espère pas.
Une cocotte arrête une voiture, monte dedans, et dit au cocher
d’une voix de duchesse: «Cocher, au bois!»—«Au bois de lit, punaise!» crie un voyou.
A. D .
P . Professeur femelle de philosophie horizontale.
Il m’est comme aux putains malaisé de me taire.
R .
De toutes ses putains la Lebrun entourée.
L. P .
J’avais résolu dans l’âme,
Pour n’être plus libertin,
De prendre une honnête femme
Qui ne fût pas trop putain.
C .
Les marbres de nos Tuileries,
Eux-mêmes se sentent atteints
Par toutes les galanteries
Que nous débitons aux putains.
(Parnasse satyrique.)
Et tu m’ laisses...—Faut-y pas t’ tenir compagnie? Merci!—Sans
rien et les manches pareilles? Eh ben, c’est gentil!—Pas l’ temps.— Me v’là putain pour l’honneur.
H. M .
Auquel les grandes dames et princesses faisant état de
putanisme étudiaient comme un très-beau livre.
B .
Tu as voulu me pourchasser,
Mâtine, pour te putasser.
T .
Toutes estes, serez ou fustes,
De fait ou de volonté putes.
J M .
Car aussi bien que vous j’eusse fait l’amour, et j’eusse été pute
comme vous.
B .
Pute, où avez-vous tant été?
Vous venez de vo puterie.
(Anciens Fabliaux.)
P . Coureur de bordels; anciennement on
disait putier.
Sy est pour vrai; car je le sais,
Que ce n’est qu’un vilain putier.
(Farces et Moralités.)
P . Faire la putain, courir après les hommes.
P . Imiter la femme de Putiphar—jusqu’au
manteau exclusivement, les Joseph d’aujourd’hui tenant à
leurs habits.—Fourrer la main dans le pantalon d’un jeune
garçon encore timide.
Q
Q . Sec, un vit ou un con;
liquide, le foutre qu’ils font en collaboration.
Liz’ que veux-tu qu’on t’apporte,
Des huîtr’s ou d’ la têt’ de veau?
—Non, non, ferme-nous la porte,
J’aim’ mieux quelque chos’ de chaud.
C . C .
Q . Une courte, même quand
elle est longue.
Tout l’ mond’ connaît bien l’aventure
Qui m’a fait rire si souvent:
Un certain paillard par nature,
D’une nonn’ prit l’habillement
Et s’en alla droit au couvent.
Que d’ victimes il aurait faites,
Si la mère abbess’ le mêm’ jour,
N’avait pas, grâce à ses lunettes,
Vu qu’il portait quéqu’ chos’ de court.
B . L .
Q . Le membre viril.
Lise y procède, et saute à la quenouille
Avec laquelle Eve nous a filés.
G .
Avec une autre quenouille,
Non, vous ne filerez pas.
B .
Q . Priape d’enfant, dans le jargon des
bonnes et de mesdames les nourrices. Se dit aussi d’un
priape peu viril.
Partout on lui fait bon accueil,
Elle a fait plus d’une conquête...
Cependant elle n’a qu’un œil,
Mademoiselle Quéquette.
S . T .
Q . Un des noms du membre viril, fréquemment
employé—sans qu’il soit besoin d’expliquer pourquoi, tant
le mot est imagé.
Mademoiselle, ma queue est assez levée pour votre service.
D’O .
Je suis comme les poireaux, j’ai la tête blanche et la queue verte.
T R .
Messire Jean, je n’y veux point de queue!
Vous l’attachez trop bas, messire Jean.
L F .
L’académicien dit: mon vit. Le médecin:
Ma verge. Le curé: mon membre. Une putain: La queue...
L. P .
Je viens revoir l’asile où, dans les jours mauvais, J’exerçais librement les fiertés de ma queue.
A. G .
Q (Faire une ou des). Tromper son amant avec
un autre homme, lorsqu’on est femme; trahir sa maîtresse
pour une autre femme, lorsqu’on est homme.
Ah! oui, je sais... c’est pour l’autre jour, avec ta madame Machin,
que vous avez été à Meudon me faire des queues.
H. M .
Q . Le membre viril.
Ma tante dessus ses vieux ans.
A voulu gouster de la quille
Et s’est faict enfler le devant
D’un petit fils et d’une fille.
(Chansons folastres.)
Si fussiez allé chaque jour,
Cependant qu’Alix était fille,
Planter en son jardin la quille,
A l’envi chacun eût crié!
J .
Elles tâchent toujours d’abattre la quille du milieu.
T .
R
R . Arrêter un homme sur le trottoir, la nuit,
et l’inviter à monter pour baiser et jouir.
J’ai été un an à l’hôpital. Une autre que moi, en sortant de là,
aurait raccroché.
R B .
R , ou Rage amoureuse. Envie furieuse de
jouir par la fouterie ou par la masturbation.
Ombres folles, courez au but de vos désirs:
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.
C . B .
C’est la rage luxurieuse, la lubricité forcenée, la jouissance
horrible qui reste inachevée.
A. D. M. (Gamiani.)
R (Avoir du). Se dit de certaines façons habiles
que certaines femmes ont de se remuer sous l’homme
pour le faire godiller plus amplement qu’avec d’autres.
Mais exiger des époux
Ces petits ragoûts,
Ces exercices gentils!
Les connaissent-ils?
Non; tout dans le sacrement,
Se fait maussadement
Et gauchement.
C .
R . Bander.
Quand, plus raide que la justice,
Nez en l’air et gros de courroux,
Il s’élance pour le service,
On croit qu’il fera les cent coups.
E . V .
R (La). La rainure des fesses, la petite vallée
qui se trouve entre ces deux montagnes—où tant de
membres virils aiment à descendre.
Pour ne trouver la raie nette de la dame avec qui l’on s’ébat, on y
gagne bonne vérole.
B .
Trois mignons de la cour se tuèrent jaloux
Pour le bien prétendu d’une raie publique.
T .
R . Agent de police, redouté des filles qui font le
trottoir.
Cela nous avertit qu’il flâne en ce quartier
Un raille dont il faut d’abord se méfier.
L. P .
R . Faire l’acte vénérien avec elle,
passer et repasser l’outil priapique, le ramon de l’homme,
dans sa petite cheminée, non pour la débarrasser de ses
impuretés, mais, en réalité, pour en mettre de nouvelles.
Mes belles, c’est vous que je cherche
Pour vous montrer une leçon;
Et croyez-moi, vos cheminées
Seront promptement ramonées,
Si vous éprouvez ma façon.
(Ballet des Chercheurs de midi à quatorze heures)
R . Ne pouvoir bander assez raide au
moment suprême où la femme, pâmée et déjà délirante
dans l’attente de la félicité promise, ouvre les cuisses et
ferme les yeux.
Non, mais tout de bon, je vous rate... Vous n’êtes plus qu’une
comtesse ratée.
L P .
Je rate, hélas! également,
Le poisson, ma belle et ma muse.
B .
R . La baiser, en égoïste, et sans la
faire jouir.
Quand je la baise, ma femme
S’obstine à ne pas bouger...
Comment faut-il de cela,
Punir cette ingratte-là?
—Rate-la!
A . G .
R . Homme qui a plus grands yeux que grosse
pine et qui reste en affront devant la femme qui l’attend,
cuisses ouvertes, fesses frémissantes.
Quand il fait le séducteur,
Sur mon honneur! ça me vexe:
Car à l’endroit du beau sexe
Il n’est pas à d’mi rateur.
J P .
R . Faire tant, des doigts et de la
langue, qu’il parvient à bander.
D’un tour de main ell’ ravigote
Le plus p’tit, le plus maigre jeu.
E. D .
R ’ . Être baisée par un homme—qui
monte sur le ventre, la pine en avant, avec la furia d’un
zouave montant sur le Mamelon Vert.
Dis-lui qu’à la chute du jour, elle s’apprête à recevoir les assauts
de l’empereur d’Orient.
L P .
R . Demander au monsieur qu’on a
raccroché sur le trottoir un supplément au prix convenu
pour aller au bonheur.
Elle ne sera pas une fille ordinaire,
Réclamant aux vieillards libidineux ses gants, Et tirant tous les jours des coups extravagants.
A. G .
R . Tirer un second, puis un troisième,
puis un quatrième coup, selon que la femme en vaut la
peine ou que l’homme a du sperme dans sa bouteille,—
l’amour étant, comme on sait, un grand recommenceur.
La grisette serre avec énergie l’étudiant contre sa poitrine, en
soupirant et en tressaillant des derniers frissons de la jouissance; pour un peu elle recommencerait.
H. M .
R (Se faire). Prendre des médicaments,
mercuriels, ou autres, pour guérir des véroles gagnées au
doux jeu d’amour.
Voyez, là-bas, le sémillant Mercure
Et ses fuseaux qui tricotent gratis,
Représentant le dieu qui nous récure
Et la maison Giraudeau père et fils.
G N .
R . Préservatif contre la vérole. (V.
Capote, Ruban.)
R (Le). La nature de la femme, où le membre viril
a tant de plaisir à se réfugier les jours d’ennui, à s’abriter
les jours d’orage. Réduit, déduit; déduit, réduit.
Déjà de sa grandeur les doigts saints et bénis Visitaient de l’amour les plus secrets réduits.
G .
Mais D*** avec sa main,
Sa lèvre de carmin,
Sait trouver ton réduit
Où rarement l’homme impur s’introduit.
J. D .
R (Se). Se remettre d’une nuit
d’orgie:—bien dormir, ou bien déjeuner.
Tous dix, au tapis-franc nous étions réunis,
Chez le père Vit-Dur, ogre de mes amis,
Zig qui ne mange pas ses pratiques sur l’orgue; Nous étions venus là nous refaire de sorgue.
L. P . (Serrefesse.)
R (Avoir ses). Avoir ses menstrues—qui viennent
très irrégulièrement à certaines femmes.
Pour ces règles que tu débines
Et traites de déjections,
Ce sont les sources purpurines
Des saintes fécondations.
A .
R . Le membre viril,—on n’a jamais su pourquoi.
Du grand saint Nicolas,
Dans vos draps,
Prenez donc la relique.
B .
Gage de ses travaux
Pendait sous sa tunique
Cette belle relique,
Chère aux tendrons dévots.
J. C .
R . Se trémousser de
plaisir sous l’homme.
Et tandis qu’elles font bien leur devoir de remuer du croupion et
de pressurer la grappe soigneusement pour faire que le jus en sorte...
M .
Sur son lit d’acajou,
Cette jeune ingénue
Fort gentiment remue
Du cul pour un bijou.
J. D .
Enfin, à force de frotter et de remuer le cul de part et d’autre, il
arrive que tous deux viennent à s’échauffer d’aise par une petite démangeaison et chatouillement qui leur vient le long des conduits.
M .
Elle passa dans un bois avec un jeune compagnon dans
l’espérance d’y bien remuer les fesses.
D’O .
Le garçon en avertit la fille et elle le garçon: cela les oblige à
frotter plus fort et à remuer plus vite les fesses.
M .
Que j’étais jeune, que j’avais les reins souples et que je les
pouvais remuer.
P. L .
Tous vos baisers sont contraints;
Mais remuez donc les reins!
Que faites-vous de vos mains?
B .
R . Renoncer à une chose, manifester de la
répugnance à la faire.
R (Se). Consentir à se mettre sur le dos, à ouvrir
ses cuisses et à se laisser baiser par l’homme qui en
sollicite depuis plus ou moins de temps l’honneur—et le
plaisir.
La comtesse nous raconta dans le plus grand détail comme quoi
elle s’était rendue à Préban, et tout ce qui s’était passé entre eux.
R . Le faire jouir en le
branlant, ou en le suçant, ou en tirant un coup avec lui.
Thémire pour me rendre heureux
Veut que de son flambeau l’Amour seul nous éclaire.
(Épigrammes.)
Oh! oh! oh! ah! ah! ah!
Rendez heureux ce monsieur-là,
La, la.
B .
R , ou . Remettre
son membre dans sa culotte; ne pas pousser plus loin
l’aventure.
... J’entends quelqu’un venir.....
Rengaine ton objet...
L P .
R . Se dit d’une fille qui, descendue
vers quatre heures du soir sur les boulevards pour y
chasser au miché, rentre chez elle toute seule, sans avoir
été suivie.
Plus j’y songe et plus je m’embrouille;
Comment, ils ont vu tes appas,
Et tu reviens ici bredouille!
C .
R . Décharger en baisant, ou en
se branlant.
Un proverbe chinois dit qu’il ne faut pas répandre sa semence sur
la mer; il a raison: c’est sur les filles.
A. F .
R . La faire jouir en la baisant avec
ce fer rouge que les polissons appellent une pine—qui la
roussit quelquefois.
Et notez que la moindre bagasse peut en dire autant à un grand
roi ou prince, s’il l’a repassée.
B .
Son vaillant fils, fameux par sa crinière,
Un beau matin, par vertu singulière,
Vous repassa tout ce gentil bercail.
V .
Et me v’là vite en d’voir de la r’passer.
D .
R . Manquer de souffle au lit; débander au
moment même où il faudrait bander le plus raide.
Rester court
A la neuvième politesse!
Est-ce à ma cour
Qu’on vient pour me jouer ce tour?
C .
R . Putain.—Femme ou fille qui fait la retape;
—qui raccroche.
En robes plus ou moins pompeuses,
Elles vont comme des souris:
Ce sont les jeunes retapeuses
Qui font la gloire de Paris.
A. G .
R (Être). Ne plus exercer le rude
métier de fille d’amour, soit par suite de maladies, soit par
suite de mariage, soit par suite de vieillesse, soit—
comme sainte Marie l’Égyptienne—par honte de ce
métier.
C’est si agréable, quand on s’est retirée du service.... de pouvoir
se dire: Ce procureur du roi si féroce, c’était mon petit Auguste! Je le menais par le bout du nez, et il trouvait cela très doux.
A. D .
R (Se). Sortir du con de la femme qu’on baise
quand on craint d’être surpris, ou de lui faire un enfant;—
ou lorsque l’on a fini de baiser, ce qui n’est plus
surprenant.
Thémire, feignant le contraire,
Disait toujours: Ménage-moi;
J’ai peur de rencontrer... ma mère...
Ah! cher Colin, retire-toi...
G. G .
Ah! tu te retires!... Pourquoi ne l’as-tu pas laissée dans moi? je ne
l’aurais pas mangée, va!
H. M .
Voulez-vous un ami prudent
Qui ménage vos craintes;
Vite, ouvrez-moi vos... sentiments,
Je sais me retirer à temps.
(Chanson anonyme moderne.)
R (Se). Se laver souvent le vagin avec des
astringents, afin d’en rapprocher les parois et de faire
croire ainsi—aux innocents—qu’ils prennent un pucelage.
A se rétrécir elle excelle
Et joint aux airs d’une pucelle
La plus profonde instruction.
H. R .
R (Se). Se retourner. Se tirer de la gêne par
tous les moyens possibles.
Une célèbre actrice
A fillette novice
Disait, sans croire l’offenser:
Imite-moi, Charlotte;
De sagesse on peut se passer:
Quand on est dans la crotte,
Il faut se retrousser.
V .
R , . Homme et femme de mauvaise vie;
luxurieux et impudiques.
Je suis la grande Gargouillaude,
Garce du souverain Gagoux,
Chaude putain, fière ribaude,
Pleine de vérole et de loups.
Le S r S .
R . La nature de la femme.
Tu n’auras pas ma rose,
Car tu la flétrirais.
B .
Là sur l’albâtre on voit naître l’ébène,
Et sous l’ébène une rose s’ouvrir.
P .
Ma fille, avant d’céder ta rose,
Retiens bien ce précepte-là.
E. D .
R , , etc. Décharge de la liqueur
balsamique, que les gens qui n’attendent rien du ciel
appellent tout bonnement:—du foutre.
Mon amie, reçois encore cette preuve de mon amour. Gamiani,
excitez-moi, que j’inonde cette jeune fille de la rosée céleste.
A. M.
Notre adorable conquérant fait des siennes à toute outrance et
darde la rosée de vie sans le moindre ménagement.
A. N .
Et le détestable Fa-tutto a fait pleuvoir dans mon sein la brûlante
rosée du crime.
V .
R . Petite rose de chair qui se trouve à l’entrée
de l’anus et qui en est pour ainsi dire le pucelage, car les
pédérastes passifs ne l’ont plus (d’où les pédérastes
actifs sont appelés chevaliers de la rosette).
Travaille bien, prends ta lichette,
La lichette donne du cœur;
Et s’il le faut, tends ta rosette,
Cela te portera bonheur.
A. D .
R . Le membre viril.
Aussitôt qu’elle eut aperçu
Le rossignol que tenait Catherine.
L F .
R . Libertin qui connaît toutes les ruses
féminines et qui, des deux rôles que les hommes jouent
avec les filles, celui de miché et celui de maquereau, celui
de jobard et celui d’écornifleur, préférerait encore le
dernier au premier.
Ça me rappellera, à moi, vieux roublard, le temps où je l’avais
encore, où j’étais si godiche avec le sexe.
L N .
R . Femme de mauvaise vie.
... Depuis, de Pinolie
Ma femme, Pincecul a fait une rouchie.
L. P .
R . Les testicules,—qui sont les petites roues
sur lesquelles repose le canon chargé de mitraille
spermatique.—L’expression est moderne.
Ses roupettes étaient grosses et rebondies,
Et de poils longs et noirs abondamment fournies.
L. P .
Sur les roupettes granitiques
De l’indomptable Sarrazin
Il pleut...
B. M .
R . Besogner du membre avec une femme
qui en meurt d’envie.
Un pareil état m’excite et m’offense:
Descends de mon lit, ou bien rouscaillons!
R . Les testicules.—Expression moderne.
Votre main, doucement chatouille ses roustons, Tandis qu’il vous pelote et vous prend les tétons.
L. P .
R . Préservatif en baudruche ou en caoutchouc
dont on habille le membre viril toutes les fois qu’on le
conduit au bonheur.—(V. Capote.)
Ne crains rien: ces rubans feront bien ton affaire,
dit le marchand de capotes à Pincecul, dans la parodie de
Lucrèce, par M. Protat, avoué.
Je sais attacher un ruban
Selon la grosseur d’une pine.
(Chanson anonyme moderne.)
R C (Le). Les principes de la langue
—et des autres cochonneries.
Jeanne, sotte au monastère,
Sotte au sortir du couvent,
Plaisait sans savoir comment.
Le précepteur de son frère
Lui montre le rudiment
Que l’on enseigne à Cythère:
Son esprit s’ouvre à l’instant.
C .
R . Accouplement de Ruffi et d’Anus. Mot qui
s’est introduit en France au XIIIe siècle, et n’a été en vogue qu’à la fin du XVe, quand l’italianisme déborda
dans l’idiome gaulois. Ce mot avait alors différentes
significations, telles que: lénon, proxénète, débauché,
habitué de mauvais lieu, etc. Aujourd’hui, il signifie tout
bonnement maquereau.
Elle introduit dans ma maison,
Son rufien, qui sait fort bien
Faire son profit de mon bien.
J. G .
On l’accusait d’avoir fait quelquefois le ruffian à son maître.
T R .
Je suis ruffian, et m’en vante.
A. G .
R (Être). Savoir ce qu’il faut faire pour
amuser les hommes et leur procurer de vives
jouissances, comme le casse-noisette, la patte
d’araignée, la feuille de rose, etc.
Tu me portes la mine d’être un jour bien fine et rusée à ce jeu.
M .
R . Ardeur vénérienne.
Mais Jeanne tout en rut s’approche et me recherche D’amour ou d’amitié, duquel qu’il vous plaira.
R .
Le corps en rut, de luxure enivré,
Entre en jurant comme un désespéré.
V .
Si son esprit l’eût arrêté,
Elle eût mis en rut le conclave
Et fait bander sa sainteté.
C .
S
S . Le ventre.—On dit d’une femme enceinte: Elle en
a plein son sac.
La jeune garce en eut plein son sac.
M N .
S . Fouterie désintéressée et—toujours
intéressante.
La compagnie qui, pendant notre sacrifice, avait gardé un profond
silence, me complimenta de l’hommage que mes charmes avaient reçu par la double décharge que j’avais subie dans une seule jonction.
(Mémoires de miss Fanny.)
J’étais trop jeune encore pour multiplier les plus doux sacrifices.
P -L .
S (Dire des). Tenir des propos de «haulte
gresse» et de grande salacité, pour provoquer les idées
libertines et pousser à la consommation de la femme par
l’homme et de l’homme par la femme.—Faire des saletés.
Peloter une femme ou un homme, sucer ou gamahucher,
branler ou faire postillon, etc., etc.,—toutes les choses
aimables de la fouterie.
Tu me disais alors que, pour savoir te plaire,
Une femme devait et dire et savoir faire
Toutes les saletés et toutes les horreurs.
L. P .
S (Avoir des). Se dit des femmes maigres qui
n’ont que des trous où il faudrait des bosses; derrière les
clavicules, par exemple.
Elle a deux salières et cinq plats (sein plat). Vieux dicton qui
s’emploie pour désigner une femme maigre qui n’a ni cul ni tétons.
S . Femme galante, de haut ou de bas étage.
Je vous aime ainsi, divine salope.
(Parnasse satyrique.)
S . La baiser, la frapper à coups de
queue—sans qu’elle s’en fâche.
Il demande grâce pour avoir sanglé cette fille.
S -A .
S . Baiser une femme, ou enculer
un homme, selon qu’on est conformiste ou non
conformiste en amour.
Il aime par-dessus tout
La volupté roturière;
Pour satisfaire son goût
Il faut une couturière.
É . B .
S . La baiser de façon qu’elle ne
réclame pas,—à moins qu’elle ne soit trop gourmande.