Dictionnaire érotique moderne

Alfred Delvau · Chapitre 4 sur 4 · partie 1/10

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Dictionnaire érotique moderne

Dictionnaire Erotique

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 10 parties.

 

PAR

 

UN PROFESSEUR DE LANGUE VERTE

 

A BCDEFG HIJ L MNOPQRS T UV

 

XYZ

 

A

 

A (S’). Se livrer complétement à un

homme, lui ouvrir bras et cuisses, lui laisser faire tout ce

que lui conseillent son amour et sa lubricité.

 

Ce n’est pas le droit naturel

A fille de s’abandonner.

(Farces et Moralités.)

 

Si ma femme, impatiente de ma langueur, à autrui se abandonne.

R .

 

Lise, qui partout s’abandonne,

Ne fait qu’en flatter son mari.

T .

 

A . Fouteur,—son outil étant considéré

comme une cognée, et la nature de la femme, à cause de

son poil, comme une forêt.

 

Il n’étoit pas grand abatteur de bois, aussi étoit-il toujours cocu.

T R .

 

Les beaux abatteurs de bois sont, comme les rois et les poëtes,

des raræ aves.

Baron W .

 

Ce Jacques était un grand abatteur de bois remuant.

(Moyen de parvenir.)

 

Il lui présenta cent mille choses que ces abatteurs de femmes

savent tout courant et par cœur.

(Les Cent Nouvelles nouvelles.)

 

Je me connais en gens;

Vous êtes, je le vois, grand abatteur de quilles.

R .

 

A C (L’). Le cul,—de clunis, fesse,

croupe,—une abbaye qui ne chômera jamais faute de

moines.

A ’ . Bordel, dont les victimes

cloîtrées s’offrent volontiers à tout venant qui tient à

communiquer avec elles sur l’autel de leur dieu des

jardins.

 

A . Grosse dame qui tient un pensionnat de

petites dames à qui on n’enseigne que les œuvres

d’Ovide et de Gentil-Bernard: autrement dit Maîtresse de

bordel,—le bordel étant une sorte de maison conventuelle

habitée par d’aimables nonnains vouées, toutes au dieu

de Lampsaque.

 

Lorsque tu vas rentrer, ton abbesse en courroux Te recevra bien mal et te foutra des coups.

L P .

 

A . Nom qu’on donne à tout homme qui se

trouve dans le cas de cet abbé, dont il est question dans

les Contes d’Eutrapel, lequel en ses jeunes ans «avoit

perdu ses deux témoins instrumentaires.»

 

A . Rendre un homme impuissant en le

châtrant, comme fit le chanoine Fulbert à l’amant

d’Héloïse.

 

D’un colonel vous courtisez la femme;

Surpris, il vous abeilardisera.

P .

A (S’). Avoir trouvé chaussure à son pied, et

mettre son pied—à moelle—dedans.

 

On veut chercher

A s’aboucher.

C .

 

A . Payer une fille, lui donner le

salaire du plaisir qu’elle va vous donner—avec la vérole

ou la chaude-pisse.

 

Ça me semble tout drôle d’avoir à abouler d’la braise au lieu d’en

recevoir.

L N .

 

—Ange! murmurai-je, plein d’aise

Comme un amoureux innocent.

—Il faut abouler de la braise,

Me dit-elle en me repoussant.

A. D .

 

A (L’). La nature de la femme,

—qu’elle soit jardinière ou princesse.

A . La nature de la femme, qui ressemble,

en effet, à ce fruit,—ce qui permet de supposer, vu

l’absence de toutes preuves contraires, que le Paradis

terrestre était un immense abricotier.

 

A ’ . En jouir charnellement, soit de

gré, soit de force,—mais le plus souvent de gré, les

femmes se plaisant à être ainsi abusées.

 

Vous êtes un infâme, vous avez lâchement abusé de moi pendant

mon sommeil...—Vous m’en voulez donc?...—Oui, parce qu’il fallait attendre que je fusse réveillée.

Baron W .

 

A ’ . Lieu où on va pour jouer au jeu de

Vénus—et de Mercure: en bon français, Bordel.—Le mot

se trouve dans le Francion de Ch. Sorel et dans les

Aventures burlesques de Dassoucy.

 

Allons-nous à l’Académie, ce soir?—Non, je ne suis pas en

queue.

J. L V .

 

A . Manque d’haleine dans le discours

amoureux; hasard malencontreux qui fait tomber

(accidere, ad cadere) le membre viril au moment même où il devrait relever le plus orgueilleusement sa tête

chauve.

 

La malheureuse Hortense

Vient de perdre, à Paphos,

Un procès d’importance

Qu’on jugeait à huis-clos;

Son avocat, dit-elle,

Resta court en plaidant:

Voilà ce qui s’appelle

Un accident.

C .

 

A . Avoir ses règles. Événement prévu

qui arrive juste quand une femme, ayant un ou plusieurs

bons coups à tirer, donnerait tout pour qu’il y eût retard.

 

Nul autre que Pinange ne m’avait enfilée; peu de jours avant de

le rendre heureux, j’avais eu mon accident féminin; il était donc bien avéré que ce qui allait se développer dans mes flancs était son paternel ouvrage.

A. N .

 

A . Se ranger après avoir été très

dérangée par les michés; épouser un seul homme après

avoir été mariée au genre humain.

 

Les filles qui ont fait des économies en suant le plus possible du

con, peuvent seules s’acheter une conduite; il y a des messieurs qui

ne sont pas plus délicats que Vespasien et qui, comme cet empereur, prétendent que l’argent n’a pas d’odeur.

A. F .

A (avoir des). Commercer charnellement

avec un homme lorsqu’on est femme, avec une femme

lorsqu’on est homme.

 

Je supposai qu’elle avait eu des accointances avec le baron ou

avec son laquais.

A. L .

 

De quelque valet l’accointance

Serait-ce bien votre désir?

T .

 

C’est qu’à l’ombre du crucifix,

Souvent faites filles ou fils,

En accointant les belles-mères.

G. C .

 

Il faut que quelqu’un se soit accointé que notre ménage a ainsi

renforcé.

(Les Cent Nouvelles nouvelles.)

 

A . Baiser qui engendre l’envie de baiser,—à

ce point que le même mot sert aux deux actions, la

chaste et la libertine.

 

Une catin s’offrant à l’accolade,

A quarante ans il dit son introït.

P .

A . Faire l’acte vénérien,—dont le début est

presque toujours une accolade mutuelle.

 

Quand le jeune et charmant champion

Accola la charmante Armide,

Notre morpion se hâta

De gagner la forêt humide

Qui devant lui se présenta.

B. M .

 

C’était un adieu que lui disaient toutes les femmes, filles et

garces qu’il avait accolées.

(Moyen de parvenir.)

 

A . La baiser convenablement

de manière qu’elle ne réclame pas—à moins qu’elle ne

soit trop gourmande.

 

Mon drôle met pied à terre, descend la demoiselle, et

l’accommode de toutes pièces.

D’O .

 

A . Faire l’acte copulatif, qui est et

sera l’éternelle desiderium de l’humanité—mâle et

femelle.

Il disait à ses gens de la tenir par les bras, tandis que Robin

accompliroit son désir.

C . S .

 

A . Se préparer à l’acte vénérien;

bander,—la pine de l’homme étant l’instrument dont les

femmes connaissent le mieux l’embouchure et dont elles

jouent le plus savamment, soit avec la langue, soit avec

les doigts, soit avec le cul.

 

Allons, mon bel ami, accordez votre jolie petite flûte.

D .

 

Mais Jeannot plus se délectait

D’accorder sa flûte avec elle.

T .

 

A . Se dit d’une femme qui ouvre

son cœur, ses bras et ses cuisses à un homme pour qu’il

use et abuse de cette ouverture.

 

Ne sera-ce qu’une déclaration de sentiment? Faudra-t-il lui

accorder les faveurs?

L P .

A (L’). L’acte copulatif, qui accouple

souvent un jeune homme avec une vieille femme, un

vieillard avec une jeune fille, un libertin avec une presque

pucelle, une bête avec un homme d’esprit.

 

A tout prix je voulus la renvoyer chez elle;

Mais elle résista,—ce fut mon châtiment,

Et jusqu’au rayon bleu de l’aurore nouvelle,

J’ai dû subir l’horreur de notre accouplement.

H M .

 

A (S’). Faire l’œuvre de chair, qui consiste

dans une conjonction de deux créatures de sexes

différents.

 

Il en est de certains hommes comme des animaux; ils n’aiment

pas, ils s’accouplent aux femmes, qui pour eux ne sont que des femelles.

Baron W .

 

A (Faire un). Faire son mari cocu;

donner une rivale à sa femme.

 

Mais quand tu s’ras dans ton ménage,

Faut pas pour ça t’ priver d’amant,

Car les accrocs faits au mariage,

C’est du nanan.

E. D .

A - . Petites mèches de cheveux que

les femmes se collent sur les tempes, afin de se rendre

plus séduisantes aux yeux des hommes et d’accrocher

ainsi le cœur qu’ils portent à gauche—dans leur pantalon.

 

Sur nos nombreux admirateurs

Dirigeons nos accroche-cœurs.

L F .

 

A . Faire l’acte vénérien—pendant lequel

l’homme est accroché à la femme avec son épingle, qui la

pique agréablement pendant quelques minutes.

 

Et elle rit quand on parle d’accrocher.

(Moyen de parvenir.)

 

Deux minutes encore, et je l’accrochais sans vergogne sur la

mousse.

E . D .

 

A . Le sucer, ou le branler, ou le faire

piner tellement, dans la même soirée, qu’il tombe épuisé

sur le flanc comme un lapin.—Les anciens avaient le

même verbe; ils disaient, soit: peragere viros; soit:

exhaurire crebro concubitu.

Tu l’as éreinté, ton homme; encore un coup, et tu l’achèveras.

 

L N .

 

A . Coup tiré avec une femme,—par allusion sans

doute à la chemise qu’on lève et qu’on abaisse, comme le

rideau d’un théâtre, avant et après chaque acte. Plus il y

a d’actes, plus le vaudeville amuse la femme—qui se

garde bien de siffler.

 

Quand nous en arriverons à l’acte, je te prouverai, carogne, que

les petits en ont plus gros que les grands.

E . D .

 

A . Tromper son mari.

 

Une marchande qui dès le lendemain de ses noces a actéonisé

son mari.

(Les Caquets de l’accouchée.)

 

A (L’). L’homme qui joue le rôle d’amoureux dans

la comédie à deux personnages dont l’auteur a désiré

garder l’anonyme, et qui porte pour titre: La Fouterie.

 

Lui, un acteur! dit la dame, qui savait à quoi s’en tenir sur le jeu

secret du sire. C’est un cabotin vulgaire, plutôt, qui s’est usé en

jouant avec des drôlesses.

L S .

 

A peine fut cette scène achevée,

Que l’autre acteur par sa prompte arrivée,

Jeta la dame en quelque étonnement.

L F .

 

A (L’). Le jeu de la pine et du con,—qui est

l’action par excellence.

 

Arrivons tout de suite à l’action, veux-tu?

L P .

 

Et puis l’action ordinaire

Est si sale après la façon.

T .

 

A (L’). La fouterie, qui est la chose

que l’on fait le plus souvent quand on est jeune,

vigoureux et bien membré.

 

Il concède indulgence plénière à tous les religieux de l’ordre de

nature, de corps véreux que la débilité de l’âge ou l’action fréquente causera.

M .

A (L’). La fouterie, dont rougissent le

plus en public les gens qui la font le plus sans vergogne

en particulier.

 

L’œil pour regarder l’action honteuse avec une chaleur vive et

représenter à la personne aimée l’image du plaisir de son âme...

M .

 

A —Faire pleuvoir le sperme

dans le cul brûlant de la femme,—cette adorable folle

dont nous sommes tous fous.

 

Le dieu des jardins en ce lieu

Une heureuse douche administre.

(Le Cabinet satyrique.)

 

Je lui administrai une douche qui l’inonda et lui fit crier comme à

Panurge: Je naye, je naye, je naye!

Baron W .

 

A (Être). Se dit d’une femme ou

d’une fille qui connaît sur le bout du doigt et de la langue

l’art de faire jouir les hommes.

 

Adroite en amour,

Elle y sait plus d’un tour.

C’est une aisance!

Une indécence!

L’on croit voir une femme de cour!

C .

 

A . L’acte vénérien, le membre viril de l’homme,

ou le con de la femme.

 

Le grand cordelier ayant achevé son affaire.

(Moyen de parvenir.)

 

Macette, on ne voit point en l’amoureuse affaire Femme qui vous surpasse en traits d’agilité.

(Cabinet satyrique.)

 

Pense que peut en cela faire

Qui se plaît à l’affaire.

J .

 

Elle disait qu’il n’y avait si grand plaisir en cette affaire que quand

elle était à demi forcée et abattue.

B .

 

Dites-vous que l’amour parfait

Consiste en l’amoureuse affaire.

T .

 

Le jeune homme puceau l’appelle son affaire.

P .

 

Mon cher ami, j’ai l’habitude

De me couvrir, en me baignant,

D’un sac qui me cache et me serre

Des pieds jusques à l’estomac...

—Parbleu! c’est prudent, dit Voltaire,

Et votre affaire est dans le sac.

C. F .

 

Que voulez-vous que je vous donne pour me permettre

d’arracher un poil de votre affaire?

D’O .

 

A ’ (L’). La pine,—un

mot que n’osent pas avoir à la bouche les femmes qui ont

le plus au cul la chose qu’il représente.

 

N’en as-tu pas vu quelqu’un qui pissât, et cette affaire avec quoi il

pisse?

M .

 

A . Coucherie,—cœur étant mis là pour

cunnus.

 

Vous êtes en affaire? me cria-t-il à travers la porte, pendant que

j’accolais ma drôlesse et la suppéditais avec énergie.—Oui, répondis-je en précipitant mes coups, je suis en affaire... de cœur.

J. L V .

A (Avoir ses). Avoir ses menstrues, qui sont

toute une affaire, en effet.

 

Ce n’est pas le jour des affaires

Qu’il paraît le plus affairé.

E V .

 

A B . Bander,—arrigere.

 

Ainsi que des amants temporels pigeonnaient la mignotise

d’amour, affilant le bandage.

(Moyen de parvenir.)

 

A . Le tenter du gaillard péché de

luxure en lui montrant un mollet bien tourné, une gorge

bien ferme, des fesses bien blanches, etc.

 

Serais-je étonnée de te voir un caprice pour ces princesses-là

(des fesses)? Va, va, mon cher, elles en ont affriandé bien d’autres.

A. N .

 

A (Faire un). Débander juste au moment où il

faut bander le plus roide,—seule impertinence que les

femmes ne pardonnent pas.

Tournez en ridicule

Ceux qui n’avancent pas

Plus d’un pas,

Ou qui font

Un affront

Au second.

C .

 

A - . Se masturber.—L’expression

est tout à fait moderne, et fréquemment employée,

quoique d’une étymologie difficile.

 

A . Celui qui agit: le doigt, le vit ou le fouteur. Ce

mot s’emploie aussi pour les sodomites; le nom d’agent

appartient à celui qui encule par opposition au mot

patient, donné à celui qui se fait enculer.

 

Mais en un mot, si Monrose, agent de plein gré, ne devint pas

patient avec autant de résignation que le père, c’est que...

(Félicia.)

 

A . Faire l’acte vénérien,—celui qui exige la plus

grande dépense d’activité: Res, non verba!

 

Les poètes chantent la femme, les goujats la baisent; les uns

agissent pendant que les autres pensent: les goujats sont plus heureux que les poètes.

Baron W .

A .—Jeune fille embarrassée de son pucelage;

fausse ingénue qui affecte de croire que les enfants se

font par l’oreille, bien que son petit cousin lui ait appris

par quel autre endroit ils s’improvisent.

 

Je n’aime pas ces Agnès-là, je leur préfère des garces

franchement déclarées.

L .

 

A . Le membre viril.

 

Il arrive de province ce matin, et la fatigue du voyage fait un peu

de tort à ses agréments naturels.

(Les Aphrodites.)

 

A - . Amant,—qui aide en effet l’époux dans sa

besogne conjugale, mais à son insu, bien entendu.

 

Il est assez égal que les enfants qu’elle pourra donner à son

époux soient de lui ou du plus fécond des aide-mari qu’elle favorise.

A. N .

 

A . Au figuré: ornement de tête de

MM. les cocus; les cornes que leur font porter mesdames

leurs épouses.

X... a couché avec madame Z...? Encore un fleuron à ajouter à

l’aigrette conjugale de son mari.

(Diable au corps.)

 

A . Le membre viril, avec lequel on pique les

femmes,—qui en enflent pendant neuf mois.

 

Mariette est femme très honnête,

Et si ce n’est un jour de fête,

Elle a toujours l’aiguille en main.

T .

 

Un vieil homme est comme une vieille horloge, plus elle va avant,

plus l’aiguille se raccourcit.

T .

 

A . Le membre viril, avec lequel on pique les

femmes pour les réveiller quand elles sont endormies.

 

Et profitant d’un moment de faiblesse,

Il lui glissa son fringant aiguillon.

P .

 

A . Travailler du bout de la langue sur un

vit, ou sur un clitoris.

... Dès lors, il a le nez sur la céleste mappemonde, et sa langue

amoureuse aiguillonne le brûlant bijou.

(Aphrodites.)

 

A . Ce qui attire l’homme à la femme, et vice

versa.

 

Quand mes baisers passionnés lui coupent la parole, quand mes

téméraires mains et le reste ont mis le feu partout... nos aimants se joignent, s’attirent, s’unifient... L’univers est oublié!...

M .

 

A . Synonyme élégant et pudique de foutre. Quand

un homme dit à une femme: «Je vous aime,» il veut lui

dire et elle comprend parfaitement qu’il lui dit: «Je bande

comme un carme, j’ai un litre de sperme dans les couilles,

et je brûle de l’envie de te le décharger dans le con.» Il

n’y a que les poètes, les impuissants et les mélancoliques

qui aient osé jusqu’ici donner à ce verbe éminemment

actif un sens passif—et ridicule.

 

... La fille entretenue

Dit: Aimons!!!...

P .

A . Avoir un goût fort vif pour les choses de la

fouterie et pour la fouterie elle-même.

 

Monsieur, tout ce qu’il vous plaira.

J’aime assez ça,

J’aime bien ça.

C .

 

A . Avoir le tempérament amoureux,

aimer à aimer—quelque femme que ce soit.

 

Que voulez-vous, mon père? j’aime la femme et je le lui prouve le

plus souvent que je peux.

J. B .

 

A . Aimer à gamahucher une femme, se

dit par allusion à l’odeur sui generis qu’exhale son vagin.

—L’expression date seulement du XVIIIe siècle, et elle

vient de l’académicien Saint-Aulaire, le même qui avait

fait sur la duchesse du Maine le fameux quatrain où il est

déjà question de Téthys. Il serait dommage de priver la

postérité de ce second quatrain, qui méritait de devenir

aussi fameux que le premier:

 

De l’écume des mers, dit-on,

Naquit la belle Cythérée:

C’est depuis ce temps que le con

Sent toujours un peu la marée.

A . Aimer la femme—surtout quand

elle est déshabillée.

 

Vous aimez trop le cotillon, mon cher, il vous en cuira.

E. D .

 

A . Aimer à enculer, soit les femmes,

soit les hommes,—ce qui embrène la queue.

 

Pour Jupiter, façon vraiment divine,

Le con lui pue, il aime le goudron.

(Chanson anonyme moderne.)

 

A ’ . Avoir du goût pour la pine, s’en servir

le plus souvent possible; jouer franchement des fesses

lorsqu’on est sous l’homme.

 

Les femmes qui aiment l’homme sont assez rares, aujourd’hui

que les femmes aiment si volontiers la femme et que les tribades ont remplacé les jouisseuses.

A. F .

A . Petite dame—galante,—qui fait profession

d’aimer.—Synonymes: putain, lorette, cocotte, grue, catin,

vache, etc., etc.

 

Les Juifs avaient leurs Madeleines;

Les fils d’Homère leurs Phrynés.

Délaçons pour tous les baleines

De nos corsets capitonnés.

Rousses, blondes, brunes ou noires,

Sous tous les poils, sous tous les teints...,

Qu’il pourrait raconter d’histoires,

Le cercle de nos yeux éteints!

Folâtres ou rêveuses,

Nous charmons;

Nous sommes les aimeuses:

Aimons!

E . I .

 

A (Avoir un). Avoir un visage provoquant, qui

appelle l’homme, qui le convie à manquer de respect à la

femme qui a ce visage; avoir les yeux égrillards, la

bouche voluptueuse, etc.

 

Je vous ai un petit air cochon comme tout.

L N .

 

A . La baiser,—ce qui est ajuster le

membre viril dans son vagin avec la raideur d’une flèche

lancée d’une main sûre.

A . Agir en pédéraste passif, se laisser

enculer—comme Alcibiade par Socrate.

 

A C . Ce que les délicats appellent Ad

summam voluptatem pervenire, et les voyous, Aller au

bonheur,—le seul voyage que l’on ne puisse faire seul, et

que l’on fait toujours à cheval sur une belle jument.

 

J’aime, dit Ros’, quand on m’mène à Cythère, Qu’on se promèn’ pendant plusieurs instants;

Dès qu’on r’ssort, ça n’ m’amuse guère.

D .

 

A . Baiser; coucher avec une femme.—

Cette expression, empruntée au jeu de dames, a été

inventée par un pion de l’institution Sainte-Barbe.

 

A . Se dit des filles publiques qui, au

jour fixé par les règlements de police, doivent se rendre

au Dispensaire pour subir un examen de santé de la part

de médecins ad hoc, qui les renvoient si elles sont saines

et les retiennent si elles sont malades.

 

C’est demain, ô mes sœurs, le jour de la visite.

A G .

A P .—Faire l’acte vénérien,—à dada—sur

une pine.

 

A . Baiser une femme, dont le con ne

tarde pas à devenir ainsi une baratte.

 

Zut! je veux aller au persil pour aller au beurre, moi, na!

L N .

 

A . Jouir en baisant, parvenir à la

félicité suprême.—Cette expression, une des plus justes

de la langue érotique moderne, est précisément celle qui

se lisait comme enseigne sur les bordels de Pompéï: Hic

habitat felicitas.

 

Tu as donc envie d’aller au bonheur, mon petit homme!

L N .

 

A . Gamahucher une femme. On dit aussi:

prendre sa demi-tasse au café des Deux-Colonnes.

 

A . Baiser une femme publique,—à l’œil,

—ce qui est une gourmandise pour certains travailleurs.

Allusion au gratin que laisse un mets au fond de la

casserole et qui trouve toujours un amateur—quand tout

le monde est servi.

A . Se dit des femmes autorisées qui se

promènent le soir dans les rues, sur les trottoirs, et qui ne

cessent de se promener que lorsqu’un galant homme, un

peu gris, les prie de se reposer—pour tirer un coup avec

lui, dans une chambre de bordel ou dans un arrière-

cabinet de marchand de vins.—Voy. A .

 

A . Aller au bordel.

 

A . Enculer une femme; se tromper,

volontairement ou involontairement, d’endroit.

 

Tiens... me voilà... Pas comme ça, donc! Tu va chez le voisin...

Laisse-moi te conduire.

H. M .

 

A ’ (Y). Baiser avec énergie, sur l’herbe

ou sur une chaise, sous le ciel du lit ou sous le ciel de

Dieu, sans se préoccuper des passants et des enfants.

 

La limace... là, bien blanche, avec ses creux et ses montagnes,

ça m’met sens sus d’sous... Allons-y d’attaque!

L N .

 

A . Jouir copieusement, lorsqu’on

est sous l’homme, sans craindre la vérole et les enfants,

et décharger deux ou trois fois sans qu’il ait déconné.

Tu m’as fait crânement jouir, cochon! Voilà la première fois que j’y

 

vas de mon beurre aussi franchement.

L N .

 

A . Les filles de bordel emploient

cette expression pour dire qu’elles ont joui avec un miché:

«J’y ai été de mon voyage.»

 

A . Se trémousser dans la jouissance

vénérienne, ou dans l’attente de cette jouissance, qui est

toujours précédée d’une foule de friandises fort

agréables.

 

Il se trémoussa vers moi en se baissant, et moi vers lui en me

haussant; les culs nous allaient à tous deux comme s’il eût eu déjà le vit au con.

M .

 

A (Donner ou faire l’). Tirer deux coups

avec une femme, sans déconner.

 

C’est un pauvre homme, dit-elle; il ne peut pas même faire l’aller

et retour sans être sur les dents.

A. F .

A ’ . Faire l’acte vénérien, soit parce que

dans cette besogne l’homme imite l’allure des chevaux

qui vont l’amble, entre le trot et le pas, entre fort et

doucement, soit parce que pour aller l’amble amoureux il

faut être deux—ambo.

 

A . Aller au bordel.

—L’expression date de l’établissement des bains de mer

de Trouville, fréquentés par la meilleure société

parisienne. Trouville est pour ainsi dire un faubourg du

Havre, mais un faubourg sans bordels. Les messieurs

sans dames qui ont des besoins de cœur s’échappent,

vont au Havre et reviennent l’oreille basse, la queue entre

les jambes, comme honteux de leurs mauvais coups.—

D’où venez-vous? leur demandent les dames.—J’ai été

me faire couper les cheveux, répond chaque coupable.—

Les dames trouvaient—trouvillaient, dirait Commerson;—

qu’ils allaient bien souvent se faire arranger—la

chevelure.

 

A ’

. Décharger au moment où l’on va baiser une

femme que l’on a désirée trop longtemps, et débander

immédiatement.

 

A (S’). Bander,—dans l’argot des maquignons.

 

A . Membre viril.

Plusieurs n’aimassent tout autant

Pour chatouiller leur allumelle

Le réservoir d’une pucelle.

(Heures de Paphos.)

 

A (S’). Être en érection, soit devant une femme,

soit devant une photographie obscène.

 

Il ne s’allume pas!... Je ne s’rais pourtant pas fâchée qu’i m’

baise, car il a un rude membre.

L N .

 

A . Mettre un homme en état de

baiser, par des attouchements habiles aux environs de

son braquemard et sur son braquemard lui-même.

 

A ’ . Copuler.

 

J’ m’approch’ crân’ment et j’ lui propose

D’allumer le flambeau d’ l’amour;

Cédant au désir qui m’allèche.

De mon feu n’ jaillit qu’un’ flammèche.

F. C .

 

A . Se dit des femmes légères—

comme chausson—qui, par leurs regards incendiaires,

provoquent les hommes à la fouterie.

Elle! elle n’allumerait pas même un homme en amadou.

 

L .

 

A . Le membre viril, avec lequel on met le feu

à tant de jeunes imaginations.

 

N’approche pas de moi ton allumette: tu me brûlerais, et je n’y

suis pas disposée.

Baron W .

 

Modeste appelle une allumette

Ce que lui montre son amant.

E. T. S .

 

A . Nom que l’on donne, non pas à l’homme qui

aime une femme, mais à celui qui la fout.

 

Un vieux monsieur millionnaire,

Remplaçant le prince Charmant

Rêvé par toute pensionnaire,

De Manette eût été l’amant.

A D .

 

A . Greluchon, maquereau, homme qui,

s’il ne se fait pas entretenir par une femme galante, consent cependant à la baiser quand il sait parfaitement

qu’elle est baisée par d’autres que lui: c’est, pour ainsi

dire, un domestique qui monte le cheval de son maître.—

Il y a cette différence entre l’amant simple et l’amant dit

de cœur que le premier est un fouteur qui souvent se

ruine pour sa maîtresse, et que le second est un fouteur

pour lequel sa maîtresse se ruine quelquefois—quand il

la fout bien. Aussi devrait-on appeler ce dernier l’amant

de cul, le cœur n’ayant absolument rien à voir là-dedans.

 

A . Vieux mot hors d’usage signifiant matrice,

employé dans un sens obscène pour désigner la nature

de la femme.

 

Et madame qui perd l’attente

Du bien que donnent les maris,

Soupire de son amarris.

J. G .

 

C’est ma maîtresse

Qui a mal à son amatrix.

(Ancien Théâtre français.)

 

A (S’). Se prostituer à tous les hommes,

comme une chienne chaude à tous les mâtins.

 

A . Synonyme décent d’amant, qui est lui-même

synonyme de fouteur.

Les autres qui auront plus de hâte et prendront des amis par

avance pour en essayer...

M .

 

A . Dans tout vocabulaire érotique, amitié est le

synonyme d’amour.—C’est tout un petit drame intime et

bourgeois, qui se joue à trois personnages: la femme, le

mari et l’amant. S’il en survient un quatrième, c’est l’ami

de l’amant, qui, presque toujours, est à l’amant...

 

... Ce que l’amant est au mari.

G .

 

A . Sentiment de création moderne. Les anciens

ne connaissaient que la fouterie,—ce que Théophile

Gautier, un poète, a si fort à tort appelé un «sentiment

ridicule accompagné de mouvements malpropres,»—et il

était donné à notre génération, épuisée par tant de

masturbations intellectuelles, d’inventer cette sinistre

plaisanterie qui dépeuplerait promptement la terre, si les

Auvergnats n’étaient pas là.

 

L’amour est une affection

Qui, par les yeux, dans le cœur entre,

Et par forme de fluxion

S’écoule par le bas du ventre.

R .

A , substantif des deux genres: échange de deux fantaisies;

privilége pour toutes les folies que l’on peut faire; pour toutes les sottises que l’on peut dire.—On a de l’amour pour les fleurs, pour les oiseaux, pour la danse, pour son amant, quelquefois même pour son mari: jadis on languissait, on brûlait, on mourait d’amour; aujourd’hui, on en parle, on en jase, on le fait, et le plus souvent on l’achète.

E. J .

 

De son vit couturé de chancreuses ornières,

Pénétrer, chancelant, au fond d’un con baveux. Mettre en contact puant les canaux urinaires, De scrofules pourris, nous créer des neveux.

De spermes combinés faire un hideux fromage; Au fond de la cuvette, humide carrefour,

En atomes gluants voir le foutre qui nage...

Voilà l’amour!

P S .

 

A (L’). L’acte vénérien.

 

A . Jeune homme

timide qui toutes les nuits couche, en imagination, avec

toutes les femmes qu’il a rencontrées dans la journée, et,

en réalité, avec la veuve Poignet,—qu’il a toujours sous la

main.

 

Je n’ai jamais sérieusement aimé qu’une femme, la mienne; et

cependant, comme tous les jeunes gens, j’ai été amoureux des onze mille vierges.

A. F .

A . La petite oie de la fouterie, la

monnaie de la jouissance,—baisers dérobés, fesses

pincées, etc.

 

Dans ses amoureux larcins,

Le papelard se rengorge;

Quand sa main flân’ sur ma gorge,

Il dit qu’il ador’ les saints.

J P .

 

A . Baiseur plus chaud en paroles

qu’en action, et qu’à cause de cela les femmes tiennent

en maigre estime.

 

Il arrive de là que ceux qui aiment le plus, comme ces amoureux

transis, sont ceux qui chevauchent le moins.

M .

A (L’). Le seul amour, le véritable

amour, celui des gens bien portants d’esprit et de corps,

—enfin celui que prisent sérieusement toutes les femmes,

même celles qui lisent le plus de romans.

 

En style énergique

Mon amour physique

S’explique.

C .

 

A . L’amour ridicule par excellence,

l’amour des poètes, des gens qui ont plus de cervelle que

de queue, et qui aiment la femme à distance

respectueuse parce que leurs moyens ne leur permettent

pas de l’aimer plus près.

 

Je fais grand cas

De l’amour pur et platonique,

Mais je n’en use pas.

C .

 

A . La pédérastie, que Socrate

pratiquait si volontiers à l’endroit—je veux dire à l’envers

d’Alcibiade.

A . Le faire jouir par tous les moyens

connus et inconnus.

 

Dans mon bordel il vient souvent beaucoup de vieux, Ce sont ceux-là, d’ailleurs, qui nous payent le mieux: Sais-tu par quels moyens, petite, on les amuse, Et de quelle façon à leur égard on use?

L P .

 

A (S’). Se branler.

 

A (Faire l’). Se peloter mutuellement en

attendant le moment de baiser, ou après avoir baisé; plus

spécialement, se branler avec l’extrémité d’un membre

viril, quand on est femme.

 

Lorsque nous avions couru quelques postes et que j’avais

quelque peine à remonter sur ma bête, elle, qui n’était ni fatiguée ni rassasiée, s’emparait avec autorité de ma lavette et faisait l’amusette.

A. F .

 

A . Femme qui n’aime pas les hommes, ou

au moins leur préfère les femmes pour se livrer au

libertinage et à la fouterie. Sapho était anandryne; elle

avait un long clitoris et s’en servait comme un homme de

son vit avec les femmes. Horace appelait Sapho mascula,

femme mâle, femme hommesse, comme le dit Mirabeau dans son Erotika Biblion. Les Vestales à Rome, les

Gymnopédistes à Sparte, instituées par Lycurgue, étaient

anandrynes.

 

A . La verge d’un petit garçon, et même la queue

d’un homme lorsqu’elle a des dimensions trop grêles,—

par allusion à la gracilité de ce poisson.

 

Approche ton anchois, ton mignon... là... bien... tu y es... Le sens-

tu frétiller?

L S .

 

A . Le membre viril, dont les femmes sont si

friandes,—elles qui aiment tant les cochonneries!

 

De tout le gibier, Fanchon,

N’aime rien que le cochon:

Surtout devant une andouille,

Qu’aux carmes l’on choisira,

Elle s’agenouille, nouille,

Elle s’agenouillera.

C .

 

A (L’). Le membre viril.

 

A . Culistes, hommes qui ne font aucun cas des

charmes féminins et ne fêtent que des Ganymèdes.

Les andrins sont les jacobins de la galanterie; les janicoles en

 

sont les monarchiens démocrates, et les francs sectateurs du beau sexe sont les royalistes de Cythère.

(Diable au corps.)

 

A . Pédéraste, qui réunit en lui les deux

sexes puisqu’il sert de maîtresse aux hommes et d’amant

aux femmes,—comme ce grand libertin de Jules-César,

qui était le mari de toutes les femmes et la femme de tous

les maris.

 

A (Faire l’). Baiser une femme, ce qui est

proprement réunir les deux sexes en un seul.

 

A . Noble étranger, fils de la perfide Albion ou de

la rêveuse Allemagne, qui consent à protéger de ses

guinées une femme faible—de vertu—pendant toute la

durée de son séjour à Paris.

 

Amélie ne te recevra pas, Polyte: elle est avec son Anglais.

W .

 

A (Avoir ses). Avoir ses menstrues, à cause de

la couleur rouge de cet écoulement, qui est aussi la

couleur de l’uniforme anglais.

Puis de son corps couvrant ma mère,

Dans le sang des Anglais baigné,

Que de coups a tirés mon père

Dans la montagne où je suis né.

(Chanson anonyme moderne.)

 

A (Les). Les menstrues ont fait

leur apparition.

 

Il n’y a pas moyen ce soir, mon chéri: les Anglais ont débarqué.

L .

 

A . Petit nom d’amitié que les filles donnent à

leur con, à cause de son épaisse fourrure.

 

Flatte mon angora, cher ange, baise-le de tes lèvres: nous allons

jouir.

J. L V .

 

A ’H C (L’). Le con de la femme—

dans lequel tout honnête homme doit mettre le doigt

quand il n’y peut plus mettre la pine.

 

Une femme aimable est un anneau qui circule dans la société, et

que chacun peut mettre à son doigt.

S A .

Chantons l’anneau du mariage,

Bijou charmant, bijou béni;

C’est un meuble utile au ménage,

Par lui seul un couple est uni.

Avant quinze ans, jeune fillette

Veut que l’on pense à son trousseau,

Et qu’on lui mette, mette, mette,

Mette le doigt dans cet anneau.

B .

 

A (L’). Le trou du cul.

 

Déferle ton entrecuisse,

Que j’ contemple

Le saint temple

De Vénus,

Et ton anus.

G. L .

 

A . Remèdes propres à tonifier, à roidir

—momentanément—le membre qui a cessé d’être viril,

par suite de maladies ou d’excès vénériens. Les

stimulants les plus généralement employés sont les

truffes, le musc, le phosphore, le safran et les

cantharides.

 

Puis, ce sont encor des parfums

Aphrodisiaques en diable.

A D .

 

A . Pédéraste, ou sodomite; homme qui se

trompe volontairement de côté quand il est au lit avec une

femme et qui l’encule au lieu de la baiser.

 

Jean, ce frotteur invaincu,

Au soir, dans une taverne,

Frottait Lise à la moderne,

C’est-à-dire par le cul.

Elle, qui veut qu’on l’enfile,

Selon sa nécessité,

Disait d’un cœur irrité

Qu’un clystère est inutile

A qui crève de santé.

(Le Cabinet satyrique.)

 

A ’ . Pédéraste, ou seulement sodomite,

—homme qui se plaît à envoyer (ἀποστελλω) son sperme

dans le vagin breneux d’un autre homme, de préférence

au vagin naturel de la femme.

 

Ah! dans toute la chrétienté,

Il faut que la société

Envoie des missionnaires,

De saints apôtres de l’anus,

Qui, tirant les vits des ornières,

Prêchent l’Évangile des culs.

C .

A . Les beautés d’une femme qui excitent le désir

de l’homme,—mais principalement ses tétons.

 

Ah! Marton, malgré tes appas,

Non, non, je n’y survivrai pas.

B .

 

A (Avoir.) Se sentir des démangeaisons

amoureuses, être en disposition de baiser.

 

Te sens-tu en appétit ce soir?—Un appétit énorme!—Alors, allons

à la Patte de chat.

L .

 

A ’ (S’). S’introduire le

membre viril dans le vagin.

 

C’est un grand soulagement d’être aimée, et je trouve, pour moi,

que je m’en trouve mieux de la moitié depuis que je me suis appliqué la peau d’un garçon dessus.

M .

 

A ’ (S’). Se laisser

enfiler comme une perle par lui, la perle sur le dos, et

l’homme sur la perle.

Et fût-il coiffeur ou laquais, d’aussi huppées que vous se

l’appliqueront sur l’estomac sans lui demander ses preuves.

A. N .

 

A . La dépuceler,—ce qui la rend

naturellement moins sauvage.

 

Malgré les grands parents, malgré les fortes grilles, Mon cher, je connais l’art d’apprivoiser les filles.

L S .

 

A , . Vieux proverbe:

Après la mangeaille, la fouterie.

 

Pour se mettre en humeur, il faut emplir la panse; Sans Cérès et Bacchus, Vénus est sans pouvoir; Un ventre bien guédé est plus prompt au devoir: Après la panse, aussi, ce dit-on, vient la danse.

(Proverbes d’amour.)

 

A . Faire patte d’araignée. Action de prendre

les couilles et le vit de l’homme de manière à chatouiller

le tout à la fois en allant de la tête du vit au périnée et au

trou du cul, de haut en bas, à droite et à gauche et retour,

en y joignant des coups de langue au filet du vit décalotté,

le tout jusqu’à jouissance complète.—Voir P

’ .

 

A . Le membre viril, probablement par jeu de

mots, parce qu’on bande,—à moins qu’on ne dise bander

que parce qu’on appelle la pine une arbalète destinée à

blesser la femme au ventre.

 

Bandez votre arbalète, mon doux ami, et visez-moi dans le noir.

E. D .

 

A . Le membre viril, soit parce qu’il pique, soit

parce qu’il brûle.

 

Au lieu de sentir lever son ardillon, il se sentait plus froid qu’à

l’ordinaire.

D’O .

 

Je sens ton ardillon... Ah! je le sens... Chien! chien! tu me

brûles...

Baron W .

 

A . Pousser un argument naturel et irrésistible;

c’est-à-dire une déclaration d’amour, sous la forme d’un

bon vit—dans un bon con, qui ne trouve rien à redire à

cela.

Sans brusquer une fillette,

Moi j’attends patiemment

Qu’elle soit bien en goguette

Pour pousser mon argument.

E. C. P .

 

A (L’). Maladie honteuse, dans l’argot des

filles et de leurs souteneurs.—Le mot viendrait-il de

l’italien arista, épine? ou du grec ἄρίστος, la meilleure—

des maladies—ou la maladie des aristos?

 

J’en ai eu quatorze depuis celle-là, et de toutes couleurs, car quoi

qu’en disent les malins, les aristoffes se suivent et ne se ressemblent pas.

L N .

 

A ’ (L’). Son outil à génération, avec

lequel il blesse souvent les femmes,—heureuses d’être

ainsi blessées.

 

A ces mots me relevant,

Plus dispos qu’auparavant,

Je me saisis de mon arme.

(La France galante.)

 

Elle me rappelait le tambour de ma compagnie à astiquer et

fourbir ainsi mon arme.

L .

 

A . C’est le to leacher des

Anglais, qu’il ne faudrait pas croire spécial aux

menuisiers,—parce qu’il n’y a pas que les menuisiers qui

sachent se servir du rabot que la nature a placé au ventre

de tous les hommes.

 

A . Faire l’acte vénérien,—à cause

de l’effort que cela exige sans doute.

 

Oui, c’est ainsi toutes les fois que j’arrache mon pavé avec une

demoiselle.

L N .

 

A (Être). Être baisée.

 

Ah! monsieur, je suis saccagée!

Vous n’en viendrez jamais à bout!

La comtesse était arrangée,

Et criait encor d’un ton doux:

Arrangez-vous.

C .

 

A , . La bien baiser,

ou le bien branler.

Tu dois bien arranger une femme, hein?

L N .

 

Qu’il soit vioc ou non,

Arrange-le tout d’ même.

D .

 

A - . Le cul, qui est situé sur le derrière,

et dans lequel le membre aime à se réfugier quand il est

resté quelque temps dans la boutique, qui est sur le

devant.

 

A l’instant cette demoiselle, ouvrant son arrière-boutique, laissa

aller un vent.

D’O .

 

A . Finir par baiser une femme pour

laquelle on bandait,—ce qui est la fin de tout roman

d’amour.

 

Là! tu en es arrivé à tes fins, petit cochon!

W .

 

A . Éjaculer dans la nature de la femme—un

charmant petit jardin dont nous sommes les heureux jardiniers. Pluie ou sperme, quand cela tombe à propos,

cela féconde.

 

Pourquoi ne voudraient-elles pas être arrosées?

C B .

 

A . Décharger son sperme dans le

vagin d’une femme, sur le bouton de son clitoris.

 

Son directeur, dit-on,

Craignant qu’on lui ravisse

Sa Rose, sa Clarisse,

Lui arros’ le bouton.

J D .

 

A . Nom poli qu’on donne à l’amant de cœur

d’une femme galante. C’est le chevalier à la mode de

Dancourt.

 

Toute lorette, inévitablement, a son Arthur, comme toute fille

publique son maquereau, comme toute pomme pourrie son ver.

Baron W .

 

A (Faire l’). Se dit des maquerelles plantées le

soir sur le seuil des bordels, qui essaient d’y faire entrer

les passants en leur dépeignant rapidement, avec des couleurs un peu fortes mais saisissantes, les beautés

diverses et les talents particuliers de leurs pensionnaires.

 

Tu resteras sur le seuil du bazar et tu feras l’article pour nos

demoiselles.

L .

 

A (Être fort sur l’). Être toujours prêt à foutre,—

porté sur sa pine comme un gourmand l’est sur sa

bouche.

 

Et sur l’article, ah! que j’étais solide;

Dis-moi, Marton, dis-moi, t’en souviens-tu?

(Chanson anonyme moderne.)

 

La marquise est froide sur l’article.

L .

 

A C V . Les parfums,

les aphrodisiaques en général—et surtout en particulier.

 

A . Le membre viril—dont les femmes sont si

friandes, et qu’elles sucent volontiers, avec la sauce

blanche qui les accommode ordinairement.

 

A . Le membre viril avec lequel, en effet, nous

aspergeons de foutre le con des femmes.—On dit mieux: Goupillon.

 

C’est bien dit; car, comme j’estime,

L’aspergès d’un moine sans doute

Est si bon, qu’il n’en jette goutte

Qu’elle ne soit bénie deux fois.

(Ancien Théâtre français.)

 

A . La baiser; monter, la queue en

main, à l’assaut de son vagin.

 

Jean, cette nuit, comme m’a dit ma mère,

Doit m’assaillir.

G -G .

 

Après que ce premier assaut fut donné, la belle recouvra la

parole.

C . S .

 

Mais Trichet du premier assaut

Se contenta. Chétive était la dose

Au gré d’Alix.

V .

 

A (S’). S’asseoir sur une pine,

de façon à être baisée, soit en grenouille par devant, soit

en levrette par derrière.

Viens t’asseoir sur le bouchon, garce, et si tu ne jouis pas, c’est

que tu ne le voudras pas.

V. C .

 

A . Le membre viril, qui grouille dans la nature de

la femme comme un ver blanc dans la viande.

 

Tu écorches mon asticot, salope!

L .

 

A . Faire l’amour,—dans l’argot des filles et des

maquereaux, l’astic pour eux étant une épée, et l’épée

piquant.

 

A (S’). Se masturber, soit seul, soit à deux.

 

Deux gendarmes, un beau dimanche,

S’astiquaient le long d’un sentier;

L’un branlait une pine blanche

Et l’autre un vit de cordelier.

( e Parnasse satyrique XIX siècle.)

 

A . Branler un homme,—le ventre

de la femme servant de tambour à cette baguette-là, que

nous savons tous manier aussi bien que les tapins de

profession.

Celle-ci, d’un tambour astiquait la baguette.

L P .

 

A . La nature de la femme,—où se fabrique

l’Humanité.

 

Quand on entre à l’atelier, il faut avoir son outil en bon état afin de

besogner convenablement, et toi, tu ne bandes seulement pas!

A. M .

 

Quoi, c’est là tout le stratagème?

Dit un valet, voyant le drôle à l’atelier.

P .

 

A . Gagner la chaude-pisse ou

la vérole dans un coït malsain, avec une coureuse ou

avec une honnête femme.

 

Que ces drôlesses-là sont souvent de bons greniers à chaudes-

pisses! ce qu’on appelle de véritables attrape-michés.

Comte C .

 

Si j’attrape quéque chose, au moins j’ l’aurai pas volé.

L N .

A . L’acte vénérien,—la femme étant

censée donner et l’homme recevoir, quoique, en réalité,

l’un donne autant que l’autre.

 

Belle dame, faites-moi l’aumône amoureuse, je vous en supplie,

je bande trop!—J’en suis fâchée, mon cher, mais j’ai mes pauvres.

S .

 

A . La nature de la femme, où nous venons, prêtres

fervents, officier chaque jour, culotte bas et pine en main.

 

Et dévotement sur l’autel,

Je pose mes lèvres tremblantes:

De ma langue, en flammes ardentes,

S’élancent...

A. F .

 

A l’autel de la volupté

Soudain s’approche une inconnue

Du morpion silencieux.

B. M .

 

Si tous les autels de Venus étaient aussi dégoûtants.

(Les Maris à la mode.)

 

A (L’). Le lit, sur lequel l’homme et la

femme officient avec une ferveur dont le Dieu—de

Lampsaque—doit être content.

Avez-vous pu l’en croire à son serment?

Ceux que l’on fait sur un autel de plume

Sont aussitôt emportés par le vent.

C .

 

A . Qui appartient au troisième sexe—

puisqu’elle n’est pas homme et ne veut pas être femme.

 

Consommateurs des deux sexes, hommes et femmes, pas

d’Auvergnats, tout au plus quelques Auvergnates très élégantes, fleurs du mal qui se respirent entre elles.

A D .

 

A . Avaler le sperme qui s’échappe du

membre de l’homme que l’on suce.

 

A . Être baisée par un

homme qui ne décharge point, ou que l’on empêche de

décharger.

 

Ah! combien l’apparence est fausse!

Au chaponneau point de cresson,

Et mon amphitryon sans sauce

Me fit avaler le poisson.

M .

A . Gamahucher (V. ce

mot) une femme qui vient d’être baisée par un autre

homme et qui n’a pas eu le temps de se laver.

 

Au lavabo, tout de suite! je ne tiens pas à avaler les enfants des

autres.

J. L V .

 

A . Privautés que laisse prendre à un homme, et

que parfois même prend, avec lui, la femme à qui le cul

démange.

 

J’ai un caprice, il ne sait le deviner; je le lui explique aux trois

quarts; il ne comprend rien, et mon butor me quitte après mes avances humiliantes.

A. N .

 

Un monsieur qu’était dans l’aisance,

Désirant lui faire quelqu’avance,

S’approch’ d’elle une bourse en main.

P .

 

A . Gorge plantureuse, poitrine à la mode de

Caen.

 

C’est trop petit ici: la société y sera comme les avantages de

madame dans son corset.

A V .

 

A - . La gorge des femmes, parce qu’elle

avance plus que le reste du corps en dehors de la

perpendiculaire, et que c’est la première chose que l’on

remarque.

 

Ce ne sont pas les avant-scène qui lui manquent, mâtin!

B .

 

A (L’). La nature de la femme, avec laquelle (cum,

con) l’homme jouit quand il a répudié la veuve Poignet.

 

Allons, cher ange, montre-moi ton avec, je te montrerai le mien et

nous les marierons ensemble.

A. F .

 

A (Avoir eu des). Avoir eu des amants si l’on

est femme, ou des maîtresses si l’on est homme.

 

Cette femme avait eu déjà bien des aventures.

C .

 

Il vint, et les tendres ébats

Agitant draps et couverture,

Le psautier descendant plus bas,

Se trouve au fort de l’aventure.

P .

 

A . Gil-Blas femelle, fille ou femme qui a eu

une foultritude d’aventures amoureuses—ou plutôt

galantes.

 

A . Mot grossier hors d’usage signifiant un

homme pourvu de membre viril.

 

Duvigny était bien avitaillé et grand abasteur de bois.

T R .

 

A . Avoir eu, foutre ou avoir foutu avec une femme

ou une fille que l’on désirait.

 

Eh bien! ma mie, tu vois comme je t’aime, je laisse ma prébende

pour t’avoir.

(Moyen de parvenir.)

 

Fais donc que j’aie cette fille, et je te rendrai riche.

P. L .

 

A . Avoir de l’amour pour...

Surtout, p’tit cochon,

N’ fais pas l’ paillasson:

Je sais qu’ t’as Clarisse à la bonne;

Mais dis-lui d’ ma part

Qu’ell’ craign’ le pétard...

A. D .

 

A . Faire l’acte vénérien.

 

Jean, tu m’accusais l’autre jour

D’avoir dit à certaine dame

Qu’Anne, avant que d’être ta femme,

Avait eu commerce d’amour.

L M .

 

A-t-elle eu commerce avec le chevalier de Lorraine? qu’on la

brûle.

(La France galante.)

 

A ’ . Faire l’amour avec un

homme.

 

A moins enfin qu’elle n’ait à souhait

Compagnie d’homme.

L F .

 

A ’ . Jouir avec une femme, soit en la

baisant, soit en se faisant branler par elle.

Tu vas avoir de l’agrément, mon chéri, je t’en réponds!

 

L N .

 

A . Employé dans un sens obscène

pour accorder ses faveurs à un homme.

 

Tu as eu des bontés pour lui, ça prouve ton bon cœur.

V .

 

Une femme sensible se décide difficilement à laisser pendre un

homme pour qui elle a eu des bontés.

P -L .

 

Ayez des bontés pour moi, et mademoiselle Hortense est mariée.

H. B .

 

A . Être ardent en amour; jouir sous

l’homme quand on est femme, jouir avec la femme

lorsqu’on est homme.

 

Et d’ailleurs, Marotte a des sens

Récompensants

Les insolents

Qui montrent des talents.

C .

A . Se dit d’une femme qui a des grâces

provoquantes, qui ne baise pas comme la première

venue.

 

Il faut être sincère, même avec des drôlesses de cette espèce:

Julia a du chien, beaucoup de chien.

L .

 

A . Baiser beaucoup,—dans l’argot des

filles de bordel.

 

Ce qu’ nous avons d’ bon ici, c’est d’êt’ ben nourries. Si on a du

mal, on n’ meurt pas d’ faim, comme dans des maisons où j’ai été.

H M .

 

A (L’). Sous entendu: Son pucelage.

 

Ça me rappellera... le temps où je l’avais encore.

L N .

 

A . Avoir

couché avec elle, une ou plusieurs fois; avoir été son

amant.

 

Tu me feras peut-être accroire que tu n’as rien eu avec Henriette?

G .

 

A . Être petit baiseur, se

contenter de tirer un coup ou deux et dormir après.

 

Vous avez la courte haleine;

Parler d’amour une fois,

C’est me donner la migraine.

C .

 

A . Se branler d’une main en

lisant de l’autre un roman libertin; ou pincer le cul à sa

voisine en trinquant avec son voisin.

 

Souvent entre deux draps

Rêvant à ses appas,

Et d’une voix entrecoupée,

Je me dis, la main occupée,

Ah! comme on tirait

Chez ell’ du vin clairet!

E. P .

 

A . Être frais et dispos pour le

combat amoureux, être vaillant au lit.

 

A . Épouser une fille enceinte

des œuvres d’un autre.

A ’ . Avoir appétit de femme

lorsqu’on est un homme, ou d’homme lorsqu’on est

femme, soit en voyant baiser les autres, soit en lisant des

livres de fouterie.

 

A . Se laisser volontiers

renverser sur le dos par un homme; bander facilement

pour les porte-queue.

 

Elle a les talons si courts, qu’il ne faut la pousser guère fort pour

la faire cheoir.

(Les Caquets de l’accouchée.)

 

A . Être enceinte.

 

Je crois, ma chère, que j’ai le ventre plein: cet imbécile

d’Hippolyte n’aura pas mouché la chandelle.

E. J .

 

A . Façon chaste de dire qu’on a

beaucoup besogné avec sa voisine, ou avec toute autre

femme, car c’est surtout à cet endroit du corps que se fait

sentir la fatigue vénérienne.—On dit aussi, dans le même

sens: avoir les cuisses coupées, ou encore, avoir les

jambes brisées.

A . Se dit d’une jeune fille qui a eu

un fruit.

 

A

. Être son amant ou sa maîtresse; ou s’être donné

rendez-vous pour coucher ensemble.

 

A ’ . Avoir un entreteneur, un miché,

quand on est fille; avoir une maîtresse, être le maquereau

d’une fille, quand on est homme—sans préjugés.

 

J’ai pas d’amant... veux-tu me l’êt’?...—Non.—T’as quéqu’un!...—

Oui?...—N’en parlons plus.

H M .

 

Voilà ce qu’une femme qui se sent poursuivie devrait se dire à

elle-même, à tous les moments du jour: Un tel me suit, il me cherche, je le trouve partout; donc il veut m’avoir et me mettre sur sa liste.

L P .

 

Une duchesse à l’œil noir

L’an passé voulut m’avoir.

B .

 

A . Avoir eu de nombreux amants,

savoir ce que la pine en vaut l’aune, avoir fait une vie de

chienne,—par allusion aux sorcières qui chevauchaient le balai pour aller au sabbat et qui le rôtissaient à la chaleur

de leur cul.

 

C’est une fille qui a rôti le balai.

L .

A (En). Posséder un

membre d’une longueur plus qu’estimable, et bien fait

pour plaire aux femmes,—le sexe le plus goulu.

 

.... La belle Urinette

Au corps content, mais pas de peu,

Car il lui faut sept pouces, moins la tête,

Pour qu’elle ait un beau jeu.

L N .

 

A . Employé dans un sens obscène

pour faire l’acte vénérien:

 

Et sachez bien que je mourusse

Si mon plaisir de lui n’eusse

(Anciens Fabliaux.)

 

Mais Marguerite eut de moi son plaisir.

M .

 

Polyxène, sans être vue de personne, tira le prêtre en sa maison

pour en avoir son plaisir.

P. L .

 

A ’ .

Passer sa vie à branler les femmes, le con étant pris pour un anneau—depuis celui de la femme d’Hans Carvel.

 

A . C’est-à-dire,

dans le ventre. Être enceinte d’on ne sait qui,—de

plusieurs amants,—de toutes les couleurs.

 

A . Savoir peloter habilement les

couilles d’un homme; faire à merveille la patte d’araignée.

 

A . Avoir un caprice pour une femme,

ou pour un homme.

 

Elle a un cheveu pour lui.

C M .

 

A . Se dit d’une femme qui a

de belles fesses, une Parisienne callipyge,—

naturellement ou artificiellement.

 

Elle a une crâne giberne, ton adorée, faut lui rendre justice: tout

est-il à elle, dis?

C M .

 

A . Se dit d’une jeune fille qui s’est laissé

séduire et qui a lieu de s’en repentir—neuf mois après.

A . Se dit d’une

femme enceinte.

 

A . Se dit d’une fille qui n’est plus

vierge, qui connaît depuis plus ou moins de temps les

mystères du pantalon de l’homme—d’où elle a vu sortir, la

tête en feu, le poil hérissé, son braquemard enragé.

 

Toujours est-il que le loup, qui rôdait par là depuis quelque temps,

sous la blouse bleue et le pantalon de velours épinglé d’un grand gars de notre village, sortit sournoisement du bois des châtaigniers, se montra tout à coup à l’ombre de la haie d’aubépines, et—qu’elle vit le loup.

A D .

 

A (L’) . Vieux dicton qui signifie: Va te faire

foutre—par un âne.

 

Ainsi les dieux ont esleu

Tels oiseaux qui leur ont pleu.

Priape, qui ne voit goutte,

Haussant son rouge museau,

A taston, pour son oiseau

Print un aze qui vous foute.

M .

 

Lors, dit Catin: N’entends-tu pas?

Quoi? répond l’autre.—L’aze, écoute...

Continuer : partie 2 sur 10