Et la fidélité, bordel !
Non-conclusion
Mais où sont passés
les moralistes d’antan ?
ou la fin annoncée d’une pseudo-
éthique imposée de tout temps
par les mâles et traditionnellement
reprise par les femelles…
À présent, c’est au/à la lecteur/trice de décider quelle voie il/elle compte
choisir, s’il en est encore temps :
• Si c’est une lectrice : fidèle et si elle veut contribuer à l’amélioration
de l’espèce grâce à l’excellence des gènes du partenaire qu’elle a choisi…
adultère si elle pense s’être trompée et qu’il existe d’autres mâles dont les
gènes sont peut-être encore supérieurs… mais cela ne regarde qu’elle.
• Si c’est un lecteur, le choix est tout aussi cornélien : fidèle, au risque
de ne pas faire profiter l’humanité de ses magnifiques gènes… adultère afin
de semer à tout vent… enfin, c’est ce qu’il va prétendre dans ce cas.
Quant à la morale, elle n’a en définitive rien à faire ici. Reposant sur la
fides, ou parole donnée lors de l’union, il est clair que c’est une pure
invention, quasi universelle mais avec quelques exceptions, forgée par les
hommes et destinée à s’assurer l’exclusivité de leurs compagnes, lesquelles
ont eu la naïveté d’y croire.
Reste la question de l’amour, meilleur ciment du couple, à condition
qu’il soit exclusif et partagé dans une idéologie commune.
P.-S. Un de mes amis me faisait remarquer que je prenais un grand
risque en écrivant ce livre, car si d’aventure il me prenait envie de
succomber à la tentation… Heureusement, l’âge me met définitivement à
l’abri.
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