La Chasse au Plaisir (French Edition)
Chapitre 6
Je me redresse, cependant rien ne se passe. Personne n’apparaît. Un peu déçue, je saisis qu’il est temps de quitter cette chambre pour continuer le jeu. J’espère que la suite saura calmer mon ardeur bouillonnante. J’ai l’impression que ma mouille est une eau pétillante. Ruisselante sur ma vulve, elle crépite.
Je rassemble mes affaires et sors de la pièce. J’avance vers le quatrième objet posé sur le dernier tabouret. Je découvre plusieurs formes de chocolats ; poussins, poissons, cloches, poules, coqs, lapins. Je ramasse les sucreries, tout en en glissant une dans ma bouche et pose le reste dans mon panier. Je trépigne d’impatience. La porte s’ouvre enfin sur un couloir. Je l’empreinte et découvre au fond un vaste jardin verdoyant. La luminosité me pique un peu les yeux, je pose ma main en visière sur le front. Un gazon fraîchement coupé recouvre la totalité du sol. Des arbres et arbustes encadrent l’espace par de hautes haies donnant l’impression d’un rideau vert. Il y a aussi des fleurs avec différentes couleurs ainsi qu’une grande cabane en bois. J’avance vers celle-ci et me plante devant l’entrée. Une pancarte est clouée par-dessous : veuillez faire sonner la cloche. Je m’exécute. Elle tinte et la porte s’ouvre, laissant sortir une agréable odeur ainsi que de la fumée blanche. Oh ! C’est un accueillant et gigantesque sauna !
Généralement, le bain finnois est une pratique dans laquelle la chaleur sèche a une température assez élevée pour permettre d’accélérer ses bienfaits, mais lorsque j’entre dans la cabane en refermant la porte derrière moi, je m’aperçois que celle-ci n’est pas trop haute. Heureusement, car lorsque je comprends ce qui se passe à l’intérieur, il n’y a pas besoin d’augmenter le thermostat. Dans un jeu d’ombres et de lumières, j’aperçois plusieurs corps ondulants. Des chairs pantelantes aux courbes tremblantes m’offrent une valse de sensations : deux hommes et une femme. C’est un trio.
Nue, une sensuelle métisse aux cheveux bouclés est à genoux devant un gaillard brun. Ses mains englobent son sexe. Avec des gestes assurés, elle branle le membre gonflé, et sans s’arrêter, elle tourne son visage vers moi. Un sourire se dessine sur ses lèvres couleur cerise.
— Bienvenue dans la boucherie des plaisirs, lança-t-elle entre deux léchouilles gloutonnes sur la queue de son partenaire.
Un soubresaut traverse tout mon corps face à cet appel libidinal.
Le regard du bellissime brun qui me fixe aussi attise mon désir de m’approcher d’eux. Sans réfléchir, je fais un pas dans leur direction tandis que le blond athlétique au visage anguleux me contourne pour se placer derrière moi. Celui-ci pose ses phalanges sur mes épaules. Son parfum musqué m’enivre.
— Laisse-toi aller, ma jolie, susurre-t-il tout contre mon oreille.
Mon cœur s’emballe et ma libido retenue jusqu’ici se relâche. J’ai envie de faire l’amour… j’ai envie de baiser !
Tel un vautour tournoyant au-dessus de sa proie, je me retourne, l’observe quelques secondes dans le blanc des yeux et, sans prévenir, je me rue sur sa bouche. Oh bordel, ses lèvres charnues sont un régal. Je m’en délecte. Je les goûte, les aspire, les lèche et les mordille avec passion. Mon corps est en feu. Je ne me reconnais pas. Jamais je n’ai ressenti une si grande pulsion sexuelle. La tentation est trop forte et ce lieu peuplé de ces personnes décuple mon besoin. J’espère que ce mec me possèdera comme personne n’a jamais osé me posséder. Je veux tout essayer, tout expérimenter avec lui, avec eux.
Avant aujourd’hui, jamais je n’aurais osé prononcer certains mots ni faire certaines acrobaties, mais entre ses murs et surtout avec tout ce que je viens de vivre, je suis prête à assouvir le moindre de mes fantasmes enfouis en moi.
Notre étreinte tout comme notre baiser deviennent volcaniques lorsque je passe mes mains derrière la tête du blondinet. Son torse dur s’écrase sur ma poitrine. Nos langues au départ timides s’emballent dans une danse endiablée. Je m’abandonne pleinement, moulé au corps de cet homme. Nous nous embrassons à en perdre haleine. Une avalanche de sensations s’empare de tout mon être et mes doigts deviennent curieux, plus entreprenants. Ils partent à la rencontre de ce corps inconnu. Quand nos lèvres se séparent, je l’explore. Je touche et palpe chaque centimètre de son épiderme. Sa peau est douce, elle sent divinement bon et son cul ferme comme un roc est carrément une tentation à lui seul. Une minute plus tard, tandis que le blond me déshabille, je sens les regards concentrés et désireux du couple en face de nous. C’est trop excitant ! Je deviens exhibitionniste.
À mon tour, je joue avec mon regard en laissant échapper quelques petits gémissements. La métisse accentue ses mouvements sur la bite du gars. Nous nous scrutons avec appétit comme si nous étions des gourmandises interdites à la consommation. On se bouffe littéralement des yeux alors que ses gestes deviennent plus rythmés quand ma poitrine est dévoilée. C’est aussi à ce moment-là qu’elle décide de glisser la verge du brun dans sa bouche. Elle aspire le gland de plus en plus profondément et je suis prise par une folle envie de l’imiter. Vêtue seulement de mon tanga, je me mets à genoux pour empoigner la queue du blond. Je le masturbe généreusement. Un râle lui échappe et un juron franchit ses lèvres lorsque j’engloutis son membre dans ma bouche. Du coin de l’œil, je zyeute toujours le couple d’à côté jusqu’au moment où mon partenaire m’incite à le gober plus profondément en posant ses mains derrière ma tête. C’est ce que je fais. J’abandonne ma contemplation et prends un réel plaisir à le sucer.
Jusqu’à présent, je n’avais pas compris à quel point j’étais une fille un peu trop timide en tout point. Pas assez entreprenante au boulot, dans mes relations, légèrement en retrait au milieu d’un groupe et pas du tout excentrique au lit. En fait, je n’étais pas vraiment moi, en tout cas pas pleinement heureuse. Ce lieu clos et ce total lâcher-prise m’ont permis d’ouvrir les yeux sur ce qui bloquait. C’est bizarre de le dire, mais c’est à travers différentes pratiques sexuelles que je me prends une claque. Je m’aperçois que je faisais fausse route. Je me mentais à moi-même. Elles avaient raison, mes copines, cet endroit change une personne. Tout de même, je ne suis pas certaine que cet escape game est fait pour tout le monde, mais en ce qui me concerne, elles ont eu raison de m’entraîner ici. C’est une véritable révélation. Je me sens plus… libre. Extravertie. Toutes les femmes en manque de confiance en elles, en quête d’expériences, les célibataires, les cocues, les divorcées, bref, chaque femme qui doute devrait s’octroyer un après-midi plaisir dans cet établissement. Je suis convaincue de son effet positif. Tout ce qui se passe entre ces murs restera entre ces murs, donc autant en profiter à fond. J’ai l’impression de me transformer en tigresse sexuelle, sans aucune limite. Aussi incompréhensible que cela puisse être, la douleur du manque de Ludo s’apaise. Si on me l’avait dit, je ne l’aurais pas cru, surtout en si peu de temps. D’ailleurs, à cet instant, mon seul objectif est de me faire plaisir et c’est ce que je fais en pompant sans vergogne la bite du blond. C’est un délice. Son pénis est large et imposant et je m’en délecte. Je le suce en le branlant. Je passe ma langue sous ses bourses que je gobe par intermittence. C’est grisant de voir l’effet que je lui fais ! Il stoppe mes mouvements pour ne pas gicler. Il secoue la tête.
— Non, non, ma jolie. Pas maintenant, dit-il en se retirant de ma bouche.
Il m’invite à me redresser. Je suis son mouvement et ensuite il repart à la rencontre de mes lèvres. Son baiser doux et sauvage à la fois est une pure merveille.
— Pouvons-nous y participer ? demande une douce voix en s’approchant.
La métisse met fin à notre étreinte. Je recule la tête tandis que celle-ci avance en posant ses mains sur mon bras. Une décharge électrique se propage en moi. Je ferme les yeux. Une nanoseconde après, c’est sa bouche qui se plaque sur la mienne. Nous nous embrassons. C’est tellement bon et excitant. Davantage lorsque le brun m’attrape derrière la nuque pour me décrocher des lèvres de la femme pour poser les siennes sur les miennes. Mon bas ventre se contracte dans tous les sens. J’ouvre les paupières. La sensation me fait penser à un bouchon de champagne qui vient de sauter après avoir secoué la bouteille. Tout se mélange, tout s’entremêle. Nos bouches, nos langues, nos baisers, nos mains, nos doigts et nos caresses dans une douceur suave. Délicatement, on me fait reculer. Je m’installe sur une serviette dépliée sur le bois qui sert d’assise. Je m’allonge. Je ne sais pas qui commence par me picorer la chair. Les baisers humides sont enflammés. Doucement, on me prend les bras pour les élever au-dessus de ma tête. Je laisse faire, je suis à leur merci. Le blond se place au-dessus de moi. Sa langue humide descend le long de mon ventre jusqu’à mon minou. Celle-ci m’écarte délicatement les lèvres du sud, goûtant ma pêche, son noyau et, plus profondément, son jus à l’épicentre. L’effet est immédiat, je me cambre. Mon vagin se contacte. Pendant ce temps, le brun caresse et embrasse la fille alors que celle-ci pose ses doigts sur ma poitrine. Je voudrais que le temps s’arrête. Elle cajole mes seins. Une spirale d’émotions m’envahit. Tout n’est que douceur.
Si le couple professionnel de tout à l’heure m’a ouvert l’appétit avec leurs prestations hard, c’est au milieu de notre quatuor que je laisse libre court à mes pulsions. Le beau mâle entre mes cuisses sait faire durer l’attente tout comme la métisse qui titille le bout de mon téton droit tandis que le brun aspire le gauche. Au centre des trois, mon désir augmente et plus encore lorsqu’un doigt entre en moi. Mon vagin chauffe. Je suis trempée. Un second doigt se faufile dans ma fente, je me dandine et pousse des gémissements. Je n’en peux plus. Je jouis sous l’assaut des va et viens, mais cela ne suffit pas à calmer mon vagin palpitant. Je décide d’inverser les rôles. J’agrippe la tête enfouie dans ma matrice et tire un peu dessus pour que le mec remonte jusqu’à mon visage. Nous nous embrassons puis je me redresse en me tournant vers la femme. Je lui chope le poignet pour la rapprocher de moi et l’embrasse à son tour. Je m’assois et lui becte le cou, mordille sa peau hâlée puis je descends jusqu’à sa poitrine. D’une main, j’englobe son sein et par un mouvement de bas en haut, je lui lèche le téton. C’est nouveau, c’est doux, c’est goûteux… j’aime manger son mamelon. De quoi en perdre la tête.
Le désir brûlant et imminent me conduit à toucher simultanément le sexe des deux autres. Un à droite, l’autre à gauche, je branle en même temps les garçons. Je me redresse un peu du corps de la métisse, mais celle-ci monte sur le banc. Par un petit mouvement de sa main, elle me guide plus bas. C’est le souffle court et le cœur qui bat la chamade que je pars à la découverte de son abricot. Sa vulve m’est offerte. Je lâche les verges. Avec le bout de mon doigt, je commence par caresser son minou rasé, mais très vite elle se rapproche, ne me laissant pas le choix que de poser ma bouche sur sa fente. Du bout de ma langue, je joue avec son clitoris. On dirait que j’ai fait cela toute ma vie. Je lui dévore son antre. Au même moment, j’entends un bruit de plastique se déchirer. Je jette un œil au sol, il y a un papier de préservatif vide.
Ma croupe est agrippée fermement. Sans ménagement, on me retourne. Les choses sérieuses commencent. Je ne sais pas qui du blond ou du brun se fraye un passage entre mes cuisses, mais je suis transpercée somptueusement. Mon souffle s’accélère sous les coups de butoir. Nos chairs se frottent, mes seins remuent et mon cul claque sur le pubis du tentateur. S’ensuit un enchaînement. Pendant que l’on me pénètre, je suce une bite, un minou puis on m’allonge sur le dos et l’on me propose un sein et deux glands en même temps. Très vite, je perds la notion de qui je suis et de ce que je fais. Durant nos ébats, je deviens la maîtresse, la soumise, l’amante, l’hétéro, la lesbienne puis la bisexuelle. Je passe d’une personne à l’autre. Aucun n’est laissé à l’abandon. Je suis prise sur le dos, sur le côté, à quatre pattes, je ne sais plus qui est en moi ni qui est sur moi jusqu’à ce qu’un orgasme dévastateur me plonge dans une euphorie jamais connue. Il n’y a aucun tabou. Les hommes aussi se laissent aller entre eux. Ils s’embrassent et se touchent sous nos regards fiévreux. La plus insatiable, c’est la métisse. Elle conduit les deux garçons à la pénétrer en sandwich. En selle en califourchon sur le brun qui m’enfonce la langue dans le minou, elle s’empale sur son glaive puis elle écarte légèrement ses fesses en humidifiant son petit trou de bave. Le blond se faufile jusqu’à son anus. Wow ! Doucement, il lui enduit le fion de lubrifiant puis il enfonce son pieu dans son cul. En sueur, elle gémit plusieurs fois sous l’assaut de la cadence de cette double pénétration. Ses cris prouvent que la position la comble. La scène me trouble. Est-ce si délicieux ? Je n’ai jamais fait de l’anal, pourtant je pourrais me laisser tenter.
Je finis par comprendre que tout est possible dans la sexualité. Du moment que l’envie est partagée dans une parfaite complicité, rien n’est abject ni vulgaire. Un seul mot est maître de l’instant : le plaisir !
Guidée par le goût de l’inconnu et de la sodomie, j’attrape le lubrifiant, fais couler une bonne dose dans ma main et badigeonne mon petit trou. Le blond qui suit chacun de mes gestes se retire de la femme pour s’approcher de moi.
— Veux-tu que je m’occupe de toi ?
Rien qu’en entendant sa phrase, j’ai l’impression que mon fion bulle d’impatience.
— Ce sera la première fois.
— Je vois. T’inquiète pas, j’irai doucement.
Mon cœur bat à toute vitesse.
— Mets-toi à quatre pattes, s’il te plaît. Ce sera plus simple pour commencer, continue-t-il.
Je me positionne. Au même moment, le brun et la métisse nous rejoignent. La femme glisse entre mes bras écartés en s’assoyant par terre. Elle s’approche et m’embrasse tendrement pendant que son compère malaxe mes seins sensuellement. Le blond commence par faire de petits cercles autour de mon sillon puis, lentement, il enfonce son index dans mes fesses. Je me laisse aller. La sensation est indéfinissable. Un deuxième doigt entre dans mon orifice. Ça fait un peu mal, mais la langue de la jolie métisse m’aide à me détendre et la douleur disparaît. Le brun s’est glissé lui aussi sous moi. Il mord, titille et gobe mes mamelons. Le trio me fait perdre pied et je commence à bouger des hanches pour que le rythme des doigts dans mon anus augmente. Putain… c’est trop bon.
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