Ma tête a faim !
Évitez les régimes !
Le stress sur la durée, et la synthèse massive de cortisol engendrée, perturbe
tout notre processus alimentaire… et donc nos besoins en macronutriments
(protéines, lipides, et glucides) mais également en micronutriments
(vitamines, minéraux, etc.). Un organisme qui est mobilisé pour la survie
consomme davantage de ressources, ce qui peut engendrer de nombreuses
carences.
La première chose à faire pour contrer ces freins biologiques à la perte de poids est d’apporter à l’organisme tout ce dont il a besoin dans cette mobilisation d’urgence.
Ne vous restreignez surtout pas !
Si les besoins alimentaires sont accrus par une mobilisation d’urgence, diminuer nos apports est de toute évidence inadéquat.
Et c’est pourtant ce qui est préconisé par de nombreux régimes qui ne
prennent absolument pas en compte toutes les modifications métaboliques
engendrées par le stress.
Or un régime restrictif en lipides ou en glucides est par lui-même une
source de stress. Même s’il peut paraître efficace au début (on ingère moins
de calories et donc on maigrit), le cerveau prend cette diminution des
ressources comme un « manque » à combler d’urgence : il sonne l’alerte « cortisol » afin d’activer la mobilisation d’urgence et réduire le
métabolisme de base. On dépense alors moins, mais en même temps on
stocke davantage sous forme de graisse.
Le processus est le même si vous mangez mal, c’est-à-dire en dehors de vos
besoins, en voulant suivre le dernier régime à la mode (faim intellectuelle).
Les régimes provoquent des alarmes de stress « anti-famine »… et on repart
au début de la chaîne des freins à la perte de poids.
Si en plus, pour vous donner bonne conscience, vous commencez
à pratiquer une activité physique intense, votre organisme va devoir
consommer des calories que vous ne lui donnez pas, provoquant un nouvel
emballement de votre réactivité… et donc de votre cortisol… entraînant
l’activation de nouveaux freins biologiques à la perte de poids
En accompagnement d’un objectif de perte de poids, l’alimentation doit être de qualité, mais surtout pas restrictive. Elle doit au contraire apporter tout ce dont notre organisme a besoin pour fonctionner de manière plus adéquate. Si vous voulez vraiment perdre du poids, arrêtez les régimes et les jeûnes !
Trouvez votre propre rythme alimentaire
Nous avons vu l’importance de se reconnecter à ses propres besoins
alimentaires, tant en qualité qu’en quantité. Nos rythmes de prises de
nourriture doivent répondre à cet objectif de mobilisation générale par le
stress.
Dans ce contexte, une idée reçue circule concernant le nombre de repas : en
prenant régulièrement de petits repas légers, on perdrait plus facilement du
poids qu’avec 3 vrais repas par jour. Il n’y a pourtant pas de règle, tout
dépend des besoins individuels et surtout de la qualité de ces prises
alimentaires !
Trois repas copieux, bien équilibrés, seront meilleurs que plusieurs prises
inadéquates. Mais manger 5 fois sur la journée des aliments sains et
rassasiants, pourra aider à prévenir les compulsions alimentaires.
Finalement, l’important n’est le nombre de repas mais leur qualité par rapport à nos besoins spécifiques. En cas de stress chronique, on recommande en général 3 repas plus 1 ou 2 collations. Un professionnel pourra vous aider à identifier vos propres besoins.
5 conseils généraux
1. Concentrez-vous sur ce que vous mangez : les centres cérébraux qui
commandent la satiété sont activés par les sensations (satiété sensorielle). Lorsqu’on fait autre chose pendant qu’on mange, on parasite les signaux alimentaires et il n’y a que la tension de l’estomac qui va signaler si l’on est rassasié. Mangez assis, dans le calme et éviter de regarder la télévision ou de lire en même temps.
2. N’oubliez pas de bien mastiquer vos aliments. Quand on a faim, on mange trop
vite. Or sachez que la majorité des calories d’un repas est absorbée au cours des trois premières minutes. Rappelez-vous que la satiété commence dans la bouche !
3. Mangez quand vous avez vraiment faim, mais évitez de sauter un repas pour
des raisons « intellectuelles ». Un mécanisme de compensation « anti-famine » se mettrait en place et favoriserait le stockage dès que vous vous alimenterez de nouveau.
4. Si vous craquez pour un en-cas sucré ou un apéro, ne culpabilisez pas, attendez
juste que la faim revienne vraiment avant de reconsommer quelque chose. Et si vous avez fait un gros excès (fêtes), supprimez juste tout aliment sucré, y compris le pain et les fruits le lendemain.
5. Enfin, n’oubliez pas de vous hydrater tout au long de la journée : notre
organisme a besoin de liquides pour fonctionner. Évitez les jus de fruits et les sodas, et privilégiez l’eau ou les tisanes. Accompagnez chaque repas ou collation d’un verre d’eau.
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