Ma tête a faim !

Cathy Assenheim · Chapitre 16 sur 19

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Ma tête a faim !

Régulez les compulsions sucrées

 

Comme nous l’avons vu, il faut accepter la compulsion, en toute conscience

et sans chercher à tout prix à la supprimer. Elle a sa raison d’être !

L’appel incontrôlable peut être lié à nos comportements alimentaires et à la

consommation de nourriture « doudou », mais il peut également être causé

par un dérèglement plus profond de la glycémie dû à l’augmentation du

cortisol.

Plutôt que de se faire violence en espérant que ça passe, il faut d’abord

comprendre l’origine de ces fringales pour espérer s’en libérer

définitivement…

 

Le sucre, surtout raffiné, peut être une vraie addiction physiologique, que de nombreuses études comparent à celle provoquée par les drogues dures ! Il permet en effet la libération rapide de dopamine (circuit de la récompense) et d’endorphine (effet euphorisant). Se défaire de cette addiction prend donc du temps : il faut le faire en douceur, lentement mais sûrement.

L’addiction au sucre

 

Le sucre blanc, le miel ou même les fruits peuvent à terme devenir de réelles

drogues. Quand vous consommez ce type d’aliments réconfortants, le cerveau

déclenche une montée d’endorphine. Cette substance agit sur la douleur, mais elle

est également, et surtout, euphorisante : elle apporte une sensation de plaisir

souvent comparée à celle que procure l’héroïne, une sensation qui peut devenir

hautement addictive. Ce n’est donc pas une dépendance au sucre, mais une

dépendance aux substances que le corps génère lorsqu’on en consomme

régulièrement.

 

Un arrêt trop brutal peut engendrer fatigue et maux de tête. Un tel arrêt est

aussi susceptible de causer du stress, qui risque d’augmenter les appels de

sucre ! C’est la raison laquelle il importe d’arrêter progressivement et pas

n’importe comment… Puisque les glucides raffinés sont les plus addictifs,

ce sont eux qu’il faut réduire en priorité, d’autant plus si la personne est

physiquement très active et éprouve un grand besoin de bons glucides.

 

Le sucre des cigarettes

 

La nicotine seule ne crée pas d’addiction : le sucre y participe grandement ! Chaque

cigarette contient entre 30 et 60 % de sucre selon les arômes. Une feuille de tabac

séchée à l’air libre est infumable. Pour remédier à cela, les industriels ajoutent du

sucre en grande quantité sur les feuilles du tabac et les sèchent ensuite à l’air chaud.

Cela permet de transformer l’amidon naturellement présent dans les feuilles en

sucre et d’adoucir la fumée pour la rendre inhalable. Lors d’un sevrage tabagique, les

symptômes de manque sont dus à la nicotine… mais aussi au sucre : il faut donc

accompagner l’arrêt du tabac d’une alimentation pensée pour se défaire des

compulsions sucrées !

Rappel des grandes règles alimentaires

 

Voici les grandes règles alimentaires à appliquer pour « décrocher du

sucre » progressivement.

 

AUGMENTEZ LES PROTÉINES

ET LES GRAISSES DE QUALITÉ

 

Les aliments riches en protéines et graisses de qualité aident à stabiliser le

taux de sucre dans le sang et facilitent donc le sevrage.

Les protéines activent la sécrétion de glucagon qui favorise le déstockage

des graisses, en empêchant la surproduction de cholestérol par le foie et en

limitant la rétention d’eau. Les protéines apportent en outre une satiété

rapide et durable.

Les graisses sont quant à elles une source alternative de glucose, qui ne

stimule pas à l’excès la production d’insuline et limite les pics glycémiques.

De plus, leur consommation augmente le métabolisme et favorise la perte

de poids.

 

Pour contrer l’addiction au sucre, ne mangez pas moins… mais plus de protéines et de gras ! Si vous avez besoin de petites collations pendant la journée, choisissez-les riches en protéines et en graisses : des amandes, des noix, du fromage, etc.

 

LIMITEZ LES GLUCIDES, MAIS SURTOUT

CHOISISSEZ-LES BIEN !

 

Le sucre appelle le sucre. Si votre glycémie est déréglée, il importe

évidemment de modérer la consommation de glucides. Mais il faut surtout

se déshabituer progressivement des sucres rapides et raffinés. Ces derniers

sont très caloriques et n’apportent pas grand-chose en termes de nutriments. Pour perdre l’habitude d’en manger, il faut les remplacer au fur et à mesure

(et pas d’un coup !) par autre chose.

Bannissez les sucres rapides avant 16 h afin de ne pas lancer le yoyo de

la glycémie. Limitez les féculents et, lorsque vous en consommez,

privilégiez-les avec un index glycémique bas : pain complet ou au

levain, pâtes complètes al dente, pommes de terre à la vapeur. Essayez

de ne pas en prendre le matin et évitez-les le soir.

Les légumes, plutôt que les fruits, doivent devenir votre principale

source de glucides. Assimilés plus lentement (ce qui permet la satiété),

ils ne provoquent pas de pics d’insuline comme le fait le fructose (qui

est un sucre rapide). Consommez les légumes le plus possible crus, car

ils contiennent alors davantage de fibres et d’enzymes qui aident la

digestion.

Préservez le plaisir des sucres rapides (de qualité, bien sûr) au goûter

pour favoriser la synthèse de la sérotonine. Mangez des fruits, des

pâtisseries maison (avec du sucre de coco), des tartines au chocolat

noir… mais évitez tout ce qui est industriel ! En cas d’écart sucré

important, ne culpabilisez pas : supprimer le pain et les fruits le

lendemain.

 

Les compléments alimentaires pour gérer

les compulsions sucrées

 

En cas d’excès de cortisol associé à une augmentation des fringales,

quelques compléments bien ciblés permettent d’apaiser les crises tout en

restaurant l’équilibre émotionnel.

 

LE SAFRAN, ENCORE ET TOUJOURS

Si vous souffrez de compulsions sucrées, le safran est une aide précieuse

par son action bénéfique sur la glycémie et comme précurseur de la

sérotonine, l’hormone de notre bien-être émotionnel.

 

À titre d’exemple, quelques produits

que je recommande souvent

 

GESTION DES ÉMOTIONS (www.herbolistique.com) : 3 gélules/j vers 16 h avec un en-cas sucré

ou

HAPPI MOOD (www.happimood.com) : 1 ampoule dans de l’eau vers 16 h avec un en-cas sucré

 

LE GRIFFONIA (5HTP), LE RÉGULATEUR

DES COMPULSIONS SUCRÉES

 

Les graines de cet arbuste africain renferment un autre précurseur direct de

la sérotonine, le L- 5HTP, dont l’action sur les compulsions sucrées et les

troubles du sommeil est plus ciblée. Il agit de manière assez spécifique sur

l’inhibition de l’appétit pour les aliments glucidiques, riches en calories. Il

peut être pris en complément du safran.

 

Quand et comment prendre le 5HTP ?

En cas de compulsions sucrées, je recommande d’ajouter au safran du

5HTP et de le consommer vers 16 h afin de lutter contre les compulsions

sucrées. Le dosage de ce complément peut être affiné en fonction des

résultats du bilan médical : votre médecin peut éventuellement vous

suggérer de prendre une 2e dose vers 21 h si vous souffrez d’envies de sucre

plus tardives et de troubles du sommeil.

Attention, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de consommer un complément alimentaire à base de 5HTP ! Il peut interagir de façon négative avec un traitement pour la thyroïde, un anxiolytique ou un antidépresseur. Il ne faut pas non plus le consommer en cas de grossesse, car il aurait des effets abortifs en augmentant les contractions utérines.

 

À titre d’exemple, un produit

que je recommande souvent

 

5HTP (www.herbolistique.com) : 1 gel à 16 h avec un en-cas sucré et une 2e dose vers

21 h.

 

LE CHROME : L’ALLIÉ DE LA GLYCÉMIE

 

Les bienfaits du chrome sur notre poids sont nombreux. Il travaille en

équipe avec l’insuline pour stabiliser la glycémie.

Il augmente aussi le métabolisme de base : le corps brûle plus de calories,

dépense plus d’énergie et élimine le gras. Le chrome active donc la baisse

des triglycérides (tout en accroissant le bon cholestérol) et réduit la

fabrication de tissu graisseux au bénéfice de la masse musculaire.

Les aliments riches en chrome : le foie de veau, la levure de bière, les

haricots verts, les brocolis, les pommes de terre, les champignons, les

asperges, le gruyère, les prunes, le jaune d’œuf.

 

Beaucoup de gens souffrent de carences en chrome, même lorsque leur

alimentation est équilibrée. La quantité de chrome présente dans les

aliments est en effet infime. Face à un problème de glycémie instable ou

de surpoids graisseux important, le besoin de l’organisme en chrome

est plus important. Il importe donc d’autant plus d’user de

compléments.

Mais prendre une supplémentation préventive de chrome pour rester mince

n’a aucun effet. Le chrome n’est efficace que lorsque la personne est en

surpoids. Par ailleurs, il faut se méfier des étiquettes présentes sur les

emballages des produits : le chrome est tendance et les industriels ne se

privent pas d’en ajouter de petites doses pour se revendiquer les bénéfices

de leur produit pour la régulation du poids. Or, il faut une dose minimum de

25 µg, faute de quoi l’apport est inutile au niveau nutritionnel.

 

À titre d’exemple, un produit

que je recommande souvent

 

CR COMPLEXE (www.biolive.be) : 1 gel /j en dehors des repas.

 

LA L-GLUTAMINE : LE COUP DE POUCE

CONTRE LES ENVIES SUCRÉES

 

La glutamine est un acide aminé précurseur du GABA, un des

neurotransmetteurs clés de la détente et de la récupération nerveuse. Elle

agit sur l’instabilité émotionnelle et semble également avoir un effet sur les

pulsions de sucres ou d’alcool (qui est aussi une source rapide de sucre).

C’est un carburant d’urgence qui se substitue au glucose pour contrecarrer

les appels cérébraux de sucre.

 

Comment prendre la L-glutamine ?

En cas de fringales importantes et continues, on recommande en général

une dose de 500 mg deux fois par jour entre les repas, par exemple dans la

matinée et dans l’après-midi.

Si vous avez rempli votre journal d’activité (voir l’outil 6), vous devez

normalement avoir identifié les moments où vous craquez. Vous pouvez

alors prendre vos doses de L-glutamine à ces moments clés, de façon

préventive.

Pour un effet rapide instantané, on peut aussi en prendre « à la demande »

en ouvrant la capsule et en faisant fondre la poudre sur la langue. Ce n’est

pas très bon… mais c’est très efficace !

 

À titre d’exemple, un produit

que je recommande souvent

 

GLUTAMINE ACTIVÉE (www.herbolistique.com) : 2 gels /j en dehors des repas ou à

la demande sur la langue.

 

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