Étude sur les maladies éteintes et les maladies nouvelles pour servir à l'histoire des évolutions séculaires de la pathologie
CHAPITRE X DE LA GRANDE ÉPIDÉMIE CHOLÉRIQUE DU XIXe SIÈCLE
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 5 parties.
ce qui fait éruption au dehors. (Hippocrate, Aphor., traduits par Lallemand et Pappas, p. 26. Note, 1839.)
Cette leçon est adoptée par Castelli: «Phyma comprehendit
abscessus, pustulas, ulcera, etc. (Lexicon, au mot Phyma.)
[285] Gui Patin, Lettres, t. I, lettre CLXXIV. 1846.
[286] Hahn a reconnu une telle solidarité entre ces trois fièvres
éruptives, qu’il a recours aux mêmes preuves pour établir leur ancienneté. C’est précisément un des arguments qui me paraissent démontrer le mieux leur origine moderne, quand on l’a prouvée pour l’une d’elles.
[287] Magni Hippocratis..., Foesio authore. Francofurti, 1596, p.
120.
[288] e Hippocrate, Aphorismes , section III, aphorisme 20, trad. de
Daremberg. Paris, 1855.
[289] Montaigne, Essais, chap. XLVI.
[290] Aretæi Cappadocis, De causis et signis acutorum morborum
lib. primus, cap. IX. De pestilentibus faucium vitiis. MDCIII.
[291] Castelli, Lexicon medicum, au mot Carbunculus.
[292] Voy. Celse, lib. V, cap. XXVIII.
[293] Werlhof, Disquisitio de variolis et anthracibus.—Quand on a
lu cet écrit, on n’est plus surpris que les contemporains se soient rangés du côté de Werlhof.
[294] Werlhof, Disquisitio cit., p. 46-52.
[295] Hippocrate, De morbis vulgaribus, lib. secundus, sectio
prima.
[296] Galien, édition de Kuhn, t. XVII, A., p. 36.
[297] Rhazès, Traité sur la petite vérole et la rougeole, p. 17, ad
calcem du Traité cit. de Paulet.
[298] Werlhof fait remarquer que les mots arabes avec ou sans
l’article, Giodari, Giadari, Algiodari, Algiadari, sont exclusivement affectés à la variole, et que jamais ils n’ont servi, dans cet idiome, à désigner le charbon. (Disquisitio cit. de Variolis et Anthracibus, p. 62.)
[299] Rhazès, Ouv. cit., p. 20.
[300] Oribase mentionne les cicatrices qui succèdent aux
dermatoses impétigineuses: cicatrices quæ ex impetigine fiunt (cité par Gruner, Morborum antiquitates, p. 41.—Apud Oribasium, Curat. morb., III, 36, p. 631. Collect. Stephan.).
[301] Hardy, Leçons sur les malad. de la peau, p. 141, 1860.
[302] Hahn, Ouv. cit., p. 124.
[303] Les remèdes vantés par Pline, contre les cicatrices et autres
vices de la peau, semblent imaginés pour reculer les bornes de l’absurdité humaine. Je recommande, comme échantillon, le chap. XII du livre XXX qui porte ce titre: Ad ignem sacrum, ad carbunculos, furunculos, ambusta, etc. (Plinii secundi Hist., 1543.)
[304] Celse, lib. IV, cap. V.—Le titre du chapitre est significatif: De
varis, lenticulis et ephelide.
[305] Les mots argenti spuma désignent ou une préparation
particulière d’argent, ou la litharge blanche.
[306] Martini Lister, Exercitationes medicinales, p. 265. Londini,
MDCXCVII. e e De Variolis. —Lister écrivait aux XVII et XVIII siècles.
[307] Johannis Freind, Opera omnia med. Londini, MDCCXXXIII. P.
525.
[308] Freind, ibid., p. 487.
[309] Richard Mead, De variolis et morbillis, p. 2. Londini, 1747.
[310] Thomæ Sydenham, Oper. med., t. I, p. 149. Genevæ,
MDCCLXIX.
[311] Pinel, Nosograph. philosophique, t. II, p. 22. 1810. Pinel a-t-il voulu dire que les premières descriptions sérieuses de
la variole dataient de Rhazès et d’Avicenne, je n’ai rien à reprendre. Mais je devrais rectifier son erreur, s’il a entendu que la maladie n’a commencé qu’au temps de ces écrivains.
[312] Ozanam, Hist. méd. des malad. épid., t. III, p. 318.—Fodéré,
Leçons sur les épid., t. IV, p. 297.
[313] Littré, Revue des Deux-Mondes, art. cit. et Hippocrate, Trad.
E. Littré, t. V, e Argument du 2 livre des Épid.
[314] Rayer, Traité des malad. de la peau, t. I, p. 550. 1834.
[315] Bousquet, Nouv. traité de la Vaccine, p. 21. 1848.
[316] Il paraît qu’en 1767 la variole aurait enlevé, dans la seule
ville de Pékin, près de cent mille enfants.
[317] Marius, évêque d’Avenches, en Suisse, né vers l’an 532,
mort à Lausanne en 596, est l’auteur d’une Chronique abrégée qui s’étend depuis 455 jusqu’en 581, et qui a été insérée par Dom Bouquet dans le Recueil des historiæ Francorum scriptores, t. II, p. 12.
Le passage que je viens d’extraire est immédiatement suivi de cet
autre: «Anno 571 infanda infirmitas atque grandula cujus nomen est pustula, in supra scriptis regionibus innumerabilem populum vastavit.»
Cette glande appelée pustule n’est que le bubon de la peste qui
régnait alors, et qu’on désignait ainsi parce que le vocabulaire n’était pas encore bien arrêté. Il ne s’agit nullement de la pustule varioleuse, comme on aurait pu le croire à la première lecture.
[318] «Substantive varii et variæ dicuntur qui et quæ maculas et
papulas in facie distinctas habere solent.» (Castelli, au mot Varius.)
La qualification de varius qui désignait, chez les Latins, tout
individu dont le visage était bourgeonné ou parsemé de taches, inspira à Cicéron un jeu de mots qui trouve ici sa place. S’adressant à Q. Servilius Isauricus: «Miramur, dit-il, cur Servilius pater tuus, homo constantissimus, te nobis tam varium reliquit.» (Cit. par Lorry, Tractatus de morbis cutaneis, p. 539. MDCCLXXVII.)
[319] Gregorii Turonensis, Opera omnia, lib. V, cap. XXXIV et seq.
[320] Dans sa traduction française de Grégoire de Tours (t. I, p.
298, 1861), M. Guizot a rendu littéralement ces mots morbus dysentericus, par dysenterie, maladie bien différente de celle que désigne le texte. Quelque étranger que le traducteur fût à la médecine, il était facile de voir que les symptômes indiqués ne répondaient pas à la maladie qui porte ce nom vulgaire.
[321] On sait qu’à cette époque l’usage des ventouses était en
grande vogue.
[322] En notant ce fait vulgaire dans l’histoire de la variole,
Grégoire y voit un acte de la vengeance de Dieu, irrité contre Nantin qui s’était rendu coupable de graves outrages envers les prêtres.
[323] Le vieux mot français corailles comprenait non-seulement le
cœur et les régions voisines, mais encore les intestins en général. (Voy. Ducange, Glossaire, au mot Corallum.)
[324] Dans une note de sa belle édition d’Ambroise Paré (t. II, p.
211) le professeur Malgaigne, reproduisant en français ce passage de Grégoire de Tours, traduit, à ma grande surprise, corales pusulas, par feu St Antoine, et se prévaut de cette version arbitraire pour fixer, à cette époque, la première mention de cette maladie. Il suffit de jeter les yeux sur le texte du vieux chroniqueur pour constater l’inexplicable méprise de M. Malgaigne. Que le nom de t feu S Antoine ait été donné, comme il le dit, à des affections fort diverses, c’est ce qui n’est pas douteux. Mais il n’en est pas moins certain que cette maladie gangréneuse n’a régné que cinq siècles après, et qu’il faut attendre jusque-là les premiers documents historiques qui s’y rapportent.
[325] Gregorii, Op. cit., lib. VI, cap. XIX. Je ferai observer que je n’ai pas suivi l’exemple de certains
traducteurs qui ont rendu valitudines variæ par maladies diverses. Outre que Grégoire n’avait en vue que la maladie régnante, il est clair pour moi que la qualification variæ équivaut au mot variola de Marius, et désigne l’aspect tacheté de la peau.
[326] Gregorii Turonensis lib. III, cap. XXIV, De miraculis sancti
Martini.
[327] On a dit que les Arabes avaient voulu marquer la naissance
de leur prophète par quelque événement extraordinaire, en fixant à l’an 572 la première apparition de la variole. Ce détail serait consigné, d’après J.-J. Reiska, dans un vieux manuscrit arabe de la bibliothèque de Leyde. (Voy. Mead, Recueil des Œuvres, etc., t. I, p. 405. Trad.)
En admettant que l’année 572 fût la date précise de la naissance
de Mahomet, il est certain que la petite vérole qui se montra cette année en Arabie, conjointement avec la rougeole, n’était pas à ses débuts.
[328] Voy. Paulet, Hist. de la petite vérole, t. I, p. 96.
[329] A cette époque, Paris était cruellement frappé: «En 1445, dit
Sauval, depuis le mois d’août jusqu’à la Saint-André (30 novembre) la petite vérole fit mourir plus de six mille petits enfants, et même bien des femmes, sans compter les hommes.» (Antiquités de Paris, t. II, p. 558.)
[330] Ce fait est noté par Pierre Martyr d’Anghiera, le premier
historien des voyages de Christophe Colomb: «Reliquos variolæ, morbilli eis ignoti hactenus superiore anno 1518, qui tanquam
morbosos pecudes contagioso halitu eos invaserunt.» (De rebus oceanicis et de orbe novo decades).
[331] Aaron ou Ahron, prêtre et médecin d’Alexandrie, vivait du
temps de l’empereur Héraclius, vers l’an 22 du e VII siècle. Il est l’auteur d’une sorte d’encyclopédie, contenant trente traités en langue syriaque, connus sous le nom de Pandectæ medicinales. Ce livre fut traduit quelques années plus tard, en arabe, par un médecin juif. Je n’ai pas vérifié, et pour cause, le texte d’Aaron; mais je m’en rapporte sur ce point à l’autorité de Joseph Amoreux, très-versé en ces matières. (Voy. Essai hist. et littér. sur la méd. des Arabes, p. 129— 1805.)
[332] Voy. Sprengel, Hist. de la méd., trad., t. II, p. 267.
[333] Le médecin connu sous le nom de Rhazès ou Razi était
persan, mais il a adopté, dans ses écrits, la langue arabe qui était celle des savants depuis les conquêtes des Sarrasins en Asie. Son Traité célèbre de la petite vérole et de la rougeole a été plusieurs fois traduit. Mead en a donné une version latine que Coste, traducteur de ses œuvres, a reproduite en français (Recueil des œuvres de Mead). On le trouve aussi dans l’Hist. de la petite vérole de Paulet (ad calcem r ). M. le D Eusèbe Desalle, très-versé dans l’idiome des Arabes, a publié une nouvelle version française.—Enfin, ce Traité de la variole et de la rougeole, a été traduit en dernier lieu par MM. Leclerc et Lenoir. Paris, 1866, in-8.
[334] Rhazès, trad. franç. du Traité, ch. XI.—Des moyens qu’il faut
employer pour effacer les traces de la petite vérole. (Recueil des œuvres de Mead. Trad, t. I, p. 510.)
[335] Avicenne, dont le véritable nom est Abou-Ibn-Sina, appartient
au e X siècle (978 après J.-C.).
[336] Cet auteur, né à Carthage vers 1020, mort en 1087, a bien
servi la science par ses traductions de quelques œuvres arabes.
[337] «Variolæ sunt multæ pustulæ in toto corpore aut ex majori
parte dispersæ.» (Summi in omni philosophia viri Constantini africani medici, Operum reliqua. Basileæ, MDXXXIX, lib. VIII, cap. XIIII, de variola et causa et significatione.)
[338] Thomæ Sydenham Opera medica, t. I, p. 79. Variolæ
regulares. Genevæ, MDCCLXIX.
[339] Boerhaave, Aphorismi de cognoscendis et curandis morbis;
aphor. 1379.
Stoll s’exprime comme Boerhaave: «La description de Sydenham
est si exacte qu’on ne saurait trop la lire, et que j’ai bien peu de chose
à y ajouter...» (Aphoris. sur la connaissance et la curation des fièvres. Paris, 1809, p. 135. Trad.)
[340] A côté de Sydenham, il est juste de nommer son compatriote
Richard Morton, qui a aussi fort bien étudié les fièvres éruptives. (Opera med., t. I. Lugduni, MDCCXXXVII. Tractatus de febribus inflammatoriis, à cap. III ad cap. XI.)
[341] Je n’ai point à m’occuper ici du traitement. Je me contenterai
de rappeler qu’il fut de tout temps entouré de pratiques superstitieuses, qui se sont perpétuées jusqu’à nous. «Je me souviens, dit Fouquet qui a si bien étudié ce sujet, d’avoir vu dans mon enfance, à Montpellier, qu’on vêtissait les petits vérolés de drap écarlate ou qu’on les tenait dans des lits fermés de rideaux de la même étoffe, à peu près comme il est rapporté qu’on le pratique encore au Japon. On cachait superstitieusement sous le lit, des crapauds vivants à qui l’on croyait la vertu d’attirer à soi et d’absorber tout le venin de la maladie, comme on faisait coucher, du temps de Rivière, un mouton ou un agneau avec le jeune malade, d’après la même croyance; sans compter le soin qu’on avait de tenir la chambre des malades presque toujours fermée hermétiquement et d’en échauffer encore l’air par des réchauds où brûlaient continuellement des parfums; les prises de thériaque et d’extrait de genièvre, les bouillons de viande, ceux de chair de vipère et autres remèdes ou breuvages incendiaires dont le jeune patient était farci jour et nuit; et pis que tout encore, les vieilles femmes qui s’en mêlaient.» (Voy. Traitement de la petite vérole des enfants, etc. Amsterdam et Montpellier, 1772. T. I, p. 16.)
[342] Voy. Hurtrel d’Arboval, Dict. de médecine, de chirurgie et
d’hygiène vétérinaires e , au mot variole ; 2 édit. Paris, 1838-39.—Je me contente de rappeler à ce propos que les pêcheurs assimilent à la variole une éruption qui recouvre la peau des carpes, surtout pendant l’été.
[343] «Serait-il vrai, comme l’assure Edouard Harissons, que ce
genre d’éruption est complétement inconnu en Angleterre?» (Alibert, Monographie des dermatoses, t. I, p. 319.)—Ce qui me porterait à croire au moins qu’elle y est fort rare et par conséquent peu étudiée, c’est qu’elle porte le nom de scab (gale), qui en donne une fausse idée, et ne représente pas une fièvre éruptive. Si les Anglais avaient constaté, comme nous, les ressemblances qui rapprochent la clavelée ovine et la petite vérole humaine, ils l’auraient naturellement désignée par les mots sheep-pox.
[344] «De toutes les maladies qui affectent nos animaux
domestiques, la clavelée des bêtes à laine est celle qui présente le plus de rapports avec la variole. L’éruption des boutons, leur forme, leur nature, leur mode de développement, leur terminaison, la fièvre qui les précède et les accompagne, les altérations pathologiques qui les caractérisent, les réactions sympathiques, les désordres et les incommodités qui peuvent suivre, sont, à peu près, les mêmes dans l’une et l’autre.» (Hurtrel d’Arboval, Dict. de méd. vétérin., au mot Clavelée e ; 2 édit. Paris, 1838-39.)
[345] S’il fallait en croire certains auteurs, la clavelée ovine
dériverait d’une maladie éruptive à laquelle les dindons sont fort sujets et qui se propagerait aux bergeries placées dans le voisinage d’une basse-cour infectée. Outre que ce rapprochement a été souvent constaté sans amener les conséquences qu’on lui prête, et que, dans le cas contraire, la coïncidence s’explique naturellement par l’influence générale de la constitution régnante, il est clair que l’origine première de la clavelée n’est pas plus compréhensible que celle de la variole humaine qu’on lui compare.
[346] Dom Bouquet, Recueil des hist., t. II, p. 12.
[347] Je n’ignore pas que les vaches sont sujettes à plusieurs
éruptions que le peuple prend pour la vraie picote, quoiqu’elles soient au fond très-différentes. Je ne puis ici avoir en vue que la picote qui donne une bonne vaccine capable de suppléer la variole.
[348] Je n’ai pas à m’expliquer ici sur la provenance équine de la
variole de la vache. Si le fait était constant, il n’y aurait qu’à déplacer un des termes de la question qui m’occupe; mais jusqu’à plus ample informé, je crois à la spontanéité du cow-pox, sans nier les cas où il peut être transmis par le cheval. La contagion de la variole d’homme à homme, n’exclut pas la possibilité de sa formation de toutes pièces, abstraction faite de l’intervention antécédente du virus. Voy. Discussion sur l’origine du horse-pox (Bulletin de l’Acad. de Médecine. Paris, 1862, t. XXVII, p. 835 et suiv.).
[349] Bousquet, Nouveau traité de la Vaccine, p. 55.
[350] M. Bousquet l’a vérifiée lui-même en 1831, et a consigné les
détails de cette épreuve dans son Traité souvent cité (p. 555).
[351] La pratique de l’inoculation créait sans cesse de nouveaux
foyers de contagion. Dès qu’elle fut généralisée, la variole régna sans désemparer; et, d’après des calculs qui n’ont pas été contredits, le nombre de ses victimes n’avait jamais été plus élevé. Quelque bénigne que fût d’ailleurs la variole de l’art, comparée à la variole de la
nature, elle trompait assez souvent l’attente du médecin pour que cette éventualité dût entrer dans ses prévisions.
[352] Un livre tel que celui-ci doit conserver la date de cette
immortelle découverte. Après vingt ans de travaux et de méditations, Jenner la rendit publique en 1798, dans une brochure de 60 pages, in-4o, sous ce titre: An inquiry into the causes and effects of the variolæ vaccinæ. London.
[353] Requin, Élém. de pathol. méd., t. III, p. 332.
[354] Mercuriali, De puerorum morbis, I, 2, p. 15.
[355] Gruner, Morborum antiquitates, p. 54 et seq.
[356] Borsieri, Institut. de méd. prat., trad., t. II, p. 108.
[357] Borsieri, Ouv. cit., t. II, § CXI.
[358] Le mot rubeola, employé par quelques écrivains pour
désigner la scarlatine, mais principalement appliqué à la rougeole qui en est la traduction littérale, est le premier nom que les interprètes d’Hali-Abbas ont donné à cette dernière maladie. (Sauvages, Nosol. méthod., t. III, p. 229. Trad.). J’ai constaté avec surprise l’absence de ce mot dans le Lexicon medicum de Castelli, dont la première édition remonte à 1617.
[359] Werlhof, De variolis et anthracibus, cap. III, p. 59-68.
[360] Avicenna, Canon medicinæ, interprete Plempio, lib. IV, cap.
II. De variolis et morbillis.
[361] MM. Littré et Robin appliquent le mot rotheln à la rougeole,
dans le glossaire allemand annexé à leur Dictionnaire de Médecine; 12e édition. Paris, 1865.—MM. Monneret et Fleury lui donnent le même sens dans leur Compendium, au mot rougeole.
[362] Sprengel, Hist. de la Méd., trad., t. V, p. 548-550. MDCCCXV.
[363] E. Gintrac, Cours théorique et clin. de pathol. interne, etc., t.
IV. p. 465-482. Paris, 1859.
[364] François Hildenbrand a exposé cette manière de voir dans
un ouvrage de son illustre père, rédigé et publié par lui. (Valent. nob. ab. Hildenbrand, Institutiones practico-medicæ, t. IV, p. 412. 1825.) J’extrais cette citation du livre de M. E. Gintrac, t. IV, p. 470.
[365] M. Gintrac a vu une femme chez laquelle la varioloïde, la
rougeole, la scarlatine ont suivi leur cours côte à côte. (Ouv. cit., t. IV, p. 477.)
[366] Hildenbrand, Méd. prat., trad., t. II, p. 14. MDCCCXXIV.
[367] Le mot hhamikha indique, si je ne me trompe, la coloration
rouge de l’éruption.
[368] Constantini Africani medici operum reliqua, lib. VIII, cap. XIIII.
MDXXXIX.
[369] Magnus Hippocrates... Prosperi Martiani medici romani
notationibus explicatus, Epid., lib. II, sect. III, vers. 20, p. 308. Romæ, MDCXXVII.
[370] «Notissimum autem hodie morbi genus est quod variolarum
et morbillorum nomine appellatur; verum cui variolarum, cui morbillorum nomen attribuendum sit..... non satis clarum... qui autem affectus variolarum, qui morbillorum nomine sit appellandus, authores non conveniunt.» (Danieli Sennerti operum, t. IV, lib. IV, pars secunda, cap. II, p. 771. De variolis et morbillis. Lugduni, MDCLXVI.)
[371] Ibid., loco cit.
[372] Requin, Elém. de pathologie médicale, t. III, p. 332.
[373] Caroli Dufresne Ducange Glossarium ad scriptores mediæ et
infimæ latinitatis, au mot Morbillus.
Castelli n’a inscrit que le pluriel dans son lexique:
«Morbilli nomen a recentioribus inventum, q. d. parvus morbus, vel
parva pestis, significat minutissimas pustulas, cum maculis rubentibus.»
[374] Renouard, Hist. de la médecine, t. I, p. 424. Paris, 1846.
[375] Rosen, Traité des maladies des enfants, chap. XIV, p. 254.
Trad. MDCCLXXVIII.
[376] Rosen, ibid.
[377] Richardi Morton Opera medica, t. I. Tractatus de febribus
inflammatoriis universalibus, cap. III, p. 17. Lugduni, MDCCXXXVII.
[378] Ballonii Opera omnia medica, t. I, p. 168. Annotationes.
Genevæ, MDCCLXII.
[379] «On ne peut dire que Baillou soit inférieur à Sydenham pour
la sagacité d’observation avec laquelle d’ailleurs il a embrassé un beaucoup plus grand nombre d’objets importants de médecine pratique.
»Baillou l’emporte totalement, quant à l’érudition nécessaire en
médecine, sur Sydenham... que son défaut de lecture a privé des secours qu’il eût reçus des médecins hippocratiques et des bons observateurs qui l’avaient précédé.» (Barthez, Discours sur le génie d’Hippocrate o , p. 49, note 10. 1801, in-4.)
[380] Castelli constate, en se l’appropriant, cette confusion: «Roseolæ dicuntur pustulæ rubræ ignitæ et erysipelatis indolem
referentes.» (Lexicon au mot Roseolæ.)
Cette couleur rouge de feu, cette apparence érysipélateuse ne
conviennent qu’à la scarlatine, et c’est bien ainsi que l’entend Castelli:
«Rossania vel rossalia idem quod roseolæ.» (Au mot Rossania.)
[381] De là proviendrait, d’après Bateman, cette supposition assez
répandue parmi les médecins, qu’une atteinte de scarlatine n’est pas, comme pour les autres fièvres éruptives, une garantie contre son retour. (Abrégé prat. des mal. de la peau, p. 136. Paris, 1820. Trad.)
[382] Au XVIIe siècle, Marc-Aurèle Séverin représentait, par le nom
de roseolæ saltantes, la mobilité de l’éruption qui semble sauter d’une région sur une autre. Willan a décrit la forme régulièrement annulaire de la roseola annulata.
[383] Je recommande la lecture de l’excellent article consacré à la
roséole r par M. le D E. Gintrac, qui la distingue essentiellement de la rougeole et reconnaît formellement son individualité indépendante. (Cours théor. et clinique de pathol. int., t. IV, p. 483.)
[384] Grisolle, Traité de pathol. int. 1852, t. I, p. 523.
[385] Littré et Robin, Dictionnaire de médecine, au mot Roséole.
Paris, 1865, 12e édition, p. 1319.
[386] Requin, Elém. de path. méd., t. I, p. 538.
[387] Je constate avec surprise que M. Rayer n’est pas mieux
renseigné, de son propre aveu, sur la nature de la roséole. «J’ai pensé, dit-il, qu’il convenait de rechercher si une variété dont les taches ressemblent assez bien à celles de la rougeole (roseola infantilis)..... n’était pas elle-même une modification ou une variété de la rougeole sans catarrhe. Mais les faits ne sont pas encore assez clairs, ni mes idées assez arrêtées pour que j’ose détruire le groupe formé par Willan.» (Traité théor. et prat. des maladies de la peau, t. I, p. 231. 1835.) Cependant M. Rayer reconnaît que des médecins très-recommandables, entre autres Fréd. Hoffmann et Borsieri, se sont attachés à «prouver que la roséole représentait un état morbide particulier, distinct des autres exanthèmes,» et il la décrit lui-même comme ayant «des taches rouges... plus ou moins étendues et non proéminentes, répandues en nappe sur toute la surface du corps, et survenant après un mouvement fébrile analogue à celui des fièvres éruptives.» (Ibid., p. 240). Après avoir lu ces passages, je ne puis m’expliquer l’indécision de l’auteur qui les a écrits.
[388] «On a dit, sans preuves suffisantes, qu’elle n’était pas
contagieuse; mais qui peut le savoir?» (Alibert, Monographie des dermatoses, t. I, p. 353. 1832.)
«La roséole, dit Joseph Frank, règne parfois épidémiquement, non
sans laisser soupçonner une contagion.» (Pathol., édition de l’Encyclopédie des sc. méd., t. II, p. 156.)
[389] Ouv. cit., p. 350, ibid.
[390] Hufeland, Manuel de Méd. prat. Trad., p. 427. 1848.
[391] Hufeland, ibid., p. 423.
[392] Selle décrit sous le nom de rubeolæ (synonyme rosalia) une
fièvre éruptive, qu’il distingue nettement de la rougeole (morbilli) et de la scarlatine (febris scarlatina), avec lesquelles, dit-il, la plupart des médecins, et Sauvages lui-même, ont tort de la confondre. Cette maladie ne peut être que la roséole essentielle, quoique l’auteur lui assigne un ensemble de symptômes graves que nous ne lui voyons pas d’habitude en France. En rapprochant sa description de celle d’Hufeland, on s’explique facilement leur concordance. Selle pratiquait aussi la médecine à Berlin. (Rudimenta Pyretologiæ methodicæ, auctore Selle, p. 171. Berolini, 1786.)
[393] Bateman, Abrégé prat. cit., p. 136.
[394] Je reproduis pour mémoire, avec les additions postérieures,
la nomenclature de Willan. Les sept variétés de roséole qui la composaient, dans l’origine, sont distinguées d’après la saison où apparaissent les taches, d’après les formes qu’elles affectent, d’après les maladies qu’elles accompagnent, d’après l’âge des sujets. Un pareil principe de classification se passe de commentaire.
1o o o o Roseola æstiva. 2 R. autumnalis. 3 R. annulata. 4 R.
infantilis. o o o o 5 R. variolosa. 6 R. vaccina. 7 R. miliaris. 8 R. febrilis (taches rosées des fièvres continues et typhoïdes). 9o R. arthritica. 10o o o R. cholerica. 11 R. syphilitica. 12 R. scorbutica.
[395] Certains auteurs donnent à la roséole le nom de fausse
rougeole.
[396] Alibert, Monogr. cit., t. I, p. 337.
[397] Bousquet, Nouv. Trait. de la vaccine, p. 131.
[398] Bousquet, ouv. cit., p. 134.
[399] François Home d’Édimbourg eut le premier l’idée d’inoculer
la rougeole avec le sang des malades. Voici le passage où il prend date de son expérience: «Morbilli per insitionem, ope sanguinis infecti communicantur, uti à me usu confirmatum est. Die sexto plerumque febricula sese monstrat, mitissima tussicula sine insomnio, et inflammatoriis symptomatibus concomitante; et neque febre hectica, neque tussi, neque oculis inflammatis succedentibus.» (Principia medicinæ auctore Francisco Home, pars IV, sect. VIII, p. 196. Amstelodami, M.DCC.LXXV).
[400] Le titre du livre de M. Bousquet renferme implicitement la
même idée. La place de la varicelle était marquée de droit dans un Traité de la vaccine et des éruptions varioleuses.
[401] Voyez Bateman, Abrégé prat. des malad. de la peau, Trad.
1820, p. 102.
[402] Hufeland, Manuel de Méd. prat., p. 463. 1838.
[403] Requin, Élém. de Pathol. méd., t. III, p. 337.
[404] Alibert, Monogr. des dermatoses, t. I, p. 380, 1832.
[405] Joseph Frank, Path. méd., Édition de l’Encycl. des sc. méd.,
t. II, p. 111.—Note.
[406] Alibert, Monogr. des dermat., t. I, p. 396.
[407] Thierry, Médecine expérimentale, etc., p. 125. Paris,
M.DCC.LV.
[408] Augustin Vogel, Acad. prælectiones de cognoscendis et
curandis præcipuis corporis humani affectibus (pars prima, § 151, p. 111). 1724 1774.
Joseph Frank a dressé une longue synonymie latine, allemande,
anglaise, italienne, française, espagnole. La bibliographie qui l’accompagne est vraiment précieuse pour diriger les recherches (voy. t. II de la Path. méd., dans l’Encycl. des sc. méd., p. 99. 1837).
[409] Joannis Philippi Ingrassiæ, De tumoribus præter naturam,
cap. I, p. 195. Neapoli, MDLIII.
[410] Ingrassias, ibid., p. 209.
[411] Ingrassias, ibid., p. 194.
[412] Ingrassias, ibid., p. 195.
[413] Alibert, Monogr. des dermat., t. I, p. 371.
[414] o Gulielmi Ballonii, Opera omnia , Genevæ, 1762, 4 vol. in-4.
Epidemiarum et Ephemeridum libri duo.
[415] Baillou, op. cit., t. I, p. 37.
[416] Baillou, t. I, p. 41.
[417] Ces taches rouges (maculæ rubræ) sont, dit Baillou,
appelées puncticulæ, à cause de leur ressemblance avec des morsures de puces. Représentent-elles les taches rosées lenticulaires de la pathologie moderne? Sont-elles les pétéchies, compagnes assidues des fièvres graves? Faut-il n’y voir que les efflorescences plus bénignes de la roséole?
[418] Baillou, Épid. et Éphém., traduites du latin, avec une
introduction et des notes, Paris, 1858.
[419] On sait que M. Yvaren a traduit en beaux vers le poëme de
Fracastor sur la syphilis (Paris, 1847). Une étude sur Fracastor, et des notes très-instructives rehaussent le mérite de ce travail.
[420] «Ce Baillou, dit Bordeu, veut trop imiter Hippocrate. Ses
petites histoires sur les bourgeois de Paris m’ennuient: elles sont la plupart trop étranglées pour être utiles.» (Œuvres compl., édit. Richerand, t. II, p. 692. 1818.)
Si Baillou nous a laissé en effet des observations dont on regrette
le laconisme, il a su leur donner plus de développement, quand l’importance de la maladie ou quelque particularité curieuse l’exigeait. Son répertoire clinique proteste, presque à chaque page, contre la médisance de Bordeu, qui n’a pas résisté à l’envie de faire de l’esprit.
[421] Borsieri, ouv. cit., t. II, ch. IV, § LXX. (Trad.)
[422] E. Gintrac, ouv. cit., t. IV, p. 321.
[423] Ceci soit dit pour tenir compte de tous les faits. Je n’ai nulle
envie de déposséder la scarlatine de son mode habituel de desquamation. Pendant l’épidémie qui régnait à Châlons-sur-Marne en 1750-1751, Navier, peu familier avec cette observation, aujourd’hui vulgaire, vit un enfant de treize à quatorze ans, dont tout l’épiderme se détacha. La dépouille des pieds et des mains ressemblait à des gants ou à des chaussettes, où manquaient les ongles qui étaient restés en place. (Dissert. en forme de lettre, p. 211.)
Joseph Frank a donné plusieurs échantillons de ce genre au
Musée pathologique de Vilna. Leur dimension égale celle des exfoliations que Storck a vu se détacher, en pareil cas, et dont quelques-unes avaient sept pouces de long sur trois de large. Frank rappelle, à ce propos, un exemple très-remarquable. C’est celui d’un scarlatineux chez lequel il ne resta pas, après la desquamation, la moindre portion de l’épiderme. (Path. int., t. II, p. 111, Encycl. des sc. méd.)
[424] Ballonius, op. cit., t. I, p. 42.
[425] Il m’est impossible d’admettre avec M. Gintrac (Cours théor.
et clin. de path., t. IV, p. 466), que Baillou ait eu l’intention de décrire, sous le nom de rubiole, la combinaison, sur le même sujet, de la rougeole et de la scarlatine.
[426] Joannis Coyttari, De febre purpurata epidemiali et
contagiosa, libri duo. Parisiis, 1578, p. 5.
[427] Bernardi Ramazzini, Opera omnia... De constitutionibus trium
sequentium annorum in Mutinensi civitate, etc., dissertatio.
[428] Sennert, loco cit.
[429] 1624-1689.
[430] Le chapitre où Sydenham parle de cette maladie, est intitulé:
Febris scarlatina. J’ignore pour quel motif le docteur Jault, qui a donné une édition française des Œuvres de médecine pratique de Sydenham, a cru devoir traduire ces deux mots latins par ceux-ci: la fièvre rouge. Je ne comprends pas non plus que le professeur Baumes de Montpellier, qui a fait réimprimer, en 1826, la version de Jault, revue, dit-il, sur le texte latin, ait laissé subsister cette synonymie surannée. (T. I, p. 397.)
[431] Bretonneau, Journ. des connaiss. médico-chirurg., t. I, p.
214.
[432] Trousseau, Journ. cit., ibid.—Voyez aussi Trousseau,
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu e . 3 édition, Paris, 1868, t. I, p. 97.
[433] Morton, Opera med., t. I, Historia III. Lugduni,
MDCCCXXXVII.
[434] Morton, op. cit., Historia IV.
[435] Je dois rendre cette justice à M. Lhéritier, qu’il se défend
expressément de considérer la rougeole et la scarlatine «comme des inflammations de la peau essentielles, ou sympathiques d’une inflammation des muqueuses, et surtout de la membrane gastrique.» Il faut nécessairement, d’après lui, admettre «qu’il existe quelque chose de spécial dans la dermite morbilleuse.»
Voilà qui est très-bien dit. Pourquoi s’obstiner alors à conserver un
nom qui préjuge une théorie qu’on repousse?
[436] Voy. Piorry et Lhéritier, Traité des altérations du sang, Paris,
1840. Hémo-dermite morbilleuse, p. 11.—Cet article porte la signature de M. Lhéritier.
[437] Fr. Home, Principia medicinæ, p. 196. Amstelodami,
M.DCC.LXXV.
[438] Rapport sur le mémoire de M. Miquel, Acad. de méd. de
Paris, séance du 7 octobre 1834.
[439] Friderici Hoffmanni Opera omnia, t. II, sect. I, cap. VIII, De
febre morbillosa.—Genevæ, M.DCC.LXI.
[440] Burserii, Institutiones medicinæ practicæ. Lipsiæ, 1787.
[441] J. Bapt. Borsieri, Instituts de méd. prat., traduits par le
docteur P. E. Chauffard, t. II, chap. IV, p. 62, M.DCCCLVI. Cette version est enrichie d’une Étude comparée du génie antique et de l’idée moderne en médecine, morceau de haute philosophie dont on ne saurait trop recommander la lecture.
[442] Schulze (1687-1745) a nommé la scarlatine purpura maligna,
preuve qu’il ne l’avait observée que sous ses formes les plus graves.
[443] Sauvages, Nosol. meth. Trad. T. III, p. 287.
[444] Borsieri, op. cit., t. II, cap. IV, § LVIII.
[445] M. Andral prétend que la scarlatine règne toujours
épidémiquement. (Cours de pathol. int., rédigé par Amédée Latour, t. III, p. 485. Paris, 1836.) Il n’est pas de praticien qui ne puisse opposer des faits démonstratifs à cette assertion trop absolue. J’en ai recueilli un certain nombre qui ne me laissent pas le moindre doute.
[446] Rosen, Traité des mal. des enfants, Trad., p. 276. Paris,
M.DCC.LXXVIII.—A cette époque, la scarlatine était encore discutée, puisque Rosen reproche à certains médecins de la confondre avec la rougeole et les autres fièvres éruptives, et à Tissot, en particulier, de la prendre pour une esquinancie.
«Le cours de la maladie, ajoute-t-il, ses suites, les précautions
nécessaires pour s’en garantir, font assez voir qu’elle mérite un nom particulier.»
[447] Cullen, Élém. de méd. prat. Trad., t. II, p. 42. Paris, 1819.
[448] Jos. Frank, Path. int., t. II, p. 98, Encycl. des sc. méd.
[449] Miquel (d’Amboise), Gaz. méd. de Paris, t. II, p. 425.
[450] Dance, Archives gén. de méd., t. XXIII, p. 321-493.
[451] Bretonneau, Aphorismes clin. sur la scarlatine (Journ. des
Connaiss. méd.-chir. Mai 1834, p. 267).
[452] Si je ne cite pas les nombres, c’est que j’ai surpris quelques
inexactitudes typographiques. (Monneret et Fleury, art. Scarlatine du Compendium.)
[453] Fothergill, Description du mal de gorge accompagné
d’ulcères qui a paru ces dernières années à Londres, etc. Trad. de l’anglais par M. de la Chapelle. Paris, M.DCC.XLIX.—An account of the sore throat attended with ulcers. London, 1748.
[454] Cullen, Élém. de méd. prat. Trad., t. II, p. 42.
[455] Pædanchone loïmodes, seu de pestilente ac præfocante
pueros, abscessu. (Marci-Aurelii Severini Tharsensis, De recondita abscessuum natura libri VIII.)
[456] Joannis Huxham, lib. de febribus et alia opuscula varia, etc.,
IX. Dissertatio de angina maligna, p. 274. Venetiis, MDCCLXV.
Il est étrange qu’on ne trouve rien nulle part sur la vie de Huxham,
l’un des meilleurs observateurs du siècle dernier, auteur de plusieurs écrits restés classiques. Son nom est même absent dans le
Dictionnaire historique de médecine d’Eloy, et dans la Biographie des médecins de Bayle. M. Dezeimeris se contente de dire qu’il mourut à Plymouth, le 12 août 1768, fort avancé en âge, puisque les observations qu’il a publiées remontent à quarante années au delà.
[457] Huxham, Op. cit., p. 279.
[458] Huxham, Op. cit., p. 287. Je ferai remarquer, à ce propos,
que tous les auteurs répètent que Huxham a comparé la couleur de la peau, en pareil cas, à celle du suc de framboise. Le texte indique expressément le jus de groseille (ribesiorum). On comprend que je n’attache aucune valeur à une aussi insignifiante rectification. Mais j’en déduis que si les écrivains s’empruntent, en se copiant, des inexactitudes aussi faciles à vérifier, ils doivent perpétuer, par ce procédé, des erreurs bien autrement importantes.
[459] Huxham, Op. cit., p. 287-288.
[460] Fuster, Monographie clinique de l’affection catarrhale, ch. VI,
p. 184. Montpellier, 1861. De la Constitution catarrhale de Plymouth, d’après Huxham (passim).
[461] Frank, Path. int., t. II, p. 103, Encycl. des sc. méd.
[462] Pinel, Nosogr. philos., t. II, p. 61. 1810.
[463] Bateman, Abrégé pratique des maladies de la peau. Trad., p.
116. 1820.
[464] Guersant et Blache, Dict. de médecine, art. Scarlatine.
[465] Gintrac. Cours théor. et clin. de path., t. IV.
[466] Stoll, Aphorismi de cognoscendis et curandis febribus,
aphorismus 585. Vindobonæ, MDCCLXXXVI.
[467] Huxham, Op. cit., p. 275.
[468] Huxham, Op. cit., p. 291.
[469] Navier, Dissertation en forme de lettre sur plusieurs maladies
populaires, etc., p. 207 et suiv. Paris, MDCCLIII.
[470] Navier, Ouv. cit., p. 223.
[471] Navier, Ouv. cit., p. 209.
[472] La relation de Navier a pour titre: Sur la fièvre rouge ou
pourprée, FEBRIS SCARLATINA.
[473] Sauvages, Nosol. méth. Trad., t. III, p. 306.
[474] Malouin, Hist. de l’Acad. des sciences pour l’année 1747.
Paris, 1752.
[475] J. Frank, Pathol. int., t. II, p. 98. (Encycl. des sc. méd.)
[476] e Henri Martin, Hist. de France , t. III, p. 31, 4 édit.
[477] Jussieu, Paulet, Saillant et Tessier, Recherches sur le feu
Saint-Antoine (Mémoires de la Société royale de médecine. Année MDCCLXXVI, p. 260).
Comme j’aurai à parler plus d’une fois de ce travail, je désignerai
les quatre collaborateurs sous le nom de Commissaires de la Société royale.
[478] Bouisson, la Médecine et les Poëtes latins. 1843, p. 23.
[479] Virgile, Géorg., lib. III, vers 563. Delille a traduit ainsi ce passage:
«Et malheur au mortel qui bravant leurs souillures, »Eût osé revêtir ces dépouilles impures!
»Soudain son corps baigné par d’immondes sueurs »Se couvrait tout entier de brûlantes tumeurs.
»Son corps se desséchait et ses chairs enflammées »Par d’invisibles feux périssaient consumées.»
[480] Je ne parle que du fait général. Je n’ignore pas que la
contagiosité de l’érysipèle paraît aujourd’hui avérée dans certaines conditions spéciales: ce qui m’étonne d’autant moins, que j’avais exprimé, sur ce point, en 1853, des soupçons très-sérieux fondés sur quelques observations justificatives. (Voy. mon Traité de la contagion, t. I, p. 150.)
[481] Frodoardi presbyteri ecclesiæ Remensis Chronicon, anno
DCCCCXLV. (Recueil des Hist. des Gaules, par dom Bouquet, t. VIII, p. 199.)
[482] Sauval, Antiquités de Paris, liv. X.
[483] Répert. des Chartes de l’Eglise de Paris renouvelé en 1536.
2e vol. (Extrait par Sauval, t. III, p. 74, des preuves.)
[484] Glabri Radulphi Historiarum sui temporis libri quinque. Cap.
IV libri secundi.—De incendiis et mortibus nobilium.—Recueil des Hist. des Gaules, par les Bénédictins, T. X, p. 19.
[485] Mézeray, Hist. de France, t. II, p. 5. 1685.
[486] Adémar, Chronicon, anno 994.
[487] Glabri Chron. cit., anno 1039.
[488] Mézeray, Ouv. cit., p. 46.
[489] Mss. de l’abbaye Saint-Antoine.
[490] Sans prendre ces mots à la lettre, on peut au moins en
déduire l’immense développement qu’avait acquis la maladie, pendant son règne si prolongé.
[491] Vita Hugon episcop. Lincoln, cap. XIII, lib. V.
[492] Félibien, Hist. de la ville de Paris, t. I, p. 156.
[493] Sauval, Hist. des antiq. de la ville de Paris, t. I, p. 383.
[494] Sauval, Ouv. cit. t. I, p. 41.
[495] A. Paré, Œuvr. comp., édit. Malgaigne, t. II, liv. X, chap. XI, p.
210.
[496] Vingt-cinq ans auparavant, le corps du saint de ce nom avait
été transporté de Constantinople en Dauphiné.
[497] Satyre Ménippée, art. VIII, de la vertu du Catholicon, et note.
[498] Rabelais, Pantagruel, liv. II, chap. XXX.
[499] Histoire des ordres monastiques, t. I, p. 337.
[500] La chronique d’Hugues de Fleury, une des plus estimées sur
les événements du XIe siècle, qualifie cette maladie de morbus tabificus, maladie de langueur.
[501] Rech. sur le feu Saint-Antoine, p. 271-273.
[502] Il est bon de noter ici que Sauval, traduisant, dans sa
Chronique, le récit de Frodoard, sans s’astreindre littéralement au texte, rend les mots ignis plaga par ceux de feu sacré ou des ardents: preuve qu’à l’époque où il écrivait ( e XVII siècle) la tradition acceptait ces mots comme synonymes et représentant la même maladie.
[503] Mézeray, Hist. de France, t. II, p. 5.
[504] Voy. la p. 357.
[505] «Eodem tempore, illa ignea pestilentia divino judicio nimis
ipsam provinciam oppresserat, quâ plurimorum pedes invisibili igne qui IGNIS INFERNI vocabatur publicè comburi videantur.» (Ducange, Glossarium, au mot: Ignis inferni.)
[506] Voy. la p. 355.
[507] Quesnay, Traité de la gangrène, p. 344. MDCCLXXI.
[508] J’ai déjà raconté ce fait d’après Félibien. (Voy. la page 358.)
[509] Broussonnet, Journ. de la Soc. de méd. pratique de
Montpellier, t. V, p. 38. 1842.
[510] Capefigue, Hugues Capet et la troisième race, t. I, p. ij. 1845.
[511] L’auteur n’est pas médecin, et n’a pas à suivre les épidémies
dont il fait mention, dans toutes les alternatives de leur durée totale.
[512] Capefigue, Ouv. cit., t. I, p. 286 et passim.
[513] Je n’ai rien dit de certains météores, que l’ignorance des
temps revêtait d’une forme fantastique, et qu’elle considérait comme
le signe précurseur des grandes catastrophes. Les historiens disent qu’en 1088, le feu sacré fut lancé sur la terre par un dragon de feu. «Anno 1088, tertio kalendas septembris visus est igneus draco volare per medium cœli et ex ore suo flammas evomere; statimque subsecutus est pestilens ille morbus qui ignis sacer vocatur, quem tum arsuram appellabant quidam.» (Jacob Meyer, Annales fland., lib. III.)
[514] Sauval, Antiquités de Paris, t. II, liv. X, p. 557.
[515] Réad, Traité du seigle ergoté, p. 33, Metz, MDCCLXXIV.
[516] Roche, Dictionnaire de méd. et de chirurgie prat., article
ergotisme, Paris. 1833, t. I.
[517] Ozanam, Hist. médic. des maladies épidémiques, t. II, p. 316.
[518] Fuchs, Das heilige Feuer des Mittelalters. (Du feu sacré au
moyen âge) (Annales générales de la médecine allemande, janv. 1834, t. XXVIII).
[519] Fallot, Union médicale, t. IV, p. 441. 1850.
[520] Rech. cit. sur le feu Saint-Antoine, p. 274.
[521] Il est une espèce de melampyrum appelé rougeole dans les
campagnes, qui pousse dans les blés, et donne au pain une couleur violacée rougeâtre, mais sans aucun effet nuisible. (Littré et Robin, Dict. de médecine e , 12 édition, Paris, 1865, au mot Mélampyre.)
[522] Mialhe, Note sur le blé ergoté (Union médicale. 1850).
[523] Carbonneau-Leperdriel, De l’ergot de froment et de ses
propriétés médicales. (Thèse présentée à l’École de Pharmacie de Montpellier, 1862.)
[524] Trousseau et Pidoux, Traité de thérapeutique, t. I, p. 528.
1836.
[525] Marchal (de Calvi), Des épidémies, p. 88. 1852 (Thèse de
concours).
[526] D’Amador, Quels avantages la médecine pratique a-t-elle
retirés de l’étude des épidémies? p. 74. 1829.
[527] Arnal, De l’action du seigle ergoté (Mémoires de l’Académie
de médecine. Paris, 1849, t. XIV, p. 408).
[528] Requin, Pathol. méd., t. III, p. 112.
[529] Tessier, Mém. de la Société royale de médecine, 1778, p.
587.
[530] e Hippocrate, Epid. , liv. III, sect. 3, 4 Constit.
[531] Hippocrate, Trad., t. II, p. 535.
[532] Sauvages considère le feu Saint-Antoine, le feu sacré, le mal
des ardents, comme un érysipèle pestilentiel. (Nosol. mét., t. III, p. 297. 1772.)
En parcourant la table générale de la Nosographie de Pinel, je
m’aperçois qu’il renvoie son lecteur à l’article Erysipèle, à propos du feu Saint-Antoine, et du feu sacré; mais il se borne à demander si «l’érysipèle, en général, aurait des affinités avec la fièvre pestilentielle?» (T. II, p. 71. 1810.)
Il est regrettable que cet auteur, dont personne, plus que moi,
n’apprécie le mérite, traite souvent, avec ce laisser-aller, les questions nosologiques les plus sérieuses.
[533] Galien, t. VI, p. 748, De probis pravisque alimentorum succis,
cap. I.
[534] Rech. cit., p. 294.
[535] Gruner, Morborum antiquitates, p. 107.
[536] Pariset, Hist. des membres de l’Acad. roy. de méd., t. II, p.
293. 1850. Éloge de Tessier.
[537] Hist. de la Société royale de méd., M.DCC.LXXX, p. 587 des
Mém.
[538] Rech. cit., sur le feu Saint-Antoine, p. 280. Comment les
partisans exclusifs de l’intoxication ergotique comprendront-ils l’immunité des femmes et les rares atteintes des petites filles?
[539] Salerne avait vu plus tard un enfant de dix ans, dont les deux
cuisses se détachèrent de l’articulation, sans hémorrhagie; son frère, âgé de quatorze ans, perdit la jambe et la cuisse d’un côté, de l’autre, la jambe seulement.
[540] Voy. la page 359.
[541] Rech. cit. sur le feu Saint-Antoine, p. 286.
[542] Historia morborum Vratislaviensium.
[543] Camerarius, Acad. natur. curios., cent. 6, obs. 82.
[544] Moeller, Comm. de reb. in scientiâ nat. et med. gestis, ann.
1752.
[545] Model, Récréations physiques, etc., t. II.
[546] Montaigne, Essais, liv. I, chap. LVI, liv. II, chap. X.
[547] Loccenii Rerum suecicarum Historia, lib. III, p. 104.
[548] e Henri Martin, Hist. de France , t. V, p. 110, 4 édit.
[549] Joseph Michon, Documents inédits sur la grande peste de
1348 o , p. 10 ( Thèses de Paris , n 127. 1860).—L’auteur était docteur
ès-lettres, et ce travail, sur lequel j’aurai à revenir, se ressent heureusement de ses prédilections littéraires.
[550] Loccenius, Rerum suecicarum Hist., ibid.
[551] G. Villani, Histoire de Florence.
[552] Phillippe, Hist. de la peste noire d’après des documents
inédits, p. 12. 1853.
[553] Carrière, La peste de Florence (Union médicale, 1850.) Ce
travail, écrit par un homme familier avec les grands principes de l’épidémiologie et également recommandable comme penseur et comme écrivain, donne au lecteur autant de plaisir que de profit.
[554] Michon, Ouv. cit., p. 11.
[555] «Vulgo et ab effectu atram mortem vocitabant.» (Pontanus,
Rerum danicarum Historia.).
[556] Phillippe, Ouv. cit., p. 13.
[557] Joannis Cantacuzeni, ex imperatoris, libri IV, cap. VIII, p. 729.
Parisiis, typographia regia. MDCXLV.
[558] Pendant la peste de Moscou, dont il nous a laissé l’histoire,
Mertens n’a pas remarqué que les oiseaux se soient éloignés de la ville. Ceux qui étaient renfermés dans des cages ne lui ont pas paru se ressentir de l’influence régnante. (De febribus putridis, etc., p. 124. 1778.)
[559] Voy. Astruc, Hist. de la faculté de méd. de Montp., p. 197. Il
n’est pas probable que cette observation de Chalin soit l’effet d’une illusion. Le symptôme dont il est le seul à parler, était une de ces complications des grandes épidémies, qu’on ne saurait rapporter qu’à certaines influences locales. On peut s’étonner seulement que Guy de Chauliac n’en ait rien dit.
[560] Michon, Ouv. cit., p. 12.
[561] Ozanam, Hist. des mal. épid., première édition.
[562] e Ozanam, Hist. des mal. épid. , t. IV, p. 76, 2 édit.
[563] Dans le chapitre relatif à la peste orientale, Ozanam énumère
ses principales invasions, à dater de la peste d’Athènes, qu’il confond mal à propos avec elle, jusqu’à la peste de Provence, en 1720, et autres attaques disséminées en Europe, dans les premières années de notre siècle. En lisant cette énumération qui comprend une trentaine d’épidémies pestilentielles, plus ou moins espacées, on cherche en vain le nom de la peste noire, à son rang chronologique.
[564] Littré, Revue des Deux-Mondes, t. V. 1836.
[565] Ce sont ces symptômes qu’Ozanam attribuait à une
péripneumonie maligne, avant qu’il eût eu l’idée de les rattacher à l’affection dont ils étaient la manifestation la plus grave.
[566] «Che comminciavano a sputare sangue, morivano chi di
subito.»
[567] Je me sers de la traduction justement estimée de Laurent
Joubert, professeur de la Faculté de Montpellier, au e XVI siècle.
[568] La grande Chirurgie de M. Guy de Chauliac, restituée par M.
Laurent Joubert. Lyon, MDCLIX, p. 178-181.