Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792

Extrait du registre des délibérations du Conseil général des

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 3 parties.

qui retourna le lendemain à la Législative faire à nouveau la

demande repoussée le 31 août par la section des Postes. Voici en

effet ce qu'on lit au Procès-verbal de la Législative, séance

du 1er septembre soir (tome XIV, p. 137): «Un citoyen de la

section des Postes vient réclamer contre l'arrestation faite de

deux citoyens à qui on a enlevé leurs armes et que l'on tient au

secret pour avoir signé la pétition des 20.000: cette réclamation

est renvoyée au pouvoir exécutif».—On remarquera cependant

que, d'après le procès-verbal de la section des Postes (séance

du 2 septembre; cf. ci-après, p. 237), les sieurs Chignard et

Laurent auraient été emprisonnés à la suite d'une difficulté

qu'ils auraient eue avec un des commissaires de la section. Mais

le procès-verbal ne dit pas à quel sujet s'était élevée cette

difficulté.

[678] La Commune avait été cassée, le 30 août au soir, par la

Législative. Aussitôt plusieurs sections avaient confirmé leurs

commissaires; la section du Louvre, avant d'en faire autant,

avait été demander à la Commune confirmation du décret qui

cassait la Municipalité (cf. F. BRAESCH, _La Commune du 10 août

1792_, p. 449 en bas, et pp. 459-460).

[679] La société fraternelle séante à la Bibliothèque des

Jacobins-Saint-Honoré.

[680] Sur cet incident, voici un passage du procès-verbal de

la séance de la Commune, du 29 août, cité par MORTIMER-TERNAUX

(Histoire de la Terreur, t. III, p. 195, n. 2), d'après les

registres mêmes des procès-verbaux aujourd'hui disparus: «La

section des Sans-Culottes se présente au Conseil pour demander

un local où les députés des sections nommés ad hoc puissent

se réunir pour constater les signatures des vingt mille. On

applaudit à leur zèle et on leur accorde la salle de la Société

fraternelle, aux Jacobins, avec invitation à la Société des

Jacobins de vouloir bien accéder à cette mesure.»

[681] Le tribunal du 17 août ne fut en effet installé

définitivement que le 1er septembre (voyez F. BRAESCH, _La

Commune du 10 août 1792_, p. 414 et n. 4).

[682] Les électeurs des députés à la Convention nationale.

ASSEMBLÉE DU 1er SEPTEMBRE 1792

L'an mil sept cent quatre-vingt-douze, le 1er septembre, l'an 4e de la liberté et le 1er de l'égalité;

L'Assemblée, ouverte sous la présidence du doyen d'âge, a entendu la lecture du procès-verbal. En l'absence de MM. Desvieux et Jams (sic), vice-président, l'Assemblée a nommé par acclamation MM. Guirault (sic), président et Le Bœuf, vice-président, lesquels ont prêté le serment à la liberté et l'égalité, ainsi que les secrétaires et vice-secrétaires.

Après plusieurs motions sur le mode de nomination des électeurs, l'Assemblée a arrêté que le choix des électeurs se ferait à l'appel nominal, et un seul électeur à la fois, à la pluralité relative des suffrages.

L'Assemblée a arrêté en outre que, durant les nominations, elle n'entendrait plus de motions quelconques.

Il a été admis une députation de la section de Grenelle (sic)[683] qui déclare qu'elle s'est soumise à la loi du 30 août[684] et qu'elle a nommé deux de ses anciens commissaires à la Commune et rappelé ses quatre autres.

On a ensuite procédé à l'appel nominal de tous les citoyens; la liste épuisée[685], et beaucoup d'absents ne se présentant pas (sic), l'Assemblée a fermé le scrutin.

M. Desvieux, membre du tribunal de la loi[686], a fait un rapport au sujet de l'affaire de M. Montmorin[687], et [a] instruit que le commissaire national a été mis en état d'arrestation pour avoir trompé la justice des jurés de jugement[688].

Le dépouillement du premier scrutin fait, M. Le Bœuf ayant réuni la pluralité, le président a proclamé M. _ (sic_), électeur.

L'Assemblée, trouvant le mode ci-dessus trop long, a arrêté qu'elle le changeait et a adopté le scrutin à passer au long du bureau (sic) en présentant sa carte.

Le second scrutin dépouillé, M. Desvieux ayant réuni la pluralité, le président l'a proclamé second électeur.

Le 3e scrutin vérifié, M. Guirault, président, ayant réuni la pluralité, le plus ancien scrutateur l'a proclamé électeur.

Séance levée à 11 heures, et indiquée pour demain 4 heures très précises.

Signé: DESVIEUX, président et LANGLOIS, secrétaire.

NOTES:

[683] Lisez: «... de la section de la Fontaine-de-Grenelle...».

[684] Il s'agit toujours de la loi ordonnant le remplacement de

la Commune (voyez ci-dessus, p. 234, n. 678).

[685] Le texte original porte: «... la tête épuisée...»,

absurdité due évidemment à une erreur du copiste.

[686] Le tribunal du 17 août.

[687] Dans le procès-verbal original ce membre de phrase est

répété, par une erreur de copiste.

[688] Il s'agit du commissaire national Botot. (Voyez le récit

de toute cette affaire dans l'Histoire de la Terreur de

MORTIMER-TERNAUX, t. III, pp. 115-118.)

ASSEMBLÉE DU 2 SEPTEMBRE 1792

L'an 4e de la liberté, le premier de l'égalité, vulgairement mil sept cent quatre-vingt-douze, le deux septembre, en l'Assemblée générale de la section du Contrat-social, ci-devant des Postes;

L'Assemblée a reçu le don d'un bonnet, d'épaulettes de grenadiers et d'un sabre.

L'Assemblée a nommé MM. Boudin, Métitot, Langlois et Deschamps pour recevoir les émoluments et dons patriotiques et les invite à rendre d'heure en heure compte de leurs opérations.

Arrêté que l'on instruirait tous les citoyens, avec 4 tambours et six fusiliers qui battraient un rappel général, qu'ils sont invités à venir s'enrôler pour voler à la défense de la Patrie et que ceux qui ne pourraient s'y dévouer personnellement sont invités à fournir aux besoins de ceux qui courent avec tant d'ardeur à la défense de la liberté et de l'égalité; qu'on instruirait en même temps les citoyens que la nation entière et la section en particulier s'engageaient à prendre soin des femmes et des enfants des défenseurs de la patrie.

Une députation de la section du Finistère a été admise et a invité, au nom de la section, celle du Contrat-Social à nommer deux commissaires pour se rendre à la Commune, à l'effet de la prier de faire murer les petites barrières, et de demander qu'il n'y ait que les fonctionnaires publics et approvisionneurs qui puissent librement entrer et sortir[689].

En outre, arrêté que, vu le danger imminent de la patrie, tout citoyen quel qu'il fût tirerait au sort pour voler aux frontières.

L'Assemblée, instruite que MM. Chignard et Laurent, citoyens de la section, sont actuellement détenus pour forme de simple correction à raison d'une difficulté qui s'était élevée entre eux et l'un des commissaires de la section, et considérant que ces deux citoyens, qui par leur civisme ont toujours bien mérité de la patrie, sont exposés en ce moment à se trouver enveloppés quoiqu'innocents dans le sort qu'éprouvent les autres prisonniers s'ils ne sont promptement réclamés par leurs concitoyens, a nommé quatre commissaires pour aller faire à l'instant cette réclamation à l'Abbaye[690] et ramener dans son sein lesdits sieurs Chignard et Laurent.

Il a été fait lecture de différentes lettres.

Monsieur l'adjudant a lu l'ordre[691].

Sur la proposition de demander que la ci-devant noblesse et autres sangsues du peuple fussent mis (sic) en tête de l'armée qui marchera à Verdun, l'Assemblée a ajourné un projet de décret, qui avait été présenté, jusqu'après la détermination de l'Assemblée nationale.

L'Assemblée a nommé les commissaires pour se rendre, en vertu d'un arrêté de la Commune, chez les armuriers, à l'effet de faire la vérification des armes qui seront chez eux trouvées[692].

Lesdits commissaires s'étant transportés chez M. Detilly ont dressé un procès-verbal des armes qu'ils ont trouvées chez lui, consistant en plusieurs fusils de munition.

Un citoyen a déclaré que, dans le cours de la journée, il s'était présenté chez le sieur Detilly auquel il avait demandé un fusil à acheter, et que le sieur Detilly lui avait déclaré n'en point avoir.

M. Thévenet a offert d'acheter un fusil dudit sieur Detilly au prix de l'évaluation par lui faite sur ledit procès-verbal.

L'Assemblée a renvoyé M. Detilly par devant le Conseil général de la Commune pour s'expliquer sur les faits constatés par ledit procès-verbal.

Les commissaires envoyés à l'Abbaye pour réclamer MM. Chignard et Laurent étant de retour, l'Assemblée a appris avec douleur qu'ils n'avaient pu pénétrer jusque dans les prisons.

Présumant qu'une seconde tentative pourrait être plus heureuse, il a été nommé une seconde députation à laquelle l'Assemblée dans sa sollicitude a donné la mission et les recommandations les plus pressantes.

M. Boudinot l'aîné, citoyen de la section, offre deux de ses chevaux pour traîner l'artillerie, et son corps pour la défense de la patrie. L'Assemblée a reçu avec transport cette offre généreuse.

M. Julliot, chef de légion, donne un habillement complet pour un citoyen volontaire.

Il a été lu un arrêté de la section de la Maison Commune par lequel on demande que tous les citoyens qui ont professé des principes opposés au bonheur public soient contraints de marcher à l'ennemi entre deux bons citoyens et à manœuvrer contre leurs intentions[693].

L'Assemblée a adopté cet arrêté dans tout son contenu.

L'Assemblée a vu avec une nouvelle douleur que la seconde députation envoyée à l'Abbaye n'avait pas eu plus de succès que la première, n'ayant pu non plus pénétrer dans l'Abbaye.

Alors un citoyen de la section, se dévouant avec autant d'empressement que de courage, a demandé qu'on envoyât une troisième députation plus nombreuse, offrant de se mettre à la tête de ceux des citoyens qui seraient nommés avec lui et de braver tous les dangers pour arracher deux citoyens estimables au sort qu'ils n'avaient point mérité.

Sur quoi, l'Assemblée, partageant les sentiments de ce généreux citoyen, s'est empressée d'accueillir sa proposition à l'unanimité, et a nommé pour l'accompagner dans cette mission difficile une députation de douze membres qu'elle a chargée de réclamer MM. Chignard et Laurent pour les ramener dans le sein de l'Assemblée, à leur poste de citoyens.

Les commissaires nommés pour cet enrôlement (sic) ont fait leur rapport selon l'arrêté de l'Assemblée.

M. Chalas a fait hommage d'un fusil.

M. Alavoine père a fait pareille offrande.

M. Feuger, rue Montorgueil, offre un jeune et vigoureux cheval, l'équipement complet du cavalier, et trente sols par jour durant la guerre.

M. Jean-Gilbert Labrie d'Arçon, ancien cavalier, est celui à qui M. Feuger remettra lesdits objets.

M. Mignot, orfèvre, a déposé cinquante livres sur le bureau.

M. Ribert offre dix livres; il est père de huit enfants; il déclare qu'aussitôt qu'il aura pu se procurer un fusil il le remettra au service de la patrie.

M. Dabancourt, rue Montmartre, nº 239, s'offre pour la partie du génie.

M. Jean-Louis Armand, rue de la Tonnellerie, sergent du bataillon, blessé autrefois au service du despotisme, offre d'aller, en combattant pour la liberté et l'égalité, venger sa patrie des tyrans qui l'oppriment.

M. Jacques Antoine Raymond de Saint-Sulpice, ne pouvant pas voler en personne à la défense de la patrie, se charge de prendre soin de la fille de M. Armand, âgée de huit ans.

Mlle Le Roy, maîtresse de pension, rue Montmartre, est chargée de l'instruction de la petite fille et des effets appartenant au père.

M. Desvieux est chargé par M. Raymond de faire revenir l'enfant de Meulan où elle est chez M. Roucour, fermier, route de Beaumont.

La troisième députation, envoyée à l'Abbaye, étant de retour, l'Assemblée a eu la satisfaction d'apprendre que ses commissaires avaient eu le bonheur d'obtenir la délivrance de MM. Chignard et Laurent dont ils s'étaient chargés sur leur responsabilité; ils les ont en effet présentés à l'Assemblée qui les a accueillis avec toutes les marques d'attendrissement et d'estime.

MM. Chignard et Laurent, ayant ensuite obtenu la parole, ont témoigné à l'Assemblée et à MM. les commissaires les sentiments de la plus vive reconnaissance, et ont rendu compte à l'Assemblée de tous les faits relatifs à leur arrestation et même de leur conduite depuis la Révolution dans laquelle ils ont montré le patriotisme le plus pur et le plus constant.

Dans l'impossibilité où ils se trouvaient de partir pour les frontières, attendu que M. Laurent est retenu par ses fonctions de membre d'un bureau de conciliation, et M. Chignard par ses fonctions publiques auprès des tribunaux pour l'intérêt de ses concitoyens, M. Chignard a offert et déposé à l'instant sur l'autel de la patrie la somme de quatre cents livres pour l'équipement et la solde d'un citoyen indépendamment de celle de deux cent cinquante livres qu'il a payée dès l'année dernière pour la solde d'un citoyen.

L'Assemblée, délibérant sur tout ce qui était relatif aux dits sieurs Chignard et Laurent, a accepté l'offrande dudit sieur Chignard et en a ordonné la mention honorable dans son procès-verbal.

Et, considérant d'une part que les sieurs Chignard et Laurent, d'après les motifs exprimés dans l'ordre de leur arrestation et ainsi qu'il était d'ailleurs à la connaissance de l'Assemblée, n'avaient réellement été mis en arrestation que pour simple correction, et que cette correction avait été assez dure par une détention de trois jours, suffisants pour la faute légère qu'on leur avait imputée;

Que, d'un autre côté, d'après le rapport précédemment fait à l'Assemblée par M. Jams (sic), l'un des officiers municipaux qui, lors de leur arrestation, avait fait la perquisition de leurs papiers en présence de M. Didelot, l'un des commissaires de la section, il est constant qu'on n'a rien trouvé qui puisse faire preuves depuis suspecter le patriotisme dont ils ont constamment donné dès 1789;

L'Assemblée générale a déclaré que tous ses commissaires ont bien mérité de la patrie en arrachant à la mort deux citoyens patriotes et innocents, et les a déchargés de la responsabilité des personnes de MM. Chignard et Laurent;

Invite ces deux citoyens à reprendre leur poste dans l'Assemblée, et les a mis sous sa sauvegarde spéciale;

Arrête en outre qu'il sera délivré à chacun des deux citoyens susdits extrait de son procès-verbal, en ce qui les concerne et que pareils extraits seront envoyés à la Municipalité, en la personne de M. le Maire et M. le Procureur de la Commune, et à tous les autres qu'il appartiendra, et ont signé. (sic)

NOTES:

[689] Un exemplaire manuscrit du procès-verbal de la séance du 2

septembre de la section du Finistère a figuré à la vente Charavay

de 1862 (voyez la p. 45 du catalogue de cette vente). Il confirme

le présent renseignement fourni par le registre de la section des

Postes.

[690] La prison de l'Abbaye.

[691] L'ordre du jour de la garde nationale.

[692] Sur les mesures prises par la Commune, le 2 septembre, en

vue de la défense nationale (voyez F. BRAESCH, _La Commune du 10

août 1792_, pp. 464-465).

[693] D'autres sections prirent, le 2 septembre, des arrêtés

analogues (voyez F. BRAESCH, La Commune du 10 août 1792, pp.

486-487).

ASSEMBLÉE DU 3 SEPTEMBRE 1792

Présidence de M. Desvieux.

L'an 4e de la liberté et le 1er de l'égalité, vulgairement 1792, le 3 septembre.

L'Assemblée ayant nommé M. Dumontier (sic) père, président;

Après la lecture du procès-verbal, M. Raymont (sic) de Saint-Sulpice, ayant annoncé, de la part d'une dame âgée de 87 ans, l'offrande de la somme de cent livres pour l'équipement d'un volontaire, l'Assemblée l'a autorisé d'en faire l'emploi. Son choix est tombé sur M. Vivier, enrôlé.

Ensuite sont passés dans le sein de l'Assemblée les braves volontaires enrôlés, au milieu des applaudissements et des cris de Vive la Nation, et de Vivre libre ou mourir.

M. le commandant a demandé que la section prît sous sa protection spéciale les femmes et enfants des courageux citoyens qui volent aux frontières pour écraser les tyrans ennemis de la liberté. L'Assemblée a unanimement adopté cette proposition.

M. Palix, rue Comtesse-d'Artois, nº 81, s'engage à faire trois cents livres de rente, payables par mois et d'avance, à l'épouse de M. France, un des braves volontaires, lequel demeure rue des Prouvaires, nº 41, maison de M. Dragon, boulanger.

M. Armet, avoué, demeurant rue des Prouvaires, prend le même engagement et pour la même somme, à l'égard de M. Roblin l'un de nos braves volontaires.

L'Assemblée a reçu la somme de soixante livres des sieurs Boulabert et Garimond, entrepreneurs des travaux de Cherbourg.

M. Poussielgue l'aîné, commis de l'administration de la caisse de l'extraordinaire, offre l'équipement complet, c'est-à-dire l'habit, veste et culotte, bas, chemises et souliers, chapeau et tout ce qu'il faut à un soldat.

M. Pardon, du même bureau, offre le même objet, et en outre la somme de cent livres.

M. Poussielgue le jeune, du même bureau, offre la somme de vingt-cinq livres.

M. Ducort, ancien officier, donne la somme de vingt livres.

M. Bonnel donne la somme de vingt-cinq livres et un hochet de son enfant.

M. Thomerol, ne pouvant par son état voler au secours de la patrie, offre la somme de dix livres par mois, tout le temps de la guerre.

M. Méra offre la somme de deux cents livres par an, pendant l'espace de deux [ans].

M. Rousseau, épicier, offre la somme de cent livres par an, tout le temps de la guerre.

M. Fournier offre cinquante livres par an, tout le temps de la guerre, et d'échanger des assignats jusqu'à la concurrence de douze cents livres pour les volontaires de la section, ce qu'il a effectué.

M. Génefre offre dix livres en assignats et six livres en argent pour les volontaires de la section.

M. Cavillier offre deux cent cinquante livres tous les ans pendant la guerre.

M. Boutau, rue du Jour, nº 32, offre de partir pour le soutien de la liberté.

M. Le Roux, agent de change, offre cent livres pour les frais de la guerre et un fusil.

M. Royer offre deux guinées et demie et deux écus de 3 l.; il offre en outre une autre demi-guinée, et un sabre, à condition qu'on lui laissera un fusil de chasse.

M. Lambeck offre dix livres.

M. Colombier donne cinquante livres.

M. Millet donne deux écus de six livres et un fourniment complet.

M. Guiller, maçon, donne cinquante livres pour les volontaires.

Un inconnu donne un étui en or pour la famille la plus nombreuse des pères qui volent aux frontières.

Mme Mauger donne dix livres.

M. Jaquer donne dix livres.

M. Filleul père, donne dix livres.

Un autre citoyen donne cinq livres.

M. Desfossis donne quinze livres.

Une dame donne cinq livres.

M. Duval, rue Montorgueil, donne trente livres et promet dix livres par mois pendant un an.

M. Goujard offre cent livres pour l'épouse de M. Fabre, volontaire canonnier partant aux frontières. Ce même citoyen n'ayant pas voulu recevoir le premier quartier, l'Assemblée a chargé M. Poupart de cette remise.

M. Labitte, marchand, envoie son fils et un de ses commis à la défense de la patrie, et offre douze habits complets et un fusil.

M. Brou, président du Directoire des Postes, envoie deux épées en acier.

Une députation de la section des Gardes-françaises fait part d'un arrêté qu'elle a pris en faveur des veuves du dix août[694].

Deux citoyens du Mans, demeurant rue et hôtel des Prouvaires, envoient chacun la somme de cinquante livres.

M. Arnaud offre deux pistolets et un écu de six livres.

M. Brasseur donne une grande paire de boucles d'argent.

M. Lodely (sic) donne la somme de cinquante livres.

M. Vannier, entrepreneur rue du Jour, donne la somme de soixante-douze livres en espèces.

M. Brizard donne vingt-quatre livres en argent et celle (sic) de vingt-cinq livres en billets.

M. Duvraque donne vingt-cinq livres.

M. Lafond, perruquier, donne dix livres.

On a lu un arrêté de la section du Roule qui fait part que des bruits se répandent sur le compte du Comité des 21, de favoriser les projets ambitieux du prince de Brunsvick et de le placer sur le trône des Français pour donner à leur pays une constitution à leur caprice et à ceux (sic) de ce prince ambitieux; a arrêté qu'elle en instruirait ses concitoyens de la capitale[695].

M. La Porte, rue Traînée, pour la femme de M. Moreau, domicilié rue Pethion, nº 58, qui part aux frontières, donne la somme de douze livres par mois durant la guerre. Le même citoyen offre en outre un habit d'uniforme, deux gilets blancs, deux culottes, deux chemises, deux cols, deux paires de bas, deux sacs pour coucher au camp, deux bonnets de police, un fusil, deux sabres; l'Assemblée lui a accordé la faculté de les distribuer lui-même à des citoyens qui partent aux frontières.

M. La Martinière, caissier des patentes, offre la somme de cinquante livres.

On a lu un arrêté de la section du Ponceau au sujet du tirage au sort, depuis l'âge de seize ans jusqu'à celui de cinquante, du nombre de douze cents hommes, sans préjudicier aux enrôlements volontaires[696].

On a lu ensuite un arrêté de la Municipalité pour obliger les entrepreneurs à fournir les voitures et ce qui est nécessaire pour le Camp. L'exécution est renvoyée au Comité[697].

Ensuite un autre concernant les blessés du dix août; renvoyé aussi au Comité[698].

M. La Sablonnière, rue Tiquetonne, nº 4, offre pendant deux années consécutives la somme de deux cents livres pour les volontaires de la section qui vont aux frontières.

M. Deslauriers, papetier, donne la somme de soixante livres, et, en même temps, instruit l'Assemblée qu'il a équipé deux jeunes gens qui étaient chez lui, et qui sont partis aux frontières.

M. Gavet donne la somme de trois cents livres par an, tant que durera la guerre, pour les femmes et enfants des volontaires qui partent aux frontières.

M. Papineau, rue Tiquetonne, chargé des poursuites pour le recouvrement des biens des émigrés, ne pouvant partir pour les frontières, donne la somme de cinquante livres, et a instruit l'Assemblée qu'il a équipé un de ses commis qui part.

M. Fagot, rue du Four, nº 4, ne pouvant partir, ayant donné hier son fusil, donne aujourd'hui un autre fusil et la somme de cent livres pour les femmes et enfants des volontaires, tant que la guerre durera.

M. Perrin, commis à la caisse de l'Extraordinaire, fait don de la somme de soixante livres.

M. Le Gras fait don de la somme de deux cents livres pour l'équipement des volontaires qui partent aux frontières.

M. Fauvet a déposé la somme de deux cents livres pour la première veuve de la section dont le mari périra au secours de la patrie.

M. Prévost, sans-culotte, a donné un équipement, mais point de culotte; il a donné, pour en acheter une, la somme de vingt-cinq livres.

M. Pierre Jacques Maigniard s'offre pour voler aux frontières, pourvu que l'Assemblée veuille bien passer la somme de deux cents livres à sa mère, qui n'est pas fortunée, laquelle est d'Annonay-en-Vivarais. L'Assemblée autorise son Président à prendre les renseignements au sujet de la mère dudit citoyen.

M. Thomas offre la somme de cent livres par an, tant que durera la guerre, pourvu qu'on lui conserve sa place.

M. Bastard fait don de la somme de cent livres et d'un habillement complet.

M. Corpet, commis à la poste, donne la somme de douze livres et un écu de six livres.

M. Thua offre et donne un coupon de la Compagnie des Indes, de la somme de soixante-deux livres dix sols, et un autre de même valeur, pourvu qu'on lui laisse son fusil.

M. Benard, hôtel d'Angleterre, offre la somme de douze livres par mois, tant que durera la guerre.

MM. les administrateurs du bureau de liquidation, rue Verdelet, offrent dix sols par jour, pour chacun de deux citoyens de la section qui partiront aux frontières; en outre, un autre des administrateurs donnera un habit complet.

Mme veuve Champion offre la somme de vingt-cinq livres.

Mme Bona, offre la somme de dix livres.

M. Buret offre la somme de vingt-cinq livres.

M. Chevallier, marchand mercier, donne un sabre et une giberne et demande qu'on lui envoie un citoyen, lequel il se charge d'habiller.

M. Mozzanino donne la somme de dix livres.

M. Martin, rue Montmartre, donne cinquante livres.

M. Prévoteau donne deux cents livres actu (sic) et promet par mois la somme de cinquante livres pour les citoyens de la section qui volent aux frontières.

M. Caron, rue Traînée, donne deux cents livres, et un habillement complet.

Mme Tessier donne cinq livres pour les volontaires.

M. La Martinière fils donne cinq livres pour les frères d'armes.

M. Gallet, rue de la Jussienne, donne quinze livres et un don de dix-huit livres.

M. Regley a donné dix-huit livres en argent.

M. Plauget, rue Verdelet, nº 21, donne trente-cinq livres.

M. Martincourt donne dix livres.

M. Desvieux, président, invite l'Assemblée de nommer un commissaire pour se rendre chez le Ministre de la Justice.

L'Assemblée nomme M. Chignard.

On est passé ensuite à l'ordre du jour, qui était la nomination des électeurs par scrutin, en passant le long du bureau en montrant sa carte.

Le premier scrutin fermé, après le dépouillement, M. le Président a proclamé M. Gorsas, qui a eu le plus de suffrages, le quatrième électeur[699].

Le second scrutin aussi dépouillé, M. le Président a proclamé M. Basty, cinquième électeur, comme ayant réuni la pluralité.

Le troisième scrutin aussi dépouillé, M. le Président a proclamé M. Alavoine, sixième électeur, comme ayant réuni la majorité.

Le quatrième scrutin aussi dépouillé, M. le Président a proclamé M. Allan, septième électeur, comme ayant aussi réuni la majorité.

M. Desvieux, de retour de chez le Ministre[700], nous a dépeint les dangers de la patrie, et les précautions que les Ministres croient devoir prendre dans les circonstances présentes; il a annoncé qu'outre l'enrôlement actuel, il fallait encore que les sections fournissent vingt-cinq hommes par électeur, et que, si cet enrôlement ne s'effectuait pas, les citoyens quels qu'ils fussent, même les domestiques, seraient forcés au tirage du sort, les fonctionnaires seuls exceptés. Les sections aussi nommeront un citoyen, qui, de concert avec le pouvoir exécutif, hâteront la marche des opérations ministérielles; il a invité ensuite à nommer quatre commissaires pour quatre objets ci-dessous énoncés.

Le premier, pour la formation des compagnies, à raison de cent sept hommes chacune. L'Assemblée a nommé pour commissaires relativement à cet objet, MM. Perronard (sic), Taillandier, Boussarocq (sic), et Bellet fils; M. Taillandier procédera avec les volontaires à la nomination qu'ils feront de leurs officiers et sous-officiers; M. Boussarocque (sic) ainsi que les deux autres commissaires feront l'état des citoyens déjà enrôlés et des besoins qu'ils peuvent avoir.

Le second. L'Assemblée a nommé pour commissaires MM. Visinet, Aubin, J.-P. Gillet et Firmin-François, qui seront chargés de faire armer les citoyens et de faire les entreprises nécessaires pour leur équipement et leur butin.

Le troisième. L'Assemblée a nommé pour commissaires MM. Alavoine, Potin, Genti (sic), brodeur et Bachelet, pour procéder à l'enrôlement volontaire et au tirage au sort, si les enrôlements ne s'effectuent pas à raison de vingt-cinq hommes par électeur, ce qui fait au total quatre cent cinquante hommes pour la section.

Le quatrième. L'Assemblée a nommé pour commissaires MM. Grainville, Favrot (sic), Jullien et Boudin, pour procéder à l'enrôlement des canonniers à raison de vingt canonniers par canon et un canon pour cinq cents hommes, pour faire faire les affûts nécessaires, et amasser la ferraille et le plomb que les citoyens donneront pour se fournir, et faire l'achat du vieux linge pour la charpie, pour les objets de chirurgie et l'équipement d'un canonnier; et les quatre commissaires s'entendront ensemble pour que l'Assemblée générale puisse statuer sur leur mission.

On a lu un arrêté de la Commune, qui dit d'armer les citoyens enrôlés avec les armes saisies sur les pétitionnaires[701]. Le Comité a été autorisé à les délivrer.

L'Assemblée a unanimement nommé M. Desvieux pour être le citoyen qui ira tous les jours se concerter avec le Ministre. En conséquence, le sieur Desvieux, d'après son acceptation, s'est engagé à rendre compte de sa mission tous les jours, entre dix et onze heures, séance tenante. L'Assemblée a arrêté qu'elle ne désemparerait qu'après l'arrivée du sieur Desvieux.

M. Abaucourt a été autorisé à se rendre avec M. Montigny à la Commission du Camp et y faire part de ses lumières pour la fortification dudit Camp.

M. le Président a annoncé l'Assemblée pour trois heures de relevée et fait proclamer l'ordre pour les différents objets ci-dessus énoncés.

Séance levée à 3 heures.

NOTES:

[694] Je n'ai pas retrouvé cet arrêté.

[695] Je n'ai pas retrouvé cet arrêté dont il est aussi question

dans le procès-verbal manuscrit de la section de Molière-et-La

Fontaine (séance du 3 septembre) (voyez F. BRAESCH, _La Commune

du 10 août 1792_, pp. 521-522).

[696] Je ne connais pas autrement cet arrêté.

[697] Voyez F. BRAESCH, La Commune du 10 août 1792, p. 770

(on trouvera la cote du document à la n. 1). Voici le texte de

cet arrêté, pris le 3 septembre, par la Commune: «Le Conseil

général invite les sections à ordonner aux entrepreneurs

domiciliés dans leurs arrondissements à déclarer le nombre de

charrettes, gamions (sic) et autres objets qui pourraient

être utiles aux travaux du Camp. Invite pareillement les

mêmes entrepreneurs à fournir pour ces travaux le plus grand

nombre d'ouvriers possible.—Signé: HUGUENIN, président;

MÉHÉE, secrétaire-greffier-adjoint.—_Pour extrait conforme à

l'original_: TALLIEN, secrétaire-greffier.»

[698] Je n'ai pas retrouvé cet arrêté.

[699] Les trois premiers électeurs avaient été élus, le 1er

septembre (voyez ci-dessus, pp. 235-236).

[700] D'après ce qui précède, c'était Chignard qui aurait été

envoyé chez Danton, ministre de la Justice.

[701] Je ne connais pas cet arrêté. Pour les mesures militaires

de la Commune pendant la crise de septembre cf. F. BRAESCH, _La

Commune du 10 août 1792_, pp. 464 et suiv.

ASSEMBLÉE DU 4 SEPTEMBRE 1792

PRÉSIDENCE DU Sr DESVIEUX

L'an 4e de la liberté, 1er de l'égalité, vulgairement 1792, le 4 septembre.

Au milieu des citoyens et citoyennes travaillant à l'équipement des braves défenseurs de la patrie, est introduite une députation de trois membres de l'Assemblée nationale qui ont fait lecture de plusieurs décrets de l'Assemblée nationale concernant la sûreté des personnes et des propriétés, et qui ont fait connaître le serment que l'Assemblée nationale a prêté[702].

M. Cambon et les deux autres membres ont prononcé des discours encourageants qui ont été couronnés des plus vifs applaudissements.

L'Assemblée, très nombreuse, a voulu prêter le serment prescrit par la Nation devant ses représentants. M. Cambon, ayant répété la formule que voici: Je jure d'être fidèle à la Nation, de maintenir la liberté et l'égalité, la sûreté des personnes et des propriétés, tous unanimement ont élevé les mains au ciel, et ont prononcé [le serment] dans un enthousiasme que connaît seul cet ardent amour de la liberté; les députés ont quitté l'Assemblée au milieu des applaudissements et des embrassements fraternels des citoyens et citoyennes, et des cris de Vive la Nation, Vive la Liberté, Vive l'Égalité.

L'Assemblée a voulu qu'une députation de vingt-quatre personnes, savoir douze hommes et douze femmes, porteraient (sic) demain à l'Assemblée nationale l'expression de leurs sentiments et l'adhésion la plus entière à tout ce que l'auguste Assemblée nationale fait pour le bonheur du peuple, et a nommé pour sa députation MM. Desvieux, Raymond, Gerard, Langlois, Lagrange, Basti (sic), Laporte (sic), Alavoine, Jean Rousseau, Filleul fils, Le Bœuf, Bachelard et Pomenero. MMdames Buret, Bouchas, Desvieux, Bergé, Magisson, Villequer, Saint-Martin, Moret, Cormery, Cousin, Michelin, Duhamel[703].

NOTES:

[702] Sur ces incidents, voyez F. BRAESCH, _La Commune du 10 août

1792_, pp. 500 à 502.

[703] Ces citoyens se présentèrent effectivement à la Législative

dans sa séance du 5 septembre au soir. Voici ce que contient,

à ce sujet, le Procès-verbal de la Législative (t. XIV, p.

373): «Des députés de la section du Contrat-Social apportent à

l'Assemblée l'expression des sentiments de tous les citoyens

de cette section, leur respect pour les lois et leur désir

de maintenir la sûreté des personnes et des propriétés; ils

remettent l'arrêté que la section a pris à cet effet et sont

admis à la séance ainsi que plusieurs dames qui ont passé la nuit

à la section pour travailler à l'équipement des volontaires prêts

à partir pour les frontières.»

ASSEMBLÉE DU 5 SEPTEMBRE 1792

PRÉSIDENCE DE M. DESVIEUX

Séance du 5 septembre 1792, l'an 4e de la liberté, et le 1er de l'égalité.

La séance s'est ouverte par la lecture du procès-verbal de la séance précédente qui a été approuvé.

L'Assemblée a reçu plusieurs offrandes des citoyens de la section pour participer aux frais de la guerre, savoir: par (sic) M. Viguier la somme de dix livres sept sols en espèces; par M. Charles Gibert, rue Saint-Honoré au coin de celle des Prouvaires, la somme de deux cents livres en assignats pour équiper un soldat; par M. Garnier la somme de cinq livres.

M. le secrétaire ayant des affaires pressées, M. Bodaut (sic) a été nommé secrétaire à la pluralité des voix.

L'Assemblée a accordé la parole à M. Péronard (sic) qui déclare qu'il était instruit que les compagnies à cheval qui se formaient n'étaient composées que de valets de la noblesse et de La Fayette, pour, étant tout équipés, passer à l'ennemi, lorsqu'ils se trouveront en face.

Cette déclaration a été appuyée par plusieurs membres qui lui ont succédé à la parole, sur les propos qu'ils ont entendus publiquement.

M. James, maître tailleur, rue Comtesse-d'Artois, nº 74, a fait une offrande de cinq livres en assignats.

M. Beaumier, rue Traînée, nº 1, a fait pareille offrande de cinq livres.

L'Assemblée a repris le scrutin pour la nomination des électeurs. M. Renard ayant obtenu la majorité a été proclamé septième électeur.

Ensuite ayant continué le scrutin, M. Millet de Gravelle ayant obtenu la majorité a été proclamé huitième électeur.

Après la nomination de M. Millet de Gravelle, M. Allant (sic) a été nommé président, pour remplacer M. Desvieux absent, et M. Le Bœuf, vice-président, obligé de s'absenter.

Pendant l'intervalle du scrutin, M. Antoine-Louis Chevalier, rue des Prouvaires, nº 61, a fait don d'une épée.

M. Danay, garçon clinqualier (sic), rue Comtesse-d'Artois, nº 72, a fait don de la somme de treize livres pour les frais de la guerre; plus de la somme de trois livres et une paire de boutons à diamants montés sur argent, et une épée à poignée d'acier.

Le scrutin a repris, et l'Assemblée ayant arrêté que l'on nommerait deux électeurs à la fois, en faisant la nomination de deux membres, MM. Regnier et Juliot (sic) père ont obtenu la majorité et ont été proclamés électeurs.

M. Basti, commandant, ayant été nommé électeur, est venu donner sa démission fondée sur ses trop grandes occupations.

Pendant l'intervalle du scrutin, M. Basti, commandant du bataillon, a observé [1º] que, par le recensement dernièrement fait[704], il se trouvait embarrassé pour la formation des compagnies, attendu qu'une partie de MM. les commissaires avaient seulement pris les noms des citoyens et non l'adresse; de plus qu'une partie des noms était si mal écrit (sic), qu'il était impossible de pouvoir deviner, et qu'en conséquence il demandait à l'Assemblée un nouveau recensement, plus l'ajournement de ce nouveau recensement, jusqu'après le départ des citoyens enrôlés, attendu que, s'il formait les compagnies en ce moment, une infinité de citoyens partant pour les frontières ferait un vide considérable, et que, par cette raison, la formation des compagnies se trouverait défectueuse.

2º Que l'Assemblée voulût bien nommer quelques personnes propres à s'occuper du recensement général, d'après le recensement particulier.

3º De prier MM. les commissaires qui ont été chargés du recensement de se joindre à celui qui sera chargé du recensement général afin de l'aider dans cette opération.

L'Assemblée a adopté cette mesure.

M. Daubonne l'aîné, rue Tiquetonne, fait don de la somme de cinquante livres pour les frais de la guerre.

NOTE:

[704] En exécution de l'arrêté de la section du 18 août (voyez

ci-dessus, p. 200).

VU:

Le 3 janvier 1911,

_Le Doyen de la Faculté des lettres

de l'Université de Paris_,

A. CROISET.


VU:

et permis d'imprimer,

_Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris_,

LIARD.

INDEX ALPHABÉTIQUE DES NOMS PROPRES

Nota.—Les noms de personnes sont en romain, sauf ceux d'auteurs, qui sont en italique, et ceux des citoyens de la section des Postes, qui sont en petites capitales. Les noms de lieux sont en égyptienne.

On trouvera aux mots-souches: JOURNAUX et SECTIONS, la liste des journaux et des sections cités en cours de l'ouvrage.

A

ABAUCOURT, 247.

=Abbaye= (=prison de l'=), 178 n. 518, 237 et n. 690, 238,

  239, 240.

Affiche: Les dangers de la Victoire, 202 et n. 592.

Affry (d'), 201 n. 590.

AGARD. Voyez HAGARD.

=Aix en Provence=, 15 n. 82.

=Ajaccio=, 13 n. 77.

ALAVOINE (ALLAVOINE) père (Joseph) 41 et n. 163, 42, 55, 78,

  79, 96, 189, 239, 246, 247, 248.

ALCAN (Abraham), 53 et n. 190, 213, 214.

ALLAN (ALLANT) (Guy-Félix), 120, 127 et n. 400, 163, 179,

  191, 206, 213, 214 et n. 624, 246, 250.

ALLOUCH, 206.

  =Amiens=, 98 n. 359.

Amis de la constitution monarchique (Société des), 21 n. 109.

ANDEAU (ANDROT), 210, 216 et n. 631, 217 et n. 635, 223 et

  n. 652.

ANDRÉ, 57.

ANDRIEUX, 14 n. 80, 59, 208 et n. 607, 212, 216.

ANDROT. Voyez ANDRAU.

=Angleterre=, 22 n. 116.

=Angleterre= (=hôtel d'=), 245.

=Annonay-en-Vivarais=, 245.

=Argenteuil=, 203 n. 595.

ARMAND (Jean-Louis), 191, 239.

ARMET, 241.

ARNAUD, 232, 243.

ARNOULT, 233.

Artois (comte d'), 111 n. 372.

ASSOUT, 118.

AUBIN, 135 n. 412, 212, 216, 247.

Aubin, commissaire de la section de la rue Beaubourg, 143 n.

  425.

Audouin (Audoin), 143 n. 425, 225 et n. 656.

AUDRIEU (pour ANDRIEUX?), 14 et n. 80.

AUGER, 116.

Aulard, XIII, 20 n. 105, 27 n. 126, 29 n. 128, 80 n. 318.

Autrichiens, 143 n. 425.

Auvray, 143 n. 425.

=Auxerre=, 26 n. 123.

B

BACHELARD (BLACHELARD), 59, 114, 118, 122, 138, 139, 146 et

  note 425, 147, 157, 165, 169, 170, 172, 175 et n. 509, 186,


  189, 200, 208, 209, 211, 215, 216, 223, 224, 248.

BACHELET, 247.

BACHENON (sieur et dame), 119.

BAILLARD (peut-être pour BAYARD?), 218.

BAILLARDET (BRILLARDET, BALARDET), 50 n. 182, 176, 209.

Bailly (Sylvain, le maire), 12 n. 76, 44 et n. 168, 92 et n.

  346, 95 n. 349, 96 n. 358, 98 n. 359, 211.

BAILLY, commissaire de la section des Postes, 196.

BALARDELLE (Nicolas-Hippolyte), (BAILLARDET, BALARDET,

  BRILLARDET, BALLARDEL), 50 n. 182, 182 et n. 537, 215, 222,


  225, 233.

BALARDET (erreur probable pour BAILLARDET ou BALARDELLE), 50

  et n. 182.

Balin, 169 n. 2.

Bamelle, 117.

BAQUENON (Mme), 122.

Baradelle, 143 n. 425.

BARRÉ le jeune (BARRÉ Jean-Antoine), 10 et n. 62, 14, 19,

  42, 96, 107 et n. 369, 127, 128, 167, 206, 209, 211, 212, 216,


  221.

Barrière (Berville et). Voyez: Berville et Barrière.

Barroux (Marius). III, IV, VI.

Barthélemy-Saint-Hilaire, III, V et n. 8.

BASTARD, 53, 245.

BASTÉ Voyez: BASTY.

BASTI. Voyez: BASTY.

=Bastille= (=la=), 49 n. 178, 51, 80 n. 318, 92 n. 346, 111

  n. 372, 132 n. 407, 135 n. 415.

BASTY (BASTI, BASTÉ) (Pierre-Antoine), 18 et n. 100, 33, 78,

  79 et n. 317, 83, 91, 114, 115, 122, 128, 131, 142 n. 423, 143

  n. 425, 182, 183, 184, 189 et n. 554, 200, 206, 225, 246, 248,


  250.

BAUDAU, 220, 230, 249.

Baude, 75.

BAUDELAN, 220.

Baudouin, 98 n. 359.

Baudrais, 143 n. 425.

BAYARD, 212, 216, 219, 231.

BEAU, 55.

BEAUMIER, 250.

=Beaumont= (=route de=), 239.

BECQUET, 57.

BECQUET (Mme), 62, 63 et n. 236.

Becquet, citoyen de la section des Lombards, 139 n. 421.

Bellemare, 143 n. 425.

BELLET (BELLAY) père, 76, 96, 114, 116 n. 381, 117, 119,

  121, 122, 123, 124, 126, 127, 128, 132, 135, 139, 146, 154,

  182.

BELLET, fils aîné, 114, 118, 124, 125, 209, 215 et n. 629,

  247.

BENARD, 245.

BERGÉ (Mme), 248.

Bernard, 129 n. 402, 213 n. 622.

Berthelot, 143 n. 425.

Berville et Barrière, 178 n. 518, 184 n. 544, 188 n. 552,

  200 n. 589, 201 n. 591, 202 n. 593, 228 n. 663.

Bienaymé, 95 n. 349.

Bierne (de), 129 n. 402.

Billaud-Varenne, 181, 213 et n. 622.

BLACHELARD. Voyez: BACHELARD.

Blanc (Louis), VI.

Bligny, 26 n. 123.

BLONDEL, 159, 162, 166, 167, 171, 175 et n. 509, 180 et n.

  529, 181.

BODAU (BODAUT). Voyez: BAUDAU.

BOICHERESSE (Pierre), 42.

BONA (Mme), 245.

Boncerf, 31.

BONNELLE (BONNEL), 116, 212, 216, 220, 242.

BONNET (Bonnet de Paly), 118, 122, 205, 206, 212, 216, 220.

Bonnet, fédéré, 187 n. 551.

Borie, 98 n. 359, 169 n. 485.

Borville P.-P., 201 n. 590.

Bosque (Charles), 15 et n. 81 et 83.

Botot, 143 n. 425, 236 n. 688.

BOUCHAS (Mme), 248.

Boucher (sans autre désignation), 98 n. 359.

BOUCHER, 205 n. 598, 216, 233.

BOUDIN, 237, 247.

BOUDINOT, l'aîné, 238.

Bouillé, 86 n. 331.

Bouin, 129 n. 402, 143 n. 425.

BOULABERT, 241.

Bouland, 161 et n. 461.

BOULANGER, 11.

Boulanger, faisant les fonctions de secrétaire du Conseil

  général, 188 n. 552.

=Bouloir= (=Bouloi=) (rue du), 215 et n. 627.

Bourdier, 143 n. 425.

Bourdon (Léonard), 202 n. 592, 203 n. 596.

Bourgain, 135 n. 415.

BOURGOUGNAT, 209.

BOUSSAROQUE (BOUSSAROCQ, BOUSSAROCQUE), 56, 75, 76, 84, 85,

  86, 87, 89, 90, 91, 95, 96 n. 358, 98, 103 n. 362, 107 et n.


  369, 112, 120, 127, 128, 160, 163, 164, 167, 168, 180, 223,

  247.

BOUTAU, 242.

BOUTÉ, 55.

BOYÈRE, 50, 51.

Braesch (F.), VIII n. 15, 92 n. 346, 123 n. 388, 126 n.

  398, 128 n. 401, 129 n. 402, 132 n. 406, 134 n. 410 et 411,

  135 n. 414 et 415, 137 n. 417, 138 n. 419, 139 n. 420 et 421,

  143 n. 424 et 425, 147 n. 426, 148 n. 428, 149 n. 434, 150 n.

  436, 151 n. 437 et 438, 153 n. 443, 155 n. 445, 156 n. 450,

  159 n. 454, 160 n. 458, 161 n. 461 et 462, 166 n. 477, 169 n.

  485, 170 n. 489, 173 n. 501, 175 n. 509, 178 n. 522, 180 n.

  530, 181 n. 532, 182 n. 535, 183 n. 541 et 543, 184 n. 545 et

  546, 185 n. 548, 187 n. 551, 189 n. 554, 194 n. 568, 195 n.

  570, 197 n. 580, 199 n. 585, 200 n. 588, 202 n. 592, 205 n.

  598, 206 n. 601, 207 n. 605 et 606, 212 n. 620, 213 n. 622 et

  623, 219 n. 638, 220 n. 642, 223 n. 650, 227 n. 661, 233 n.

  675, 235 n. 681, 238 n. 692 et 693, 243 n. 695, 244 n. 697,

  248 n. 702.

BRASSEUR, 243.

=Brest=, 86 n. 331.

Brestois (les), 166 n. 476 et 477.

=Brie-Comte-Robert=, 203 n. 595.

BRILLARDET. Voyez: BAILLARDET.

BRIZARD, 243.

=Broca= (rue), 166 n. 477.

BRODAUD (peut-être pour BAUDAUD?), 233.

BROU, 243.

BRUNIER (BRUNIÉ), 214, 222 n. 649.

BRUNSER (pour BRUNIER, BRUNIÉ?), 179.

Brunsvick (prince de), 243.

Brutus, 92 n. 346.

Bry (de), 94 n. 347.

Buchez et Roux, XIII, 143 n. 425, 154 n. 444, 178 n. 518,

  183 n. 540, 187 n. 549, 188 n. 552.

Buirette-Verrières (Verrières), 27 n. 126, 88 n. 336, 90 n.

  338, 111 n. 372, 128 n. 401.

BUISSON, 79.

BULLET fils (pour BELLET fils?), 215.

=Bullion= (=hôtel=), 5 n. 41, 40 n. 161.

Bunel, limonadier, citoyen de la section de la

  Fontaine-Montmorency, 5 n. 40.

BUNET (BUNEL), 5 et n. 40.

BUREL (Pierre-André), électeur de la section des Postes, 5

  n. 40.

BURET, 245.

BURET (Mme), 248.

Burou, 139 n. 421.

Butin, 129 n. 402.

C

CAFFIN, 222.

Cahier, 13, 17.

Cailleux, 143 n. 425.

Cambon, 248.

CAMPION, 217.

CAMUS. Voyez: LE CAMUS.

Canon, 92 n. 346.

Carle, 187 n. 550.

Carmélites (bataillon des), 26 n. 123.

CARON, 245.

Carré, 143 n. 425.

Caton, 92 n. 346.

CAVILLIER, 242.

Cellier, 174 n. 506.

CERFVOL père (Jacques-Auguste) (de CERFVOL), VIII, 2 et n.

  31, 6 et n. 46, 7, 8 n. 58, 9, 14, 16 n. 90, 18.

César, 222 n. 649.

CHABOT, 95.

Chaillot, 13 et n. 79.

CHALAS, 239.

Chalmet, 228 n. 665.

CHAMFORT, 175.

Champagne, 205.

=Champ de Mars= (=le=), 86 et n. 331, 87 n. 332.

CHAMPION (veuve), 245.

CHAMPSAUR, 216.

Chandelier, 143 n. 425.

Charavay, 1 n. 26, 5 n. 39 et 40, 13 n. 77, 17 n. 91, 18

  n. 100, 24 n. 121, 42 n. 164, 172 n. 496, 188 n. 552, 190 n.

  556, 558 et 559, 192 n. 562, 218 n. 637, 237 n. 689.

CHARLARD, 118, 122.

CHARMOT (CHARMOTTE), 118, 131, 160, 173, 175 et n. 508 et

  509.

Chassant, 143 n. 425.

Châteauvieux (régiment suisse de), 86 et n. 331, 87 n. 332

  et 333, 88 et n. 334, 335 et 336, 92 n. 346, 98 n. 359.

=Châtelet= (=le=), 17 n. 92, 219.

CHAUDOT, notaire (Vincent-Jean-Baptiste), 90 et n. 339, 95,

  222 n. 649.

Chaumette (Chaumet), 80 n. 318, 143 n. 425, 182 n. 540, 188

  n. 552, 189 n. 554, 221 n. 646.

CHAZELLE, 70.

Chenaux, 143 n. 425.

Chénier (Marie-Joseph), 87 n. 333, 143 n. 425, 188 n. 552.

Chepy, 143 n. 425.

=Cherbourg=, 241.

CHEVALIER (Antoine-Louis), 233, 250.

CHEVALLIER, marchand mercier, 245.

CHIGNARD (Jean-François). 114 et n. 379, 234 et n. 677, 237,

  238, 239, 240, 246 et n. 700.

=Chine=, 22 n. 116.

Choderlos, 143 n. 425.

Cietty, 143 n. 425.

=Claie=, 203 n. 595.

CLÉMENT, 122, 172, 200.

CLERC, 50.

Clermont-Tonnerre (Comte Stanislas de), 21 n. 109.

CLOSMENIL, 189.

Clouet, 83 n. 325.

=Coblentz=, 96 n. 358.

Cohendet, 143 n. 425.

Collet d'Herbois, 86 n. 331, 92 n. 346, 143 n. 425.

COLOMBIER, 242.

=Comtesse d'Artois= (rue), 17 n. 91, 118, 123, 125, 195,

  241, 249, 250.

Concedieu, 143 n. 425.

Condorcet, 94 n. 347.

Constituante (Assemblée), 3 n. 37, 27 n. 126, 29 n. 130, 32