Forbidden lover: Trahison (French Edition)

Angèle Line · Chapitre 7 sur 37

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Forbidden lover: Trahison (French Edition)

Chapitre 5

A près un petit détour par les toilettes, je décide d’aller un peu à l’extérieur, j’ai une heure de creux d’après mon nouvel emploi du temps. Mon prénom, enfin presque, se fait entendre lorsque je me promène près du groupe de Cameron. C’est encore cette blondasse, je vais finir par l’encastrer dans un mur. Elle commence sérieusement à me gonfler à me prendre de haut comme ça avec ses grands airs. Je me retourne pour la regarder et être sûre qu’elle cause sur moi.

 

— Tu parles de moi ? les amis de Cam s’écartent pour me laisser passer. Tu es toute triste de ne pas pouvoir, attends, c’était quoi déjà ? Ah oui, c’est ça, de ne pas pouvoir « peaufiner ton cours de langue et plus », lui dis-je en faisant mine de réfléchir.

J’entends le ricanement des potes du beau brun, mais les yeux incendiaires de Barbie me signalent que je suis allée trop loin. Mais je m’en tape littéralement.

— Je t’avais prévenue, ta vie au lycée va devenir un enfer.

Si elle imagine qu’elle me fait peur, j’en ai maté des plus costauds que cette brindille.

— Si tu savais comme tu m’effraies ! Je te jure, je tremble… Menacée par une poupée Barbie, je crois que je vais aller me cacher et pleurer très fort dans un coin !

Je pivote pour partir, car elle ne vaut pas la peine que je gaspille plus de salive pour elle. J’affiche tout de même un petit rictus, mais j’en ai oublié la première leçon de l’enseignement de mon père : ne jamais tourner le dos à l’ennemi. Celle-ci en profite pour me choper par les cheveux et me tirer en arrière. J’aperçois ses lèvres bouger, mais n’écoute pas ce qu’elle dit, ma seule intention est de me libérer de ses griffes. Je vire sur moi-même pour me trouver face à elle, ses yeux me lancent des éclairs. Je vois les autres approcher pour nous séparer, mais je ne leur en laisse pas le temps. Je lui attrape le poignet et lui tords, ce qui la fait lâcher mes longueurs dans un cri de douleur. Je plie un peu plus son articulation pour la forcer à s’agenouiller devant moi, puis je me baisse jusqu’à son oreille, pour qu’elle soit la seule à m’entendre.

— Ne me cherche pas, car tu pourrais bien trouver quelqu’un de plus fort que toi. Ne te fie pas aux apparences, pétasse, j’en ai battu des plus gros que toi ! Alors, un conseil, ne me saoule pas !

Je la libère enfin de ma prise et me dirige vers l’intérieur du lycée sans un regard pour le reste du groupe. Pour le devoir en duo, nous verrons ça plus tard, car, là, mes nerfs sont à fleur de peau. J’ai encore laissé Raven jaillir, je vais finir par me griller si je continue.

***

 

Cameron

La scène qui s’est déroulée devant mes yeux est complètement surréaliste, je découvre une nouvelle facette de ma petite chose. Je savais qu’elle avait du répondant, j’ai subi, en quelques secondes, ses foudres l’autre soir, et je ne veux plus m’y frotter, mais ce qu’elle vient de faire à Sam est totalement dingue.

Un sourire se fixe sur mon visage en repensant à la façon dont elle a maîtrisé ma future ex-copine. D’ailleurs, celle-ci est encore en train de chercher la compassion auprès des potes. Ce qu’elle ignore, c’est que tout le monde se fiche royalement de ses jérémiades. Personne dans le groupe ne l’apprécie, ils la tolèrent uniquement parce que c’est mon plan cul. Enfin, plus pour très longtemps…

— Non, mais vous avez vu ce que cette pétasse a fait ? Elle m’a pété le poignet ! Dis quelque chose, bébé… Regarde, j’ai super mal !

— C’est bien fait… j’entends tous les potes se mettre à rire.

— Quoi ? J’espère que tu déconnes là. T’es sérieux ?

— Non, ce n’est pas une blague ! Tu crois quoi, Sam ? J’en ai plus que ras le cul de tes lamentations, tes petits airs supérieurs, tu te la racontes un peu trop. Mais il faut que tu saches quelque chose : sans nous et ton argent, tu ne vaux que dalle.

Des larmes commencent à perler ses cils, son menton tremble, mais elle reste égale à elle-même. Les apparences sont bien trop importantes, elle ne pleurera pas.

— Mais… bébé, je… Je t’aime, tu ne peux pas me dire ça.

— Arrête avec tes surnoms de merde, ils m’ont toujours donné la gerbe. Puis tu le savais depuis le début, je t’avais prévenue, que du sexe, pas de sentiments ! T’es collante, tu me casses les couilles !

— Tu… Tu es en train de rompre ?

— Je crois bien, lui réponds-je en la fixant droit dans les yeux.

— Tu n’es qu’un connard, Cameron. Ça ne se passera pas comme ça ! déclare-t-elle en me pointant du doigt.

Puis elle se barre sous les exclamations de mes potes et de mon frère, qui me fait une accolade et me tape dans le dos. Je ne reste pas avec eux, j’ai une petite nana à retrouver. Je veux savoir comment elle va.

C’est donc l’esprit léger et enfin libre que je pars à la recherche de Camilia.

Je la repère plus loin, en train de faire les cent pas dans un couloir pratiquement désert. Pour la première fois, elle a retiré son bonnet, mais ses mains sont crispées dans ses cheveux. Elle semble plus que stressée et irritée. En m’approchant, je l’entends marmonner des mots que je ne déchiffre pas, car ils sont dans sa langue natale.

— Que perra… Puta2…

Je saisis très vite qu’elle est effectivement en colère, énervée, mais contre qui ? Elle-même ? Sam ? Ou peut-être quelqu’un d’autre…

— Camilia !? je vois un léger sursaut quand je l’appelle, elle se tourne vers moi. Ça va ?

— Vete !3

Je la fixe dans les yeux, lui faisant comprendre que je n’ai pas compris.

— Tire-toi, retourne avec ta copine et fiche-moi la paix.

— Laquelle ?

Ses iris sont déjà foncés, mais le regard qu’elle me lance pourrait geler le désert du Sahara. Je crois qu’elle pourrait me tuer, là, tout de suite !

— OK, c’était une blague pourrie, mais je viens de quitter Sam.

Son visage se radoucit un peu, mais elle reste distante.

— Je suis désolée pour tout à l’heure, je n’aurais pas dû m’énerver.

— Tu rigoles, elle l’a bien cherché. En plus, c’était complètement bandant de t’observer la maîtriser.

Je la vois mordre sa lèvre inférieure. Merde, c’est encore plus excitant qu’un des pornos de Tiago. Mes yeux restent fixés sur sa bouche, des images de la soirée de samedi me reviennent, sa peau sous mes paumes, sa langue dansant avec la mienne… Putain j’ai envie de recouvrer cette saveur.

Lorsque nos regards se soudent l’un à l’autre, je m’avance vers elle. Plus mes pas me rapprochent d’elle, plus Camilia recule jusqu’à ce qu’elle se retrouve coincée entre la rangée de casiers et moi.

Sa tête se relève vers mon visage, ma main droite caresse sa joue, ses yeux se ferment pour apprécier le contact de nos peaux.

— Je vais t’embrasser, si tu ne veux pas, tu as trois secondes pour dire non. Un… Deux… T

Je n’ai pas le temps d’annoncer trois qu’elle se jette sur ma bouche. Un gémissement s’échappe quand je réponds à son baiser. Ce bisou est brutal, impatient. Elle évacue sa tension par ses lèvres, par sa langue qui joue avec la mienne. Elle s’accroche aux pans de mon cuir pour me rapprocher encore plus d’elle. Elle tire sauvagement sur ma lippe, elle me rend complètement fou. Mon érection me fait un mal de chien, ne demandant qu’une chose, d’avoir, elle aussi, un peu d’attention. Nous sommes interrompus par un prof qui passe à côté en toussant pour nous rappeler silencieusement que les proximités « sexuelles » entre élèves sont interdites dans l’enceinte de l’établissement.

Nous nous séparons à regret. Enfin, surtout pour moi ! Elle, je ne sais pas ce qu’elle en pense, mais j’ai bien l’impression que ce baiser lui a plu autant qu’à moi. Je profite qu’elle regarde ailleurs pour me réajuster, je me sens à l’étroit dans mon pantalon.

— Est-ce que ça te dirait que l’on se retrouve après le bahut ce soir ? On pourrait aller chez moi, mes parents n’y sont pas.

— Je… je n’aurai pas…

— Pour l’exposé, Camilia, lui précisé-je avec un sourire.

Je préfère lui couper la parole, je ne souhaite pas entendre qu’elle regrette ou que nous n’aurions pas dû, car personnellement, j’ai bien envie de recommencer. Là, tout de suite, demain, plus tard, j’en veux beaucoup plus. J’ai ce sentiment de ne pas être rassasié d’elle.

Une fois que j’ai enfin récupéré son numéro de téléphone, et, après lui avoir inventé une fausse excuse, nous retournons en cours.

Traduction : Quelle Conne… Pétasse.

Traduction : Tire-toi

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