La Cité Antique / Étude sur Le Culte, Le Droit, Les Institutions de la Grèce et de Rome

Notes

Cette révolution ne plut pas à tout le monde dans Rome. Beaucoup de plébéiens rejoignirent le roi et s'attachèrent à sa fortune. En revanche, un riche patricien de la Sabine, le chef puissant d'une gens nombreuse, le fier Attus Clausus trouva le nouveau gouvernement si conforme à ses vues qu'il vint s'établir à Rome.

Du reste, la royauté politique fut seule supprimée; la royauté religieuse était sainte et devait durer. Aussi se hâta-t-on de nommer un roi, mais qui ne fut roi que pour les sacrifices, rex sacrorum. On prit toutes les précautions imaginables pour que ce roi-prêtre n'abusât jamais du grand prestige que ses fonctions lui donnaient pour s'emparer de l'autorité.

 

NOTES

[1] Aristote, Politique, III, 9, 8. Plutarque, Quest. rom., 63.

[2] Strabon, IV; IX. Diodore, IV, 29.

[3] Strabon, VIII, 5. Plutarque, Lycurgue, 2.

[4] Aristote, Politique, VIII, 10, 3 (V, 10). Héraclide de Pont, dans les Fragments des historiens grecs, coll. Didot, t. II, p. 11. Plutarque, Lycurgue, 4.

[5] Thucydide, V, 63. Hellanicus, II, 4. Xénophon, Gouv. de Lacéd., 14 (13); Helléniques, VI, 4. Plutarque, Agésilas, 10, 17, 23, 28; Lysandre, 23. Le roi avait si peu, de son droit, la direction des opérations militaires qu'il fallu une décision toute spéciale du Sénat pour confier le commandement de l'armée à Agésilas, lequel réunit ainsi, par exception, les attributions de roi et celles de général: Plutarque, Agésilas, 6; Lysandre, 23. Il en avait été de même autrefois pour le roi Pausanias: Thucydide, I, 128.

[6] Hérodote, VI, 56, 57.

[7] Xénophon, Gouv. de Lacédémone.

[8] Hérodote, V, 92. Aristote, Politique, VIII, 10 (V,10).

[9] Voy. Les Marbres de Paros et rapprochez Pausanias, I, 3, 2; VII, 2, 1; Platon, Ménéxène, p. 238c; Élien, H. V., V, 13

[10] Pausanias, IV, 8.

[11] Héraclide de Pont, I, 5. Nicolas de Damas, Fragm., 51.

[12] Pausanias, II, 19.

[13] Hérodote, IV, 161. Diodore, VIII.

[14] Cicéron, De Republ., II, 8.

[15] Tite-Live, I. Cicéron, De Republ., II.

[16] La famille Junia était patricienne. Denys, IV, 68.