Le Faucun de Malte
Chapitre XVI
Spade entra à l’Hôtel Sutter pour téléphoner à l’Alexandria ; Gutman était sorti, ainsi que sa fille et son secré-taire. Il téléphona ensuite au Belvédère : Cairo n’y était pas. On ne l’avait pas vu depuis la veille.
Alors, Spade se rendit à son bureau.
Un homme au teint basané, vêtu avec une certaine élé-gance, attendait dans la plus grande des deux pièces. Effie Pe-rine, désignant le nouveau venu du geste, dit :
– Ce monsieur voudrait vous voir, Mr. Spade.
Le détective sourit, s’inclina et ouvrit la porte de son bu-reau personnel.
– Entrez, dit-il. Puis à Effie : pas de nouvelles de l’autre af-faire ?
– Non, monsieur.
L’homme était propriétaire d’un cinéma de Market Street. Il soupçonnait son caissier de le voler, d’accord avec l’un des contrôleurs. Spade le rassura, promit de s’occuper de l’affaire, demanda – et reçut, – 50 dollars, puis congédia l’importun.
Aussitôt que la porte du couloir se fut refermée derrière le client, Effie Perine entra dans le bureau de Spade. Son visage était soucieux.
– Tu ne l’as pas encore retrouvée ? demanda-t-elle.
Il secoua la tête et continua de caresser lentement, du bout des doigts, en traçant des cercles légers, sa tempe endolorie.
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– Comment ça va ? demanda Effie.
– Ça va, mais j’ai encore très mal à la tête.
Elle passa derrière lui, lui prit la main, l’abaissa, et caressa légèrement la tempe de ses doigts fuselés. Il se pencha en ar-rière et sa tête vint s’appuyer sur la poitrine de la jeune fille.
– Tu es un ange ! murmura-t-il.
Elle baissa la tête pour voir son visage.
– Il faut la retrouver, Sam, dit-elle. Voilà plus d’un jour…
Il s’agita impatiemment et l’interrompit.
– Il faut ? Si je pouvais seulement me reposer une minute avant de partir à sa recherche.
– Pauvre tête ! murmura-t-elle, caressant la tempe sans rien dire.
– Sais-tu où elle est ? demanda-t-elle, après un silence.
Le timbre du téléphone résonna. Spade prit l’appareil.
– Allô ?… Oui, Sid, tout s’est bien passé, merci… Non… Il s’est un peu énervé, moi aussi… Il s’est embarqué dans une his-toire invraisemblable de gangsters de Chicago !… Tout ce que je puis dire, c’est que nous ne nous sommes pas embrassés en nous quittant. J’ai parlé net et j’ai claqué, la porte… Quoi ? Ah, non, mon vieux, c’est toi que ça regarde, pas moi… Entendu, au revoir.
Il raccrocha. Effie Perine était maintenant debout à côté de lui.
– Est-ce que tu sais où elle est, Sam ? demanda-t-elle.
– Je sais où elle est allée, répondit-il, de mauvaise grâce.
– Où ? interrogea-t-elle avidement.
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– À bord du bateau que tu as vu brûler.
Elle écarquilla les yeux, découvrant le blanc de ses pru-nelles.
– Tu y es allé, dit-elle, d’un ton qui n’interrogeait pas.
– Non.
– Sam, s’écria-t-elle, elle est peut-être…
– Elle y est allée de bon gré, coupa-t-il d’une voix aigre. On ne l’a pas enlevée. Elle y est allée au lieu de se rendre chez toi, aussitôt qu’elle a connu l’arrivée du navire. Crois-tu que je vais courir après mes clients et les supplier de permettre que je les aide ?
– Mais, Sam, quand je t’ai dit que le bateau brûlait !
– C’était à midi et j’avais deux rendez-vous urgents.
Les paupières à demi fermées, elle le regarda fixement.
– Sam Spade, tu es l’homme le plus méprisable que Dieu ait jamais créé – quand tu veux t’en donner la peine. Parce qu’elle a agi sans te consulter, tu restes là, sans l’aider, alors que…
Sam rougit et l’interrompit, têtu :
– Elle est assez grande pour se tirer d’affaire toute seule et elle connaît mon adresse et mon numéro de téléphone.
– C’est du dépit ! tout simplement, s’exclama Effie. Tu es vexé parce qu’elle a agi seule, sans te rien dire. Pourquoi pas ? Es-tu si profondément loyal et honnête qu’elle doive te faire en-tièrement confiance ?
– Assez ! dit Spade.
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Le ton de sa voix fit lever dans les yeux de la jeune fille une brusque lueur de crainte, mais elle secoua la tête et cette crainte disparut.
– Si tu n’y vas pas à l’instant, Sam, j’irai et j’emmènerai la police.
Sa voix tremblante chevrota et se brisa soudain.
– Oh, Sam, vas-y ! gémit-elle.
– Nom de Dieu ! jura-t-il, se levant, ça vaudra mieux pour ma pauvre tête que de t’entendre pleurnicher.
Il regarda sa montre.
– Tu peux fermer et rentrer chez toi, dit-il.
– Non. J’attendrai ici que tu reviennes.
– Comme il te plaira ! grogna-t-il, prenant son chapeau.
Il le mit sur sa tête, eut une grimace de douleur, l’ôta, et sortit, le chapeau à la main.
Une heure et demie plus tard, à 5 h. 20, Spade était de re-tour. Il paraissait gai.
– Pourquoi as-tu un si sale caractère, chérie, dit-il.
– Moi ?
– Oui, toi.
Il posa son index sur le bout du nez d’Effie Perine. Puis il la prit aux coudes, la souleva et l’embrassa sur le menton.
– Rien de nouveau ? demanda-t-il après qu’il l’eut reposée à terre.
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– Luke a téléphoné du Belvédère pour te dire que Cairo était rentré. Il y a une demi-heure de ça.
Spade ouvrit la bouche, comme s’il allait parler, puis la re-ferma, tourna sur ses talons et se dirigea vivement vers la porte.
– Tu l’as retrouvée ? s’écria la jeune fille.
– Je te raconterai ça tout à l’heure, dit-il sans se retourner.
Un taxi le mena au Belvédère en dix minutes. Luke était dans le hall.
– Un quart d’heure trop tard ! dit-il. L’oiseau s’est envolé.
Spade invoqua sourdement le nom du Seigneur.
– Parti, armes et bagages, dit Luke tirant un carnet de sa poche. J’ai pris le numéro du taxi : on ne sait jamais.
– Merci, dit Spade qui nota le numéro au dos d’une enve-loppe. Pas d’adresse où faire suivre son courrier ?
– Non. Il est arrivé, apportant une grande valise, il est re-descendu presque tout de suite avec ses bagages, a payé sa note et pris un taxi. On n’a pas entendu l’adresse qu’il donnait au chauffeur.
– Et sa malle ?
– Nom de Dieu, dit Luke, c’est vrai. Je l’avais oubliée. Viens.
La malle était dans la chambre de Cairo, le couvercle bais-sé, mais elle n’était pas fermée à clef. Ils levèrent le couvercle : la malle était vide.
– Qu’est-ce que tu en dis ? demanda Luke.
Spade n’avait rien à en dire.
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Il retourna à son bureau. Effie Perine l’interrogea du re-gard.
– Je l’ai manqué, grogna Spade passant dans l’autre pièce.
Elle le suivit. Il s’installa dans son fauteuil tournant et rou-la une cigarette. Elle s’assit sur le bureau, le bout des pieds ap-puyé sur un coin du siège du fauteuil de bois.
– Et Miss O’Shaughnessy ? demanda-t-elle.
– Je l’ai manquée aussi, dit-il, mais elle y est allée.
– Sur La Paloma ?
– Oui, sur La Paloma, répondit-il, caressant les jambes de la jeune fille. Elle y est allée hier, un peu après midi, sans doute aussitôt après avoir renvoyé son taxi au Ferry Building. Ce n’est pas loin de là. Le capitaine n’était pas à bord. Il s’appelle Jacobi. Elle l’a demandé, par son nom. Il était en ville. Donc, il ne l’attendait pas à cette heure-là. Elle l’a attendu, elle, jusqu’à 4 heures. Ils sont restés ensemble jusqu’au dîner et elle a partagé son repas, dans la cabine.
Il aspira une bouffée de fumée, la renvoya lentement et tourna la tête pour cracher un fragment de tabac.
– Après le dîner, reprit-il, le capitaine a reçu trois nou-veaux visiteurs : Gutman, Cairo et le gosse qui est venu ici de la part de Gutman. Ils sont restés ensemble. Brigid était encore là. Ils ont causé, tous les cinq, dans la cabine du capitaine. Je n’ai pas réussi à tirer grand-chose de l’équipage, mais j’ai appris tout de même qu’une dispute avait éclaté et que, vers onze heures, on avait entendu une détonation venant de la cabine. Le marin de garde s’est précipité, mais le capitaine est sorti disant que ce n’était rien. Le projectile a percé la cloison, assez haut pour lais-ser croire que personne n’a été touché. Il n’y a pas eu d’autre coup de feu, autant que j’aie pu savoir, mais je n’ai pu savoir grand’chose.
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« Bref, ils sont partis, tous les cinq, vers minuit ; aucun ne marchant avec difficulté. C’est le marin de garde qui m’a rensei-gné. Je n’ai pu voir les douaniers qui étaient de service à cette heure-là. C’est tout. Le capitaine n’est pas revenu à bord. Il avait ce matin, avec un armateur, un rendez-vous auquel il n’est pas allé, et on n’a pu encore le prévenir que La Paloma brûlait.
– Et l’incendie ? demanda-t-elle.
– Je ne sais pas, dit-il, haussant les épaules. On l’a décou-vert dans la cale, à l’arrière, tard ce matin. Il a pu commencer hier soir. Il est éteint, mais il y a d’importants dégâts. L’équipage ne veut rien dire en l’absence du capitaine, c’est…
La porte du couloir s’ouvrit. Spade se tut. Effie Perine sauta à bas du bureau, mais un homme poussait déjà la porte séparant les deux pièces.
– Où est Spade ? demanda-t-il.
Sa voix fit sursauter le détective. Elle était rauque et avait prononcé les deux mots avec effort. Une sorte de gargouillement semblait venir de la gorge de l’homme.
Effie Perine, effrayée, s’écarta de son chemin. Il s’arrêta dans le cadre de la porte. Son chapeau mou était écrasé par le linteau : l’inconnu avait près de sept pieds de haut. Un pardes-sus noir très long, coupé droit, sans ampleur, boutonné du col aux genoux l’enveloppait comme un fourreau, exagérant sa mai-greur. Ses épaules étaient hautes, angulaires. Son visage ossu, sillonné de rides, hâlé par le grand air, était de la couleur du sable humide, et mouillé de sueur aux joues et au menton. Ses yeux étaient sombres, injectés de sang, affolés. Les paupières in-férieures, affaissées, montraient la muqueuse intérieure, rose pâle. Il serrait contre son flanc gauche un paquet enveloppé de papier brun et lié d’une ficelle. Ce paquet, elliptique, avait l’apparence d’un gros ballon de rugby.
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Rien dans l’attitude du géant ne semblait révéler qu’il ait vu Spade. Il dit : « Vous savez… » et le liquide qui gargouillait dans sa gorge monta, submergeant ses paroles. Il plaça sa main droite sur l’autre, qui étreignait le paquet, et, très droit, sans chercher à amortir la chute en tendant les bras, il tomba en avant, comme un arbre.
Spade, le visage figé, bondit et reçut l’homme dans ses bras. Le géant ouvrit la bouche : il en sortit un filet de sang. Le paquet avait roulé sur le parquet : un pied du bureau l’arrêta. Brusquement, l’inconnu, les genoux pliés, mollit, s’affaissa, inerte et lourd dans son fourreau de drap noir, sur les bras de Spade qui ne pouvait plus le soutenir.
Le détective l’allongea doucement sur le parquet, couché sur le côté gauche. Les yeux de l’homme étaient grands ouverts et immobiles. De sa bouche demeurée béante, il ne sortait plus de sang.
– Ferme la porte à clef ! dit Spade.
Tandis qu’Effie Perine, claquant des dents, fermait en tremblant la porte du couloir, Spade agenouillé près de l’homme, le retournait sur le dos, et glissait sa main à l’intérieur du pardessus. Il la retira couverte de sang et, sans émotion, la tenant en l’air de façon qu’elle ne touchât à rien, de l’autre main, il tira son briquet de sa poche, l’alluma et passa la flamme contre les paupières du géant. Les yeux demeurèrent immobiles.
Alors, sur les genoux, Spade fit le tour de l’homme, débou-tonnant le pardessus de sa main propre. L’intérieur était mouil-lé de sang comme le veston croisé, de serge bleue. Les revers du veston et les deux côtés du pardessus étaient percés de trous.
Spade se leva et se dirigea vers le lavabo pour se laver les mains.
Effie, pâle et tremblante, accrochée au bouton de la porte, murmura :
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– Il… il est…
– Oui. Cinq ou six balles, dans la poitrine.
– Est-ce qu’il faut ?… dit-elle.
– Il est trop tard pour appeler un médecin, coupa-t-il. Ré-fléchissons. Il n’est pas venu de très loin avec tout ce plomb dans le ventre. S’il avait parlé !
Il s’essuya lentement les mains.
– Hé ! fit-il, tiens-toi debout, nom de Dieu ! Tu ne vas pas tomber dans les pommes !
Il jeta la serviette et passa une main, doigts écartés, dans ses cheveux.
– Allons voir le paquet ! dit-il.
Il rentra dans son bureau, enjamba le cadavre et ramassa le paquet. Quand il sentit le poids de l’objet, ses yeux eurent un éclair. Il le plaça sur le bureau et coupa la ficelle avec un canif.
La jeune fille passa près du mort en détournant la tête et vint auprès de Spade. Les mains posées sur le coin du bureau, elle le regardait écarter le papier brun, et l’enthousiasme rem-plaça bientôt sur son visage la pâleur maladive de naguère.
– Crois-tu que c’est ça ? murmura-t-elle.
– Nous le saurons bientôt, dit-il, ôtant une seconde enve-loppe de papier gris.
Son visage était dur et immobile, mais ses yeux brillaient.
Quand il eut écarté la triple feuille de papier gris, une masse ovoïde apparut, entourée de légers copeaux agglomérés. Il les ôta et aperçut l’image noire et luisante d’un oiseau.
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Spade éclata de rire. Il posa une main sur la statuette. Ses doigts écartés épousaient complaisamment les contours du fau-con, avec le plaisir qu’éprouve celui qui retrouve la chose pré-cieuse qu’il a perdue. Il prit, de son autre bras, Effie Perine par la taille et la serra contre lui.
– Le voici enfin, ce fameux faucon ! dit-il.
– Aïe ! Tu me fais mal ! cria-t-elle.
Il la lâcha, prit l’oiseau noir à deux mains et l’éleva, en re-culant d’un pas, d’un air de triomphe.
Effie Perine poussa un hurlement, l’index pointé vers les pieds de Spade.
Il baissa les yeux. En reculant, son talon gauche avait pin-cé, entre le cuir et le parquet, un peu de la peau du cadavre, sur le bord de la paume d’une main. Spade leva vivement le pied.
Le timbre du téléphone résonna.
La jeune fille prit l’appareil.
– Allô ?… dit-elle… Oui… Qui ?… (ses yeux s’agrandirent soudain) Oui… oui… Ne quittez pas.
Elle ouvrit brusquement la bouche et cria :
– Allô, Allô, Allô !
Elle manœuvra le crochet et cria encore, deux fois : Allô !
Puis elle se tourna vers Spade.
– C’était Miss O’Shaughnessy ! dit-elle d’une voix rauque. Elle a besoin de toi ! Elle est à l’Alexandria – en danger ! Sa voix… oh, Sam ! Sa voix ! Il lui est arrivé quelque chose avant qu’elle ait pu tout me dire. Va, Sam !
Spade posa le faucon sur le bureau et fronça les sourcils.
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– Il faut que je m’occupe de celui-là, dit-il, montrant le ca-davre.
Elle se précipita et lui frappa la poitrine à coups de poing.
– Non, non ! Tu ne comprends donc pas ? Il avait la chose qui appartient à Miss O’Shaughnessy et ils l’ont tué ! Et mainte-nant… va vite !
– C’est bon, dit Spade, repoussant Effie.
Il roula l’oiseau noir dans son enveloppe de copeaux et de papier. Rapidement il fit un paquet plus volumineux.
– Dès que je serai parti, téléphone à la police, dit-il. Ra-conte comment c’est arrivé, sans citer de noms. Tu ne sais rien. J’ai répondu au téléphone ; je t’ai dit que j’étais obligé de sortir immédiatement. Où ? Tu ne sais pas. Oublie l’oiseau ! dis tout mais ne parle pas du paquet, excepté s’ils ont l’air d’être au cou-rant, mais c’est peu probable. S’ils savent, j’ai emporté le pa-quet, sans l’ouvrir.
Il noua la ficelle.
– Tu as bien compris ? Tout s’est passé comme tu l’as vu, mais sans paquet – sauf si la police le sait. Ne nie pas. N’en parle pas. C’est à moi que l’on a téléphoné. Tu ne connais per-sonne qui ait eu affaire au mort. Tu ne peux parler de mes af-faires en mon absence. Compris ?
– Oui, Sam. Qui est-ce ?
– Je crois bien que c’est le capitaine Jacobi, commandant La Paloma.
Il prit son chapeau, regarda le cadavre d’un air pensif, puis le parquet.
– Vite, Sam !
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– Oui, dit-il, distrait. Ôte ces copeaux qui traînent sur le bureau et le plancher. Puis, tu pourrais téléphoner à Sid ? Non.
Il se frotta le menton.
– Non, répéta-t-il, pas encore. Cela paraîtrait bizarre.
Il caressa la joue d’Effie.
– Tu es un bon petit homme, chérie, dit-il.
Et il sortit.
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