Les flots ensorcelés: Mystères et enquêtes surnaturelles (La Coureuse des grèves t. 1) (French Edition)

Chapitre 9

Le silence régnait le lendemain matin lorsque je descendis préparer le café. C’était le jour de repos de Ben, et mon invité dormirait jusqu’au coucher du soleil. Sous le concert de sifflements et de crachotements de la cafetière, je sortis ma tasse préférée où on pouvait lire « Remplie de bonnes intentions ». Peut-être que si j’avais choisi celle-là hier, mon entretien avec monsieur Rodrigue se serait mieux passé. Ou pas.

Je me permis de boire la première tasse dans le calme. Malgré mes bonnes intentions, mon pied battait la mesure contre la patte de table, signe que mon inconscient était déjà prêt à sauter dans l’action. Je me servis une deuxième tasse et pris la direction du petit bureau attenant.

Un ordinateur trônait sur une table en bois ayant autrefois servi de meuble pour une machine à coudre. La structure de métal avait été modifiée pour permettre de s’y asseoir confortablement, la pédale et le logo « Singer » savamment reculé pour garder le concept tout en dégageant le dessous. Des enjolivures ouvragées ornaient la devanture et les poignées des tiroirs. Ce petit bijou, et plusieurs autres, avait été inclus dans la vente du manoir. Je mis l’appareil en marche et contemplai la vue depuis la fenêtre.

Les petits juncos ardoisés avaient envahi les branches des arbres les plus proches, faciles à reconnaître à leur plumage gris acier qui contrastait avec leur ventre blanc. Ces petits passereaux traversaient la région chaque année au rythme des saisons et mon cœur s’emplissait de bonheur de les revoir. D’un même mouvement, ils prirent leur envol, formant une nuée compacte avant de jeter leur dévolu sur un autre arbre. Un groupe de quiscales bronzés, plus gros et complètement noirs, prit la place des juncos, leurs cris me parvenant au travers du calfeutrage des vitres. Je souris à la vue du responsable de toute cette agitation : un chat roux et bien dodu se glissait entre les bosquets.

Le tintement d’une notification me rappela à l’ordre et je déposai ma tasse avant de m’asseoir. Dans un premier temps, je vérifiai mes messages. Mon cœur manqua un battement comme chaque fois que je recevais une demande d’information anonyme au sujet du manoir Cormoran, suivi par la morsure de la déception. Je ne pouvais m’empêcher d’espérer que cette fois-ci serait la bonne. Si l’idée de créer un sanctuaire pour créatures surnaturelles venait de Marie-Josephte, elle n’en recoupait pas moins la mienne : créer un havre de paix pour attirer d’autres océanides.

Le projet découlait d’une intuition tirée par les cheveux. Avant sa mort, ma mère avait transmis des indications à mon père, qu’il m’avait fait mémoriser, à défaut d’être en mesure de les interpréter. Il avait souvent répété que la fièvre avait fait délirer ma mère, et que je ne devais pas y accorder trop de poids, mais même lui doutait de cette possibilité.

« Elles ne reviendront pas tant que leur sécurité sera compromise. Viviane devra d’abord éliminer la menace qui pèse sur elles. »

Qui étaient-« elles »? Aucune idée. J’avais acquiescé à la demande de mon père, aussi bien de graver ces paroles dans mon esprit que de ne pas y accorder trop d’importance. Jusqu’à ce que mes facultés magiques partent en vadrouille et que le pouvoir obscur se manifeste pour la première fois l’an dernier.

Depuis, j’avais remonté la côte à la recherche d’informations sur mes semblables. Cette tentative s’était soldée en échec. À croire que les océanides avaient été éradiquées. Ou qu’elles se cachaient. Ce qui me ramenait aux étranges paroles de ma mère. Se pouvait-il qu’une menace eût poussé les océanides à se retirer du monde connu? Bâtir un havre de paix et réussir à ce que le mot circule jusqu’à elles me paraissait ridicule, même si ça avait semblé un éclair de génie sur le coup. Un soupir m’échappa. Je préférais de loin essayer quelque chose – n’importe quoi – plutôt qu’attendre que le pire se produise et que le pouvoir obscur cause ma perte.

Le Bonhomme Sept Heures ne réalisait probablement pas à quel point j’étais prête à tout pour réaliser mon projet. Ou alors ses provocations avaient été calculées, sachant que je me lancerais sur la piste du saboteur avec l’énergie du désespoir... Les motivations du croque-mitaine importaient peu, car le résultat serait le même.

Décidée à résoudre le mystère à la clé, j’ouvris en premier le site Web du journal local et parcourus les nouvelles les plus récentes, à la recherche d’un article que j’avais lu quelques jours plus tôt. Les faits rapportés par le Bonhomme Sept Heures avaient titillé ma mémoire, avec un sentiment de déjà-vu. Je savais maintenant pourquoi. Cet incident n’était pas le premier : « Échafaudages défectueux : la municipalité menace de poursuivre ».

Je lus le texte en diagonale, car les informations étaient plutôt maigres. L’accident s'était produit à la suite d’une crue soudaine de la rivière. Les dégâts avaient été assez importants pour mériter la présence des services d’urgence. Au bas de la page, un carrousel proposait des articles reliés :

« Affaissement d’un tronçon de route : les réparations traînent en longueur. La nappe phréatique serait-elle en cause? »

Le texte racontait la chronologie des mésaventures liées à la réparation de la chaussée. Ce qui aurait dû être un entretien de routine s’était transformé en excavation majeure pour remplacer des tuyaux d’égouts.

Je comptais trois incidents sur des chantiers impliquant de l’eau en moins de deux semaines. Le mot « coïncidence » me semblait inadéquat. Quelques recherches supplémentaires me permirent de trouver les adresses des deux autres lieux et je les notai sur mon smartphone.

J’avalai un muffin aux bananes et chocolat avant de monter à l’étage pour me changer. Si ma petite stature me permettait plus facilement de passer inaperçue, ma longue chevelure noire et mes yeux verts, eux, attiraient l’attention. Comme toutes les nymphes, j’avais des courbes équilibrées et un teint clair. À une autre époque, quelque cent ans plus tôt, me fondre parmi la foule s’était avéré difficile.

Si seulement j’avais eu conscience du regard des autres plus tôt. À l’aube de ma vingtaine, je n’avais pas réalisé que la plupart des femmes m’envieraient cette peau lisse, éclatante et sans rides, que le labeur du quotidien et les intempéries ne semblaient pas toucher. Aujourd’hui, avec la popularité du maquillage, et grâce aux différentes modes vestimentaires, je pouvais enfiler des vêtements passe-partout, enfoncer une casquette sur ma tête et terminer le tout d’une paire de lunettes de soleil. Personne n’y verrait quoi que ce soit d’anormal.

Un coup d’œil à l’appli météo m’apprit que l’été des Indiens perdurait, nous faisant la grâce d’une température digne du mois d’août. J’emportai quand même ma veste, et chaussai mes bottes de randonnée. Avant de franchir la porte, je poussai mes sens vers l’eau présente dans le manoir. Le tour d’horizon fut vite fait, confirmant que tout était en ordre. J’infusai l’eau de mon désir de veiller à la sécurité de mon hôte, et elle tourbillonna en remous paresseux pour acquiescer. Puisque je réitérais la demande chaque jour depuis des mois, ce serait bientôt gravé dans sa mémoire. Je pouvais partir l’esprit en paix.

Dehors, les rayons du soleil me réchauffèrent le visage et je m’arrêtai un instant pour en profiter, les yeux fermés. Un murmure me parvint, comme la caresse d’un chat contre mes jambes. Le rivage m’appelait. Avec un pincement de regret, je lui tournai le dos et montai dans le Combi.

J’entrai les adresses dans le GPS et me dirigeai vers le site le plus près. Le trajet prit un peu plus de temps que prévu : même si la route était moins fréquentée qu’un jour de semaine, j’eus le malheur de me retrouver derrière un homme d’un certain âge à la conduite irréprochable, si ce n’est l’absence d’accélération digne de ce nom.

Peu de temps après, une série de panneaux de signalisation barraient en partie le passage, indiquant le détour par une rue transversale. Le clignotant du vieil homme s’alluma à plusieurs reprises avant qu’il ne s’engage dans le virage. Avec un soupir soulagé, je manœuvrai le Combi le long des barricades, à moitié sur la route et à moitié sur le bas-côté. Plus loin, une nouvelle barricade bloquait complètement la route. Au-delà, l’asphalte avait été arraché, et après quelques mètres de gravier, un énorme trou défigurait le paysage, avec des machineries de part et d'autre.

Je me garai à côté d’une rangée d’énormes cônes orange, objet si fréquent dans la province qu’il en était même devenu l’emblème de l’île de Montréal. Le climat du Québec était notoire pour ses caprices, enchaînant gel et dégel au moins huit mois par an. Certains se plaisaient à blâmer des politiciens radins et des entreprises malhonnêtes pour l’état de nos routes. Entre collusion et intempéries, le réseau routier siphonnait temps et argent.

Dans ce cas-ci, une influence supplémentaire était en cause. Je descendis du Combi et balayai les environs du regard. Le secteur était isolé et la distance entre les maisons me garantissait un minimum de discrétion. D’un côté, une clôture à bétail bordait le terrain, les vaches visibles plus loin. De l’autre côté, une haute haie de cèdres du Canada coupait la vue sur la propriété voisine. Le passage répété de la machinerie avait abîmé plusieurs branches et je pinçai les lèvres. J’avançai et effleurai le feuillage du bout des doigts. Il n’y avait pas de rivage à proximité, mais avec la tuyauterie exposée par les travaux, j’avais tout de même accès à une bonne réserve d’eau.

Je laissai mes facultés d’océanide explorer les environs et envelopper les cèdres. Le sol était bien irrigué et les propriétaires entretenaient la haie avec soin. Ils s’en remettraient. Je leur envoyai une légère poussée d’énergie et le feuillage bruissa doucement pour me remercier.

Mon attention se porta vers le trou et je m’approchai du bord. Pour faciliter mon exploration, j’enfouis les mains dans la terre meuble et lançai mes sens en éventail. Je retroussai le nez, peu surprise par ma découverte. Ici aussi, le goût de la cendre me recouvrit la langue.

L’eau présente sur place n’était que de passage, transportée par les conduits de la municipalité pour approvisionner les maisons. Les vannes à proximité avaient été fermées, le temps des travaux. Malgré sa volonté de répondre à mes questions, elle ne pouvait pas m’aider.

Je me relevai et arpentai le chantier, les yeux braqués sur le sol à la recherche de marques ou de traces. Ici aussi, les allées et venues des ouvriers masquaient toute autre piste. Je m’éloignai en cercles concentriques, refusant d’abandonner la partie.

Mes pas m’avaient menée au bord de la clôture lorsque je vis des traces de sabot. Ceux-ci appartenaient à un cheval ferré, l’empreinte profonde et précise. Le nombre de pistes superposées laissait penser que le cheval avait effectué plusieurs longueurs. Je relevai la tête à la recherche d’une écurie ou du cheval en question.

Un peu plus loin, un enclos en planche se démarquait par la blancheur de la peinture. Je pris cette direction, cherchant le cheval du regard, mais il n’était nulle part en vue. Le pré était clôturé sur trois côtés, adossé sur un bâtiment de ferme en tôle grise. Je m’arrêtai devant la maison la plus près qui partageait une allée avec l’écurie.

Des bruits de sanglots m’incitèrent à avancer de quelques pas supplémentaires et je vis une jeune femme assise sur une balle de foin, le visage dans ses mains. Ses bottes en cuir montaient à mi-mollet, les coutures décoratives sur la tige typiquement western. À ses pieds gisaient un licou pour cheval et une laisse.

Je lançai un regard de chaque côté, mais nous étions fin seules. J’hésitais entre la laisser tranquille avec sa peine et aller la voir. La curiosité finit par l’emporter et je remontai l’allée. Le bruit de mes pas attira son attention et elle releva la tête, ses yeux rougis. Elle renifla et s’essuya le visage sur une manche avant de se remettre sur pied pour me faire face.

– Pardonne-moi de te déranger, commençai-je. J’ai vu les traces de sabots sur le côté de la route. As-tu perdu ton cheval?

Sa bouche prit un pli amer et elle cligna des yeux pour en chasser les larmes qui y affluaient.

– On pense que quelqu’un a volé Balthazar. La voisine a vu un camion avec une remorque à chevaux hier soir.

Mon cœur se serra pour elle.

– As-tu parlé à la police?

Elle hocha la tête et la colère remplaça sa tristesse.

– Ils ont pris ma déposition et ont classé l’affaire comme si je leur parlais d’une bicyclette. Balthou est un Canadien croisé Frison d'un élevage réputé. Il vaut probablement dix mille dollars, même sans ses papiers.

J’ouvris de grands yeux. Je n’y connaissais pas grand-chose en chevaux de race, mais le prix me semblait élevé.

– J’espère que tu le retrouveras.

Elle hocha la tête et je la saluai avant de rebrousser chemin vers mon Combi. Les traces de cheval résultaient donc d’un véritable animal et pas d’un cheval-bâtisseur ou d’un kelpie. Peut-être que la visite de l’autre site apporterait un éclairage différent. Je pris le volant et exécutai un demi-tour pour me rendre à ma prochaine destination. Ce chantier-ci se trouvait sur une propriété privée près de la route principale de la municipalité de Saint-Charles-de-Bellechasse. Une affiche annonçait l’implication du ministère de la Culture pour préserver le patrimoine québécois.

La construction respectait la tradition canadienne, son extérieur en maçonnerie de pierre. La façade avant s’ornait de fenêtres rectangulaires à carreaux, deux de chaque côté d’une porte à demi vitrée. Les échafaudages occupaient l’extrémité du bâtiment. Un empilement de métal tordu reposait non loin, probablement les vestiges de la structure abîmée par la crue. Une partie du terrain paraissait récemment nettoyée, tandis que le reste exhibait encore les dégâts causés par la montée des eaux.

Je m’arrêtai un peu plus loin et sortis du Combi avec un coup d’œil prudent. La matinée avançait et des voitures passaient à intervalle régulier. Un chien aboya au loin, accompagné par des cris de joie d’un enfant. Pour autant, la propriété semblait déserte. Je longeai les plates-bandes en direction de l’allée. Quelqu’un avait mis beaucoup d’efforts sur l’aménagement paysager et l’assortiment d’arbustes décoratifs et d’arbres formait un écran de verdure parfait pour masquer la propriété aux voisins.

La curiosité m’attira vers la pile de débris. Les tiges de métal étaient pliées de telle façon qu’on aurait dit qu’elles avaient heurté quelque chose de massif. Comme un arbre? Je parcourus l’endroit du regard, mais rien d’autre n’affichait de dommage correspondant.

Je m’éloignai pour faire le tour de la maison. L’incident remontait à près d’une semaine, aussi avais-je peu d’espoir de trouver des empreintes, surtout vu les efforts pour remettre le terrain en ordre, mais ma rigueur fut récompensée lorsque je trouvai des traces de sabot, cette fois sous les arbres, entre les plates-bandes. Celles-ci n’avaient pas été faites par un cheval ferré, comme ça avait été le cas sur le chantier du Bonhomme Sept Heures. Je zigzaguai entre les arbres pour retourner au bord de la route.

Les terrains voisins présentaient tous des pelouses entretenues avec soin. Au loin, une clôture blanche se profilait le long d’une petite écurie. La théorie du banal cheval ne pouvait pas être écartée, mais elle semblait moins probable. Je retraçai mes pas pour étudier la piste à nouveau. Vu la circonférence des sabots, ce n’était pas un poney ni un cheval de trait. Alors que je pivotais, la manche de mon pull s’accrocha dans la branche d’un arbuste aux feuilles rouge-rose. Même avec ma petite stature, je passais avec difficulté. La créature avait dû se prendre quelques branches en pleine figure. Je plissai les yeux et parcourus le bosquet des yeux.

Bingo!

Une mèche de crin noir s’était prise dans l’écorce écailleuse d’un érable argenté. Je la dégageai délicatement pour l’étudier. L’échantillon n’était pas assez gros pour y déceler l’odeur de cheval. Comme les équidés ne faisaient pas partie de la faune marine, mes connaissances sur le sujet restaient limitées.

C’était ma seule piste viable, et il me faudrait lui extirper ses secrets. Je frottai les crins rêches entre mes doigts en réfléchissant. Certaines créatures surnaturelles étaient douées de psychométrie et l'une d'elles pourrait me donner des indices sur le propriétaire des crins. Malheureusement pour moi, ce type de clairvoyance ne courait pas les rues, ou alors les détenteurs ne s’en vantaient pas. Je connaissais cependant un mage avec une excellente compréhension des poisons et des composés chimiques. Il avait réalisé l’analyse d’un échantillon d’eau pour moi lors de notre première rencontre. Je lui avais rendu la pareille en démêlant des caisses de bières dont les

étiquettes manquaient à l’appel[4].

Que pourrais-je bien lui offrir en échange de ce service? J’ignorais s’il accepterait de l’argent, et encore moins si j’aurais les moyens de le payer. Le manoir générait de bons revenus, mais pas au point que je roule sur l’or. Je me mordis la lèvre avant de hausser les épaules. Que sera, sera.

L’épicerie de Michel – il fallait bien que les mages gagnent leur vie comme le reste d’entre nous – se trouvait à La Durantaye, à cinq minutes en voiture du manoir, mais à une quinzaine de minutes d’ici. Je sortis mon smartphone et trouvai le numéro de l’épicerie dans mon bottin. Je comptai cinq sonneries avant qu’on me réponde d’un ton blasé, probablement l’adolescent qui tenait la caisse. Il me transféra sans grand enthousiasme, et enfin Michel prit la ligne.

– Quoi?

– Salut, c’est Viviane.

– Ta commande sera prête demain.

Habituée à ce ton revêche qu’il offrait à tout le monde, je poursuivais sans me démonter.

– Merci, mais ce n’est pas la raison de mon appel. Des chantiers ont été vandalisés ou sabotés et je dois remonter la trace du coupable. Penses-tu pouvoir analyser une touffe de poils pour m’en dire davantage?

Le silence me répondit. J’écartai mon téléphone de mon oreille pour m’assurer que la connexion n’était pas rompue, puis je l’entendis grommeler.

– Une créature surnaturelle?

– Je miserais sur un démon ou un Fae.

– Passe avant l’heure du souper.

Et il raccrocha.

– Merci, Michel, dis-je dans le vide. C’est très gentil de ta part. Collaborer avec toi est un charme, comme d’habitude.

Après notre première rencontre, j’étais retournée vers lui pour approvisionner le manoir en nourriture et en produits d’entretien. J’aurais très bien pu aller dans une des grandes chaînes présentes à Lévis, ce n’était pas le choix qui manquait. Mais j’avais préféré encourager une entreprise locale. Choix que je ne regrettais pas, car son service était impeccable. Ses manières, par contre...

Au moins, je n'avais pas encore épuisé toutes mes options. Si le Bonhomme Sept Heures revenait à la charge, j’aurais quelque chose de tangible à lui offrir. Ou du moins, j’espérais que ma visite chez Michel m’en approche.

 

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