Textures French
Chapter 9: pluperfect, superlative
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 11 parties.
together l’auberge...
— Donnez-moi une seule raison d’accepter votre
invitation.
— Une seule raison... mon Dieu... que c’est diffi cile...
Je le regarde, amusée.
Et puis sans prévenir, il me prend la main :
— Je crois que j’ai trouvé une raison à peu près
convenable...
Il passe ma main sur sa joue pas rasée.
— Une seule raison. La voilà : dites oui, que j’aie
l’occasion de me raser... Sincèrement, je crois que je suis
beaucoup mieux quand je suis rasé.
Et il me rend mon bras.
— Oui, dis-je.
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L A V I E M O D E R N E
— À la bonne heure ! Traversons ensemble, je vous
prie, je ne voudrais pas vous perdre maintenant.
Cette fois c’est moi qui le regarde partir dans l’autre
sens, il doit se frotter les joues comme un gars qui aurait
conclu une bonne aff aire...
Je suis sûre qu’il est drôlement content de lui. Il a raison.
Fin d’après-midi un petit peu nerveuse, il faut l’avouer19. 19. admettre,
ciré s’impose. L’arroseuse arrosée ne sait pas comment s’habiller. Le reconnaître pour vrai
Un peu nerveuse comme une débutante qui sait que
son brushing est raté.
Un peu nerveuse comme au seuil20 d’une histoire 20. au
d’amour. commence-
Je travaille, je réponds au téléphone, j’envoie des fax, ment
je termine une maquette pour l’iconographe (attendez,
forcément... Une fi lle mignonne et vive qui envoie des
fax du côté de Saint-Germain-des-Prés travaille dans
l’édition, forcément...).
Les dernières phalanges de mes doigts sont glacées
et je me fais répéter tout ce qu’on me dit.
Respire, ma fi lle, respire...
Entre chien et loup21, le boulevard s’est apaisé22 et les 21. au
voitures sont en veilleuse crépuscule, 23 .
On rentre les tables des cafés, des gens s’attendent commence à quand la nuit
sur le parvis24 de l’église, d’autres font la queue au Beau- tomber
regard pour voir le dernier Woody Allen. 22. s’apaiser =
Je ne peux pas décemment arriver la première. Non. 23. se calmer have their
Et même, j’arriverai un peu en retard. Me faire un tout lights on
petit peu désirer ce serait mieux. 24. place située
Je vais donc prendre un petit remontant pour me façade d’une 25 devant la
remettre du sang dans les doigts. église
Pas aux Deux-Magots, c’est légèrement plouc 26 25. pick-me-up le 26. hick,
soir, il n’y a que des grosses Américaines qui guettent bumpkin
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C H A P I T R E 2
l’esprit de Simone de Beauvoir. Je vais rue Saint-Benoît.
Le Chiquito fera très bien l’aff aire.
Je pousse la porte et tout de suite c’est : l’odeur de
la bière mélangée à celle du tabac froid, le ding ding du
27. pinball fl ipper27, la patronne hiératique avec ses cheveux colo-
rés et son chemisier en nylon qui laisse voir son soutien-
28. course de gorge à grosses armatures, la nocturne de Vincennes28
chevaux en bruit de fond, quelques maçons29 dans leurs cottes30
29. masons tachées qui repoussent encore un peu l’heure de la soli-30. overalls
31. vieille femme tude ou de la bobonne31, et des vieux habitués aux doigts
(péjoratif) jaunis qui emmerdent tout le monde avec leur loyer de
48. Le bonheur.
32. au comptoir Ceux du zinc32 se retournent de temps en temps et
du bar pouff ent33 entre eux comme des collégiens. Mes jambes
33. pouff er = sont dans l’allée et elles sont très longues. L’allée est assez
éclater de
rire étroite et ma jupe est très courte. Je vois leur dos voûté34
34. arched se secouer par saccades35. 35. shake in fi ts
and starts Je fume une cigarette en envoyant la fumée très loin
devant moi. J’ai les yeux dans le vague. Je sais mainte-
nant que c’est Beautiful Day, coté dix contre un qui l’a
36. l’emporter = emporté36 dans la dernière ligne droite.
triompher,
gagner Je me rappelle que j’ai Kennedy et moi dans mon sac
et je me demande si je ne ferais pas mieux de rester là.
Un petit salé aux lentilles et un demi-pichet de rosé...
Qu’est-ce que je serais bien...
Mais je me ressaisis. Vous êtes là, derrière mon épaule
à espérer l’amour (ou moins ? ou plus ? ou pas tout à
37. abandonner fait ?) avec moi et je ne vais pas vous laisser en rade37 38. dur, diffi cile avec la patronne du Chiquito. Ce serait un peu raide38.
à accepter Je sors de là les joues roses et le froid me fouette les
jambes.
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Mise au point 1
C. De quoi s’agit-il ?
1. Qu’est-ce qui s’est passé « ce matin » ?
2. Quand l’homme et la femme se croisent dans la rue, que font-ils ? 3. À quoi la narratrice pense-t-elle quand elle voit l’homme ? 4. Que l’homme demande-t-il à la femme ?
5. Quelle raison l’homme lui donne-t-il d’accepter son invitation ? 6. Pourquoi est-elle nerveuse ?
7. Que fait-elle au bar Chiquito ?
8. Quel espoir la fait enfi n sortir du bar Chiquito ?
Mise en pratique 1
D. Les descriptions
Choisissez les expressions de la liste ci-dessous, prises du texte, qui décrivent la femme, l’homme et le quartier. Ensuite, ajoutez trois adjectifs de votre choix pour compléter la description de ces aspects. Finalement, faites une description complète des personnages et du quartier, sans recopier les mots du texte.
amusée – nonchalant – mignonne – nerveuse – des jambes longues –
sa joue pas rasée – du côté élégant – un sourire mutin – romantique –
les yeux dans le vague – les joues roses – très content
les descriptions une description du texte mes adjectifs complète
la femme
l’homme
le quartier
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E. L’accord
Dans les citations suivantes prises de la nouvelle, mettez l’adjectif à la forme correcte.
1. Vous adorez entendre des histoires de ces soirées
____________________ [prometteur], ces hommes qui vous font
croire qu’ils sont ____________________ [célibataire] et un peu
____________________ [malheureux].
2. Une Parisienne qui se respecte sur le boulevard Saint-Germain ne
traverse jamais sur les lignes ____________________ [blanc] quand
le feu est ____________________ [rouge].
3. Je ne vais pas vous dire « une voix ____________________ [chaud]
et ____________________ [viril] » pour vous faire plaisir, car ce
n’était pas le cas.
4. Une fi lle ___________________ [mignon] et __________________
[vif] qui envoie des fax du côté de Saint-Germain-des-Prés travaille
dans l’édition, forcément.
5. C’est la patronne ____________________ [hiératique] avec ses
cheveux ____________________ [coloré] et son chemisier en nylon
qui laisse voir son soutien-gorge à ____________________ [gros]
armatures.
6. L’allée est assez ____________________ [étroit] et ma jupe est très
____________________ [court].
F. Discutez
1. La femme est-elle traditionnelle ou moderne ? Expliquez votre réponse. 2. Quelles sont les attitudes de la femme envers les hommes et l’amour ? 3. À votre avis, comment va être leur soirée : romantique, ennuyeuse,
moyenne, intrigante, etc. ?
4. Pensez-vous que la femme n’aurait pas dû accepter l’invitation de
l’homme ? Pourquoi ?
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Lisez le texte
Petites pratiques germanopratines
(deuxième partie)
Il est là, à l’angle de la rue des Saints-Pères, il m’attend,
il me voit, il vient vers moi.
— J’ai eu peur. J’ai cru que vous ne viendriez pas.
J’ai vu mon refl et dans une vitrine, j’ai admiré mes joues
toutes lisses39 et j’ai eu peur. 39. douces, bien
— Je suis désolée. J’attendais le résultat de la noc- rasées
turne de Vincennes et j’ai laissé passer l’heure.
— Qui a gagné ?
— Vous jouez ?
— Non.
— C’est Beautiful Day qui a gagné.
— Évidemment, j’aurais dû m’en douter, sourit-il en
prenant mon bras.
Nous avons marché silencieusement jusqu’à la rue
Saint-Jacques. De temps en temps, il me jetait un regard
à la dérobée40, examinait mon profi l mais je sais qu’à ce 40. un regard
moment-là, il se demandait plutôt si je portais un collant caché, en secret ou des bas 41 . 41. pantyhose or
Patience mon bonhomme, patience... stockings
— Je vais vous emmener dans un endroit que j’aime
bien.
Je vois le genre... avec des garçons détendus mais
obséquieux qui lui sourient d’un air entendu : « Bons-
souâr monsieur... (voilà donc la dernière... tiens j’aimais
mieux la brune de la dernière fois...)... la petite table du
fond comme d’habitude, monsieur ?... petites courbettes,
(... mais où est-ce qu’il les déniche toutes ces nanas42 ?...)... 42. où est-ce
Vous me laissez vos vêtements ??? Très biiiiiien. » qu’il trouve toutes
ces fi lles ?
(familier)
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43. Il les déniche dans la rue, patate43 nitwit.
(familier) Mais pas du tout.
44. désenchanté
Il m’a laissée passer devant en tenant la porte d’un
petit bistrot à vins et un serveur désabusé44 nous a juste demandé si nous fumions. C’est tout.
45. accrocher = Il a accroché45 nos aff aires au portemanteau et à sa
to hang up demi-seconde de désœuvrement46 quand il a aperçu la
46. inactivité
douceur de mon décolleté, j’ai su qu’il ne regrettait pas
47. nick la petite entaille47 qu’il s’était faite sous le menton en se
rasant tout à l’heure alors que ses mains le trahissaient.
Nous avons bu du vin extraordinaire dans de gros
verres ballon. Nous avons mangé des choses assez déli-
cates, précisément conçues pour ne pas gâter l’arôme de
nos nectars.
Une bouteille de côte-de-Nuits, Gevray-Chambertin
48. expression 1986. Petit Jésus en culotte de velours48.
qui désigne
un vin L’homme qui est assis en face de moi boit en plissant49 velouté très les yeux.
agréable à
boire Je le connais mieux maintenant.
49. en fermant à Il porte un col roulé gris en cachemire. Un vieux col
demi 50 roulé. Il a des pièces aux coudes et un petit accroc près
50. rip, tear
du poignet droit. Le cadeau de ses vingt ans peut-être...
51. Sa maman, troublée par sa moue51 pout un peu déçue, qui lui
dit : « Tu ne le regretteras pas, va... » et elle l’embrasse en
lui passant la main dans le dos.
Une veste très discrète qui n’a l’air de rien d’autre
qu’une veste en tweed mais, comme c’est moi et mes
yeux de lynx, je sais bien que c’est une veste coupée
sur mesure. Chez Old England, les étiquettes sont plus
larges quand la marchandise sort directement des ateliers
des Capucines et j’ai vu l’étiquette quand il s’est penché
pour ramasser sa serviette.
52. en être 52 avoir le cœur net avec cette histoire de bas, j’imagine. assuré, savoir Sa serviette qu’il avait laissé tomber exprès pour en
la vérité
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L A V I E M O D E R N E
Il me parle de beaucoup de choses mais jamais de lui.
Il a toujours un peu de mal à retrouver le fi l de son his-
toire quand je laisse traîner ma main sur mon cou. Il me
dit : « Et vous ? » et je ne lui parle jamais de moi non plus.
En attendant le dessert, mon pied touche sa cheville.
Il pose sa main sur la mienne et la retire soudain parce
que les sorbets arrivent.
Il dit quelque chose mais ses mots ne font pas de bruit
et je n’entends rien.
Nous sommes émus53. 53. pleins
d’émotion
C’est horrible. Son téléphone portable vient de sonner.
Comme un seul homme tous les regards du restau-
rant sont braqués54 sur lui qui l’éteint prestement55. Il 54. fi xés
vient certainement de gâcher beaucoup de très bon vin : 55. turns it off quickly Des gorgées mal passées dans des gosiers 56 irrités. Des 56. gorges
gens se sont étranglés, des doigts se sont crispés57 sur 57. se crisper =
les manches des couteaux ou sur les plis des serviettes to tense up
amidonnées .
58 58. starched
Ces maudits engins59, il en faut toujours un, n’importe 59. ces machins
où, n’importe quand. détestables
Un goujat . 60. un homme 60 (familier)
Il est confus . Il a un peu chaud tout à coup dans le indélicat 61 grossier,
cachemire de sa maman. 61. très
Il fait un signe de tête aux uns et aux autres comme embarrassé
pour exprimer son désarroi62. Il me regarde et ses épaules 62. trouble,
se sont légèrement aff aissées détresse 63 . 63. slumped
Je suis désolé... Il me sourit encore mais c’est moins
belliqueux64 on dirait. 64. agressif
Je lui dis :
— Ce n’est pas grave. On n’est pas au cinéma. Un
jour je tuerai quelqu’un. Un homme ou une femme qui
aura répondu au téléphone au cinéma pendant la séance.
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65. Et quand vous lirez ce fait-divers65 short news , vous saurez que c’est
item moi...
— Je le saurai.
— Vous lisez les faits-divers ?
66. se mettre — Non. Mais je vais m’y mettre66 puisque j’ai une
à quelque chance de vous y trouver. chose =
commencer Les sorbets furent, comment dire... délicieux. à faire
quelque Revigoré, mon prince charmant est venu s’asseoir chose près de moi au moment du café.
Si près que c’est maintenant une certitude. Je porte
67. bien des bas. Il a senti la petite agrafe67 fastener en haut de mes
cuisses.
Je sais qu’à cet instant-là, il ne sait plus où il habite.
68. Il soulève mes cheveux et il embrasse ma nuque68 nape of the ,
neck dans le petit creux69 derrière.
69. hollow
Il me chuchote à l’oreille qu’il adore le boulevard Saint-
Germain, qu’il adore le bourgogne et les sorbets au cassis.
J’embrasse sa petite entaille. Depuis le temps que
j’attendais ce moment, je m’applique.
Les cafés, l’addition, le pourboire, nos manteaux, tout
cela n’est plus que détails, détails, détails. Détails qui
70. nous empêtrent70 slow us down. 71. s’aff oler Nos cages thoraciques s’aff olent71.
= devenir
anxieux, Il me tend mon manteau noir et là... paniquer J’admire le travail de l’artiste, chapeau bas, c’est très
discret, c’est à peine visible, c’est vraiment bien calculé
et c’est drôlement bien exécuté : en le déposant sur mes
épaules nues, off ertes et douces comme de la soie, il
trouve la demi-seconde nécessaire et l’inclinaison par-
faite vers la poche intérieure de sa veste pour jeter un
coup d’œil à la messagerie de son portable.
72. come back to Je retrouve tous mes esprits72. D’un coup.
my senses
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Le traître.
L’ingrat.
Qu’as-tu donc fait là malheureux !!!
De quoi te préoccupais-tu donc quand mes épaules
étaient si rondes, si tièdes et ta main si proche !?
Quelle aff aire t’a semblé plus importante que mes
seins qui s’off raient à ta vue ?
Par quoi te laisses-tu importuner73 alors que j’atten- 73. ennuyer,
dais ton souffl e déranger 74 sur mon dos ? 74. haleine ; Ne pouvais-tu donc pas tripoter 75 ton maudit bidule 76 breath
après, seulement après m’avoir fait l’amour ? 75. to fi ddle with
76. ton truc
Je boutonne mon manteau jusqu’en haut. détestable Dans la rue, j’ai froid, je suis fatiguée et j’ai mal au cœur.
Je lui demande de m’accompagner jusqu’à la pre-
mière borne de taxis.
Il est aff olé77. 77. anxieux, Appelle S.O.S. mon gars, t’as ce qu’il faut. inquiet Mais non. Il reste stoïque.
Comme si de rien n’était. Genre je raccompagne une
bonne copine à son taxi, je frotte ses manches pour la
réchauff er et je devise78 sur la nuit à Paris. 78. deviser =
La classe presque jusqu’au bout, ça je le reconnais. converser,
parler
Avant que je ne monte dans un taxi Mercedes noir
immatriculé79 dans le Val-de-Marne, il me dit : 79. registered
— Mais... on va se revoir, n’est-ce pas ? Je ne sais
même pas où vous habitez... Laissez-moi quelque chose,
une adresse, un numéro de téléphone...
Il arrache un bout de papier de son agenda et grif-
fonne80 des chiff res. 80. griff onner =
écrire d’une
manière peu
lisible
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C H A P I T R E 2
— Tenez. Le premier numéro, c’est chez moi, le deu-
xième, c’est mon portable où vous pouvez me joindre
n’importe quand...
Ça, j’avais compris.
— Surtout n’hésitez pas, n’importe quand, d’accord ?...
Je vous attends.
81. laisser sortir ; Je demande au chauff eur de me déposer81 en haut du
to drop off boulevard, j’ai besoin de marcher.
Je donne des coups de pied dans des boîtes de
conserve imaginaires.
Je hais les téléphones portables, je hais Sagan, je hais
Baudelaire et tous ces charlatans.
Je hais mon orgueil.
Mise au point 2
G. De quoi s’agit-il ?
1. Quelle excuse la femme donne-t-elle pour son retard ?
2. Où le couple va-t-il dîner ?
3. De quoi parlent-ils ?
4. Que se passe-t-il d’horrible, selon la femme ?
5. Après le sorbet, que fait l’homme ?
6. Que fait l’homme pendant qu’il off re le manteau à la femme ? 7. Que lui demande-t-il de faire ?
8. Qu’est-ce que la narratrice dédaigne à la fi n de l’histoire ?
Mise en pratique 2 : Précisions
H. Les pronoms
Complétez les phrases avec le pronom qui convient.
1. Je ne suis pas sûre que tout cela _____ serait arrivé sur le boulevard de
Clichy, c’est comme ça.
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2. Mais gardez vos réfl exions pour _____ et écoutez-moi, car mon petit
doigt _____ dit que cette histoire va _____ amuser.
3. Bref, j’étais à vingt mètres de _____ et je savais déjà que je ne _____
raterais pas.
4. Je _____ demandais si vous accepteriez de dîner avec _____ ce soir. 5. Qu’est-ce que vous _____ pensez ? Ça _____ paraît complètement
idiot ce que je vous dis là ?
6. Alors ?... Qu’_____ dites-vous ? Ici, là, ce soir, tout à l’heure, à neuf
heures, à cet endroit exactement ?
7. Donnez-_____ une seule raison d’accepter votre invitation. 8. Il est là, à l’angle de la rue des Saints-Pères, il _____ attend, il _____
voit, il vient vers _____.
9. L’homme qui est assis en face de _____ boit en plissant les yeux. Je
_____ connais mieux maintenant.
10. Tenez. Le premier numéro, c’est chez _____, le deuxième, c’est mon
portable où vous pouvez _____ joindre n’importe quand...
I. Si c’était moi...
Imaginez votre réponse à ces questions et dans ces situations, citées du texte, si vous étiez à la place de l’homme ou de la femme de la nouvelle.
1. « Pardon... Je me demandais si vous accepteriez de dîner avec moi ce
soir... »
2. « Donnez-moi une seule raison d’accepter votre invitation. » 3. Son téléphone portable vient de sonner. « Je suis désolé... » 4. « Mais... on va se revoir, n’est-ce pas ? »
5. « Surtout n’hésitez pas [à m’appeler], n’importe quand, d’accord ?... Je
vous attends. »
Mettez-vous à la place
J. Établissez la scène
1. Après avoir lu toute la nouvelle, faites une description des personnages.
Comparez chaque personnage à un autre personnage de fi ction ou
de fi lm.
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C H A P I T R E 2
2. Réécrivez cette histoire du point de vue de l’homme. Commencez au
boulevard Saint-Germain et terminez à la borne de taxis. Qu’est-ce qui
s’est passé selon lui ?
K. Approfondissez le sens
1. La femme est-elle trop orgueilleuse ? A-t-elle raison de terminer le
rendez-vous aussi brusquement ?
2. Si vous étiez à la place de la femme, que feriez-vous de diff érent ? 3. La femme est-elle « moderne » ? Dans quel sens ? Expliquez votre
réponse.
L. Réagissez au texte
1. Imaginez que la femme confronte l’homme après le dîner et
lui demande de lire le message sur son portable. Écrivez cette
conversation.
2. La femme revient chez elle et raconte les événements de cette soirée, y
compris ses conclusions sur les hommes et l’amour, dans un blog public.
Écrivez son blog.
3. Interprétez les rôles de l’homme et de la femme au restaurant. Imaginez
la conversation au dîner et ce qui se passe après le dîner. Jouez cette
scène devant la classe.
4. Le serveur au restaurant observe ce couple. Après le dîner, il raconte à
ses amis ce qu’il a vu. Écrivez son histoire.
CONTEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
l’atmosphère – l’éclat – le vent – la pluie – les nuages – l’aspect physique –
les traits personnels – le corps – le cœur – la beauté – la compatibilité –
la passion – l’extase – l’indiff érence – l’insensibilité – le dégoût – s’éprendre –
s’entendre – séduire – ignorer – rejeter – impossible – inévitable –
superfi ciel(le) – profond(e)
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Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez
1. À quoi associez-vous le tonnerre et la foudre ? Quelles émotions ces
phénomènes météorologiques suscitent-ils ?
2. Pourquoi associe-t-on le « coup de foudre » à l’amour ? Comment
expliquez-vous l’emploi de ce terme pour parler de la manifestation
soudaine de l’amour ?
3. Croyez-vous au coup de foudre ? Est-ce vraiment possible ou est-ce
plutôt un cliché romanesque ? Pourquoi ?
Lisez le poème
Charles Baudelaire est né à Paris en 1821. Après une adolescence diffi cile
passée en révolte contre un beau-père qu’il n’a jamais pu accepter, il a rejeté
une fois pour toutes les valeurs bourgeoises de sa famille pour consacrer sa
vie à l’art et à la poésie. Fréquentant les cercles artistiques, menant une vie
de dandy, il a travaillé comme critique et traducteur, notamment des écrits
d’Edgar Alan Poe, avant de publier son propre recueil, Les Fleurs du Mal,
en 1857. Cette œuvre, dont les poèmes expriment une nouvelle conception
du Beau en découvrant la beauté dans les aspects les plus banals et mêmes
vulgaires de la vie, représente aujourd’hui une des pierres de touche de
la poésie moderne. Baudelaire est mort en 1867 des suites d’un accident
cérébral à l’âge de 46 ans.
À une passante
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
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C H A P I T R E 2
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! — Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te reverrai-je plus dans l’éternité ?
Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être ! Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
82. whom I Ô toi que j’eusse aimée82, ô toi qui le savais !
might have
loved
Mettez-vous à la place
B. Établissez la scène
1. Imaginez que vous êtes le poète. Vous venez de voir la femme dans
la rue, mais vous n’avez pas encore écrit le poème. Quelles sont les
deux ou trois phrases de prose que vous notez dans votre carnet pour
résumer cette expérience ? Employez vos propres mots en écrivant
votre résumé.
2. Imaginez maintenant qu’après avoir résumé l’expérience, vous faites
le portrait de la femme que vous avez vue. Comment était-elle ? De
quelle couleur étaient ses cheveux ? Et ses yeux ? Comment était-elle
habillée ? Comment se comportait-elle dans la rue ? N’employez pas
les mêmes adjectifs ou adverbes trouvés dans le poème en rédigeant
cette description.
C. Approfondissez le sens
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
1. Comment une rue peut-elle « hurler » ? Que cette personnifi cation
révèle-t-elle du poète et de son expérience dans la rue ?
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2. Comment la position des mots « autour de moi » contribue-t-elle à la
représentation de cette expérience ?
Un éclair... puis la nuit ! — Fugitive beauté
3. Le poète décrit la femme qu’il a vue dans la rue comme une beauté
« fugitive ». Par quels mots le poète évoque-t-il cette beauté dans le
poème ? Par quels mots évoque-t-il son aspect fugitif ? 4. Comment la structure de ce vers contribue-t-elle à l’évocation de cet
aspect fugitif ?
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !
5. Quelle était la réaction du poète quand il a vu la femme ? Qu’a-t-il
ressenti ?
6. Pourquoi le poète écrit-il qu’il aurait pu aimer la femme plutôt que
d’écrire qu’il l’aimait ? Comment aurait-elle pu le savoir ? Pourquoi le
poète fait-il de ce vers une exclamation ?
D. Réagissez aux textes
1. Décrivez le poète du point de vue de la femme. Comment a-t-elle
trouvé le poète ? Est-elle partie avec le même sentiment que celui du
poète ?
2. Que se serait-il passé si le poète avait fait la connaissance de la femme
ce jour-là ? Imaginez leur conversation. Qu’aurait dit le poète à la
femme ? Comment lui aurait-elle répondu ?
3. Dans la nouvelle d’Anna Gavalda, la narratrice pense à ce poème après
avoir croisé l’homme. Pourquoi pense-t-elle au poème de Baudelaire à
ce moment-là ? Comment comprenez-vous cette allusion au poème ? 4. Après avoir rappelé le dernier vers du poème, la narratrice de « Petites
pratiques germanopratines » se dit : « À chaque fois, ça m’achève »
(première partie). Pourquoi ? Expliquez cette réaction.
5. Et quelle est votre réaction à la nouvelle d’Anna Gavalda après avoir
étudié le poème de Baudelaire ? Qu’apporte votre lecture du poème à
votre appréciation de la nouvelle ? De même, qu’apporte votre lecture
de la nouvelle à votre appréciation du poème ?
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HORS TEXTE
Cité-U: Koi 2 9 ?
éteindre – fi ler – faire une nuit blanche – être dans les nuages –
se détendre – causer – avoir bonne mine – un apéro – une dissert –
un cauchemar – les colocs – tenir le coup
Les mots qu’on dit
A. Expressions
Avant de regarder le podcast illustré, trouvez l’équivalent de chaque phrase dans la colonne à droite.
__ 1. J’ai oublié d’éteindre mon a. Je n’ai pas dormi hier soir.
portable. b. Je prends un verre avant le
__ 2. Je dois fi ler. dîner.
__ 3. J’ai fait une nuit blanche. c. J’ai un travail écrit pour mon
__ 4. Je suis dans les nuages. cours.
__ 5. Je ne fais pas de travail le d. Je n’ai pas fait de beaux rêves.
week-end. e. Les personnes avec qui j’habite
__ 6. Je cause politique tout le et moi, nous allons en boîte ce
temps. soir.
__ 7. J’ai bonne mine. f. J’aime parler de l’administration
__ 8. Tu vas tenir le coup. et du gouvernement.
g. Tu vas t’en sortir.
h. Il faut que je parte.
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__ 9. Je vais sortir avec mes colocs i. Je me détends le samedi et le
à la discothèque. dimanche.
__ 10. J’ai une dissert à rendre j. Je suis distrait.
demain. k. Je suis en pleine forme.
__ 11. J’ai fait un cauchemar l. Mon mobile a sonné en classe.
horrifi que.
__ 12. Je voudrais un apéro.
Regardez le scénarimage
B. Les images
Regardez le podcast illustré avec le son baissé. Décrivez chaque image qui passe.
1. ____________________________________________________. 2. ____________________________________________________. 3. ____________________________________________________. 4. ____________________________________________________. 5. ____________________________________________________. 6. ____________________________________________________. 7. ____________________________________________________.
C. Les SMS
Maintenant, essayez de déchiff rer les textos.
Modèle : Koi 2 9 → Quoi de neuf
1. Mr6 G mé !
2. SNIF. ApL moi stp
3. O 6né. T ou ?
4. C fi ni
5. Tu fais koi ce we ?
5 3
C H A P I T R E 2
Regardez le podcast illustré
D. Les personnages
Choisissez le(s) personnage(s) décrit(s) par chaque phrase.
Pauline, Élodie, le prof, Tom Descriptions
1. Il se dispute avec sa copine depuis
quelques semaines.
2. Ils ne voient plus la vie en rose.
3. Il déteste les interruptions en classe.
4. Il n’a pas dormi hier soir.
5. Il est furieux.
6. Elle invite son ami au café.
7. Il a oublié d’éteindre son mobile en
classe.
8. Elle a une soirée entre fi lles ce soir.
9. Elle a dit à son copain qu’elle voulait lui
parler.
10. Il se sent triste.
E. Vrai ou faux ?
Dites si la phrase est vraie ou fausse. Si elle est fausse, corrigez-la.
1. Tom a une dissertation à fi nir pour son cours de littérature
anglaise. V F 2. Le professeur est très compréhensif avec les étudiants. V F 3. C’est la première fois que Tom et Pauline se rencontrent. V F 4. Pauline commande un verre de vin blanc. V F 5. Tom commande un café double. V F 6. Tom voulait disparaître après que son prof a lu ses textos. V F 7. Les textos que le prof lit sont tous d’Élodie. V F
5 4
L A V I E M O D E R N E
8. Pauline ne peut pas rester au café parce qu’elle a rendez-vous
avec des copines. V F 9. Tom dit qu’il va jouer aux jeux vidéo tout seul ce soir. V F 10. Pauline ne veut plus parler à Tom après avoir entendu son
histoire. V F
F. Un jeu de rôle
Écrivez et jouez une scène devant la classe.
a. Une scène de rupture
b. Un moment embarrassant en classe
Fig. 4. Dorian Rigal (architecte), Jonathan Barsook (photo), Avenue de l’Opéra, 2015.
La place de l’Opéra Garnier au 9e arrondissement à Paris est actuellement
un lieu de circulation et d’embouteillages. Un élu parisien, Jonathan Sorel,
propose de « végétaliser » et de « piétonniser » ce carrefour dangereux
et chaotique qui empêche maintenant la promenade et le vélo. Il affi rme
vouloir maintenir les vœux de Charles Garnier qui souhaitait voir des jardins
autour de son palais, mais à qui le baron Haussman opposait son projet
d’urbanisation des grands boulevards au 19e siècle. C’est un projet initié par
EELV (Europe Écologie Les Verts). Des élus de droite et de gauche sont
également enthousiastes du plan de Sorel.
5 5
C H A P I T R E 2
Imaginez
1. Quelle est votre réaction à cette place de l’Opéra dessinée par
l’architecte Dorian Rigal ? Voudriez-vous y habiter ? Pourquoi ? Pour
voir l’image en détail, consultez le site https://tinyurl.com/hfjqdnu. 2. Comparez cette image de Paris au 21e siècle à l’image de Paris en 1905
que l’on voit au début du chapitre. En quoi ces deux images de la ville
sont-elles diff érentes ? En quoi sont-elles similaires ? Comment notre
idée de l’espace urbain a-t-elle changé depuis la prise de la photo en
1905 et la création de l’image de Rigal en 2015 ?
3. Cherchez sur Internet des informations sur les projets pour transformer
Paris à l’avenir : la ville verte, la ville intelligente, la ville piétonnisée,
etc. Puis écrivez une description de la ville de l’avenir selon vos
propres critères. Comment voyez-vous la ville de l’avenir ? Comment
sera-t-elle ? Quelles sont les caractéristiques les plus marquantes qui
la défi niront ? Quelle sera notre place dans ce nouvel espace urbain ? 4. Quelles seront les technologies de l’avenir ? Décrivez une nouvelle
technologie que vous espérez voir dans l’avenir et expliquez le rôle
qu’elle jouera dans nos vies.
5. Aujourd’hui au 21e siècle, les applis de réseaux sociaux tels que
Instagram et Snapchat ont changé la façon dont on « croise » les gens.
La rencontre virtuelle est-elle capable d’inspirer la même émotion
que celle qui a poussé Baudelaire à écrire son poème ? Composez
un poème qui prend une telle rencontre comme sujet, et explorez-en
les possibilités.
6. Dans son essai « Peintre de la vie moderne », publié en 1863, Baudelaire
défi nit la modernité comme « le transitoire, le fugitif, le contingent,
la moitié de l’art, dont l’autre est l’éternel et l’immuable ». Cette
défi nition est-elle toujours valable aujourd’hui ? Développez et illustrez
votre réponse en vous appuyant sur une œuvre d’art qui incarne pour
vous ce que c’est que la modernité.
5 6
C H A P I T R E
3
Le Sport
Fig. 5. Théodore Géricault, Les Boxeurs, 1818. The Metropolitan Museum of Art.
Le sport est important en France, et les Français s’y connaissent. Roland
Garros, tennisman qui a donné son nom au célèbre tournoi que l’on
appelle aussi « The French Open », Zinédine Zidane, capitaine de l’équipe
nationale de football qui a remporté la Coupe du monde en 1998 et
actuel entraîneur du Real Madrid en Espagne, Laura Manaudou, multiple
championne olympique et mondiale de natation, Tony Parker, joueur et
MVP des Spurs de San Antonio... ce sont tous des Français qui ont pratiqué
leur sport au plus haut niveau. Les connaissez-vous, et connaissez-vous
d’autres Français qui ont laissé leur marque sur le monde du sport ?
5 7
C H A P I T R E 3
PRÉ-TEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
le ring – le match – la boxe – les boxeurs(-euses) – faire de la boxe –
les spectateurs(-trices) – parier – s’amuser – les loisirs – professionnel(le) –
amateur – divertir – un club – en plein air – le sport de combat –
(donner) un coup de poing
A. La lutte
1. Qu’est-ce qui se passe dans cette scène ? Décrivez le premier plan et
l’arrière-plan.
2. Croyez-vous que ce soient des boxeurs professionnels ou amateurs ?
Pourquoi ?
B. Dans le ring
1. Imaginez l’histoire de ces deux boxeurs. Pourquoi se trouvent-ils face-à-
face dans le ring ? Étaient-ils d’anciens amis ou des rivaux sportifs ? 2. Le dessin de Géricault dépeint un monde masculin. Pensez-vous que le
sport (la boxe, par exemple) soit toujours un domaine masculin dans la
société contemporaine ? Expliquez votre réponse.
C. Les héros sportifs, les héros romantiques
1. Géricault est un peintre du romantisme, un mouvement artistique qui
met l’accent sur l’émotion, l’imagination et le mouvement. Comment ce
dessin refl ète-t-il ces aspects de l’art romantique ?
2. Le héros romantique littéraire est quelqu’un qui se trouve hors de la
société (parce qu’il en a été exclu ou grâce à ses propres croyances
non-conventionnelles) et qui représente les forces de la nature et
le pouvoir de l’émotion. Des exemples littéraires sont Heathcliff
(Wuthering Heights), Dantès (Le Comte de Monte Cristo) ou René
(René). Les héros sportifs sont-ils aussi des héros romantiques dans le
sens du mouvement artistique et littéraire ? Pourquoi ? Pouvez-vous en
trouver un exemple ?
5 8
L E S P O R T
Qu’en dites-vous ? : Le sport et la société
la bande – un équilibre – un loisir – un club – le genre –
la douceur – des failles – un truc – casse-cou – doué(e) – cliché –
faillible – en banlieue – idéaliser
Les mots qu’on dit
D. Défi nitions
Écrivez le mot ou l’expression qui convient à chaque défi nition.
________________ 1. la paix, la sérénité, l’amabilité ________________ 2. le groupe d’amis
________________ 3. le type, la sorte
________________ 4. une détente, un passe-temps ________________ 5. qui n’est pas parfait(e), qui peut se tromper ________________ 6. croire parfait(e)
________________ 7. qui prend des risques ________________ 8. une société, une association de sport
________________ 9. aux environs d’un centre urbain ________________ 10. des points faibles, des défauts ________________ 11. qui a du talent ________________ 12. un état de stabilité ________________ 13. commun(e), banal(e) ________________ 14. une chose, un mot qu’on utilise pour désigner
quelque chose dont on a oublié le nom
5 9
C H A P I T R E 3
LE LEXIQUE DU SPORT
le ski alpin / le ski de descente [downhill skiing] –
le ski de fond [cross-country skiing] – le ski de bosses [mogul skiing] –
le saut à ski [ski jump] – le canyoning – le yoga – le tennis – la natation –
le foot – l’athlétisme [track and fi eld] – la randonnée – le kayak – le canoë –
la course à pied [running] – le judo
Écoutez le podcast
E. Qui dit quoi ?
Choisissez l’interviewé(e) qui correspond au résumé donné.
Question 1 : Quels sports aimez-vous faire ou regarder ? Quel(le)
interviewé(e) ?
Je n’aime pas regarder les sports à la télé mais j’aime faire 1 2 3 la randonnée et courir.
J’aime toute sorte de ski et tous les sports à l’extérieur. 1 2 3
Je n’aime pas pratiquer les sports d’équipe mais j’aime 1 2 3 les regarder à la télé.
Question 2 : Quelle est l’importance du sport dans Quel(le) la société ? interviewé(e) ?
C’est un moyen d’avoir un équilibre dans sa vie. 1 2 3
C’est important parce que ça fait partie de la culture. 1 2 3
C’est important pour les jeunes comme loisir et sujet de 1 2 3 conversation.
6 0
L E S P O R T
Questions 3 and 4 : Aviez-vous un héros quand vous étiez Quel(le) jeune ? Avez-vous un héros maintenant ? interviewé(e) ?
Mon héros, c’est ma mère. 1 2 3
Je n’ai pas de héros parce que je n’aime pas idéaliser 1 2 3 les gens mais les accepter en tant qu’êtres humains.
Quand j’étais jeune, c’était un de mes cousins. Maintenant, 1 2 3 je n’ai pas de héros en particulier.
F. Dictée
Complétez les phrases en écoutant les réponses des interviewé(e)s.
Question 1 : Quels sports aimez-vous faire ou regarder ?
1. Moi, j’aime bien les sports plutôt ____________________________,
donc le ________________________________, la natation, les
sports ________________________________.
2. Après j’aime bien tous les sports d’_________________________,
comme la randonnée, le kayak et le canoë, j’en ai pas fait beaucoup,
mais ça m’a beaucoup ________________________________,
j’aimerais bien en ________________________________. 3. J’aime bien _____________________________ la randonnée, et la
___________________ à ___________________ parce que j’adore
être à ___________________ et _______________ de la nature.
Question 2 : Quelle est l’importance du sport dans la société ? 1. On met beaucoup d’importance dès _________________________
et dès l’école primaire sur le sport comme ____________________,
et le ________________________________ c’est la
___________________________ d’une journée d’une personne. 2. Je pense que pour les _____________________, c’est très important
à la fois comme _______________________ et puis comme sujet de
____________________, et puis c’est bien aussi quand on est jeune
6 1
C H A P I T R E 3
et quand on est dans une ____________________, qu’on fait du
sport avec le collège ou le lycée, on peut ______________________. 3. Je pense que le sport est _______________________ parce qu’il fait
partie d’une _____________________. Selon les pays, il n’y a... on ne
____________________ pas les mêmes sports.
Questions 3 et 4 : Aviez-vous un héros quand vous étiez jeune ? Avez-vous un héros maintenant ?
1. Non, je n’ai pas de _____________________ mais j’ai des
____________________ qui ________________________. 2. Et puis, j’ai pas ________________________ de héros comme
une personne comme qui je voudrais tout faire, mais il y a des gens à
qui j’___________________ bien ______________________, ou
j’aimerais bien pouvoir faire aussi bien, ou être aussi ______________,
ou être aussi ______________________, aussi.
3. Oui, je pense que mon héros, c’est ma _______________________.
C’est un peu __________________, mais c’est ________________.
G. Et moi, personnellement...
1. Quel(s) sport(s) aimez-vous faire ou regarder ? Pourquoi ? 2. À votre avis, quelle est l’importance du sport dans la société ? 3. Aviez-vous un héros quand vous étiez jeune ? Avez-vous un héros mainte-
nant ? Qu’est-ce que cette personne représentait/représente pour vous ?
TEXTE
Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez
Répondez aux questions suivantes.
1. Quand vous étiez jeune, que faisiez-vous pendant votre temps libre ?
Avec qui passiez-vous la plupart de votre temps ? Jouiez-vous aux
6 2
L E S P O R T
sports ou participiez-vous à d’autres activités de loisir ? Faisiez-vous des
activités diff érentes pendant l’hiver et pendant l’été ?
2. Aviez-vous une personne que vous admiriez quand vous étiez enfant ?
Qui ? Pourquoi admiriez-vous cette personne ? Essayiez-vous d’imiter
cette personne ? De quelle manière ?
3. Vous intéressiez-vous à des sports professionnels quand vous étiez
jeune ? Quelles équipes sportives souteniez-vous ? Y avait-il des rivalités
entre vous et vos amis à cause de vos passions pour ces équipes ? 4. Et maintenant ? Vous passionnez-vous pour des sports particuliers
ou pour des équipes particulières ? Dressez une liste de vocabulaire
nécessaire pour parler de votre sport préféré.
5. Avez-vous un héros maintenant ? Qui est-ce ? Pourquoi ? Si non,
pourquoi n’en avez-vous pas ? Quelles personnes (ou quel genre de
personnes) admirez-vous ? Expliquez votre réponse.
Les mots qu’on lit
B. Le mot juste
Choisissez le mot qui complète la phrase de manière logique.
1. Nous vivions en trois ____ : l’école, l’église et la patinoire. a. chez b. lieux c. places d. sièges 2. L’école était un ____ tranquille où l’on pouvait préparer les prochaines
parties de hockey.
a. endroit b. semaine c. match d. siège 3. Nous peignions nos cheveux à la manière de Maurice Richard et, pour
les tenir en ______, nous utilisions une sorte de colle.
a. endroit b. lieu c. place d. siège
C. Les familles de mots
Complétez le schéma en cherchant les mots de la même famille.
substantif(s) verbe(s) adjectif(s)
[rink] la patinoire _______________ — [skates] ___________ faire _____________
6 3
C H A P I T R E 3
substantif(s) verbe(s) adjectif(s)
punir
le repos
[photo] photographié(e) [photographer] ___________
prier —
peigné(e)
jouer
[dream] un rêve — [daydream] ___________
— troué(e)
une feuille [to page through] —
emballer —
D. Le hockey
Choisissez le mot en anglais qui correspond au vocabulaire donné.
__ 1. le costume a. referee
__ 2. le chandail b. match/game
__ 3. la partie c. hockey sticks
__ 4. les patins d. uniform
__ 5. la patinoire e. jersey
__ 6. le siffl et f. rubber disk
__ 7. l’arbitre g. ice rink
__ 8. les bâtons h. ice
__ 9. le disque de caoutchouc i. ice skates
__ 10. la glace j. whistle
6 4
L E S P O R T
Lisez le texte
Parmi les auteurs québécois les mieux connus, surtout des Canadiens
anglophones, Roch Carrier dépeint dans ses nouvelles autobiographiques
les histoires de la vie rurale québécoise du 20e siècle. Au dos du billet
canadien de cinq dollars, à côté d’une image des enfants qui jouent au
hockey se trouve une citation d’« Une abominable feuille d’érable sur
la glace ».
Joueur professionnel extraordinaire de hockey, de renommée
internationale, Maurice Richard, surnommé le « Rocket » ou la « Comète »,
a joué pour l’équipe des Canadiens de Montréal de 1940 à 1960.
Une abominable feuille d’érable sur la glace
(première partie)
Les hivers de mon enfance étaient des saisons lon-
gues, longues. Nous vivions en trois lieux : l’école, l’église
et la patinoire ; mais la vraie vie était sur la patinoire. Les
vrais combats se gagnaient sur la patinoire. La vraie force
apparaissait sur la patinoire. Les vrais chefs se manifes-
taient sur la patinoire. L’école était une sorte de puni-
tion. Les parents ont toujours envie de punir les enfants
et l’école était leur façon la plus naturelle de nous punir.
De plus, l’école était un endroit tranquille où l’on pou-
vait préparer les prochaines parties de hockey, dessiner
les prochaines stratégies. Quant à l’église, nous trouvions
là le repos de Dieu : on y oubliait l’école et l’on rêvait à
la prochaine partie de hockey. À travers nos rêveries, il
nous arrivait de réciter une prière : c’était pour deman-
der à Dieu de nous aider à jouer aussi bien que Maurice
Richard.
Tous, nous portions le même costume que lui, ce
costume rouge, blanc, bleu des Canadiens de Montréal,
6 5
C H A P I T R E 3
la meilleure équipe de hockey au monde ; tous, nous
peignions nos cheveux à la manière de Maurice Richard
et, pour les tenir en place, nous utilisions une sorte de
1. colle1 glue, beaucoup de colle. Nous lacions nos patins à la
manière de Maurice Richard, nous mettions le ruban
2. tape gommé2 sur nos bâtons à la manière de Maurice Richard.
Nous découpions dans les journaux toutes ses photogra-
phies. Vraiment nous savions tout à son sujet.
Sur la glace, au coup de siffl et de l’arbitre, les deux
3. s’élancer = se équipes s’élançaient3 sur le disque de caoutchouc4 ; nous
précipiter étions cinq Maurice Richard contre cinq autres Maurice
4. le palet ;
hockey puck Richard à qui nous arrachions le disque ; nous étions dix
5. arborer = joueurs qui portions, avec le même brûlant enthousiasme,
ostensible- 5 ment montrer l’uniforme des Canadiens de Montréal. Tous nous arbo-rions au dos le très célèbre numéro 9.
6. serré, trop Un jour, mon chandail des Canadiens de Montréal
7. petit 6 était devenu trop étroit ; puis il était déchiré7 ici et là, torn troué. Ma mère me dit : « Avec ce vieux chandail, tu vas 8. nous faire nous faire passer8 pour pauvres ! » Elle fi t ce qu’elle fai-
passer = to sait chaque fois que nous avions besoin de vêtements. make us look
like Elle commença de feuilleter le catalogue que la com-
pagnie Eaton nous envoyait par la poste chaque année.
Ma mère était fi ère. Elle n’a jamais voulu nous habiller au
9. être approprié magasin général ; seule pouvait nous convenir9 la der-
nière mode du catalogue Eaton. Ma mère n’aimait pas
10. order forms les formules de commande10 incluses dans le catalogue ;
elles étaient écrites en anglais et elle n’y comprenait rien.
Pour commander mon chandail de hockey, elle fi t ce
qu’elle faisait d’habitude ; elle prit son papier à lettres et
elle écrivit de sa douce calligraphie d’institutrice : « Cher
Monsieur Eaton, auriez-vous l’amabilité de m’envoyer un
chandail de hockey des Canadiens pour mon garçon qui
a dix ans et qui est un peu trop grand pour son âge, et
que le docteur Robitaille trouve un peu trop maigre ? Je
6 6
L E S P O R T
vous envoie trois piastres11 et retournez-moi le reste s’il 11. dollars (Can.)
en reste. J’espère que votre emballage va être mieux fait
que la dernière fois. »
Monsieur Eaton répondit rapidement à la lettre de ma
mère. Deux semaines plus tard, nous recevions le chan-
dail. Ce jour-là, j’eus l’une des plus grandes déceptions12 12. disappoint-
de ma vie ! Je puis dire que j’ai, ce jour-là, connu une très ments
grande tristesse. Au lieu du chandail bleu, blanc, rouge
des Canadiens de Montréal, M. Eaton nous avait envoyé
un chandail bleu et blanc, avec la feuille d’érable au de-
vant, le chandail des Maple Leafs de Toronto. J’avais tou-
jours porté le chandail bleu, blanc, rouge des Canadiens
de Montréal ; tous mes amis portaient le chandail bleu,
blanc, rouge ; jamais, dans mon village, quelqu’un n’avait
porté le chandail de Toronto, jamais on n’y avait vu un
chandail des Maple Leafs de Toronto. De plus, l’équipe
de Toronto se faisait terrasser13 régulièrement par les 13. terrasser = to
triomphants Canadiens. Les larmes aux yeux, je trouvai crush ; se faire
assez de force pour dire : be crushed terrasser = to
—J’porterai jamais cet uniforme-là.
Mise au point 1
E. De quoi s’agit-il ?
1. Où est-ce que le narrateur a passé les hivers de son enfance ? 2. Que pense-t-il de l’école ? De l’église ? De la patinoire ? 3. Qui est-ce que le narrateur et ses amis admirent ? Pourquoi ? 4. Comment les garçons montrent-ils leur admiration ? 5. Qu’est-ce qui arrive au chandail du narrateur ?
6. Pourquoi la mère insiste-t-elle sur un nouveau chandail ? 7. Où est-ce qu’elle commande ce nouveau chandail ? Comment le fait-
elle et pourquoi le fait-elle de cette façon-là ?
8. Quelle est la réaction du garçon lorsque le nouveau chandail arrive ?
Expliquez cette réaction.
6 7
C H A P I T R E 3
Mise en pratique 1
F. Les temps au passé
Répondez aux questions suivantes en relisant le texte et en faisant attention aux temps des verbes employés dans la narration.
1. Notez le temps des verbes dans les trois premiers paragraphes. Donnez
un exemple de chaque paragraphe :
a. ______________________________________________. b. ______________________________________________. c. ______________________________________________. 2. Notez un changement du temps des verbes aux quatrième et cinquième
paragraphes. Quel temps commence-t-on à employer dans ces
paragraphes ?
3. Écrivez l’équivalent de ces verbes au passé composé :
Modèle : Ma mère me dit → Ma mère m’a dit
a. Elle fi t
b. Elle commença
c. Monsieur Eaton répondit
d. J’eus
e. Je trouvai
4. Pourquoi y a-t-il un changement dans les verbes au quatrième
paragraphe ? Expliquez votre réponse.
G. Discutez
1. Quelle est « la plus grande déception » que le garçon ait jamais eue ?
Pourquoi est-ce une telle déception ? Pensez-vous que sa réaction soit
exagérée ou justifi ée ?
2. Croyez-vous que cette erreur soit aussi mauvaise que le pense le garçon ?
À votre avis, la mère devrait-elle rendre le chandail des Maple Leafs afi n
de recevoir plus tard le bon chandail ? Pourquoi ou pourquoi pas ? 3. Pourquoi la mère ne peut-elle pas remplir les formulaires dans le
catalogue du magasin pour commander le chandail ? Qu’est-ce que cela
6 8
L E S P O R T
révèle dans le contexte de la culture canadienne de la deuxième moitié
du 20e siècle ?
Lisez le texte
Une abominable feuille d’érable sur la glace
(deuxième partie)
— Mon garçon, tu vas d’abord l’essayer ! Si tu te fais
une idée sur les choses avant de les essayer, mon garçon,
tu n’iras pas loin dans la vie...
Ma mère m’avait enfoncé14 sur les épaules le chandail 14. enfoncer =
bleu et blanc des Maple Leafs de Toronto et, déjà, j’avais to push, to ram on les bras enfi lés 15 dans les manches. Elle tira le chandail 15. slipped into
sur moi et s’appliqua à aplatir tous les plis16 de cette abo- 16. folds
minable feuille d’érable sur laquelle, en pleine poitrine,
étaient écrits les mots Toronto Maple Leafs. Je pleurais.
— Je pourrai jamais porter ça.
— Pourquoi ? Ce chandail-là te va très bien... Comme
un gant...
— Maurice Richard se mettrait jamais ça sur le dos...
— T’es pas Maurice Richard. Puis, c’est pas ce qu’on
se met sur le dos qui compte, c’est ce qu’on se met dans
la tête...
— Vous me mettrez pas dans la tête de porter le chan-
dail des Maple Leafs de Toronto.
Ma mère eut un gros soupir17 désespéré et elle m’ex- 17. sigh
pliqua :
— Si tu gardes pas ce chandail qui te fait bien, il va
falloir que j’écrive à M. Eaton pour lui expliquer que tu
veux pas porter le chandail de Toronto. M. Eaton, c’est un
Anglais ; il va être insulté parce que lui, il aime les Maple
Leafs de Toronto. S’il est insulté, penses-tu qu’il va nous
répondre très vite ? Le printemps va arriver et tu auras
pas joué une seule partie parce que tu auras pas voulu
porter le beau chandail bleu que tu as sur le dos.
6 9
C H A P I T R E 3
Je fus donc obligé de porter le chandail des Maple
Leafs. Quand j’arrivai à la patinoire avec ce chandail, tous
les Maurice Richard en bleu, blanc, rouge s’approchèrent
un à un pour regarder ça. Au coup de sifl et de l’arbitre, je
partis prendre mon poste habituel. Le chef d’équipe vint
me prévenir que je ferais plutôt partie de la deuxième
ligne d’attaque. Quelques minutes plus tard, la deuxième
18. sauter = ligne fut appelée ; je sautai18 to sur la glace. Le chandail
jump des Maple Leafs pesait19 sur mes épaules comme une
19. peser = to
weigh montagne. Le chef d’équipe vint me dire d’attendre ; il
aurait besoin de moi à la défense, plus tard. À la troisième
période, je n’avais pas encore joué ; un des joueurs de
20. saigner = to défense reçut un coup de bâton sur le nez, il saignait20 ;
bleed je sautai sur la glace : mon heure était venue ! L’arbitre
siffl a ; il m’infl igea une punition. Il prétendait que j’avais
21. se briser = se sauté sur la glace quand il y avait encore cinq joueurs.
casser
22. calmé, C’en était trop ! C’était trop injuste !
réconforté C’est de la persécution ! C’est à cause de mon chan-
23. se pencher = dail bleu ! Je frappai mon bâton sur la glace si fort qu’il se courber ; 21 se brisa
to bend down . Soulagé22, je me penchai23 pour ramasser les
24. nouveau débris. Me relevant, je vis le jeune vicaire, en patins, de-25. faire la loi = vant moi :
être le maître
absolu, — Mon enfant, ce n’est pas parce que tu as un petit
désirs sur les 25 des autres, que tu vas nous faire la loi. Un bon jeune autres imposer ses chandail neuf24 des Maple Leafs de Toronto, au contraire
26. enlever = to homme ne se met pas en colère. Enlève26 tes patins et va
take off à l’église demander pardon à Dieu.
Avec mon chandail des Maple Leafs de Toronto, je
me rendis à l’église, je priai Dieu ; je lui demandai qu’il
27. petits envoie au plus vite des mites27 qui viendraient dévorer
insectes mon chandail des Maple Leafs de Toronto.
7 0
L E S P O R T
Mise au point 2
H. De quoi s’agit-il ?
1. Selon la mère, pour quelles raisons faut-il garder ce chandail ? 2. Que se passe-t-il quand le garçon arrive à la partie de hockey ? Et
quand la deuxième ligne de défense est appelée ? Et pendant la
troisième période ?
3. Comment le narrateur réagit-il à ce qui se passe ?
4. Qu’est-ce que le vicaire lui demande de faire ? Pourquoi ? 5. Quelle est sa prière à la fi n du récit ?
Mise en pratique 2
I. La narration au passé
Notez les temps du passé qu’on emploie dans ce récit : l’imparfait, le passé simple (équivalent littéraire du passé composé) et le plus-que-parfait. Mar-quez dans quelle catégorie on devrait mettre les phrases suivantes, prises de l’histoire, pour expliquer le temps choisi.
écède
tions
ac
tions au passé
es ac
escription tion habituelle tion au passé qui pr énement soudain ou isolé autr D Ac Ac d’ Séquence d’Év
1. Nous vivions en trois lieux :
l’école, l’église et la patinoire ;
mais la vraie vie était sur la
patinoire.
2. Nous lacions nos patins à la
manière de Maurice Richard,
nous mettions le ruban gommé
sur nos bâtons à la manière de
Maurice Richard.
7 1
C H A P I T R E 3
écède
tions
ac
tions au passé
es ac
escription tion habituelle tion au passé qui pr énement soudain ou isolé autr D Ac Ac d’ Séquence d’Év
3. Ma mère n’aimait pas les
formules de commande
incluses dans le catalogue ;
elles étaient écrites en anglais
et elle n’y comprenait rien.
4. Monsieur Eaton répondit
rapidement à la lettre de ma
mère. Deux semaines plus tard,
nous recevions le chandail.
5. J’avais toujours porté le
chandail bleu, blanc, rouge des
Canadiens de Montréal.
6. Quand j’arrivai à la patinoire
avec ce chandail, tous les
Maurice Richard en bleu, blanc,
rouge s’approchèrent un à
un pour regarder ça.
7. À la troisième période, je n’avais
pas encore joué ; un des joueurs
de défense reçut un coup de
bâton sur le nez, il saignait ; je
sautai sur la glace.
8. C’en était trop ! C’était trop
injuste !
9. Je frappai mon bâton sur la
glace si fort qu’il se brisa.