Textures French
Chapter 9: pluperfect, superlative
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 11 parties.
2. Imaginez que vous êtes le voisin / la voisine de Cendrillon. Que
pensez-vous d’elle ? Comment change-t-elle pendant les 20 ans que
vous l’observez ?
3. Pensez-vous que cette chanson soit réaliste ? Pourquoi ou pourquoi
pas ?
4. Croyez-vous que la musique de la chanson corresponde bien aux
paroles ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
5. En quoi cette continuation du conte de fées de Cendrillon est-elle
similaire à « Légende peut-être un peu chinoise » ? En quoi est-elle
diff érente ?
HORS TEXTE
Cité-U : Le rêve
ébloui(e) – épouvantable – surprenant(e) – étrange – un pont-levis –
un cachot – un château fort – un chaudron – se réjouir – s’évanouir
Les mots qu’on dit
A. Associations
Quels mots de vocabulaire associez-vous avec les termes suivants ?
un château
une découverte
une surprise
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L A B E A U T É
B. Expressions utiles
Choisissez la meilleure réponse dans les situations suivantes.
1. Vous prenez le train et vous avez fait une réservation. Mais quand vous
montez dans le train, il y a quelqu’un assis à votre place. a. Je suis désolé(e), Monsieur/Madame, mais je crois que c’est ma
place.
b. Ne vous en faites pas.
c. Il n’en est pas question.
2. La personne s’excuse et dit qu’elle s’est trompée. Vous lui dites : a. Il n’en est pas question.
b. C’est épouvantable.
c. Ne vous en faites pas, ça ne fait rien.
3. Vous dites à la personne de rester à votre place ; vous allez trouver
une autre place. La personne vous répond :
a. Ne vous en faites pas.
b. Il n’en est pas question, Monsieur/Madame ! C’est votre place. Moi,
je vais en chercher une autre.
c. C’est étrange.
Regardez le scénarimage
C. Les images
Regardez le podcast illustré avec le son baissé. Décrivez chaque image qui passe.
1. ____________________________________________________. 2. ____________________________________________________. 3. ____________________________________________________. 4. ____________________________________________________. 5. ____________________________________________________. 6. ____________________________________________________.
1 1 1
C H A P I T R E 4
Regardez le podcast illustré
D. Dans quel ordre ?
Mettez les détails du podcast illustré dans leur ordre chronologique.
______ La jeune femme propose de raconter un rêve étrange. ______ Tom monte dans le train et voit qu’il est complet.
______ Dans le rêve, la chauve-souris s’envole du chaudron. ______ Tom décide de prendre le train à Tours.
______ La chauve-souris parle à la jeune femme dans son rêve. ______ Tom et la jeune femme vont s’asseoir au bar du train. ______ Il y a quelqu’un assis à la place que Tom a réservée dans le train.
E. Vrai ou faux ?
Dites si la phrase est vraie ou fausse. Si elle est fausse, corrigez-la.
1. Tom est en colère quand il trouve la jeune femme à sa place
dans le train. V F 2. La jeune femme veut rester à la place de Tom. V F 3. Tom trouve l’échange avec la jeune femme un peu surprenant. V F 4. La jeune femme pense que Tom parle très bien français. V F 5. Dans son rêve, elle rencontre un cheval qui parle. V F 6. Elle est éblouie par les objets qu’elle découvre dans le château. V F 7. Elle devient prisonnière dans le cachot du château. V F 8. Elle faillit s’évanouir [almost faints] quand elle voit la
chauve-souris. V F 9. La chauve-souris a le visage d’une jolie femme. V F 10. La jeune femme répond à la question de la chauve-souris. V F
F. Un jeu de rôle
Écrivez et jouez une scène devant la classe.
a. La réaction de Tom après avoir écouté ce rêve étrange
b. Un rêve que Tom partage avec la jeune femme
c. Une conversation entre deux étrangers qui se rencontrent dans un train
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L A B E A U T É
Fig. 8. Eugène Atget, Avenue des Gobelins, 1927. The Metropolitan Museum of Art.
Le photographe Eugène Atget, qui a pris cette photographie d’une
boutique dans l’avenue des Gobelins, a capté dans ses photographies
documentaires ce qu’on appelle le « Vieux Paris » : ce sont des images
des quartiers obscurs, de petites rues et des institutions de la ville de Paris
avant et pendant sa transformation en ville moderne. Ses photographies
ont attiré l’attention des artistes de l’époque, tels que Man Ray, Matisse et
Picasso. Man Ray a trouvé un aspect surréaliste à ses photos, surtout celles
qui montrent des mannequins ou des refl ets. En 1936, Man Ray a mis une
photo d’Atget sur la couverture de son magazine La Révolution surréaliste.
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C H A P I T R E 4
Imaginez
1. Dans cette photo, que voit-on dans la vitrine du magasin de l’avenue
des Gobelins ? Comment cette photo nous montre-t-elle la mode
masculine de Paris des années 1920 ?
2. Le poète Baudelaire a écrit que « Le beau est toujours bizarre. Je ne veux
pas dire qu’il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il
serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu’il contient toujours
un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente, et
que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau »
(Curiosités esthétiques, 1868). Êtes-vous d’accord ? Justifi ez votre
opinion.
3. L’esthétique et la mode masculines sont-elles aussi présentes dans
la société que l’esthétique et la mode féminines ? Donnez des
exemples précis.
4. Cherchez une publicité qui joue avec les stéréotypes de la beauté
et, si possible, les contes de fées. Expliquez comment les images de
la publicité renforcent son message.
5. Un proverbe populaire français déclare que « Le plus beau papillon n’est
qu’une chenille habillée ». Interprétez cette citation et expliquez-la à
un(e) camarade de classe.
6. À part les contes de fées et les contes d’enfance, comment
enseigne-t-on les leçons morales aux enfants ?
7. Les idées de la moralité, de la mode et de la beauté ont bien changé
depuis le début du 20e siècle. Ces valeurs pourront-elles changer à
l’avenir ?
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L A B E A U T É
8. Le conte de fées « fracturé » est un nouveau genre de livre pour les
enfants et les adolescents. Ces contes renversent les contes de fées
traditionnels et cassent souvent les stéréotypes qu’on y trouve. Écrivez
votre propre conte de fées fracturé.
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C H A P I T R E
5
La Culture de masse
Fig. 9. Jules Chéret, Le Rapide, le n° 5 c. Grand journal quotidien, 1892. The Metropolitan Museum of Art.
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L A C U LT U R E D E M A S S E
En France, la culture de masse commence dans les quarante dernières
années du 19e siècle, en même temps que « l’âge du papier »*, moment des
premiers journaux à grande diff usion et de l’accès universel à l’éducation
publique. L’accès à l’information ainsi qu’à l’éducation et un public informé
et alphabétisé changent fondamentalement la société. La « culture de
masse » se réfère souvent à la société de consommation et au processus de
mondialisation.
PRÉ-TEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
la rapidité – la lenteur – les médias – les réseaux sociaux – les informations –
les actualités – s’informer – le journal – quotidien(ne) – hebdomadaire –
mensuel(le) – les revues – les magazines – mettre à jour – connecté(e) –
surconnecté(e) – l’écran – le portable – le smartphone – les sites – les applis
A. L’affi che
1. Cette lithographie est une publicité pour un journal quotidien. Quels
objets remarquez-vous dans l’image ? Comment ces objets peuvent-ils
s’associer à ce journal ? Comment l’affi che amène-t-elle le public à
acheter ce journal ? Réussit-elle, à votre avis ?
2. La publicité infl uence-t-elle votre vie ? À quelles publicités faites-vous
attention ? Quelles publicités ignorez-vous ? Pourquoi ? 3. Au cours du 19e siècle, la vie change rapidement avec l’urbanisation
et la modernisation des villes, le développement du chemin de fer et
l’invention de l’ampoule électrique. Avec ces changements, le rythme de
la vie change aussi. Comment cette affi che montre-t-elle le rythme de
la vie moderne de la fi n du 19e siècle ? 4. Nous vivons aussi dans un monde de changement rapide : comment
le rythme de la vie refl ète-t-il les changements technologiques de la vie
contemporaine ? Y a-t-il des personnes qui embrassent ce nouveau
rythme ? Y a-t-il des gens qui rejettent ce nouveau rythme ? Expliquez
votre réponse.
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_de_masse#Les_journaux_.C3.A0_grande
_diff usion
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C H A P I T R E 5
B. La société et la rapidité
1. Comment vous informez-vous normalement, par quel média ?
Cherchez-vous des actualités en ligne, à la télévision, dans le journal
ou par d’autres moyens ? Pourquoi choisissez-vous cette source
d’informations ?
2. La société aujourd’hui est très « connectée ». Pensez-vous que votre
génération soit mieux informée que la génération précédente grâce à
la facilité et à la rapidité de la technologie ? Expliquez votre réponse. 3. Pensez-vous que la culture de masse et la société de consommation et
d’information mènent à une homogénéisation globale ? Expliquez votre
raisonnement.
Qu’en dites-vous ? : Le shopping et la consommation
des soldes – la marque – un timbre – une discothèque – un fan –
faire du repérage – faire du lèche-vitrines – dépenser – coller –
d’emblée – compulsif(-ive) – trompeur(-euse) – en soi – du coup
Les mots qu’on dit
C. Défi nitions
Écrivez le mot ou l’expression qui convient à chaque défi nition.
_________________ 1. le nom commercial d’un produit _________________ 2. par sa nature
_________________ 3. qui ne peut pas résister, qui agit sans contrôle _________________ 4. rechercher, déterminer ce qu’on a et ce dont
on a besoin
_________________ 5. une vente de marchandise à un prix réduit _________________ 6. qui fait illusion, mensonger
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L A C U LT U R E D E M A S S E
_________________ 7. utiliser de l’argent
_________________ 8. regarder les magasins sans rien acheter _________________ 9. un admirateur enthousiaste _________________ 10. de ce fait, pour cette raison _________________ 11. une collection de disques, de CD _________________ 12. fi xer, faire adhérer _________________ 13. du début; aussitôt _________________ 14. une vignette qu’on colle sur une enveloppe
pour payer la poste
Écoutez le podcast
D. Qui dit quoi ?
Choisissez l’interviewé(e) qui correspond au résumé donné.
Question 1 : Avez-vous une philosophie en tant que Quel(le) consommateurs ? interviewé(e) ?
On ne devrait acheter que le nécessaire, mais je me fais 1 2 3 aussi des plaisirs.
J’achète la nourriture selon la saison, mais je n’ai aucune 1 2 3 autre limite.
Je n’aime pas dépenser sans raison mais j’aime aussi 1 2 3 m’off rir des cadeaux.
Question 2 : Croyez-vous que les publicités infl uencent vos Quel(le) choix d’achat ? interviewé(e) ?
La publicité infl uence la plupart des gens, mais je ne fais 1 2 3 pas souvent attention aux médias.
Les publicités sur Internet sont inévitables : on nous 1 2 3 impose ces images et on ne peut vraiment pas choisir de ne pas les regarder.
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C H A P I T R E 5
La publicité est très subtile et elle peut nous infl uencer à 1 2 3 acheter certaines marques ou à acheter local.
Quel(le)
Question 3 : Êtes-vous collectionneurs de quelque chose ? interviewé(e) ?
Je colle des tickets de cinéma dans un carnet. 1 2 3
J’ai une jolie discothèque. 1 2 3
Je suis collectionneuse de timbres, de pièces de monnaie 1 2 3 et d’images.
E. Dictée
Complétez les phrases en écoutant les réponses des interviewé(e)s.
Question 1 : Avez-vous une philosophie en tant que consommateurs ? 1. N’achetez que le nécessaire mais parfois je me fais des
__________________. Parfois j’ai des achats _________________
surtout depuis qu’on peut acheter en ____________________. 2. J’aime pas ____________________ pour ____________________,
mais j’adore me faire un ____________________.
3. Mais je pense que si on parle de ____________________ en
particulier, je vais éviter ____________________ d’acheter
par exemple des fruits et des légumes qui sont complètement
_________________ __________________, je vais pas acheter des
____________________ en plein hiver.
Question 2 : Croyez-vous que les publicités infl uencent vos choix d’achat ? 1. Par ____________________, et ça me fait penser, que Starbucks par
exemple ne fait pas de publicité et ____________________ il y a
____________________ de gens qui y vont.
2. Mais si la publicité nous ____________________, au moment où
on aura ________________ ou où on aura ____________________
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L A C U LT U R E D E M A S S E
de ce type de ____________________, c’est vers cette
____________________, la ____________________ dont
la publicité nous a touchés, qu’on va se tourner.
3. Alors, pour ma part, non, ça ne va ____________________ pas
infl uencer mes ____________________ d’____________________
étant donné je n’ai ni la télé ni la radio et que je lis très
____________________ les journaux.
Question 3 : Êtes-vous collectionneurs de quelque chose ? 1. Je sais pas pourquoi, mais au ____________________, j’y vais
rarement seule, donc c’est toujours un ____________________
d’un moment ____________________, ou même quand j’y
vais seule pour les ____________________ notamment, c’est
un ____________________.
2. C’est des choses un peu ____________________, mais c’est
quelque chose que j’aimais ____________________, que j’aimais
____________________ à ma ____________________ de CD. 3. Moi, ____________________, je collectionne les
____________________ et les ____________________ de
monnaie depuis ____________________.
F. Et moi, personnellement...
1. Avez-vous une philosophie en tant que consommateur(-trice) ? 2. Croyez-vous que les publicités infl uencent vos choix d’achat ? Trouvez
un exemple.
3. Êtes-vous collectionneur(-euse) de quelque chose ?
TEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
un animal en peluche – une peluche – une poupée – un nounours –
un doudou – collectionner – une obsession – accumuler – des trucs
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C H A P I T R E 5
Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez
1. Connaissez-vous quelqu’un qui est collectionneur(-euse) de quelque
chose d’insolite ? Décrivez la collection ou les intérêts de la personne
collectionneuse que vous connaissez.
2. Aimiez-vous des animaux en peluche ou des poupées quand vous étiez
enfant ? Aviez-vous une peluche ou une poupée favorite ? Décrivez-la. 3. Un doudou peut être un « objet fétiche, en général un morceau de tissu,
dont les petits enfants ne se séparent pas et avec lequel ils dorment »
(www.larousse.fr). Aviez-vous un doudou quand vous étiez jeune ? 4. Si votre copain/copine était obsédé(e) par les nounours, comment
réagiriez-vous ?
Les mots qu’on lit
B. Associations
Faites une liste de mots que vous associez à chaque sujet donné. Ensuite, ajoutez les mots ci-dessous pris du texte au(x) sujet(s) logique(s).
un poste un gadget brancher
le webmaster un coup de cœur suivre une formation
une boîte un métier obtenir un diplôme
le blog les mels certifi é(e)
l’interface le compte surfer
les achats en ligne la photo de profi l fi lmer
la contre-plongée la page d’accueil acquérir
la vente le paiement sécurisé vendre
l’homme d’aff aires la prise s’endetter
la marque l’écran prendre une décision
le rayon le plan fi xe faire le choix
le prix raisonnable les sites de rencontre mettre en route
la vendeuse l’avance-rapide se déconnecter
le budget le/la baby-sitter appuyer le bouton
une webcam l’ordinateur
le voyage d’aff aires allumé(e)
1 2 2
L A C U LT U R E D E M A S S E
le travail l’Internet
le fi lm le shopping
Lisez le texte
La nouvelle « Teddy Bear » d’Éliette Abécassis est parue en 2013 dans
le recueil de nouvelles La Malle*. Les textes de ce recueil, écrits par des
écrivains français contemporains, sont inspirés par la collection de malles
appartenant à Gaston-Louis Vuitton, de la fameuse famille de malletiers†.
Éliette Abécassis, née à Strasbourg en 1969, est agrégée de philosophie.
Elle a enseigné à l’Université de Caen pendant trois ans avant de se lancer
dans l’écriture de romans, de livres pour enfants, d’essais et de scénarios.
Teddy Bear
(première partie)
— Alors, tu aimes ?
Lisa leva les yeux de l’ordinateur. Elle regarda Maxime,
qui l’interrogeait du regard.
— Je trouve que c’est super, dit-elle. Tu as fait un travail
génial ! Je te félicite !
Maxime regarda sa femme, fi er de lui. Il la prit dans ses
bras et l’embrassa. La trentaine, elle était séduisante avec ses
* coff re de bois où on enferme des objets qu’on apporte en voyage ; trunk † artisans de malles
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C H A P I T R E 5
yeux en amande, ses cheveux longs, et les tailleurs qu’elle
portait pour aller au travail.
Maxime avait enfi n eu le courage de quitter son poste
de webmaster pour une boîte de communication, afi n de
1. stuff ed bears se livrer à sa passion : la collection des ours en peluche1.
Il avait mis son savoir-faire au service de son hobby, et
avait ainsi conçu le premier site pour arctophiles—c’est
2. (bear) cubs ainsi qu’on appelle les collectionneurs d’oursons2—, nou-
nours.com. Le site donnait accès à toutes les informations concernant les peluches, susceptibles d’intéresser les pas-
sionnés comme les néophytes. Il avait conçu lui-même
3. feuilles son propre blog, et son bloc-notes3 : son ambition était
détachables 4 d’informations et d’échanges au sujet du nounours de papier de faire profi ter tous les clients d’une véritable interface pour prendre . On des notes ; pouvait y trouver la visite complète des derniers salons et
4. teddy bear 5 aux bonnes adresses et aux points de vente pad expositions sur les peluches, ainsi qu’une rubrique relative 5. du verbe « spécialisés.
vendre » : sale De plus, afi n de faciliter les achats en ligne, le site off rait
un paiement hautement sécurisé. Et pour ceux qui dési-
raient aller plus loin, il était possible de suivre une forma-
tion qui permettait de repérer les diff érentes marques et
fabriques de nounours, d’eff ectuer soi-même sa propre
estimation de nounours vintage, et même d’obtenir un diplôme certifi é d’arctophile.
— Je suis content que ça te plaise ! dit Maxime. Je
t’emmène dîner ce soir, appelle la baby-sitter.
Lisa sourit. Ce qu’elle aimait chez son mari, c’était qu’il
était resté un enfant. Avec ses cheveux bouclés, son léger
6. embonpoint6 et son sourire à fossettes7 portliness, , il avait l’air d’un
stoutness adolescent. À l’heure où d’autres surfaient sur les sites de
7. dimples
rencontres et les interfaces pornographiques, Maxime
passait son temps sur eBay, pour tenter d’acquérir la mer-
8. crown jewel veille, la perle rare, celle qui serait le joyau8 de sa collec-
tion, celle qu’il pourrait exposer dans son salon, parmi tous
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L A C U LT U R E D E M A S S E
les autres ours, trônant en bonne place. Il était allé jusqu’à
Jeju Island, en Corée, pour visiter le musée des Nou-
nours, avec sa considérable collection de peluches, qui
s’étendait sur deux galeries. Il avait longtemps observé le
nounours le plus cher du monde dans son imperméable
Vuitton, prêt à partir en voyage. Il aurait rêvé de pouvoir
l’acquérir9. Celui-ci était vraiment spécial. Plus réel que 9. acheter,
le réel. En tout cas, son réel à lui. Le nounours habillé en arriver à obtenir Louis Vuitton avait atteint le prix de 1 400 000 francs : il
avait été acheté par le Coréen Jessie Kim, le collection-
neur d’ours qui avait créé le musée. C’était la première
fois qu’un ours était vendu à ce prix-là. La vente avait été
inscrite dans le Livre des records. L’homme d’aff aires avait
fait le voyage jusqu’à Monaco, à l’hôtel Hermitage, pour
assister aux enchères10. Quarante-deux ours en peluche 10. auctions
y étaient exposés, habillés par les plus grands couturiers :
Valentino, Hermès... Grâce à la participation active de
personnalités importantes du monde de la mode, les prix
avaient atteint des sommets. Et c’est à cette occasion que
Jessie Kim avait obtenu le magnifi que teddy habillé par
Louis Vuitton. Ce petit ours malicieux symbolisait tout
un monde, entre tradition et modernité. Haut de 45 cen-
timètres, il était vêtu d’un imperméable, d’un chapeau et
équipé d’une valise Monogram qui contenait une tenue11 11. outfi t
de rechange, un pantalon en agneau12 et un pull à col 12. peau
roulé en laine beige. Une vraie merveille ! d’agneau ; lambskin Depuis qu’ils avaient un enfant, Maxime rapportait
des nounours pour son fi ls, au gré de13 ses voyages ou de 13. dépendant
ses achats. À Paris, dans la mythique boutique Le Nain de
bleu, il avait acquis un ours confectionné artisanalement
14. guetter =
dans un atelier en province. D’Allemagne, il avait bien surveiller,
entendu rapporté le fameux ours Steiff . Chaque année, rester
il guettait14 attentif dans la nouvelle collection avec anxiété. Pour l’attente être sûr de ne pas la manquer, il y envisageait toujours impatiente
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C H A P I T R E 5
un voyage d’aff aires à la date prévue. À Londres, chez
Sotheby’s, il avait acquis un ours Steiff Happy de 1926,
lors de la première vente aux enchères consacrée aux
nounours, en 1989. Un événement mondial, dont il se
souviendrait toute sa vie. À New York, il avait rêvé devant
un ours encore plus rare chez Christie’s, qui ne coûtait
pas moins de 110 000 dollars. Pour l’acquérir, il aurait fallu
qu’il s’endette. Son hobby s’était transformé en véritable
obsession : fan des bonbons allemands Gummibär, des
15. money clips pinces à billets15 en argent de Tiff any & Co, des calen-
driers et livres Taschen inspirés par la fameuse collec-
16. tion Van Gelder, des blasons16 coats of arms de cités où fi guraient des
ours, comme celui de Berlin, il ne se lavait qu’avec du
savon au miel, il buvait son thé dans une tasse où était
représentée une oursonne, il prenait son dîner dans une
assiette à nounours. Il parlait nounours. Il pensait nou-
nours. Il rêvait nounours. Il aimait les fi lms de nounours :
Winnie l’Ourson, Paddington, Yogi, Rupert, Andy Pandy. Il s’était procuré la série télévisée « Bonne nuit les petits »,
dont il regardait chaque soir un épisode. Voir la famille
17. réjouir = faire Ours le réjouissait17 plus que son fi ls. Il avait même com-
plaisir, mettre mencé une collection de nounours de créateurs, tels que quelqu’un en
joie le teddy Denim Babygap, le teddy de Burberry, celui en
Nylon rouge et noir d’Issey Miyake, les ours de Castel-
bajac et de Ralph Lauren, ou encore celui de Philippe
Starck, qui valait le détour.
On pouvait épiloguer sur les origines de cette obses-
sion qui lui coûtait cher. Lisa, le voyant passer toutes
ses soirées sur Internet à la recherche de nouveaux
nounours—au point qu’il se désintéressait de tout autre
sujet—, l’avait emmené chez un psychologue. Au début
de la vie, l’enfant n’a pas conscience de son corps, leur
expliqua-t-on, il vit dans une indistinction qui l’angoisse.
Mais comme il comprend que ses pleurs ont un eff et sur
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L A C U LT U R E D E M A S S E
ses parents, qui lui apportent ce dont il a besoin, il déve-
loppe un sentiment d’omnipotence, auquel se substitue
un sentiment d’impuissance lorsque ce n’est pas le cas.
C’est la raison pour laquelle il a besoin d’avoir un objet
pour se rassurer, qui reste auprès de lui lorsque les parents
ne le sont pas, ce qui l’insécurise beaucoup. Pour certains,
cet objet devient indispensable, surtout au moment de
l’endormissement. Les peluches permettent à l’enfant de
ne plus faire partie de sa mère, de s’autonomiser par rap-
port à elle, de lutter contre l’angoisse de ne plus la voir,
en gardant un sentiment de contrôle. Ainsi conserve-t-il
près de lui un symbole, un lien, qui le rattache à elle, tout
en acceptant de perdre sa toute-puissance.
En attendant la baby-sitter, Lisa et Maxime surfèrent
pendant quelque temps pour faire la visite complète
du nouveau site. Lisa encouragea Maxime, lui fi t des
remarques positives pour lui donner confi ance en lui ;
elle aimait bien remplir ce rôle maternel face à lui. Elle
savait qu’il avait besoin d’être rassuré, un peu comme son
petit garçon. À deux ans, Alexis était déjà très éveillé18. Il 18. vif, intelligent
ne parlait pas beaucoup, mais il observait tout ce qui se
passait autour de lui. Il avait adopté un des nounours de
son père comme doudou, un petit ours en peluche tout
râpé19 avec lequel il dormait tous les soirs. 19. threadbare
— Tu as réfl échi à ce que tu voulais pour ton anniver-
saire ? demanda Lisa.
— Tu sais bien...
— Non, je veux dire, autre chose qu’un ours.
Maxime fi t mine de réfl échir, les yeux mi-clos.
— Je ne vois pas...
— Bon, ça va, j’ai compris, soupira Lisa.
Stéphanie, la baby-sitter, sonna à la porte. La jeune
femme d’une vingtaine d’années, au visage et au corps
rondelets, aux grands yeux ronds et un peu exorbités et
1 2 7
C H A P I T R E 5
aux cheveux bouclés gardait Alexis depuis sa naissance.
Maxime et Lisa lui laissèrent le petit garçon, et sortirent
ensemble, pour aller au restaurant La Petite Ourse.
*
— Avant toute chose, il serait utile de connaître l’his-
toire des ours en peluche, dit la vendeuse. Et aussi les dif-
férentes marques d’ours en peluche. Ne manquez pas de
visiter notre rayon « Culture nounours », plongez-vous
dans des ouvrages tels que Boules de poils, le meilleur
20. guide, de la peluche française de Samy Odin, un vade-mecum20
manuel oursonnier recommandé à tous les collectionneurs, Ours
en peluche de Pauline Cockrill, traduction française de The Teddy Bear Encyclopedia, Le Guide du collectionneur de nounours de Peter Ford, L’Ours dans tous ses états de
21. Geneviève et Gérard Picot : autant de chefs-d’œuvre21 masterpieces
qui sauront vous captiver et vous enthousiasmer ! Et, dès
que vous en aurez l’occasion, courez chez votre bura-
22. propriétaire liste22 vous procurer les indispensables magazines Votre
d’un tabac nounours et 100 000 nounours, qui vous tiendront au
courant des dernières actualités sur nos amis. Cepen-
23. imitations dant, méfi ez-vous des contrefaçons23 ! Mais dites-moi
plutôt : quel type d’ours cherchez-vous ? Un ours ancien,
de collection ? Un ours actuel ?
— Quel est le prix des ours anciens ? demanda Lisa.
— Les ours actuels sont bon marché, les ours anciens
sont relativement chers. C’est pour vous ou c’est pour un
cadeau ?
— C’est pour mon mari. Comme c’est son anniversaire,
j’aimerais choisir quelque chose de vraiment original.
— Choisir est un véritable dilemme, je le conçois, dit
la vendeuse... Quel est votre budget ?
— Disons... dans des prix raisonnables.
— Le premier critère de choix, c’est la marque. Les
marques françaises, telles que JPM, Pintai, Alfa-Pa-
1 2 8
L A C U LT U R E D E M A S S E
tis ou encore Boulgom, Nounours, Blanchet, les belles
répliques24, telles que Steiff , ou Schuco, sont celles qui 24. replicas
seraient le plus à même de séduire votre imagination. Si
votre budget est vraiment restreint, vous pouvez aussi
vous rabattre sur25 les timbres, les cartes postales ou les 25. se rabattre
publicités représentant des ours, ainsi que sur des fi gu- sur = to fall
rines en résine. Votre choix se portera sur des modèles make do with back on, to
récents, moins onéreux26 mais pas moins attachants ! 26. chers
Lisa contempla avec perplexité les nounours que
la vendeuse lui montrait. Petite, menue, cette dernière
avait de grands yeux bleus et des cheveux d’un blond
doré qui lui donnaient l’apparence d’une poupée. Lisa
ne put s’empêcher de sourire. Comment allait-elle faire
son choix entre les petits, les grands, les moyens ? Ceux
qui étaient habillés, ceux qui ne l’étaient pas, ceux qui
avaient l’air triste, gai ou malicieux... Ceux qui étaient
doux, ceux qui étaient rugueux, peu agréables au tou-
cher. Elle écoutait la vendeuse lui raconter les matières
et les formes. Les nounours en laine, ceux en mohair, les
nounours en synthétique, coton ou viscose. Certains tis-
sus étaient denses, serrés ou uniformes, d’autres modèles
étaient en véritable fourrure d’ours... Certains étaient
rembourrés à la paille de bois, qui les rendait compacts.
D’autres remplis de kapok, qui donnait une impression de
mollesse ; tout comme la laine, qui était néanmoins plus
dense, et plus onéreuse. Les ours plus récents étaient
faits avec de la ouate27 synthétique, qui avait l’avantage 27. stuffi ng
d’être moins allergène mais qui était moins agréable au
toucher. D’autres encore étaient remplis de petites billes
de plomb, qui roulaient sous les doigts.
Tous les nounours la regardaient de leurs yeux fi xes,
en verre, comme s’ils désiraient être adoptés. — N’oubliez pas de vérifi er les fi nitions 28 28. fi nishing , ajouta la touches
vendeuse. Que le modèle soit cousu29 à la main ou à la 29. sewn
1 2 9
C H A P I T R E 5
30. machine, il faut que les coutures30 seams soient bien terminées.
Étant donné le temps passé, l’ours cousu à la main sera
plus onéreux que l’ours cousu à la machine. Pour s’assu-
rer que les coutures ont été correctement exécutées, il
faut vérifi er l’espace entre les points, qui ne doit pas être
trop important. Il est impératif que la couture soit cachée
par les poils du tissu. Les oreilles doivent être cousues
de façon ferme, les ouvertures du corps et des mains,
totalement invisibles, et le rembourrage doit être bien
maintenu à l’intérieur du tissu hermétiquement fermé,
afi n qu’il ne s’ouvre pas, ou qu’il ne s’use pas lorsqu’il est
manipulé...
— Je vois, dit Lisa. Je ne sais vraiment pas lequel
choisir.
— Une question importante se pose : où allez-vous
l’exposer ? Suivant les dimensions de votre salon, vous
pouvez choisir soit des gros ours, soit des moyens ou
même des miniatures anciennes, cousues main.
— Dans le salon, dit Lisa, c’est là que mon mari a mis
sa collection.
— Dans ce cas, il vous faudra un ours de dimension
moyenne. Pas trop grand, pas trop petit.
Lisa hésitait. Elle ne parvenait pas à prendre une
décision.
Soudain, elle vit un petit ours qui l’observait de ses
yeux de verre, avec une lueur étrange.
— Et celui-ci ? demanda Lisa.
— Celui-ci est un peu diff érent, murmura la ven-
deuse. Il possède une mini caméra intégrée derrière son
31. œil droit. Vous pouvez la déclencher31 to trigger facilement, même
à distance, et elle fi lme tout ce qu’il y a dans la pièce,
en toute discrétion. Pour faire des fi lms de vos enfants,
cela peut être très pratique, parce qu’ils ne s’aperçoivent
pas qu’ils sont observés. Ainsi, ils paraissent plus naturels
1 3 0
L A C U LT U R E D E M A S S E
que lorsqu’ils sont fi lmés par une webcam de base... Évi-
demment, c’est plus un gadget qu’un ours de collection,
mais c’est un ours cousu main, de bonne facture, que
votre mari aura plaisir à avoir, et même à placer dans sa
collection.
— J’ai l’impression que vous avez craqué ! ajouta la
vendeuse, l’air malicieux. Avec les ours, il faut se fi er à ses
coups de cœur !
*
Mise au point 1
C. De quoi s’agit-il ?
1. Quelle est la passion de Maxime ?
2. Pourquoi a-t-il quitté son travail pour un bureau de communication ? 3. Comment est la relation entre Maxime et Lisa ? Ont-ils des enfants ? 4. Pourquoi Lisa a-t-elle emmené Maxime chez le psychologue ? 5. Que vont-ils faire ce soir ?
6. Dans la deuxième scène, où se trouve Lisa ? Qu’achète-t-elle ?
Mise en pratique : La narration
D. L’impératif et le futur simple
Mettez les verbes indiqués au futur simple ou à l’impératif, selon le cas.
1. Ne __________ [manquer] pas de visiter notre rayon « Culture
nounours » : autant de chefs-d’œuvre qui __________ [savoir] vous
captiver et vous enthousiasmer !
2. Et, dès que vous en __________ [avoir] l’occasion, __________ [courir]
chez votre buraliste vous procurer les indispensables magazines qui vous
__________ [tenir] au courant des dernières actualités sur nos amis. 3. Cependant, __________ [se méfi er] des contrefaçons ! Mais
__________-moi [dire] plutôt : quel type d’ours cherchez-vous ?
1 3 1
C H A P I T R E 5
4. Votre choix __________ [se porter] sur des modèles récents, moins
onéreux mais pas moins attachants !
5. __________ [ne pas oublier] de vérifi er les fi nitions, ajouta la vendeuse. 6. C’est un ours cousu main, de bonne facture, que votre mari
__________ [avoir] plaisir à avoir, et même à placer dans sa collection.
E. Discutez
1. Que pensez-vous de Maxime et de son obsession ?
2. Cette nouvelle donne au lecteur / à la lectrice beaucoup de détails à
quel(s) sujet(s) ? Qu’est-ce que ces détails ajoutent à la narration de
l’histoire ?
3. Imaginez que vous êtes la vendeuse. Essayez de convaincre un(e)
client(e) d’acheter un nounours très cher. Employez l’impératif dans
votre discours.
4. Imaginez une suite à cette partie de l’histoire. Écrivez un ou deux
paragraphes pour continuer l’histoire. Votre histoire sera-t-elle tragique,
comique, romantique, une histoire de mystère, de science-fi ction,
d’aventures ? Écrivez votre suite au futur simple.
Lisez le texte
Teddy Bear
(deuxième partie)
— Il est magnifi que ! s’exclama Maxime en ouvrant
le paquet-cadeau. Il était parfait avec ses petits yeux en
verre, sa fourrure toute douce, son petit chapeau et sa
32. salopette32 overalls bleue.
— Il te plaît ?
— Oui ! Il n’est pas ancien, mais il a quelque chose de
sympathique et de rassurant. Merci ma chérie !
— Tu es sûr que c’est ce que tu voulais ?
— Je l’adore ! Il est spécial, il ne ressemble pas aux
autres.
1 3 2
L A C U LT U R E D E M A S S E
Maxime le disposa au salon, parmi les autres ours de
sa collection, et le contempla avec satisfaction.
— Comme il est beau ! Et en plus, c’est un modèle que
je ne connaissais pas !
— Je dois te dire quelque chose, murmura Lisa.
— Qu’est-ce que c’est ?
— Maxime, dit-elle, les larmes aux yeux.
— Quoi ? Il se passe quelque chose ?
— Je crois que je suis enceinte33. Enfi n non, je veux 33. être enceinte
dire... j’en suis sûre à présent. = attendre un
bébé
Maxime la regarda avec émotion. Ses yeux bleus se
mirent à briller. Il prit Lisa dans ses bras, la serra contre lui.
— C’est merveilleux, ma puce. On va pouvoir aug-
menter la collection de nounours !
— Tu ne crois pas que c’est un peu tôt...
— Mais non ! On fêtera cela à ton retour de voyage.
Ils s’embrassèrent encore et encore, se réjouissant de
l’ours et de la nouvelle.
Lisa ne dit pas à Maxime que le nounours possédait
une petite webcam invisible : elle préférait lui en réserver
la surprise pour plus tard. Mais plus tard, c’était trop tard,
ils s’endormirent après avoir fêté la nouvelle et l’anniver-
saire de Maxime avec leurs amis.
Le lendemain matin, Lisa partait pour la province, en
mission pour son travail. Avant de quitter l’appartement,
elle eut l’idée de mettre en route la petite webcam, pour
vérifi er le fonctionnement du nounours.
*
Le surlendemain, lorsque Lisa rentra chez elle, elle fut
accueillie34 par Stéphanie, la baby-sitter. 34. welcomed
— Tout s’est bien passé ? demanda-t-elle.
— Très bien. Alexis a été adorable. Il a mangé sa soupe,
a pris son biberon35, et je l’ai immédiatement mis à dor- 35. bottle
mir. Aujourd’hui, il a fait sa sieste pendant deux heures, il
1 3 3
C H A P I T R E 5
semblait fatigué... J’ai pris sa température, mais il n’avait
rien. Je l’ai levé vers 16 heures, lui ai donné à manger,
j’ai joué avec lui, puis je l’ai mis au lit en lui chantant des
chansons. Il dort depuis une demi-heure. Et vous, vous
avez fait bon voyage ?
— Oui, merci... Dites-moi combien je vous dois ?
— Cela fera 150 euros, pour les deux jours.
Stéphanie partie, Lisa se rendit dans la chambre
d’Alexis et le regarda pendant un moment. C’était fou
36. envahir = comme le petit bonhomme avait envahi36 to sa vie. Elle
invade, to aurait pu rester toute la soirée à le contempler alors qu’il take over
dormait paisiblement. Elle était heureuse d’être enceinte,
37. excès même si elle était angoissée par la surcharge37 de travail
que représenterait un second enfant. Heureusement,
Maxime était là, chaque fois qu’elle devait voyager. Il
38. se plaindre = s’occupait d’Alexis, sans jamais se plaindre38. Bien sûr, sa
to complain passion pour les nounours le rendait diff érent des autres,
mais depuis qu’il avait trouvé le moyen d’en faire un mé-
39. redouter = tier, elle ne redoutait39 plus que son obsession fi nisse par
avoir peur le perdre.
de, craindre
Lisa se rendit dans la chambre, elle défi t sa petite
valise, rangea ses aff aires. Elle prit une douche. Maxime
n’était pas encore rentré du travail. Sur le bureau, l’ordi-
nateur était allumé. Elle consulta ses mels, puis se rendit
sur Facebook. C’est le compte de Maxime qui apparut :
il avait dû oublier de se déconnecter. À la place de sa
photo de profi l, il avait affi ché le fameux nounours Vuit-
ton dans son imperméable beige. Lisa ne put s’empêcher
de sourire en consultant sa page d’accueil.
SEXE : homme
DATE DE NAISSANCE : 3 mars 1969 ORIGINAIRE DE : Paris, France SITUATION AMOUREUSE : non précisé
1 3 4
L A C U LT U R E D E M A S S E
Informations personnelles
INTÉRÊTS : ours en peluche
ÉMISSIONS DE TÉLÉVISION : Bonne nuit les petits FILMS : L’Ours, Frères des ours, Les Aventures de Petit Ours Brun
CITATIONS FAVORITES : Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué
MEMBRE DE : Monsieur Nounours, Ourstory, Ours !
Soudain, elle pensa au nouveau nounours qui était
posé sur la petite table du salon, à côté de ses comparses,
et elle sourit.
Elle se rendit dans le salon, où se trouvait la peluche,
en bonne place, parmi toutes les autres. Elle la prit, ouvrit
la tirette discrète qu’elle avait dans le dos, et sortit la mi-
nuscule webcam dissimulée à l’intérieur.
Comme la caméra n’avait plus de batterie, elle la
brancha à la prise USB de son ordinateur et vit appa-
raître l’image sur son écran 15 pouces. Au début, il n’y
avait rien, sinon un plan fi xe du salon. Puis c’était elle qui
partait. La porte se referma derrière elle. Elle appuya sur
le bouton d’avance rapide. Elle vit alors la porte s’ouvrir
de nouveau. Maxime rentrait dans l’appartement, avec
Alexis, et Stéphanie, la baby-sitter. Maxime avait donc
décidé de sortir, se dit-elle. Stéphanie disparut avec
Alexis. Pendant ce temps, Maxime se recoiff a40 devant 40. se recoiff er
la glace, déboutonna sa chemise, et se servit un whisky. = remettre les cheveux Il regarda un instant dans la direction de la caméra en en ordre
faisant un grand sourire, comme pour saluer son public.
C’était parce qu’il était content d’avoir son ours, se dit
Lisa. La baby-sitter revint quelques instants plus tard, elle
était seule. Maxime lui proposa un verre. Ils commen-
cèrent à discuter. Maxime lui montra les ours. Stéphanie
rit en prenant le nounours que Lisa lui avait off ert.
1 3 5
C H A P I T R E 5
— Il est un peu kitsch, non, tu ne trouves pas ? C’est ta
femme qui l’a choisi ?
— Elle n’y connaît rien.
41. tortiller = Stéphanie tortilla41 to le nounours. La caméra bou-
twist around gea dans tous les sens. Puis elle le reposa, parmi ses
congénères.
— Viens à côté de moi, murmura Maxime. Je te sers
un verre ?
— Tu es sûre qu’elle est partie ?
— Mais oui, ne t’en fais pas. Je l’ai eue au téléphone,
tout à l’heure. Soudain, ils entendirent le petit pleurer
dans la chambre.
— Tu peux y aller ? demanda Maxime.
42. se palper Lisa eut comme une contraction, elle se palpa42 le
= toucher ventre. Elle se rassura, en se disant que Maxime serait un doucement
bon père et qu’il saurait s’occuper des enfants, même lors
de ses départs.
Puis elle vit Stéphanie revenir avec Alexis et le rame-
43. baby bouncer ner au salon. Elle le posa dans le transat43, en le tournant
vers la porte.
C’est alors que Maxime s’assit à côté d’elle, en lui sou-
riant. Le bébé, qui avait tourné la tête, observait toute la
scène avec le plus grand intérêt. Lisa aussi, bien qu’elle
fût agitée de tremblements convulsifs. Le bébé se mit à
pleurer, Maxime saisit le nounours espion et le mit dans
les bras de son fi ls.
Alors Maxime s’approcha de Stéphanie, lui donna un
44. se dévêtir baiser, la déshabilla, se dévêtit44.
= ôter ses Lisa regarda, en contre -plongée, le spectacle original vêtements,
se de son mari en train de faire l’amour à la baby-sitter, avec déshabiller son fi ls à côté—fi lmé par le nounours.
1 3 6
L A C U LT U R E D E M A S S E
Mise au point 2
F. De quoi s’agit-il ?
1. Que Lisa révèle-t-elle à Maxime avant de partir en voyage ? 2. Selon la baby-sitter, comment s’est passé son travail à la maison pendant
le voyage de Lisa ?
3. Qu’est-ce que Lisa regarde sur l’ordinateur de son mari ? 4. Quand Lisa regarde le fi lm du nounours, que découvre-t-elle ?
Mise en pratique 2 : Les marqueurs du temps
G. Les événements de l’histoire
Notez les événements principaux de l’histoire. Choisissez cinq événements clés qui se passent aux moments indiqués. Écrivez les phrases au passé. Quels temps choisissez-vous ? Pourquoi ?
Avant l’anniversaire Le jour de
de Maxime l’anniversaire Le lendemain Le surlendemain
H. Les verbes au passé simple
Transformez les phrases suivantes prises du texte du passé simple au passé composé.
1. Lisa leva les yeux de l’ordinateur. Elle regarda Maxime, qui l’interrogeait
du regard.
2. Lisa sourit.
3. Maxime et Lisa lui laissèrent le petit garçon, et sortirent ensemble, pour
aller au restaurant La Petite Ourse.
4. Lisa ne put s’empêcher de sourire.
5. Soudain, elle vit un petit ours qui l’observait de ses yeux de verre, avec
une lueur étrange. — Et celui-ci ? demanda Lisa.
6. Il prit Lisa dans ses bras, la serra contre lui.
7. Avant de quitter l’appartement, elle eut l’idée de mettre en route
la petite webcam.
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C H A P I T R E 5
8. Le surlendemain, lorsque Lisa rentra chez elle, elle fut accueillie par
Stéphanie, la baby-sitter.
9. Lisa se rendit dans la chambre, elle défi t sa petite valise, rangea ses
aff aires. Elle prit une douche.
10. Le bébé se mit à pleurer, Maxime saisit le nounours espion et le mit dans
les bras de son fi ls.
Mettez-vous à la place
I. Établissez la scène
1. Écrivez une dernière scène à cette histoire. La narration de votre scène
doit inclure de la description, de l’action et du dialogue. Utilisez les
temps du passé.
2. Imaginez : furieuse, Lisa a essayé de rendre le nounours à la vendeuse.
Écrivez leur conversation.
J. Approfondissez le sens
1. Imaginez que Lisa est revenue à l’ordinateur et à la page de Facebook
de Maxime. Qu’a-t-elle décidé de faire ? A-t-elle écrit un message à ses
amis ? A-t-elle écrit à ses collègues « arctophiles » ?
2. Dans cette histoire, on voit des extrêmes : la passion / l’obsession, la
curiosité / l’espionnage, l’amour enfantin / la perversion. À quel point
la passion devient-elle l’obsession, la curiosité devient-elle l’espionnage,
etc. ? Discutez le sujet en vous appuyant sur le texte aussi bien que sur
vos expériences personnelles.
3. La scène fi nale est choquante, mais quels éléments et détails de
l’histoire ajoutent à l’horreur que Lisa éprouve ?
K. Réagissez au texte
1. Cette histoire a-t-elle une morale ou un message pour le lecteur ?
Expliquez votre interprétation de la fi n de l’histoire et comment elle
pourrait servir en tant que leçon aux autres (à qui ?).
2. Cette histoire emploie plusieurs stratagèmes narratifs : la description
minutieuse et détaillée, le dialogue, les coupures entre des scènes.
Comment chaque élément ajoute-t-il au drame de l’histoire ?
1 3 8
L A C U LT U R E D E M A S S E
3. L’histoire « Teddy Bear » est-elle réaliste ? Que révèle-t-elle de la société
moderne ? Y voyez-vous des diff érences et/ou des ressemblances
culturelles entre la société moderne française et la société moderne
américaine ?
CONTEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
l’amour – l’amitié – la richesse – le confort – le luxe – le succès –
la spiritualité – la satisfaction – la consommation – atteindre un but – réussir –
gagner sa vie – tomber amoureux(-euse) – élever des enfants
Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez
1. « La vie en rose » : que cette expression représente-t-elle pour vous ? 2. Si vous étiez plus riche, seriez-vous plus heureux(-euse) ?
Qu’achèteriez-vous ?
3. Comment défi niriez-vous le bonheur ? Que faut-il avoir pour être
heureux(-euse) ? D’où viennent vos idées au sujet du bonheur ?
C’est-à-dire qu’est-ce qui infl uence votre idée de ce que c’est que
le bonheur ? Votre famille ? Vos amis ? Des romans ? Des magazines ?
La télévision ? Des fi lms ?
Lisez et écoutez la chanson
Alain Souchon est chanteur et compositeur d’origine franco-suisse. Il est né
à Casablanca, au Maroc, en 1944. C’est une fi gure majeure dans la chanson
française depuis les années 1970. Cette chanson est sortie en 1993, sur
l’album C’est déjà ça. Elle a gagné le prix de « La chanson de l’année » aux
Victoires de la musique en 1994. Elle est toujours très connue en France
aujourd’hui.
1 3 9
C H A P I T R E 5
Foule sentimentale
Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
45. that make us Qui donnent envie d’autre chose45
want / feel Aïe46, on nous fait croire like (buying)
other things Que le bonheur c’est d’avoir
46. ouch De l’avoir plein nos armoires
47. mockery/ 47 Dérisions de nous dérisoires car ridicule of us,
48. ridiculous for 48 Foule sentimentale (we are a) On a soif d’idéal sentimental
crowd Attirée par les étoiles, les voiles49
49. the sails Que des choses pas commerciales50 50. only non-
commercial Foule sentimentale things Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
51. se dégager = Il se dégage51
52. packaging 53 Des gens lavés, hors d’usage to emerge De ces cartons d’emballage52 53. washed-out
people, Et tristes et sans aucun avantage
54. infl iger = no longer 54 On nous infl ige functioning Des désirs qui nous affl igent55
to infl ict, to On nous prend (faut pas déconner56 dès qu’on est né)
55. affl iger = impose 57 Pour des cons alors qu’on est to Des affl ict
56. to be foolish,
to play Foules sentimentales the fool Avec soif d’idéal
(populaire) Attirées par les étoiles, les voiles
57. jerks
(populaire) Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
1 4 0
L A C U LT U R E D E M A S S E
On nous Claudia Schiff er58 58. top model
On nous Paul-Loup Sulitzer59 [supermodel] très pop-Oh le mal qu’on peut nous faire ulaire aux
Et qui ravagea la moukère60 années 90
Du ciel dévale61 59. homme d’aff aires et Un désir qui nous emballe 62 écrivain qui
Pour demain nos enfants pâles est devenu
Un mieux, un rêve, un cheval millionnaire
60. devastated
Foule sentimentale the woman
(old slang
On a soif d’idéal word)
Attirée par les étoiles, les voiles 61. dévaler =
Que des choses pas commerciales descendre
vite
Foule sentimentale 62. emballer
Il faut voir comme on nous parle = to thrill (familier) Comme on nous parle
Mettez-vous à la place
B. Établissez la scène
1. Regardez la première strophe. Qui est « on » ? Que fait « on » ?
Voyez-vous une opposition entre « on » et « nous » ? Qui le « on » de
la première strophe représente-t-il ? Qui est le « nous » ? 2. Quelle est l’idée du bonheur que cet « on » impose ? 3. Comment est la « foule sentimentale » du refrain ?
4. Le « on » des strophes et celui du refrain sont-ils les mêmes ? Expliquez.
C. Approfondissez le sens
1. Dans la troisième strophe, « On nous Claudia Schiff er / On nous
Paul-Loup Sulitzer ». Quel est l’eff et d’employer ces deux noms à
la place des verbes ? Pouvez-vous penser à des emplois de noms
comme verbes en anglais ?
1 4 1
C H A P I T R E 5
2. Dans le refrain, quel conseil la chanson nous donne-t-elle ? Comment
le comprenez-vous ?
3. Si nous n’écoutons pas le conseil du refrain, que deviendrons-nous selon
la chanson ?
D. Réagissez aux textes
1. Sommes-nous vraiment une foule sentimentale ? Faites-vous partie de
cette foule qui a « soif d’idéal » et qui est « attirée par les étoiles [et]
les voiles » ?
2. Pensez-vous que la publicité infl uence votre conception du bonheur ?
Selon la chanson, « On nous fait croire / Que le bonheur c’est d’avoir ».
Êtes-vous d’accord ou pas ? Expliquez.
3. Malgré les diff érences, voyez-vous des parallèles entre « Foule
sentimentale » et « Teddy Bear » ? Quels rapprochements peut-on
établir entre les idées de la consommation représentées dans la chanson
et celles de l’histoire ?
4. Imaginez que vous travaillez pour une agence de publicité. Proposez
une campagne publicitaire anti-consommation en vous inspirant des
paroles de la chanson.
HORS TEXTE
Cité-U : Le parfum
un coup de cœur – le savoir-faire – curieux(-euse) – languissant(e) –
bon marché – perplexe – étonné(e) – enivré(e) – proposer
1 4 2
L A C U LT U R E D E M A S S E
Les mots qu’on dit
A. Synonymes
Choisissez le meilleur mot ou la meilleure expression comme synonyme pour les mots de vocabulaire souligné.
1. ___ Je suis perplexe. a. nonchalant, pas intéressé
2. ___ Cette robe est très bon marché. b. transporté, charmé
3. ___ Tu as beaucoup de savoir-faire. c. un achat irrésistible
4. ___ La vendeuse a l’air languissant. d. je ne comprends pas
5. ___ Nous sommes étonnés par e. suggère
la taille de ce magasin. f. peu chère
6. ___ L’homme est enivré par g. regarder sans acheter
le parfum de sa femme. h. sagesse, expérience
7. ___ Je vous propose d’essayer i. surpris
ce parfum. j. étrange
8. ___ Allons faire du lèche-vitrines !
9. ___ C’est très curieux.
10. ___ Quand j’ai vu ce beau sac, c’était
un coup de cœur.
B. Expressions utiles
Imaginez que vous faites du shopping dans un magasin en France. Pour chaque question, il y a deux réponses logiques. Cherchez l’intrus, la réponse qui n’est pas logique.
1. Le vendeur / la vendeuse : Bonjour, est-ce que je peux vous aider ? Vous
dites :
a. Je suis perplexe.
b. Oui, s’il vous plaît, je cherche le rayon parfumerie. c. Non, merci, je regarde tout simplement.
1 4 3
C H A P I T R E 5
2. Vous : Je cherche le rayon des produits ménagers. Le vendeur /
la vendeuse dit :
a. Il faut aller au troisième étage.
b. Je vous propose d’essayer ce parfum.
c. Je suis désolé(e), on ne vend pas de produits ménagers dans ce
magasin.
3. Le vendeur / la vendeuse : Voudriez-vous essayer ce parfum ? Vous
dites :
a. Oui, je veux bien, merci.
b. Non, merci.
c. C’est un coup de cœur.
Regardez le scénarimage
C. Les Images
Regardez le podcast illustré avec le son baissé. Décrivez chaque image qui passe.
1. ____________________________________________________. 2. ____________________________________________________. 3. ____________________________________________________. 4. ____________________________________________________. 5. ____________________________________________________.
Regardez le podcast illustré
D. Le mot juste
Complétez les phrases avec un mot ou une expression de la colonne de droite.
1 4 4
L A C U LT U R E D E M A S S E
1. Tom est ________ parce qu’il ne comprend pas a. vaut mieux
le nom « Bon Marché ». b. parfum
2. Il veut entrer dans le magasin pour poser la c. étonnée
question ______________. d. comptoir
3. Pauline pense qu’il ____________ regarder sur e. savoir-faire
Internet. f. au personnel
4. Ils décident de ____________ quelque chose de g. perplexe
bon marché au Bon Marché. h. enivré
5. « La Vie en Rose », c’est le nom d’un i. chercher
____________. j. ménager
6. La vendeuse derrière le ____________ a l’air
languissant et indiff érent.
7. Pauline est ___________ par le courage de Tom.
8. Selon la vendeuse, l’article le meilleur marché au
Bon Marché, c’est un produit ______________.
9. La vendeuse dit que si Pauline porte « La Vie en
Rose », son _____________ se manifestera à la
moindre occasion.
10. Pauline pense que Tom va être __________ par
« La Vie en Rose. »
E. Un jeu de rôle
Écrivez et jouez une scène devant la classe.
a. Un échange entre un vendeur / une vendeuse et un(e) client(e) dans
un magasin
b. Une scène où un couple parle d’une « bizarrerie » d’un des deux
membres
1 4 5
C H A P I T R E 5
Fig. 10. Mary Kate Berglund, Bus de Metz, 2012.
Le transport en commun continue à être un aspect important de la culture
française, dans les grandes villes telles que Paris et Marseille ainsi que dans
les plus petits villages de France. Les jeunes, les hommes et les femmes
d’aff aires, les vieux, les parents avec leurs enfants, tous voyagent en métro,
en bus ou par le train pour le travail ou même pour les grandes vacances.
Imaginez
1. « La rapidité est sublime, et la lenteur majestueuse ». Comment
interprétez-vous cette citation d’Antoine Rivaroli ? Quelles images
trouve-t-on sur le bus ? Pourquoi ?
2. Que pensez-vous du placement de cette citation sur le bus de
Metz : est-elle ironique, pratique, amusante, commode, inattendue ?
Pourquoi ?
3. Réfl échissez à la société représentée par cette image d’un transport en
commun, par la chanson « Foule sentimentale », par la nouvelle « Teddy
Bear » et par l’affi che du début du chapitre. Ces documents culturels
1 4 6
L A C U LT U R E D E M A S S E
transmettent-ils des messages similaires ou diff érents de la société et de
la culture de masse ?
4. Comment sera la société de l’avenir ? Sera-t-elle une culture de
consommation, de commerce, d’information ou de production ?
Comment sera-t-elle diff érente de la société d’aujourd’hui ? Y aura-t-il
des diff érences culturelles globales ?
5. Comment serait la société idéale de l’avenir ? Imaginez des
changements à l’avenir qui amélioreraient la société. Que faudrait-il faire
pour arriver à une société idéale ?
6. Cherchez dans la publicité un objet ou une marque qui représente, à
votre avis, la société contemporaine. Justifi ez votre choix. 7. Cherchez une citation que vous aimeriez mettre sur un bus ou un autre