Textures French
Chapter 9: pluperfect, superlative
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 11 parties.
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L E S P O R T
écède
tions
ac
tions au passé
es ac
escription tion habituelle tion au passé qui pr énement soudain ou isolé autr D Ac Ac d’ Séquence d’Év
10. Avec mon chandail des Maple
Leafs de Toronto, je me rendis
à l’église, je priai Dieu.
Quel est le temps des verbes dans
chaque catégorie ?
J. Le discours indirect
Transformez les exemples du discours direct en discours indirect en mettant les verbes au temps du passé nécessaire.
discours direct (« blabla ») discours indirect (... que ...)
Modèle : Ma mère m’a dit : « Avec ce Ma mère m’a dit qu’avec ce vieux vieux chandail, tu vas nous faire passer chandail, j’allais nous faire passer pour pauvres ! » pour pauvres !
1. Ma mère a répondu : « Tu n’es pas
Maurice Richard. »
2. Ma mère a expliqué : « Si tu gardes pas
ce chandail qui te fait bien, il va falloir
que j’écrive à M. Eaton. »
3. Le jeune vicaire m’a dit : « Ce n’est pas
parce que tu as un petit chandail des
Maple Leafs de Toronto que tu vas
nous faire la loi. »
4. Il a exigé* : « Enlève tes patins et va à
l’église demander pardon à Dieu. »
* Exiger emploie le subjonctif !
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C H A P I T R E 3
Mettez-vous à la place
K. Établissez la scène
1. Résumez ce récit dans huit ou dix phrases en faisant surtout attention
aux temps des verbes. Ne copiez pas les mots du texte.
2. Imaginez ce qui se passe après la fi n de ce récit. Y aura-t-il des
conséquences plus profondes ? Le garçon refusera-t-il de porter le
chandail la prochaine fois qu’il jouera au hockey ou s’habituera-t-il à ce
nouveau chandail ? La mère changera-t-elle d’opinion après ce match
de hockey ?
3. Trouvez-vous le personnage principal dans ce récit vraisemblable ?
Expliquez votre réponse. Avez-vous jamais eu une expérience pareille ?
L. Approfondissez le sens
D’abord, expliquez les affi rmations suivantes dans le contexte du récit. Qui prononce ces phrases ? À quel eff et ? Avec lesquelles êtes-vous d’accord ? Avec lesquelles n’êtes-vous pas d’accord ? Justifi ez votre opinion.
1. « Si tu te fais une idée sur les choses avant de les essayer, mon garçon,
tu n’iras pas loin dans la vie. »
2. « Puis, c’est pas ce qu’on se met sur le dos qui compte, c’est ce qu’on se
met dans la tête. »
3. « Un bon jeune homme ne se met pas en colère. »
M. Réagissez au texte
1. Selon vous, le garçon a-t-il appris la leçon que voulait lui apprendre sa
mère ? Et celle du jeune vicaire ? Expliquez vos réponses.
2. Vous avez sans doute un souvenir d’enfance où vous avez dû faire
quelque chose que vous ne vouliez pas faire. Racontez ce souvenir
en vous basant sur le modèle présenté dans « Une abominable feuille
d’érable sur la glace » de Roch Carrier. Quel est le contexte de ce
souvenir ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Y avait-il des conséquences
particulières ? Faites attention aux temps des verbes.
3. Ce récit serait-il diff érent du point de vue de la mère ? Racontez le récit
encore une fois de la perspective de la mère. N’oubliez pas d’adapter
l’introduction et la conclusion à son point de vue.
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L E S P O R T
4. Ce récit autobiographique est écrit du point de vue d’un jeune
garçon québécois qui grandit dans une petite ville pendant les années
1940. Comment les diff érences entre les Canadiens francophones
et anglophones sont-elles dépeintes dans ce récit ? Comment se
manifestent les tensions entre les anglophones et les francophones ?
Quels aspects de la culture franco-canadienne voyons-nous dans ce
récit ? Dans votre réponse, réfl échissez aux lieux, aux sujets et à la langue.
CONTEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
l’honnêteté – l’intégrité – les valeurs – le comportement – se comporter –
se conduire – la marque – la société – l’entreprise – l’équipe –
les sponsors – les propriétaires – amuser – corrompre – la corruption –
acheter – soudoyer – jouer – le jeu – payer – le salaire – la publicité
Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez
1. Quel est le rôle des joueurs/joueuses de sport professionnel dans la
société ? Croyez-vous qu’ils/elles doivent servir comme modèles aux
jeunes ? En quoi consiste leur responsabilité envers les jeunes et envers
la société en général ?
2. Connaissez-vous des scandales récents liés aux sports professionnels
ou aux joueurs/joueuses de sports professionnels ? Quelle est votre
réaction à ces scandales ?
3. Aimeriez-vous être un(e) joueur/joueuse professionnel(le) un jour ?
Pourquoi ou pourquoi pas ?
4. Quel est le lien entre le sport et l’argent ? Avez-vous une opinion sur les
salaires des joueurs/joueuses de sport professionnel, sur les entreprises
et les marques qui les sponsorisent, sur les syndicats de sports
professionnels, etc. ?
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C H A P I T R E 3
Lisez le blog
Vikash Dhorasoo, français d’origine indienne-mauritanienne, est un ancien
footballeur professionnel qui a joué dans les clubs de football français tels
que Paris Saint-Germain ainsi que dans l’équipe nationale lors de la Coupe
du monde de 2006. Il écrit un blog, Trompe le monde, depuis 2009.
En 2010 l’équipe nationale française « Les Bleus » a fait la grève pendant
la Coupe du monde en Afrique du Sud, événement qui faisait partie
de ce qu’on a nommé alors « le fi asco de Knysna » et qui a provoqué
l’intervention du président Sarkozy dans les aff aires de l’Équipe de France
et dans la gouvernance du football national.
Les Bleus : c’est la lutte fi nale ?
Le 20 Juin 2010 les joueurs de l’équipe de France ont
fait grève. Allez les « petits bleus », maintenant il faut
28. tenir le coup tenir le coup28 ! C’est fou, c’est aberrant, mais maintenant
= to hold out c’est parti29, et il faut aller jusqu’au bout30. Pas au bout
30. de la Coupe du monde, puisque c’est certainement trop all the way, 29. it’s under way
to the end tard, mais au bout de votre connerie31, de vos conneries.
31. idiocy
(populaire) Il aurait évidemment été préférable de faire preuve de
32. mieux vaut solidarité pendant les matches mais mieux vaut tard que tard que 32 jamais
jamais = . Alors, si vous tenez le cap33, je pourrais même better late croire que votre acte de solidarité n’était pas un caprice de
33. tenir le cap than never 34 cour d’école pour garder votre camarade de jeu. Nous
= to stay the sommes donc tous d’accord : ce n’était vraiment pas le
34. cour d’école 35 lité n’est pas au top. La France vous trouve arrogants et = course meilleur moment pour se rebeller, votre capital crédibi-playground
35. le meilleur prétentieux mais tout ça ne date pas d’aujourd’hui ; vos 36. plus âgés illustres aînés36 de 98 n’étaient pas vraiment diff érents de
vous, mais la victoire a tout masqué. Nous sommes en
pleine Coupe du monde de football !
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L E S P O R T
L’heure du bilan37 pour une équipe Black-Blanc-Beur 37. appréciation
aussi vantée38 38. louée qu’imaginaire. C’était donc le moment de 39. gens de la montrer au monde entier qu’une bande de « banlieu-banlieue
sards »39, de « caillera »40, de mecs41 du ghetto pouvait 40. racaille
tout éclater en Afrique du Sud. Le problème, c’est qu’en (argot) ;
rabble
dehors de la Coupe Du Monde, ces mecs là, on leur pro- 41. hommes
met le kärcher42 (familier) et une répression sans pitié. Il n’y aurait
pas un petit lézard43 42. powerhouse ? Le foot français est un foot de 43. problème
ghetto, aussi clivé44 que le reste de la société. Les ban- imprévu
lieusards sur le terrain, les énarques45 44. divisé et les chefs d’entre-
prise aux commandes. Et les vaches sont bien gardées. 45. ancien
étudiant
Vous nous avez off ert un spectacle pitoyable mais pré- de l’ENA
visible, tant le champ était miné. Votre échec pointe du (École nationale doigt, de façon implacable, ce qu’est le foot d’aujourd’hui d’admin-
en France, c’est-à-dire un foot de quartier, de banlieue, istration)
abandonné aux petits caïds46 du coin et aux guerres de 46. big shots
clans et de gang.
Une fois de plus, nous sommes tous responsables. Les
vedettes et stars de 20 ans que le système a engendrées
se retournent forcément un jour contre lui... et ce jour est
enfi n arrivé. Il fallait élever la voix et marquer le coup47 47. marquer le
en frappant fort. Et c’est ce que vous avait fait espérant coup = to mark the occasion ; enfi n reprendre le pouvoir face aux présidents, sponsors to react
et agents de joueurs, ne serait-ce que quelques instants...
Le foot, ce n’est que du foot, et rien d’autre. Oui, les
joueurs de foot sont indispensables au football, mais tout
le reste n’est indispensable qu’à l’économie du football.
Ce n’est pas notre problème. Nous sommes « joueurs »
de foot, et notre métier est de jouer au foot. Nous
sommes formés pour jouer au foot et sommes, pour
les meilleurs, payés pour divertir48 les Français. Il est vrai 48. divertir =
qu’en ce moment le divertissement est plutôt mauvais. amuser
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C H A P I T R E 3
Les footballeurs ne sont pas des professionnels de
la représentation nationale. Ils n’ont aucune obligation à
être des exemples pour les plus jeunes, ils n’ont aucune
obligation à se battre pour l’honneur de la nation. Qui,
du reste, pourrait l’être à cet âge - 20 ou 25 ans ? Ils sont
49. oisifs, inactifs issus de quartiers populaires, assez souvent désœuvrés49.
On les sort de la réalité à 12-13 ans pour les mettre dans
des centres de formation et les formater, à l’âge où un
jeune normal vit encore chez ses parents, tous les soirs
50. tucked in bordé50 par sa mère. Ils réapparaissent ainsi à l’âge adulte,
complètement coupés du monde réel. Pourquoi leur en
demande-t-on autant ? Une société où le joueur de foot
devient un exemple, un modèle pour les jeunes, n’est-elle
pas une société en mauvaise santé ? Où sont donc passés
les instituteurs, les politiques, les intellectuels, les résis-
tants de tous ordres ?
J’attends cet instant depuis 4 ans, depuis mon licen-
51. dismissal, ciement51 du PSG52 et la lâcheté53 de mes coéquipiers de
layoff l’époque et du syndicat54 des footballeurs l’UNFP55. Peut-
52. Paris Saint-
Germain être n’avais-je pas mérité leur soutien, mais je me disais (un club que les footballeurs se réveilleraient un jour pour enfi n de football retrouver leur liberté. Il n’y a pas de bon moment mais profess-
ionnel) c’est peut-être juste le moment pour vous, pour nous,
53. manque de « les enfants gâtés, les privilégiés du ballon rond » de se
courage mobiliser. Nous, les footballeurs ultra-médiatisés et gras-
54. union
55. Union sement payés56 pour avoir juste le droit de fermer nos
nationale des gueules57, de se faire détester et insulter en cas d’échec footballeurs par une opinion publique toute entière infl uencée par les profess-
ionnels médias, L’Équipe en tête.
56. handsomely
paid Si vous savez pourquoi vous vous battez, alors il fau-
57. fermer la dra accepter d’abandonner certains privilèges (pourquoi
gueule = ne
pas parler
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pas accepter une baisse58 de salaire ?), c’est le prix à payer 58. réduction
au risque de perdre le combat social face aux puissants
du foot, pour enfi n retrouver votre honneur. Pourquoi ne
pas, dès à présent59, renoncer à vos primes60 de match, 59. from now on
à vos primes de sponsoring et à votre droit à l’image ? 60. bonuses
Pourquoi ne pas, dès à présent, ouvrir votre hôtel à la
presse et au public ? Pourquoi ne pas aller à la rencontre
de votre public et ainsi revenir aux fondamentaux du
football, ce sport qui n’est fi nalement qu’un jeu !!! On fait
grève pour conserver ou conquérir des droits. Conserver
le droit-privilège d’être payé pour jouer, et rien d’autre.
Reconquérir une liberté peu à peu grignotée61 à coups 61. dévorée
de biftons62. 62. cash
Trompe le monde, le blog de Vikash Dhorasoo
21 juin 2010
Mettez-vous à la place
B. Établissez la scène
1. Dans vos propres mots, faites une description des « footballeurs »
tels que Dhorasoo les a dépeints. D’où viennent-ils ? Comment se
comportent-ils ?
2. Qui est l’auteur de ce blog ? Cherchez des informations sur lui. Est-ce
que sa vie lui donne le droit de critiquer le football et les footballeurs
professionnels ?
3. Quelle est l’opinion de l’auteur du blog ? Quels aspects des footballeurs
et du football professionnel français critique-t-il ?
C. Approfondissez le sens
1. À qui écrit l’auteur ? Comment le savez-vous ? Quel est son message ? 2. Pourquoi dit-il « Nous sommes tous responsables » ? Nous, c’est qui ?
On est responsable de quoi, exactement, et quel en est le résultat, selon
l’auteur du blog ?
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C H A P I T R E 3
3. Pourquoi les « footballeurs » ne sont-ils pas des jeunes « normaux »
selon l’auteur ? Quelles obligations ont-ils ou n’ont-ils pas en faisant leur
métier ?
4. L’auteur dit que l’opinion publique est « toute entière infl uencée par
les médias ». Êtes-vous d’accord avec cette idée ? Seriez-vous d’accord
que les opinions sur le sport, la politique, les fi lms, l’éducation, etc., sont
également déterminées par les médias ?
5. Comment, selon l’auteur, les footballeurs pourraient-ils retrouver leur
honneur ? Est-ce une possibilité réaliste ?
D. Réagissez aux textes
1. Choisissez un sport auquel vous vous intéressez et écrivez un blog
d’opinion adressé aux joueurs/joueuses professionnel(le)s de ce sport.
Employez le blog de Dhorasoo comme modèle.
2. Imaginez que vous êtes fan de football français et que vous rencontrez
un jour Vikash Dhorasoo. De quoi parleriez-vous ? Formulez cinq
questions que vous lui poseriez et imaginez ensuite ses réponses. Jouez
la scène avec un(e) camarade de classe.
3. Considérez les deux textes, « Une abominable feuille d’érable
sur la glace » et « La lutte fi nale ». Comment les joueurs de sport
professionnel sont-ils décrits dans les deux textes ? Y a-t-il des
similarités ? Comment le rapport entre le fan de sport et le joueur de
sport professionnel est-il dépeint dans les deux textes ? En général,
comment décririez-vous les relations entre les joueurs/joueuses de sport
et les fans dans votre pays d’origine ?
4. Dans les textes de Carrier et Dhorasoo, quelles sont les diff érences de
perspective sur le joueur professionnel ? Ces diff érences sont-elles dues
à l’âge du narrateur, à la mise-en-scène du texte, à l’époque où il a été
écrit ou à d’autres facteurs ? Justifi ez votre réponse.
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L E S P O R T
HORS TEXTE
Cité-U : Le Tour de France
se mettre en colère – se taper dessus – tant mieux – passionnant(e) –
une déception – un coureur / une coureuse – une crevaison –
une roue – une étape
Les mots qu’on dit
A. Complétez
Utilisez les mots de vocabulaire pour compléter les phrases suivantes de manière logique. N’oubliez pas l’accord des adjectifs et la conjugaison des verbes.
1. J’ai envie de regarder la télévision, mais il n’y a rien du tout d’intéressant.
Quelle ______________________ !
2. Quand les gens trouvent un sport très ___________________ et ils
ont une équipe préférée, ils peuvent _____________________ si leur
équipe ne gagne pas.
3. Aimez-vous le football américain ? Vous ne trouvez pas que c’est un
sport violent ? Il est vrai que les joueurs __________________. 4. Un ______________________, c’est un cycliste qui participe au Tour
de France.
5. Un problème fréquent dans le Tour de France, c’est quand un coureur
a une ____________________ ; quand cela arrive, un mécanicien
change la ___________________ du vélo.
6. Le Tour de France est divisé en journées de route qui s’appellent des
__________________ ; il y en a 21 dans chaque Tour.
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Regardez le scénarimage
B. Les images
Regardez le podcast illustré avec le son baissé. Décrivez chaque image qui passe.
1. ____________________________________________________. 2. ____________________________________________________. 3. ____________________________________________________. 4. ____________________________________________________. 5. ____________________________________________________. 6. ____________________________________________________. 7. ____________________________________________________.
Regardez le podcast illustré
C. Les personnages
Comment est-ce que Tom et Pauline décrivent le football américain et le Tour de France ? Notez des mots et des expressions que vous entendez.
Pauline Tom
Le football américain
Le Tour de France
D. Les sports et l’héroïsme
Choisissez la meilleure option pour terminer la phrase.
1. Au début du podcast illustré, Tom est déçu parce que
a. il n’y a rien à la télé.
b. Pauline ne veut pas regarder le football américain.
c. il n’aime pas faire du vélo.
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L E S P O R T
2. Pauline trouve le football américain
a. passionnant.
b. intéressant.
c. ennuyeux et trop violent.
3. Selon Tom, le football américain est
a. ennuyeux.
b. très héroïque.
c. contrôlé.
4. Pour Pauline, le vrai héroïsme en sport c’est
a. des joueurs agressifs.
b. l’épreuve physique.
c. le spectacle.
5. Tom préfère regarder le football américain à la télé parce que a. les billets en stade coûtent trop cher.
b. le stade est trop bruyant.
c. il a peur des autres spectateurs.
6. Quand on regarde le Tour de France en personne,
a. la caravane passe avant les coureurs pour distribuer des bonbons et
des jouets.
b. les coureurs n’ont pas l’air de souff rir.
c. le spectacle dure trente minutes.
E. Discutez
1. Vous intéressez-vous au Tour de France ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
Avez-vous déjà regardé le Tour à la télé ?
2. Êtes-vous d’accord avec Pauline ? À votre avis, quel sport représente le
véritable héroïsme ?
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Fig. 6. Abdel Abdessemed, Coup de Tête, sculpture. Photo par Mohan, 2013, en.wikipedia .org.
L E S P O R T
En 2006 lors de la fi nale de la Coupe du monde, à la 110e minute,
Zinédine Zidane a donné un coup de tête à l’Italien Marco Materazzi, ce
qui a provoqué un carton rouge et son expulsion du match. La France a
perdu. C’était le dernier match professionnel du footballeur légendaire
Zidane. Cette statue de bronze, Coup de tête, par l’artiste algérien Adel
Abdessemed, a été exposée au Centre Pompidou à Paris en 2012. Elle se
trouve maintenant au Mathaf, le musée arabe d’art moderne à Doha au
Qatar.
Imaginez
1. Quelle est votre réaction à cette statue de Zidane ? L’organisateur de
l’exposition au Centre Pompidou a dit que c’est une ode à la défaite.
Faut-il commémorer ce moment ? Pourquoi ou pourquoi pas ? 2. Comparez cette image des deux athlètes à l’image des boxeurs de
Géricault qu’on voit au début du chapitre. En quoi sont-elles similaires ?
En quoi sont-elles diff érentes ?
3. Cherchez des informations sur la carrière de Zidane. Quel type de
héros est-il aux Français ? Comment le savez-vous ? Y a-t-il des héros
semblables aux États-Unis ?
4. On peut parler des héros et des héroïnes en littérature, en politique, en
sport et au cinéma. À votre avis, quelles sont les qualités de ces divers
types de héros et d’héroïnes ? Donnez des exemples et décrivez les
qualités qu’ils partagent et qui les séparent.
5. Réfl échissez à l’exemple de Zidane et des autres stars françaises que
vous connaissez. Y a-t-il des aspects culturels de l’héroïsme ? Comment
décririez-vous l’héroïsme « américain » ?
6. La notion de l’héroïsme change-t-elle au cours de la vie : de l’enfance à
l’adolescence à la vie adulte et à la vieillesse ? Expliquez votre réponse.
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C H A P I T R E
4
La Beauté
Fig. 7. Anonyme, Encore un degré de perfection : modes de 1830, 1829. The Metropolitan Museum of Art.
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L A B E A U T É
La ville de Paris, synonyme de la mode, héberge de nombreuses maisons
de haute couture telles que Chanel, Dior, Givenchy, Gautier, Hermès,
Vuitton et Saint-Laurent. L’infl uence de l’industrie de la haute couture
française se manifeste jusque dans les termes qui font maintenant partie
du vocabulaire quotidien des anglophones. Considérez les mots anglais
empruntés du lexique de la mode française qu’on emploie dans la vie
de tous les jours : chic, avant-garde, boutique, chignon, cliché, culottes,
décolletage, barrette, couture, eau de toilette, motif, tulle, cloche, bouclé.
PRÉ-TEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
la mode – les vêtements – une tenue – la ceinture – la coiff ure –
les manches – le veston – le gilet – les boutons – le boucle – le papillon –
le foulard – les hauts talons – les bretelles – le chapeau – le nœud –
le ruban – les jarretières – le redingote – la taille – la canne – s’habiller –
porter – à la mode – démodé(e) – la dernière collection
A. Le dessin
1. Décrivez la mode féminine et la mode masculine dans cette lithographie.
Précisez exactement ce que portent l’homme et la femme. Y a-t-il des
éléments intéressants, bizarres ou pratiques de ces tenues ? 2. Où vont cet homme et cette femme, selon vous ? Pourquoi choisissez-
vous cette destination ?
3. Cherchez la mode de Paris de 1830 sur Internet. Ce dessin correspond-il
à la mode de cette époque ? De quelle manière ? Trouvez-vous la mode
du dessin avant-garde ou démodée pour son époque ?
B. Suivez-vous la mode ?
1. Faites-vous attention à la mode ? Comment vous informez-vous des
dernières modes ?
2. Aimez-vous être à la mode ? Pourquoi ou pourquoi pas ? 3. La mode de quelle période historique préférez-vous ? Pourquoi ?
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C. Les conventions et les attentes
1. Pensez-vous que les exigences de la mode et les attentes de la beauté
pèsent plus sur les hommes ou les femmes ? Pourquoi ?
2. La publicité et les médias infl uencent-ils votre idée de la beauté et
du corps idéal ? Peut-on éviter l’infl uence des médias ? Justifi ez votre
réponse.
3. À votre avis, la beauté est-elle une conception culturelle, historique et/
ou sociale ou y a-t-il des idéaux universels de beauté ? Expliquez votre
opinion.
Qu’en dites-vous ? : La beauté et les contes de fées
l’inverse – le mélange – le motif – un bijou – l’abandon – les enjeux –
l’antiquité – un outil – deviner – se dévoiler – se fi er à – empêcher –
franchir une épreuve – rassurant(e)
Les mots qu’on dit
D. Défi nitions
Écrivez le mot ou l’expression qui convient à chaque défi nition.
__________________ 1. ce qu’on risque (dans un jeu)
__________________ 2. ne pas permettre
__________________ 3. l’opposé, le contraire
__________________ 4. qui console, qui tranquillise
__________________ 5. faire confi ance à
__________________ 6. un objet précieux
__________________ 7. surmonter une diffi culté, réussir à un test __________________ 8. se révéler, se faire connaître
__________________ 9. l’intention, la raison qui explique ses actions
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L A B E A U T É
__________________ 10. prédire, trouver par intuition __________________ 11. un appareil, un instrument __________________ 12. la fusion, la réunion de choses diff érentes __________________ 13. l’époque des civilisations grecque et romaine __________________ 14. l’action de quitter quelque chose
défi nitivement, de ne plus s’occuper de
quelque chose ou de quelqu’un
LE LEXIQUE DES CONTES DE FÉES
histoires mentionnées : « Cendrillon »* – « Le Petit Poucet »† –
Alice au pays des merveilles‡ – Les Contes de ma mère l’Oye**–
« Le Petit Chaperon rouge »†† – « Finette Cendron »
auteurs mentionnés : Charles Perrault – Marie-Catherine d’Aulnoy
Écoutez le podcast
E. Qui dit quoi ?
Choisissez l’interviewé(e) qui correspond au résumé donné.
Question 1 : Quand vous pensez à la beauté, à quoi pensez- Quel(le) vous ? interviewé(e) ?
C’est une question diffi cile. La beauté se trouve souvent 1 2 3 dans ce qu’on ne voit pas d’abord.
Je pense à la beauté naturelle des paysages. 1 2 3
Je pense à la beauté féminine des magazines et des 1 2 3 vedettes de cinéma.
* “Cinderella”
† “Tom Thumb”
‡ Alice in Wonderland
** Mother Goose Tales
†† “Little Red Riding Hood”
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Question 2 : Avez-vous un conte de fées préféré ? Y a-t-il Quel(le) une leçon dans l’histoire ? interviewé(e) ?
Je préfère un conte qui n’est pas bien connu, semblable à 1 2 3 « Cendrillon », où il y a une leçon de générosité.
Les contes de fées sont moraux, mais les morales sont 1 2 3 toujours cachées et souvent ambiguës.
La leçon du « Petit Chaperon rouge » est de se méfi er des 1 2 3 étrangers.
Question 3 : À votre avis, à quoi servent les contes de fées ? Quel(le)
interviewé(e) ?
Ils servent à préparer les enfants à la vie d’adulte. 1 2 3
Ils éduquent les enfants mais c’est une réduction de voir les 1 2 3 contes simplement en tant qu’outil social.
Ils peuvent donner des exemples aux enfants afi n de les 1 2 3 préparer aux diffi cultés de la fi n de l’enfance.
F. Dictée
Complétez les phrases en écoutant les réponses des interviewé(e)s.
Question 1 : Quand vous pensez à la beauté, à quoi pensez-vous ? 1. Chaque ____________________ a une ____________________
particulière et je pense très certainement aussi aux
____________________ qui la ____________________. 2. Donc, c’est pas _____________. Il faut, il faut _______________,
il faut ____________________, et c’est ça, moi, pour moi, c’est ce qui
est le plus ____________________ dans la beauté.
3. Je pense d’abord au ____________________, donc à la beauté
féminine, et en particulier, aux ____________________ de notre
société, donc aux images qui ____________________, aux idéaux sur
la beauté féminine dans les magazines, les ____________________
de cinéma, les images sur Internet.
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L A B E A U T É
Question 2 : Avez-vous un conte de fées préféré ? Y a-t-il une leçon dans l’histoire ?
1. Mais si je dois ______________________________, je pense que
je choisirais certainement « Le Petit Chaperon rouge », car c’est un de
ceux qu’on ____________________ dès l’enfance, tout simplement. 2. Oui, « Cendrillon », ça veut dire à la fi n que même quelqu’un
qui n’est pas très riche peut arriver à avoir une chance
____________________, et quand on y croit, c’est possible d’avoir
beaucoup de ________________ et d’____________________
un ___________________.
3. Il y a un peu le ____________________, ou les stéréotypes de
l’époque, même si on n’employait pas le mot à l’époque, on peut
l’employer pour en parler aujourd’hui, donc les stéréotypes de
____________________, les beaux ____________________,
les ____________________ que les femmes aimaient, désiraient,
souhaitaient, ____________________ du mariage.
Question 3 : À votre avis, à quoi servent les contes de fées ? 1. Je pense que les contes de fées ____________________ à préparer
les enfants, fi n, principalement les enfants, à la vie d’_______________
parce qu’ils peuvent les ____________________ peut-être de faire
des ____________________, de grandir trop vite.
2. Les contes de fées, c’est souvent pour les enfants, ça leur montre
le bien, le mal, et ça parle de sujets très forts comme, par exemple,
_________________, être abandonné, avoir ________________, le
___________________, donc des _______________ à franchir, le
travail, ____________________, beaucoup de thèmes très importants
dans les contes de fées.
3. Mais on les a beaucoup ____________________ à l’enfance, même
si c’était pas ____________________ écrit pour les enfants, ni
____________________ uniquement pour les enfants.
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G. Et moi, personnellement...
1. Quand vous pensez à la beauté, à quoi pensez-vous ?
2. Avez-vous un conte de fées préféré ? Y a-t-il une leçon dans l’histoire ? 3. À quoi servent les contes de fées, à votre avis ?
TEXTE
Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez : La moralité
Lisez les messages moraux des contes de fées, fables et maximes* français bien connus. Réécrivez-les dans vos propres mots. Ensuite, dites si vous êtes d’accord avec le message et pourquoi ou pourquoi pas.
1. Il épousa la Belle qui vécut avec lui fort longtemps, et dans un bonheur
parfait, parce qu’il était fondé sur la vertu. (Leprince de Beaumont,
« La Belle et la Bête », 1806)
2. Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine. (La Fontaine, « Le Cochet, le Chat et le
Souriceau », 1668)
3. Il y a de belles choses qui ont plus d’éclat quand elles demeurent
imparfaites que quand elles sont trop achevées. (La Rochefoucauld,
Maximes, 1664)
4. La beauté, pour le sexe, est un rare trésor ;
De l’admirer jamais on ne se lasse ;
Mais ce qu’on nomme bonne grâce
Est sans prix, et vaut mieux encore. (Perrault, « Cendrillon », 1697) 5. Attendre quelque temps pour avoir un époux
Riche, bien-fait, galant et doux,
La chose est assez naturelle :
Mais l’attendre cent ans, et toujours en dormant,
On ne trouve plus de femelle
Qui dormît si tranquillement. (Perrault, « La Belle au bois dormant »,
1697)
* règles ou vérités morales
9 2
L A B E A U T É
Autrement dit (dans vos propres mots) :
1. ____________________________________________________. 2. ____________________________________________________. 3. ____________________________________________________. 4. ____________________________________________________. 5. ____________________________________________________.
Êtes-vous d’accord ?
1. ____________________________________________________. 2. ____________________________________________________. 3. ____________________________________________________. 4. ____________________________________________________. 5. ____________________________________________________.
Les mots qu’on lit
B. Complétez
Complétez les phrases de manière logique avec les mots de vocabulaire ci-dessous.
l’empire (m.) – impérial(e) – l’empereur – l’impératrice – les courtisans –
le palais – le trône – la salle du trône – succéder – le droit – enterrer –
le deuil
1. L’____________________et l’____________________ sont
les personnes avec le plus de puissance et d’autorité dans un
____________________.
2. La princesse va ____________________ à ses parents quand ils
meurent.
9 3
C H A P I T R E 4
3. Quand le roi meurt, on l’____________________ dans un cimetière
royal, et le royaume est en ____________________ pendant une
année.
4. Dans ce ____________________, construit au 16e siècle, la
____________________ est à côté de la grande salle à manger. 5. L’empereur et l’impératrice s’assoient sur les ____________________
incrustés d’émeraudes et de diamants.
6. Les citoyens n’ont pas le ____________________ d’entrer dans le
palais sans une ordonnance ____________________.
7. Les ____________________ sont les personnes de haut rang,
souvent des aristocrates, qui habitent à la cour et qui cherchent la faveur
du roi.
C. Le mot juste
Voici des adjectifs pris du conte « Légende peut-être un peu chinoise » que vous allez lire. Employez-les pour préciser vos descriptions.
1. Écrivez la description d’un monstre.
terne – vulgaire – laid(e) – malhonnête – aff reux(-euse) –
monstrueux(-euse) – fou/folle – immonde – fourbe – eff royable – féroce –
méchant(e) – repoussant(e) – épouvantable – atroce
2. Écrivez la description d’une femme idéale ou d’un homme idéal.
jeune – ravissant(e) – surprenant(e) – parfait(e) – extraordinaire –
formidable – sublime – vénérable – beau/belle – merveilleux(-euse) –
fi er/fi ère – séduisant(e)
3. Quel est le dernier fi lm d’amour que vous avez vu ou le dernier livre
d’amour que vous avez lu ? Comment l’avez-vous trouvé ? Qu’avez-vous
ressenti en le regardant ou en le lisant ?
9 4
L A B E A U T É
émouvant(e) – ennuyeux(-euse) – intéressant(e) – amusant(e) –
ébloui(e) – triste – heureux(-euse) – soulagé(e) – joyeux(-euse) –
enchanté(e) – consterné(e) – écœuré(e)
Lisez le texte
Fille d’un diplomate belge et née en 1966 en Belgique, Amélie Nothomb a
passé son enfance au Japon, en Chine, aux États-Unis, au Bangladesh, au
Myanmar et en Grande-Bretagne. Elle a fait éclat en 1992 avec son premier
roman, Hygiène de l’assassin. Écrivaine prolifi que, elle a publié à peu près
un roman par an depuis ses débuts littéraires. Ses romans sont souvent des
fi ctions autobiographiques, évoquant le Japon et la Chine de sa jeunesse.
Le conte « Légende peut-être un peu chinoise » est paru dans Brillant
comme une casserole en 1999.
Légende peut-être un peu chinoise
(première partie)
On oublie tout ce qui est important. Ainsi, on a oublié
l’admirable Palais des Nuages où vivait, il y a 10234 ans,
l’Empereur du pays le plus impérial de l’univers, la Chine.
C’était un lieu d’une beauté si formidable que les visi-
teurs devaient porter des lunettes de soleil pour le voir,
car ses murs étaient recouverts de papier d’aluminium
qui le faisait briller comme une casserole neuve. Ceux
qui y avaient habité devenaient incapables d’habiter ail-
leurs : après, les autres palais leur paraissaient ternes1 et 1. sans éclat,
vulgaires2 pâles . 2. ordinaires, L’Empereur Tong Shue mourut. On l’enterra avec ses communs
99 épouses vivantes. Ce fut une cérémonie très émou- 3. période de
vante. Quand furent achevées les deux années de deuil3 douleur après la mort de national, le grand Chambellan de la Cour demanda quelqu’un
9 5
C H A P I T R E 4
audience au fi ls unique de l’Empereur, le sublime prince
Pin Yin.
— Prince, dit-il en se prosternant à ses pieds, il est
temps que vous succédiez à votre vénérable père ? Mais
vous connaissez les lois chinoises : un prince n’a pas le
droit de devenir empereur s’il ne s’est pas marié. Vous
avez vingt ans ; il est temps de prendre femme. Je vais
donc envoyer le peintre Tchang à travers chaque pro-
vince du pays pour qu’il fasse le portrait des plus belles
princesses. Il vous apportera les tableaux et vous pourrez
choisir sans vous déplacer.
— Mm, répondit le prince Pin Yin avec aussi peu d’en-
thousiasme que d’habitude.
4. qui manque Car c’était un jeune homme triste et mou4. Personne
d’énergie ; ne comprenait la raison de sa langueur. languissant
La vérité était que Pin Yin en avait assez de la beauté.
Au Palais des Nuages, tout était trop beau : le jardin était
si beau que l’on n’osait pas s’y promener. La nourriture
était si belle que l’on n’osait pas la manger. Les esclaves
étaient si beaux que l’on n’osait pas les fouetter. Les lits
étaient trop beaux, les assiettes étaient trop belles, les
chevaux étaient trop beaux ; même les aspirines que
le prince avalait pour oublier la beauté étaient belles
comme des perles fi nes.
Le jeune homme trouvait cet endroit terriblement
ennuyeux. De sa vie, il n’avait jamais rien vu de laid. Il
rêvait de découvrir la laideur. Il était persuadé qu’elle était
beaucoup plus amusante et intéressante que la beauté.
Mais après des années de recherches, il n’avait jamais rien
trouvé de laid au Palais des Nuages et il devenait toujours
plus mou et plus triste.
Entre temps, le peintre Tchang partit à travers chaque
province de Chine. La nouvelle s’était répandue et les
princesses se pressaient pour le rencontrer.
9 6
L A B E A U T É
Le Chambellan avait tort de se fi er au peintre Tchang
qui était un homme malhonnête et fourbe5. Il disait aux 5. traître,
jeunes fi lles : trompeur ;
— Princesse, vous êtes ravissante, mais ce bouton sur deceitful
le nez ne vous va pas du tout. Donnez-moi dix pièces d’or
et je vous peins sans ce défaut6. 6. fl aw,
Ou alors : imperfection — Princesse, vous êtes belle comme la lune, mais la
lune serait plus jolie si elle ne louchait7 pas. Donnez-moi 7. l oucher = to
dix pièces d’or et... squint or to be
cross-eyed
Ou encore :
— Princesse, je n’ai jamais vu une telle beauté, mais
ne croyez-vous pas qu’un nez plus petit vous irait mieux ?
Etc. Les jeunes fi lles voulaient tant épouser le prince
qu’elles acceptaient toujours ses suggestions et lui
payaient en échange de pleines poignées de pièces d’or.
Et le peintre les peignait sans leurs défauts.
Il arriva dans la plus lointaine province de l’Empire et
se rendit au palais de la princesse Mirza. La beauté de
la jeune Chinoise était si surprenante que Tchang en fut
ébloui8. Il la regarda des pieds à la tête : elle était parfaite. 8. émerveillé,
Pas l’ombre d’un défaut. enchanté, frappé par la Cependant, comme le fourbe ne pensait qu’à l’argent, beauté
il lui dit :
— Princesse, vous êtes belle comme un ange. Mais
vous seriez tellement plus extraordinaire avec des che-
veux blonds : avec votre peau jaune et vos yeux bridés9, 9. slanting
ce serait charmant. Donnez-moi dix pièces d’or et je fais
votre portrait en blonde...
— Il n’en est pas question, le coupa Mirza, qui était
aussi sage que belle. Peignez-moi comme je suis.
Furieux de son refus, Tchang réalisa le portrait le plus
aff reux de sa carrière entière. Il défi gura la princesse en
9 7
C H A P I T R E 4
la parant de tous les défauts qu’il avait enlevés aux autres
jeunes fi lles. Le résultat fut une créature monstrueuse,
couverte de gros boutons rouges, dont les yeux regar-
daient fi xement le nez énorme. Son teint était vert olive,
ses dents noires, sa bouche n’avait pas de lèvres et ses
10. cheveux gras pullulaient de pellicules10 dandruff .
Le peintre retourna au Palais des Nuages avec une
centaine de tableaux. Il les montra un à un au prince en
donnant le nom de chaque jeune fi lle. Elles étaient toutes
plus belles les unes que les autres, trop belles, parfaite-
ment belles, et le prince Pin Yin soupirait d’ennui.
— Que ferais-je avec une telle beauté ? se demandait-
il en regardant chaque portrait. Je m’ennuierais encore
plus que si j’étais seul.
Tchang avait gardé le monstre pour la fi n. Il se ré-
jouissait car il pensait que, scandalisé par cette laideur,
le prince enverrait la jeune fi lle en prison. Et il annonça
d’une voix forte :
— Et voici le dernier tableau. Il s’agit de la ravissante
princesse Mirza, de la province de Morpiong.
Il montra le portrait. Un cri d’horreur passa parmi les
courtisans.
— Ce n’est pas possible ! Elle est trop laide !
— Elle se moque du gouvernement ! Il faut la jeter en
prison.
Pin Yin, lui, souriait. C’était la première fois de sa vie
qu’il souriait. Il contemplait la princesse avec une joie
immense.
— C’est elle que j’épouserai ! clama-t-il. Les courtisans
éclatèrent de rire.
— Prince, vous avec le sens de l’humour !
— Pas du tout, répondit Pin Yin. Je trouve cette jeune
fi lle merveilleuse et je veux l’épouser. Sinon, je ne me
marierai jamais.
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L A B E A U T É
Le grand Chambellan prit la parole en tremblant :
— Mais, Prince, vous ne pouvez pas épouser ce
monstre. Voyons, regardez plutôt cette princesse-ci ou
cette princesse-là...
— C’est moi qui commande ici. Et je vous défends de
traiter ma fi ancée de monstre. Qu’elle vienne ici le plus
tôt possible, car je meurs d’amour pour elle !
Jamais le prince n’avait parlé avec une telle autorité.
Consterné, le grand Chambellan envoya une ambassade
dans la province de Morpiong pour chercher Mirza.
Enchantée d’être choisie, la jeune fi lle revêtit sa robe
d’organdi jaune et ses souliers dorés. Elle prit place dans
le traîneau11 impérial, tiré par quatre éléphants, et traversa 11. véhicule qui
les rizières se déplace 12 enneigées 13 jusqu’au Palais des Nuages.
Pendant ce temps, Pin Yin se réjouissait. On ne l’avait 12. sur la neige rice fi elds
jamais vu comme cela. Du matin au soir, il faisait des 13. couvertes de
bonds de kangourou dans la salle du trône en chantant : neige
« Mirza, je t’aime, Mirza, je t’adore... » Il s’était fabriqué
une cible14 en forme de cœur géant et y lançait des fl é- 14. target
chettes15 en émeraude pendant des nuits entières. 15. darts
Au Conseil des Ministres, il s’exclamait parfois : « Je
suis ridicule ! » et il éclatait de rire.
Les courtisans le croyaient fou ; il était heureux.
Mise au point 1
D. De quoi s’agit-il ?
1. Quand et où se passe ce conte ?
2. Pourquoi faut-il que le prince se marie ? Pourquoi le prince s’ennuie-t-il,
pourquoi est-il mou et triste ?
3. Quel est le travail du peintre Tchang ? Comment peint-il les princesses ?
Comment peint-il la princesse Mirza ? Pourquoi ?
4. Quelle est la réaction du prince aux portraits des princesses ? Et au
portrait de Mirza ?
9 9
C H A P I T R E 4
Mise en pratique 1 : Les opinions
E. Les émotions et la volonté
Mettez les verbes entre crochets au subjonctif.
1. Les citoyens du Palais des Nuages sont tristes que leur Empereur
_______________ [mourir].
2. Pin Yin n’aime pas que tout _______________ [être] trop beau au
Palais des Nuages.
3. Le Chambellan de la Cour insiste que Pin Yin _______________
[se marier] avant de succéder à son père.
4. Le peintre Tchang est furieux que Mirza _______________ [ne pas lui
donner] dix pièces d’or pour transformer son portrait.
5. Tchang est étonné que son portrait de Mirza _______________
[réussir] à plaire à l’empereur.
6. Les courtisans sont contrariés que l’Empereur _______________
[vouloir] se marier avec Mirza.
F. Les opinions et le doute
Complétez les phrases en employant le subjonctif ou un infi nitif.
1. Après la mort de son père, il faut que Pin Yin ___________________. 2. Il est important de ___________________ quand vous êtes empereur. 3. Selon le peintre Tchang, il est nécessaire de ___________________. 4. Mirza ne pense pas que Tchang ___________________. 5. Les courtisans de Pin Yin demandent, « Est-ce qu’il croit vraiment que
cette princesse ___________________ de la beauté ? »
6. Je ne suis pas sûr(e) que cette histoire ___________________.
1 0 0
L A B E A U T É
Lisez le texte
Légende peut-être un peu chinoise
(deuxième partie)
Un matin d’hiver, la sentinelle vit apparaître à l’horizon
les quatre éléphants qui galopaient sur les rizières gelées.
— Voilà la princesse ! cria l’homme dans le haut
parleur16. 16. loudspeaker
Il ordonna à la fanfare de jouer une valse musette quand Pin Yin courut s’asperger 17. spray 17 de parfum de nénuphar 18 . 18. water lily 19. à l’intérieur
le traîneau entrerait dans l’enceinte19. Il alla s’asseoir sur le des murs qui
trône pour attendre sa fi ancée avec dignité. entourent et
défendent un
Les courtisans n’en crurent pas leurs yeux lorsqu’ils palais
découvrirent la beauté céleste de la jeune fi lle.
— Vous êtes bien Mirza, princesse de Morpiong ? lui
demandèrent-ils avec stupeur.
— C’est moi, en eff et.
Soulagé et joyeux, le grand Chambellan la conduisit
dans la salle du trône.
Pin Yin la regarda, les sourcils froncés, et demanda où
était sa fi ancée.
— Prince, c’est moi.
— C’est faux !
— C’est la vérité. Je suis Mirza de Morpiong.
— Menteuse ! Vous êtes belle et stupidement par-
faite ! Mirza était laide comme un rêve. Partez !
— Mais, Prince...
— Partez ou je vous jette au cachot20! 20. pièce où l’on
enferme des
La princesse sortit de la salle du trône à pas rapides. personnes
Puis elle courut jusqu’au grand pont-levis, laissant der- pour les
rière elle sa suite et ses éléphants, car elle était très fi ère dungeon 21 punir ;
et voulait être seule pour pleurer. 21. son
Dès qu’elle eut quitté l’enceinte, elle éclata en san- entourage
glots sobs 22 22. . Elle cria :
1 0 1
C H A P I T R E 4
— Je n’y comprends rien ! Il est fou, ce prince ! Pour-
quoi a-t-il dit que je ne pouvais pas être Mirza ? Pourquoi
s’est-il mis en colère quand il a vu que j’étais belle ? Je ne
comprends pas !
Elle continuait à marcher en parlant tout haut, comme
si elle avait perdu la raison :
— Ce qui est terrible, c’est que je suis tombée amou-
reuse du prince. Il est fou, mais il est beau. Quand je suis
arrivée, je voulais uniquement devenir impératrice de
Chine. Dès que j’ai vu Pin Yin, j’ai surtout voulu devenir
sa femme. Il était si séduisant, dans son beau costume en
toile cirée ! Ah, je ne pourrai jamais l’oublier !
Dans son désespoir, la jeune fi lle ne regardait pas où
elle posait les pieds. Il lui arriva une chose eff royable :
23. rake elle marcha sur un râteau23 chinois, reçut le manche24 en 24. handle pleine fi gure et tomba évanouie25. 25. tomber
évanoui Près du corps inanimé de la princesse, il y avait un = perdre baobab. Cet arbre immense était habité par une colonie connaiss- de singes qui virent Mirza et qui dirent : ance ; to
faint — Eh, les gars, nous qui cherchions un passe-temps,
nous l’avons trouvé !
26. se ruer sur Et ils descendirent du baobab et se ruèrent sur26 la
quelqu’un = jeune fi lle.
se précipiter
avec C’étaient des singes féroces. Ils n’étaient pas vraiment violence sur méchants, mais quand ils s’ennuyaient, ils aimaient dé-quelqu’un truire les choses. Un mois plus tôt, ils étaient entrés dans
27. détruire
28. saccager = une bibliothèque et, pour s’amuser, ils avaient arraché les
dévaster, pages de tous les livres et en avaient fait des avions en ravager 27 papier. Ils éprouvaient un grand plaisir à démolir.
29. crever un œil
= to gouge Ainsi, ce ne fut pas par méchanceté, mais pour s’amu-an eye
30. arracher = to ser, qu’ils saccagèrent28 le corps de la princesse. Il lui cre-
31. trouer = faire 31 des dents, lui mangèrent les lèvres, lui trouèrent la peau un trou ; pull out vèrent29 un œil, lui arrachèrent30 la moitié des cheveux et to
pierce du visage, etc.
1 0 2
L A B E A U T É
Quand Mirza se réveilla, elle se sentit un peu bizarre.
Il lui semblait qu’elle voyait moins bien.
— C’est parce que j’ai trop pleuré, pensa-t-elle. Main-
tenant, il faut que je retourne au Palais des Nuages. Je ne
peux pas rentrer seule chez moi, c’est trop loin.
Si elle avait eu un miroir, elle aurait pu voir qu’elle était
devenue aff reuse.
Pire qu’aff reuse : repoussante. Quand elle arriva au
Palais des Nuages, les gens s’enfuirent en poussant des
cris de dégoût.
La jeune fi lle ne comprenait pas.
— Mais, qu’est-ce qu’ils ont tous ? Pourquoi hurlent-ils
quand ils me voient ?
Le prince avait ordonné à ses sujets de quitter la salle
du trône :
— Partez ! Fichez le camp32 ! Laissez-moi seul avec 32. Fichez le
mon désespoir. Oh, que je suis malheureux ! Je croyais camp ! = Partez ! que Mirza était horrible, et elle est parfaitement belle.
Quelle cruelle déception !
Et il se lamentait, écœuré par tant de beauté.
Il pleurait déjà depuis quatre heures quand il eut une
vision : la porte de la salle du trône s’ouvrit et laissa pas-
sage à la créature la plus épouvantable que l’on puisse
imaginer. En comparaison, la princesse du tableau du
peintre Tchang était presque jolie. Celle-ci dépassait
toutes les laideurs du monde.
— Qui êtes-vous, céleste dame ? demanda Pin Yin
ébloui.
— Vous ne me reconnaissez pas ? répondit la jeune
fi lle.
— Je ne vous ai jamais vue.
1 0 3
C H A P I T R E 4
— Mais enfi n, vous m’avez rencontrée il y a quatre
heures à peine. Vous m’avez même chassée avec des
insultes.
— Comment ? Seriez-vous Mirza de Morpiong ?
— En doutez-vous ?
La princesse ne comprenait vraiment pas pourquoi le
prince ne la reconnaissait pas. Elle supposa qu’elle était
décoiff ée et alla se regarder dans le gigantesque miroir
impérial.
Quand elle se vit, elle poussa un hurlement atroce et
33. s’évanouir s’évanouit33.
= perdre Le prince s’agenouilla à côté d’elle et la regarda avec ance ; tendresse : to connaiss-
faint — Mais oui, Mirza, c’est bien toi. Je reconnais ta robe
d’organdi jaune et tes souliers dorés. Ma chérie, quelle
magnifi que preuve d’amour tu viens de me donner !
Quand tu as su que je haïssais la beauté, tu es aussitôt
allée te défi gurer. Toi qui étais la plus belle de toutes, tu
as prouvé que tu détestais la beauté, toi aussi. Et main-
tenant tu es devenue le monstre le plus repoussant de la
planète, par amour pour moi. Tu es merveilleuse !
La princesse reprit connaissance.
— Mirza, mon horrible amour, merci de t’être défi gu-
rée pour moi : tu es sublime. Je ne peux pas vivre sans toi.
Nous nous marierons demain.
La jeune fi lle n’y comprenait toujours rien, mais elle
était si amoureuse de Pin Yin qu’elle devint aussitôt la
plus heureuse des créatures.
34. révélant, Et elle fi t un grand sourire, dévoilant34 sa bouche à
montrant moitié édentée.
Le lendemain, une fête sans précédent eut lieu au
Palais des Nuages.
1 0 4
L A B E A U T É
Devant la population consternée, le beau prince
épousa l’immonde35 princesse. On n’avait jamais vu un 35. dégoûtant,
couple aussi mal assorti répugnant 36 . 36. mal assorti = On n’avait jamais vu non plus un couple aussi joyeux. ill matched
Mirza rayonnait de laideur. Quand le moine les dé-
clara unis pour le meilleur et pour le pire, Pin Yin la prit
dans ses bras et embrassa sa bouche sans lèvres.
Il furent très heureux et eurent beaucoup de bébés.
Les témoins assurent que tous leurs enfants furent
aff reux.
Mise au point 2
G. De quoi s’agit-il ?
1. Quelle est la réaction du prince à l’arrivée de la princesse Mirza ? 2. Où va-t-elle après la rencontre avec le prince ? Que lui arrive-t-il ?
Comment change-t-elle ?
3. Quelle est la réaction du prince à leur deuxième rencontre ? Comment
interprète-t-il son changement physique ?
4. Qu’est-ce qui se passe au couple en fi n de compte ?
Mise en pratique 2 : Les opinions et les prédictions
H. Opinions sur le conte
Complétez les phrases par l’infi nitif, l’indicatif ou le subjonctif, selon le contexte.
1. Je suis surpris(e) que ___________________________________. 2. Il est choquant que _____________________________________. 3. J’espère que __________________________________________. 4. Il me semble que _______________________________________. 5. Il est surprenant que ____________________________________. 6. Je suis triste que _______________________________________. 7. Je suis heureux(-euse) que ________________________________.
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8. [À un(e) camarade de classe :] Penses-tu que ___________________
_________________?
9. [À un(e) camarade de classe :] Crois-tu que ____________________
________________?
10. Je ne pense pas que ____________________________________.
I. Prédictions
Complétez les phrases par le subjonctif ou l’indicatif (futur ou présent).
1. La princesse aura une vie heureuse bien que ____________________
____________________________________________________. 2. Le prince ne s’ennuiera plus à moins que _______________________
____________________________________________________. 3. Le couple sera toujours heureux parce que _____________________
____________________________________________________. 4. Les Chinois accepteront leur nouvelle impératrice après que ________
____________________________________________________. 5. Les Chinois n’accepteront pas leur nouvelle impératrice avant que ____
____________________________________________________.
Mettez-vous à la place
J. Établissez la scène : Les points de vue
1. Réécrivez cette histoire du point de vue de Mirza.
2. Réécrivez cette histoire du point de vue du peintre Tchang. 3. Réécrivez cette histoire du point de vue d’un citoyen qui habite au Palais
des Nuages.
K. Approfondissez le sens
1. Ce texte est un renversement d’un conte de fées traditionnel. Expliquez
comment le conte est un conte de fées et pourtant ne l’est pas. 2. Choisissez un conte de fées traditionnel (« Cendrillon », « La Belle au
bois dormant », « Blanche neige », etc.) et transformez l’histoire en
imitant celle de Nothomb.
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L A B E A U T É
L. Réagissez au texte
1. Pensez-vous que cette histoire renforce ou rejette les stéréotypes des
femmes et les idées superfi cielles de la beauté ? Ou bien, le message du
conte est-il ambigu ? Justifi ez votre réponse.
CONTEXTE
QUELQUES MOTS POUR STIMULER LES RÉPONSES
la leçon – la morale – l’histoire d’amour – le prince charmant – le palais –
le château – la marâtre – le sorcier / la sorcière – la fi n heureuse –
commencer – se développer – conclure – idéal(e) – parfait(e) –
traditionnel(le) – utile – inutile – amusant(e) – eff rayant(e)
Mettez-vous dans l’esprit
A. Réfl échissez
1. Quels sont les éléments essentiels d’un conte de fées ? Qui sont les
personnages clés des contes de fées ? Quels adjectifs utiliseriez-vous
pour décrire les contes de fées en général ?
2. Pensez à un conte de fées en particulier (« Cendrillon », « La Belle et la
bête », « La Belle au bois dormant », « Le Petit chaperon rouge », etc.).
Comment ce conte se termine-t-il ? Imaginez la continuation de cette
histoire, dix ans plus tard.
Lisez et écoutez la chanson
Téléphone est un groupe de rock français formé en 1976 par Jean-Louis
Aubert, Richard Kolinka, Louis Bertignac et Corine Marienneau. Le groupe
a connu un très grand succès en France aux années 70-80. « Cendrillon »
fi gure dans l’album Dure Limite de 1982. À première vue, les paroles sont
très déprimantes, mais la musique entraînante ajoute peut-être une note
d’espoir à son message. Elle reste une chanson très populaire et bien
connue en France aujourd’hui.
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Cendrillon
37. Cendrillon, pour ses vingt ans37 for her 20th
birthday Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans ce palais d’argent
Pour ne pas voir qu’un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire (x2)
Cendrillon, pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
38. est parti (très Son prince charmant a foutu le camp38
familier) Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blancs
Loin d’elle emmener ses enfants
Elle commence à boire
39. À traîner39 to hang dans les bars
40. wrapped up 41 Maintenant elle fait le trottoir around Emmitoufl ée dans son cafard40
in her blues
41. elle est Elle part, jolie petite histoire (x2)
devenue
prostituée ; Dix ans de cette vie ont suffi she works the À la changer en junkie sidewalk
Et dans un sommeil infi ni
Cendrillon voit fi nir sa vie
Les lumières dansent
Dans son ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n’a plus d’importance
Elle part
Fin de l’histoire
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Notre père qui êtes* si vieux
As-tu vraiment fait de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges42 n’aiment pas devenir vieux 42. angels
Mettez-vous à la place
B. Établissez la scène
1. Décrivez Cendrillon à 20 ans, à 30 ans et à 40 ans. Comment
change-t-elle ? Pourquoi ?
2. Quelle est la fi n de l’histoire pour Cendrillon ?
3. Comment la dernière strophe explique-t-elle cette fi n ?
C. Approfondissez le sens
1. Le début de la chanson représente quel moment dans le conte de fées
de Cendrillon ?
2. Quels vers dans la première strophe suggèrent que tout n’est pas
parfait ?
3. Dans la deuxième strophe, quel est l’eff et du dernier vers, qui répète
celui de la première strophe ? Quel est l’eff et du changement de ce vers
dans la troisième strophe ?
4. La dernière strophe ressemble à une prière (le Notre père ou la Prière
de Jésus). Quel est le reproche que la chanson fait à Dieu ? Expliquez
l’ironie de ce reproche créée par la substitution du mot « vieux » pour
le mot « cieux » de la prière traditionnelle.
* Dans la Prière de Jésus, on disait tradition nellement « Notre père qui êtes aux cieux »,
et ici la chanson imite cette version. Par contre, après le Second Concile du Vatican
(1962-65), on a adopté la tendance à tutoyer Dieu, ce qu’on fait dans le vers suivant de la
chanson.
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C H A P I T R E 4
D. Réagissez aux textes
1. Si Cendrillon allait voir un(e) psychologue pour ses 20 ans, que lui
dirait-il/elle ? Et pour ses 30 ans ? Faites une liste de conseils que le/
la psychologue lui donnerait.